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« N’allumez pas votre chauffage sans ceci » : ce plombier de 18 ans de métier répète les 4 gestes qui évitent de chauffer dans le vide

Publié par Elodie le 06 Nov 2026 à 21:30
Radiateur masqué par un canapé et main sur thermostat

Le froid revient, et votre main file déjà vers le thermostat. Stop. Un plombier espagnol vous demande de patienter quelques minutes, pas plus.

Joan Pascual, 18 ans de chantiers derrière lui, répète la même phrase dans ses vidéos virales. Son « ceci » tient en quatre gestes simples, sans rien démonter. L’un d’eux, souvent oublié, se joue sur un chiffre précis.

Pourquoi ce plombier espagnol ne supporte plus de voir des gens allumer leur chauffage à l’aveugle

Joan Pascual, connu sur les réseaux sous le surnom d’El Fonta Joan, cumule plus de 18 ans d’expérience dans des appartements et des maisons. Sur TikTok et Instagram, il montre des gestes « niveau utilisateur » que n’importe quel client peut reproduire.

Son message est direct, et il ne doit rien au hasard. Il est né de milliers d’interventions chez des particuliers, où il retrouve selon lui les mêmes oublis, année après année.

Ce qu’il martèle : ces vérifications conditionnent directement la consommation du logement. Une installation en mauvais état oblige la chaudière à tourner plus longtemps pour atteindre la même température.

Conséquence : une facture qui grimpe et un matériel qui s’use plus vite. Le tout pour un confort décevant. Un coup de froid, un thermostat poussé à fond, et l’argent s’évapore.

Avant d’appuyer sur ON, il faut donc faire un tour de l’installation. Si vous voulez voir ce qui peut aussi coincer au premier allumage, ces vérifications de première mise en route complètent bien le tableau.

Mais par quoi commence-t-il, lui ? Par un simple regard dans votre salon.

Canapé, rideaux, gargouillis : les indices que votre installation vous envoie déjà

Premier réflexe selon Joan Pascual, cité par le quotidien AS : observer les radiateurs. Cachés derrière un canapé, un meuble haut, de longs rideaux ou un cache décoratif, ils piègent la chaleur. Le logement met alors plus de temps à chauffer.

« Laisse les radiateurs libres d’obstacles pour que la chaleur circule », insiste-t-il. Il demande de dégager l’avant et le dessus de chaque appareil.

Deuxième point : l’air dans le circuit. Des gargouillis, ou un radiateur chaud en bas mais froid en haut, sont de bons indices. Ce détail fait d’ailleurs grimper la facture, comme l’explique ce radiateur brûlant en haut et froid en bas.

Joan Pascual conseille alors de purger les radiateurs avec un tournevis ou une pièce. On ouvre doucement la vis jusqu’à ce que l’eau coule.

« Si tu ne le fais pas, l’air reste à l’intérieur et tu consommes du gaz pour chauffer de l’air », prévient-il. La formule est brutale, mais elle résume tout.

Reste la question qui fâche : que faire une fois la purge terminée ? C’est là que se cache le chiffre que beaucoup ignorent.

Il vise une pression de chaudière autour de 1 à 1,5 bar à froid. Voilà le contrôle à faire juste après la purge, avant de lancer quoi que ce soit.

Mains purgeant la vis d'un radiateur avec un tournevis

Le dernier réglage : le thermostat, et l’erreur de l’ouvrir à fond

Vous pensez avoir fini ? Il reste le geste le plus mal compris. Pour mieux le situer, ces réglages de chauffage avant la chute des températures donnent un bon repère.

Le plombier rappelle que le confort se règle au thermostat, pas en ouvrant les radiateurs à fond. Tourner les vannes au maximum ne chauffe pas plus vite, selon sa logique.

Dans ses vidéos, il conseille de viser une température d’ambiance entre 19 et 22 °C selon les pièces et le ressenti. Une fourchette, pas un dogme.

L’emplacement compte aussi. Le thermostat doit se trouver dans une zone représentative du logement, loin d’un radiateur, de la cuisine ou d’un courant d’air.

Sinon, il lit une température faussée et commande la chaudière à tort. Un thermostat posé près des fourneaux croit qu’il fait chaud alors que le salon grelotte.

Voilà donc le fameux « ceci » au complet : dégager les radiateurs, purger, contrôler la pression, régler le thermostat. Aucun outil sophistiqué, aucune intervention sur les éléments techniques sensibles.

Le résultat promis : chauffer mieux sans dépenser davantage. Mais le plombier a encore deux conseils pour alléger la note.

Soleil, volets, fournisseur : les astuces en plus pour limiter la facture

Joan Pascual invite à jouer avec le logement lui-même. En journée, on laisse entrer le soleil en ouvrant rideaux et volets. La nuit, on ferme tout pour garder la chaleur.

Ce geste gratuit améliore le confort sans dépenser plus, selon lui. Pas de technologie, juste du bon sens appliqué à heure fixe.

Il recommande aussi de comparer les offres de gaz ou d’électricité sur des plateformes d’organisations de consommateurs, comme l’Organisation de Consommateurs et Utilisateurs. L’objectif : choisir le tarif le plus adapté à son usage.

Et si l’eau de purge sort sale ? La couleur de l’eau de purge peut révéler des boues dans le circuit.

Autre point à surveiller dès les premières mises en route : l’odeur de brûlé au premier allumage, souvent banale. Ces 3 signes qui doivent pourtant alerter méritent un coup d’œil.

Chaque automne, le plombier espagnol compte rappeler ces gestes. Il espère que les foyers chaufferont mieux sans payer plus.

Le principe est simple : ne pas chauffer de l’air, ni un canapé. Vous voilà prévenu avant le premier gros froid.

Ces quatre gestes prennent moins d’une heure et peuvent changer le rendement de tout l’hiver. Et si votre propriétaire traîne face à une panne, ce que la loi vous autorise à faire seul pourrait bien vous surprendre. Quant au bois, ces 5 endroits où ne jamais le stocker réservent aussi leur lot de mauvaises surprises.

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