Ce dôme de chaleur va faire grimper le mercure de 12°C au-dessus des normales dès lundi 21 septembre

La sécheresse continue de sévir sur une bonne partie du territoire, et voilà que le ciel s’apprête à en rajouter une couche. Après un répit tout relatif avec un flux plus frais venu de l’Ouest, l’anticyclone des Açores va reprendre ses quartiers au-dessus de la France. Mais cette fois, il ne va pas se contenter de passer : il va s’installer, se figer, et former ce que les météorologues appellent un dôme de chaleur.
Un anticyclone qui va se transformer en couvercle brûlant
Pour l’instant, la France profite d’un flux orienté Ouest-Nord-Ouest, avec quelques passages perturbés trop timides pour vraiment soulager les sols. Résultat : une sécheresse exceptionnelle qui n’en finit plus de s’aggraver, malgré une petite accalmie thermique passagère.
Mais ce répit touche à sa fin. Dès ce week-end, les hautes pressions vont revenir englober tout le pays, ramenant un temps sec et de plus en plus chaud l’après-midi, en commençant par la moitié Sud. Une dynamique qui rappelle d’autres épisodes récents, comme l’été 2026 qui a déjà battu un record vieux de 126 ans.
Entre lundi 21 et mardi 22 septembre, l’anticyclone va cesser de bouger pendant 48 heures. C’est précisément cette immobilité qui transforme un simple anticyclone en dôme de chaleur : la masse d’air chaude reste bloquée au-dessus d’une même zone, sans possibilité de se renouveler. Un phénomène à surveiller de près, dans un contexte où le climat bouleverse déjà nos jardins.
Pas de canicule généralisée, mais des écarts spectaculaires avec les normales
Rassurez-vous tout de suite : ce dôme de chaleur ne va pas transformer la France en fournaise comme au Maroc ou en Espagne. Là-bas, les prévisions du modèle européen annoncent jusqu’à 36 à 37°C sur la péninsule ibérique, et même 38 à 39°C dans les terres marocaines.
En France, la masse d’air sera nettement moins chaude. Mais elle sera surtout très inhabituelle pour la saison, avec des écarts qui donnent le vertige : entre 3 et 7°C au-dessus des normales sur la majorité du territoire, et jusqu’à 7 à 12°C au-dessus des normales en Occitanie. Une anomalie qui rappelle les précédentes vagues de chaleur qui ont marqué les esprits cet été.
C’est le Sud-Ouest et le Languedoc-Roussillon qui vont concentrer l’essentiel de la chaleur, avec une masse d’air dépassant les 16°C à 850 hPa, soit environ 1 500 mètres d’altitude. C’est précisément dans ces régions que le dôme de chaleur va être pleinement effectif, même si sa durée reste limitée à 48 heures. Une situation qui contraste fortement avec les récents épisodes de canicule qui ont mis certains réseaux à genoux.

Les chiffres précis région par région, et ce qui se profile ensuite
Alors, à quoi ressembleront concrètement ces deux journées ? Le contexte écologique tendu de cette rentrée rend chaque degré supplémentaire particulièrement scruté. Lundi 21 septembre, la moitié Nord oscillera autour de 12°C le matin et 24°C l’après-midi. Sur la moitié Sud, comptez plutôt sur 16°C au réveil et 28°C en journée.
Globalement, le pays naviguera entre 21 et 29°C à son maximum, avec des pointes à 30-32°C en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie. Mais c’est dans les terres du Languedoc-Roussillon que le thermomètre grimpera le plus : des pointes à 33-34°C sont attendues, et le seuil symbolique des 35°C n’est pas totalement exclu.
Mardi 22 septembre, la tendance se maintient sur le Sud et gagne même un degré supplémentaire au Nord. Et la suite ne s’annonce pas plus clémente : sans dôme de chaleur cette fois, un flux de Sud-Ouest venu du Maroc va remonter jusqu’en Allemagne, sans une goutte de pluie en vue.
Les 25°C seront dépassés presque partout, avec des pointes à 30°C possibles jusque sur la moitié Nord, dans un climat qui n’a décidément plus grand-chose à voir avec un mois de septembre classique, comme le montrent déjà les jardins qui peinent à s’adapter à ce nouveau rythme.
Un dôme de chaleur, deux jours, et des écarts de température qui racontent à eux seuls l’ampleur du dérèglement en cours. La sécheresse, elle, n’a pas fini de faire parler d’elle cet automne.