Après 37°C samedi, certaines villes vont perdre 10 degrés en 24 heures : le jour précis du basculement

Vous avez eu chaud cette semaine. Très chaud, même. Jusqu’à 37,8 °C relevés sur l’Hexagone, des nuits tropicales impossibles, et cette impression que le mois de mai s’est pris pour le cœur de l’été. Sauf que le thermomètre s’apprête à faire un plongeon spectaculaire. Dès ce dimanche, certaines régions vont encaisser une chute de 8 à 12 °C en à peine 24 heures. Orages, ciel couvert, et même des températures sous les normales la semaine suivante : voici ce qui vous attend, ville par ville.
Ce dôme de chaleur qui protégeait la France va s’effondrer par l’Atlantique
Depuis plusieurs jours, un puissant dôme de chaleur maintenait la France sous cloche. Résultat : des pics à 37,8 °C, une vigilance orange canicule déclenchée sur six départements bretons et normands — Finistère, Côtes-d’Armor, Manche, Morbihan, Ille-et-Vilaine et Mayenne — et un inconfort nocturne que beaucoup connaissent bien. On avait presque oublié qu’on était encore en mai.
Mais une dépression venue de l’Atlantique, en route vers les îles britanniques, va pousser ce dôme hors de la scène. Le mécanisme est simple : l’air chaud perd sa protection, l’air frais s’engouffre par le Nord-Ouest. La Chaîne Météo parle d’un « changement radical d’ambiance ». Et quand on regarde le jour précis de cette bascule, c’est bien le dimanche 31 mai qui concentre le choc. Tout va basculer en quelques heures.
Paris perd 11 °C, Rouen 8 °C, Nantes 8 °C : les chiffres ville par ville
Le contraste est saisissant. Samedi après-midi, Paris affichera encore 33 °C. Dimanche ? Entre 22 et 23 °C. Soit une chute de 10 à 11 degrés en une seule nuit. À Rouen, le mercure dégringole de 30 à 22 °C. Même scénario à Nantes, qui passe de 31 à 23 °C, ou à Metz, de 32 à 25 °C.
Le soulagement sera réel pour ceux qui ont subi ces nuits étouffantes. Mais ce redoux a un prix. Le ciel deviendra plus nuageux, l’atmosphère plus instable, et des averses orageuses pourraient éclater de façon isolée, notamment entre l’Alsace et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Un cocktail classique quand deux masses d’air très différentes se percutent. Ce retour à la normale ne sera d’ailleurs que la première étape d’un refroidissement plus durable, et c’est un schéma que les fronts océaniques reproduisent régulièrement sur l’Ouest.
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Dès mardi 2 juin, les températures pourraient passer sous les normales de saison
Le début du mois de juin ne s’annonce pas du tout caniculaire. Un temps perturbé océanique plus durable va s’installer, et les prévisions sont nettes : dès le mardi 2 juin, plusieurs villes du nord et de l’ouest pourraient afficher des valeurs inférieures aux normales de saison. Bordeaux et Metz accuseraient un déficit de 3 °C, Nantes de 2 °C, Rouen, Auxerre et Limoges de 1 °C.
Bonne nouvelle pour le sud-est : cette zone devrait être épargnée. Le mercure y restera au-dessus des moyennes habituelles pour un début juin. Un contraste nord-sud qui pourrait s’accentuer au fil de la semaine. Autrement dit, la France va vivre deux saisons en simultané. Ceux qui avaient ressorti les shorts feraient bien de garder un pull à portée de main.
Perdre 10 degrés en 24 heures, ça secoue autant le corps que la garde-robe. Mais après une semaine à frôler les 38 °C fin mai, personne ne va vraiment se plaindre de retrouver un peu de fraîcheur. La vraie question : ce yo-yo thermique va-t-il devenir la nouvelle norme de nos printemps ?