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Cette barre symbolique franchie à Paris en plein mois de mai : Météo France évoque déjà une canicule dès lundi

Publié par Elsa Fanjul le 24 Mai 2026 à 10:46
Rue parisienne ensoleillée sous une chaleur de mai

On est en mai et pourtant, Paris étouffe. Ce samedi, le thermomètre a grimpé au-delà d’un seuil que la capitale ne franchit presque jamais à cette période de l’année. Derrière ce pic ponctuel, c’est une séquence bien plus longue et plus inquiétante qui se dessine. Météo France commence à lâcher un mot qu’on n’attendait pas avant juillet : canicule.

30°C à Paris en mai : un seuil rare franchi au parc Montsouris

C’est la station officielle de Météo France, nichée dans le parc Montsouris au sud de la capitale, qui a enregistré le verdict. Un peu après 14 heures ce samedi, le mercure a affiché 30,2°C. Quelques minutes avant 15 heures, il grimpait encore à 30,4°C. En plein cœur de la ville, entre les immeubles qui retiennent la chaleur, on relevait même 31°C.

Ce niveau correspond à ce que les météorologues appellent le seuil de « forte chaleur ». C’est environ 10°C de plus que les moyennes de saison. Certes, franchir les 30°C en mai n’est pas du jamais-vu : cela s’était produit en 2025, en 2020 et en 2017. Mais cette fois, la donne est différente. On ne parle pas d’un pic isolé sur un ou deux jours. Un air brûlant venu du sud-ouest de l’Europe et du nord de l’Afrique est littéralement bloqué au-dessus de la France par la configuration atmosphérique actuelle. Et il ne compte pas bouger de sitôt.

Vers 35°C et un record historique de mai 1944 menacé

La chaleur va s’intensifier. Paris pourrait rester au-dessus de 30°C jusqu’à mercredi prochain au minimum. Le thermomètre devrait même approcher les 35°C, soit le seuil dit de « très forte chaleur ». À ce stade, un record vieux de plus de 80 ans commence à trembler.

Le 29 mai 1944, la capitale avait enregistré 34,8°C — sa température maximale la plus haute jamais mesurée en mai. Cette année-là, Paris avait encaissé quatre jours consécutifs au-dessus de 30°C avant que le mercure chute de 10°C le 1er juin. En 2026, pas de chute brutale à l’horizon. Une légère baisse est envisagée en deuxième partie de semaine prochaine, mais elle ramènerait simplement le thermomètre aux niveaux actuels — déjà hors normes. Autrement dit, même le « répit » sera chaud. On est dans une séquence météo inédite pour un mois de mai, et chaque nouvelle modélisation informatique aggrave les prévisions.

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Météo France lâche le mot « canicule » : un écart historique de 3 semaines

Face aux alertes sanitaires qui se multiplient cette année, ce nouveau signal n’est pas anodin. À l’échelle du pays, Météo France évoque désormais un « faible risque de passage en vigilance orange canicule » dès lundi et mardi, principalement sur les régions du nord-ouest.

Si cette vigilance se confirmait, l’écart avec le précédent record serait spectaculaire. La canicule la plus précoce jamais enregistrée en France date du 16 juin 2022 — soit trois semaines plus tard dans l’année. Un gouffre calendaire. Le phénomène est alimenté par des remontées d’air saharien qui s’installent de manière durable, un scénario que les climatologues observent avec une fréquence croissante depuis dix ans. Chaque nouvelle actualisation des modèles pousse les températures prévues un cran plus haut. Ce qui n’était qu’un scénario marginal il y a encore quelques jours devient une hypothèse sérieuse.

30°C en mai, un record de 1944 dans le viseur, et le mot « canicule » déjà sur la table : l’été 2026 n’a même pas commencé qu’il frappe déjà à la porte. Si la vigilance orange se confirme, ce sera un record de précocité. Et toi, ton ventilateur, il est déjà sorti du placard ou tu attends encore ?

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