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« 24 jours loin de chez moi, 3 pour mes proches » : cette camionneuse dévoile sa vie hors norme sur les routes d’Europe

Publié par Claire le 24 Août 2026 à 8:34
Camionneuse au volant d'un poids lourd en Europe

Passer près d’un mois entier sur les routes d’Europe, dormir dans une cabine de camion, puis ne retrouver ses proches que quelques jours par mois. C’est le quotidien de Miriam, jeune Argentine devenue chauffeuse routière internationale pour une entreprise espagnole. Sur Instagram, elle raconte sans filtre les coulisses de ce métier extrême, entre logistique millimétrée et sacrifices personnels. Ce qu’elle dévoile sur son organisation pour tenir ce rythme a de quoi surprendre.

Un métier qui dévore le temps personnel

Miriam conduit un semi-remorque à travers l’Espagne, la France, l’Italie, l’Allemagne et la Pologne pour livrer des marchandises à travers tout le continent. Un métier encore très majoritairement masculin, à l’image d’autres secteurs professionnels où les femmes restent minoritaires, comme le montre le classement des métiers les plus exercés par les hommes en France.

Son rythme de travail est particulièrement soutenu. « Je passe entre 22 et 24 jours d’affilée sur la route« , confie-t-elle au média argentin La Razon. Une cadence qui transforme sa cabine de poids lourd en véritable logement principal, bien loin de l’image d’un simple poste de conduite.

Ce type de secteur, exigeant mais recherché, s’inscrit dans une tendance plus large : plusieurs métiers peinent aujourd’hui à recruter en France, comme le rappelle cette liste des métiers en pénurie où la France cherche désespérément des candidats. Le transport routier international en fait partie, malgré des conditions de vie particulièrement rudes.

Trois jours de repos pour tout faire

Quand elle rentre enfin chez elle, la pause est extrêmement courte. En basse saison, Miriam ne dispose souvent que de trois ou quatre jours consécutifs avant de reprendre la route. « Je veux rendre visite à mes amis et me reposer, mais je dois aussi tout préparer pour le prochain voyage, et ça devient un peu compliqué avec si peu de temps », explique-t-elle au journal Clarin.

Face à ce temps compté, elle a développé une organisation redoutable. Elle fait ses courses dans un supermarché situé directement sur son trajet de retour, histoire de ne perdre aucune minute. Une fois à la maison, elle consacre une journée entière à préparer sa nourriture pour les semaines suivantes.

Le résultat est impressionnant : jusqu’à 40 portions de repas individuels, conditionnées puis stockées dans un congélateur de 55 litres installé spécialement à bord de son camion. Une logistique qui rappelle, à sa manière, l’importance de bien s’organiser au quotidien, un peu comme ces astuces qui permettent d’éviter les mauvaises surprises, à l’image de la flèche sous certains panneaux routiers qui peut coûter cher si on l’ignore.

Repas préparés stockés dans congélateur de camion

La seule chose qu’elle cuisine sur la route

Derrière cette organisation millimétrée se cache une règle très simple que Miriam applique sans exception. « La seule chose que je cuisine dans le camion, ce sont des crêpes. Pour moi, c’est extrêmement inconfortable de préparer le déjeuner ou le dîner pendant que le camion roule, et c’est encore pire d’utiliser mon temps de pause pour cuisiner », confie-t-elle.

Cette discipline lui permet de préserver chaque minute de repos disponible, une ressource aussi précieuse que rare dans son métier. Un choix de vie qui n’est pas sans rappeler d’autres parcours atypiques, comme celui de cet ancien international du rugby reconverti dans la boulangerie, où la routine du quotidien se réinvente entièrement.

Au-delà de la logistique, la jeune femme utilise sa visibilité pour encourager d’autres femmes à se lancer dans le transport routier, un secteur encore largement masculin. Elle prodigue aussi des conseils pratiques à ceux qui envisagent de suivre sa voie sur les routes de France et d’Europe, notamment l’apprentissage de l’anglais ou du français, des compétences jugées indispensables pour circuler d’un pays à l’autre.

Malgré la dureté du rythme, Miriam affirme être pleinement satisfaite de sa vie actuelle et de son salaire européen. « Je continue d’apprendre un peu plus chaque jour, l’objectif est d’être une excellente professionnelle. On est toujours à une décision près de réussir », confie-t-elle à ses abonnés.

Vingt-quatre jours de route contre trois jours de vie personnelle : l’équation semble impossible, mais Miriam la tient grâce à une préparation d’orfèvre. Un rappel que certains métiers, loin des clichés, exigent une discipline de fer pour préserver un semblant d’équilibre.

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