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Canicule en août 2026 : les signaux se renforcent, la chaleur pourrait revenir plus vite que prévu

Publié par Elsa Fanjul le 23 Juil 2026 à 12:41
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Après trois vagues de chaleur monumentales cet été, on aimerait tous croire que l’histoire est terminée. Mauvaise nouvelle : les modèles météo commencent à raconter une autre version.

Entre mardi et jeudi prochains, l’air chaud remonterait déjà d’Espagne selon La Chaîne Météo. Les 35 degrés pourraient être dépassés du sud-ouest au centre, avec plus de 30 degrés ailleurs. Ce n’est qu’un prélude à ce qui pourrait suivre début août.

Femme inquiète consultant la météo sur son téléphone en terrasse

Un répit de courte durée avant la remontée du mercure

Pour l’instant, la canicule ne concerne plus que le sud du pays, notamment près de la Méditerranée et le sud-ouest. Le week-end s’annonce orageux avec une baisse sensible des températures, un vrai bol d’air après ces semaines à 40 degrés.

Mais ce répit ne devrait pas durer. Dès mardi, l’indicateur thermique national pourrait remonter vers les 26 degrés et rester au-dessus de 23 degrés pendant plusieurs jours. Ce sont précisément les critères d’une vague de chaleur, même s’il est encore trop tôt pour parler de canicule.

Certaines régions pourraient voir les températures grimper de plus de 10 degrés au-dessus des normales, du sud-ouest jusqu’au nord-est. Selon Météo-France, la hausse devrait se poursuivre jusqu’à la fin du mois. La chaleur, décidément, ne semble jamais vraiment nous laisser tranquilles cet été.

Deux modèles, deux visions très différentes du mois d’août

C’est là que les choses se compliquent. La Chaîne Météo évoque deux scénarios radicalement opposés pour début août, selon les modèles utilisés.

Le modèle américain GFS prévoit un temps chaud et durable, avec le retour d’un véritable dôme de chaleur sur la France. Ce scénario ouvrirait la porte à une quatrième canicule de l’été.

Le modèle européen CEP, lui, se veut plus modéré. Il annonce une remontée des températures, mais brève : l’air océanique reprendrait rapidement le dessus. On parlerait alors plutôt d’un pic de chaleur passager que d’un épisode installé.

Météorologue devant une carte de chaleur montrant l'Espagne et la France

Autant dire que les prévisionnistes eux-mêmes hésitent encore entre ces deux issues. Et un troisième modèle vient encore ajouter de la nuance à ce tableau flou.

Ce que révèle le modèle européen le plus précis

Le modèle ECMWF a récemment revu à la hausse son anomalie de températures pour les deux prochaines semaines. Pour une grande partie du pays, l’écart pourrait atteindre 3 à 6 degrés au-dessus des normales.

Seul le nord-ouest resterait relativement épargné par cette poussée. Du côté de Météo-France, le discours reste prudent mais confirme la tendance : « les températures devraient rester globalement supérieures aux normales de saison » pour la période du 3 au 16 août.

Cyrille Duchesne, météorologue pour La Chaîne Météo, a confirmé à Linternaute.com que le mois s’annonce chaud, avec en moyenne 1,7 degré au-dessus des normales. « On pourrait avoir plutôt des pics de chaleur, mais pour le moment, il ne semble pas y avoir d’épisode durable de canicule sur toute la France, comme on a connu ces deux derniers mois », a-t-il précisé le 20 juillet.

Reste une inconnue majeure qui pourrait tout faire basculer d’un côté ou de l’autre.

La bataille invisible entre l’anticyclone et l’Atlantique

Tout va dépendre de la capacité des dépressions atlantiques à maintenir un air océanique plus frais sur le pays. Si elles y parviennent, la montée des températures serait limitée, en particulier au nord et à l’ouest.

Mais si l’anticyclone se renforce et bloque cet air frais, le mercure pourrait à nouveau exploser sans prévenir. C’est ce bras de fer météorologique qui rend les prévisions si incertaines à cette échéance.

Sébastien Léas, interrogé par Ouest-France, résume bien la situation : « On est bien loin de pouvoir baliser et il est trop tôt pour annoncer vague de chaleur et canicule. En revanche, on peut dire qu’on va à nouveau vers un scénario chaud. »

Agriculteur marchant sur un sol craquelé par la sécheresse en été

Des sols et une mer qui alimentent déjà la fournaise

Le terrain est en tout cas particulièrement favorable à une nouvelle montée du mercure. Les sols, très secs, accumulent la chaleur et peinent à absorber le peu d’eau qui tombe lors des orages.

La sécheresse ne parvient donc pas à s’enrayer, tandis que la mer, elle aussi en surchauffe, ne joue plus son rôle de climatiseur naturel. La France se retrouve ainsi sur un terrain propice aux canicules à répétition.

Un signal supplémentaire inquiète les météorologues : le retour possible d’un dôme de chaleur à l’échelle européenne. Selon le météorologue Guillaume Séchet, ce phénomène pourrait engloutir une large partie du continent, dont la France, tout en faisant face à une anomalie froide inhabituelle près de l’Islande. Deux extrêmes qui semblent de plus en plus liés dans une mécanique climatique devenue implacable.

Vers un quatrième épisode de chaleur cet été ?

Pour rappel, la France a déjà traversé 16 jours de chaleur consécutifs entre le 4 et le 19 juillet, la troisième vague la plus longue jamais enregistrée. Seuls 1983 (23 jours) et 2006 (21 jours) font pire, mais 2026 a déjà dépassé 2003, 2018 et 2025.

Une nouvelle vague pourrait d’ailleurs démarrer dès mardi prochain, avec un indicateur thermique dépassant les 24 degrés et grimpant jusqu’à 26,8 degrés jeudi. Ces prévisions restent évidemment à préciser au fil des prochains jours.

Une chose est sûre : les météorologues surveillent chaque nouveau modèle avec une attention particulière, pour savoir si ce quatrième épisode va réellement se matérialiser ou rester un simple coup de chaud passager.

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