Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Météo

Après une 4e canicule, une cinquième vague de chaleur menace la France début août 2026

Publié par Elsa Fanjul le 30 Juil 2026 à 12:23

Les sols craquent, les incendies dévorent des hectares, et la France retient son souffle. Une quatrième vague de chaleur frappe le pays depuis le 28 juillet. Et la suite ne s’annonce pas plus fraîche.

Sol asséché par la canicule sous un soleil orange

40,2°C à Tarbes, un record absolu pour la ville. 41°C à Bergerac. 40,7°C à Angoulême et à Bordeaux. 38°C à Paris. Ces chiffres relevés ce mercredi 29 juillet donnent le ton d’un été qui refuse de lâcher prise.

Et selon le météorologue et océanographe Yann Amice, interrogé par actu.fr, il faudra attendre le 15 août pour espérer un retour à des températures normales à l’échelle du pays. Une éternité, quand on sait ce qui se profile entre-temps.

Un pic de chaleur attendu dès lundi

Météorologue analysant une carte de chaleur de la France

La première quinzaine d’août s’annonce chaude, très chaude, avec un pic prévu le lundi 3 août. Une petite « respiration » pourrait se dessiner les 6 et 7 août, avec une nouvelle salve d’orages sur l’Hexagone.

Mais ne vous emballez pas trop vite. Selon Yann Amice, cette accalmie ne changera pas grand-chose à la donne générale : l’anticyclone qui domine l’ouest de l’Europe depuis le mois de mai devrait se renforcer à nouveau la semaine suivante.

Le pourtour méditerranéen restera le plus exposé, dans un contexte où la mer Méditerranée flirte déjà avec les 30°C. De quoi alimenter encore un peu plus la fournaise ambiante.

Pour comprendre pourquoi cette chaleur s’installe si facilement, il faut regarder du côté des sols. Et la réponse fait froid dans le dos.

Pourquoi la chaleur s’accroche autant cette année

« Les sols sont très secs, l’humidité ne joue plus l’effet tampon », explique Yann Amice. Normalement, un sol humide absorbe une partie de la chaleur. Là, il n’y a plus rien pour freiner la machine.

Même constat en mer. Les eaux qui entourent la France se réchauffent à des niveaux records, incapables elles aussi de jouer leur rôle de régulateur thermique naturel.

Résultat : chaque nouvelle vague de chaleur repart d’un niveau de base déjà élevé. Un cercle vicieux qui explique pourquoi 2026 bat des records depuis le printemps.

La vague du 4 au 19 juillet, avec ses 16 jours consécutifs, figure d’ailleurs parmi les plus longues jamais enregistrées en France, juste derrière celles de 1983 (23 jours) et 2006 (21 jours). Elle suivait un épisode caniculaire historique du 17 au 30 juin, lui-même précédé d’une canicule précoce fin mai.

Un empilement de records qui n’a rien d’anodin. Reste à savoir si une cinquième vague, cette fois clairement identifiée comme « canicule », va suivre.

Ce que dit vraiment la cinquième vague annoncée

Ici, Yann Amice se montre prudent. Aucune cinquième canicule « organisée » n’est identifiable à ce stade avec la même précision que les précédentes. Mais les températures resteront largement au-dessus des normales de saison.

Le contexte de fond, lui, ne trompe personne : sols desséchés depuis des semaines, Méditerranée anormalement chaude, et un réservoir de chaleur toujours actif sur la péninsule Ibérique. Autant d’ingrédients réunis pour de nouvelles poussées thermiques.

C’est seulement à partir de la troisième semaine d’août que les modèles sous-saisonniers du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF SEAS5) suggèrent un vrai changement. « Le signal atmosphérique tendrait vers la normale, enfin », anticipe Yann Amice.

Une première fenêtre d’atténuation du risque d’incendies se dessinerait vers le 17 août. Mais attention : ce répit tant attendu pourrait cacher un autre danger.

Le retour des pluies, un soulagement à double tranchant

Un signal humide devrait réapparaître sur la Méditerranée occidentale fin août. Sur le papier, une bonne nouvelle après des semaines sans pluies efficaces.

Sauf que des sols aussi asséchés deviennent incapables d’absorber des précipitations intenses. Le terrain est alors propice aux ruissellements violents et aux crues rapides.

C’est le scénario redouté par excellence sur l’arc méditerranéen : des orages qui tombent sur des bassins versants incapables d’encaisser, produisant des cumuls dévastateurs en quelques heures seulement, prévient Yann Amice.

Fumée d'incendie de forêt au coucher du soleil

Entre canicule persistante et risque de crues éclair, l’été 2026 n’a visiblement pas fini de surprendre. En attendant, mieux vaut garder un œil sur les vigilances feu de forêt et adapter son quotidien à cette chaleur qui s’éternise.

Pour ne rien manquer des prochaines prévisions, vous pouvez ajouter vos villes et médias en favori et personnaliser votre actualité avec Mon Actu.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *