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L’automne est arrivé sur le calendrier, pas sur le thermomètre : jusqu’où ira la chaleur ?

Publié par Elsa Fanjul le 28 Sep 2026 à 16:35
Champs dorés sous chaleur tardive de fin septembre

L’automne est arrivé sur le calendrier, mais visiblement pas sur les thermomètres. Après un été marqué par plusieurs vagues de canicule, la France s’apprête à vivre une fin de mois de septembre franchement estivale. Certaines régions vont même flirter avec des températures dignes d’un mois de juillet.

Alors, jusqu’où va grimper le mercure, et surtout, combien de temps ce répit thermique va-t-il encore durer avant l’arrivée des vraies pluies d’automne ?

Un été qui refuse de tirer sa révérence

Difficile à croire, mais le mois de septembre 2026 continue d’afficher des chiffres impressionnants pour la saison. Après un été rythmé par plusieurs épisodes caniculaires, la France pourrait encore connaître des journées franchement estivales avant même l’entrée dans le mois d’octobre.

Ce n’est pas la première fois que la saison joue les prolongations. Si vous avez profité des derniers week-ends chauds, vous savez déjà que l’été indien a offert de belles occasions d’escapades ces dernières semaines.

Mais cette fois, l’ampleur du phénomène surprend même les spécialistes. Selon les dernières projections, plusieurs secteurs du pays vont retrouver, voire dépasser, la barre symbolique des 30°C dans les prochains jours.

Une anomalie thermique qui s’explique par une masse d’air nettement plus chaude que les normales de saison, installée sur une grande partie de l’Europe occidentale. Reste à savoir combien de temps cette parenthèse va durer, et quelles régions seront les plus concernées par ce coup de chaud tardif.

Ce vendredi, le thermomètre s’affole déjà dans plusieurs régions

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ce vendredi 25 septembre, les températures atteignent déjà 30°C dans plusieurs secteurs de l’Ouest, du Centre et du Sud du pays. Le Centre-Ouest grimpe à 31°C, tandis que le Sud-Ouest et les régions méditerranéennes flirtent avec 32 à 33°C.

Un premier répit s’annonce toutefois dès samedi, avec des valeurs plus modérées, entre 23 et 27°C, sur la moitié ouest et le nord du pays. Un contraste qui rappelle celui observé récemment quand le vent secouait Marseille pendant que Strasbourg encaissait la pluie.

Mais ce répit ne devrait pas durer. Selon les dernières prévisions de Météo-Villes, la chaleur va continuer de résister jusqu’à la fin du mois de septembre. Dès dimanche 27 septembre, le mercure repart franchement à la hausse, avec de nouveau 30°C sur plusieurs régions et localement 31 à 32°C. C’est là que la situation devient vraiment intéressante : lundi 28 septembre, le pays se scinde en deux.

Contraste météo entre ciel orageux et soleil éclatant

La France coupée en deux : voici où le mercure va encore grimper

C’est le point le plus frappant de ces prévisions. Une perturbation pluvio-orageuse va faire chuter les températures dans l’Ouest et le Nord-Ouest du pays dès lundi 28 septembre, alors que l’air chaud va résister bien plus au sud.

Concrètement, la Bretagne pourrait plafonner autour de 19 à 21°C, quand le Sud-Ouest conservera des maximales proches de 30 à 31°C. Un écart de plus de dix degrés entre deux régions du même pays, le même jour.

Et la surprise ne s’arrête pas là. Mardi 29 septembre, une nouvelle hausse généralisée est même envisagée sur une large partie du territoire, avec des températures qui pourraient fréquemment atteindre 27 à 30°C, et jusqu’à 30 à 31°C dans le Sud-Ouest. Mercredi 30 septembre, les 30°C pourraient encore être approchés ponctuellement dans le Sud-Ouest. Autrement dit, l’anomalie thermique va se prolonger quasiment jusqu’au dernier jour du mois.

Pourquoi cette chaleur ne ressemblera jamais à celle de l’été

Voilà le détail que beaucoup ignorent : même si les chiffres impressionnent pour la saison, le ressenti n’aura rien à voir avec un épisode caniculaire de juillet. À température identique, le soleil est désormais bien plus bas sur l’horizon, et les journées sont nettement plus courtes.

À Paris, elles durent moins de douze heures fin septembre, contre environ seize heures autour du solstice de juin. Une différence qui change tout dans la façon dont le corps perçoit la chaleur.

Les nuits, elles aussi plus longues, permettent aux sols et aux bâtiments de se refroidir davantage. Résultat : une maximale de 30°C peut être remarquable sur le plan climatique, sans jamais reproduire les sensations étouffantes des mois précédents. Les écarts entre le matin et l’après-midi pourraient d’ailleurs être marqués, renforçant cette impression étrange d’un été qui s’étire sans vraiment revenir.

Ce qu’il faut surveiller dans les prochains jours

Cette anomalie thermique de fin septembre confirme une tendance observée depuis plusieurs semaines : les scénarios les plus extrêmes ont été revus à la baisse, mais la douceur, elle, résiste. De quoi profiter encore un peu des joies de la saison avant le vrai basculement automnal.

Si vous voulez encore en profiter ce week-end, sachez que certains jardins et parcs gratuits affichent déjà de belles couleurs d’automne malgré la douceur ambiante. Une belle façon de conjuguer les deux saisons en une seule sortie.

Reste une question qui plane sur la suite de l’automne : ce type d’anomalie thermique tardive est-il amené à se reproduire chaque année ? Les prochaines semaines, avec l’arrivée progressive des perturbations océaniques, devraient donner un premier élément de réponse. En attendant, mieux vaut garder un œil sur les gestes à faire au jardin avant l’arrivée des vraies pluies, qui ne devraient plus tarder.

Un mois de septembre qui restera dans les annales climatiques, entre records de douceur et contrastes brutaux d’une région à l’autre. Et si cette chaleur tardive vous a surpris, ce phénomène climatique qui a 90% de chances de provoquer un épisode historique en France d’ici décembre devrait vous intéresser tout autant.

Quant à ceux qui se demandent déjà à quoi ressemblera la suite, les prévisions complètes de Météo-France pour l’automne 2026 tranchent entre douceur persistante et bascule brutale.

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