Météo 6 juillet : Bordeaux et Toulouse visent 38°C, mais mardi une ville franchit un cap encore plus brûlant
La semaine démarre fort. Après plusieurs jours de chaleur qui refusent de lâcher prise, le Sud-Ouest s’apprête à vivre un lundi étouffant, avec Bordeaux et Toulouse qui flirtent toutes les deux avec les 38°C. Mais le vrai choc arrive dès le lendemain, quand une de ces deux villes s’enfonce encore plus profondément dans le rouge.
Entre un Nord encore couvert et un Sud écrasé de soleil, la France se scinde en deux ce lundi 6 juillet. Voici comment s’annonce la semaine, ville par ville.

Un lundi qui sépare la France en deux
À Paris, le thermomètre grimpe de 19°C au réveil à 35°C l’après-midi, sous un ciel couvert mais toujours sec. Même sensation étouffante à Lyon, qui passe de 22°C à 34°C sous un ciel principalement clair, une chaleur sèche qui colle à la peau dès midi.
Mais c’est bien le Sud-Ouest qui rafle la mise. Bordeaux passe de 22°C à 38°C sous un ciel totalement dégagé, avec un vent faible de 13 km/h qui n’apporte aucun soulagement. Toulouse fait quasiment jeu égal, de 20°C à 38°C, avec un vent encore plus faible, à peine 8 km/h.
Pendant ce temps, Marseille reste étonnamment tempérée pour un mois de juillet : 25°C à 32°C seulement, sous un ciel clair et un vent de 15 km/h qui vient de la mer. La cité phocéenne, souvent citée en tête des départements qui suffoquent l’été, souffle un peu ce lundi.
Pourquoi le Nord reste à la traîne
Lille et Strasbourg jouent dans une autre catégorie ce lundi. Lille culmine à 31°C l’après-midi après un réveil frais à 16°C, sous un ciel couvert et un vent plus soutenu de 21 km/h. Strasbourg suit une trajectoire comparable, de 20°C à 31°C, également sous les nuages.
Brest, elle, profite d’un ciel totalement dégagé pour grimper de 18°C à 31°C, une performance honorable pour la pointe bretonne, habituellement épargnée par les fortes chaleurs. L’indice UV atteint 7 dans la quasi-totalité des villes du Nord, un niveau déjà élevé qui impose crème solaire et chapeau, même sous les nuages.
Ce contraste Nord-Sud n’a rien d’exceptionnel en soi, mais l’écart reste marqué : 7°C séparent Lille de Bordeaux au plus chaud de la journée. Ce lundi ressemble presque à une mise en bouche, tant la suite s’annonce plus radicale encore.

Mardi, le vrai basculement
C’est demain que tout s’accélère. Bordeaux, déjà à 38°C ce lundi, bondit à 41°C mardi, sous un ciel principalement clair. Un bond de 3°C en une seule journée, qui place la ville en tête absolue du classement national.
Toulouse suit une trajectoire similaire, avec 39°C attendus sous un ciel partiellement nuageux. La différence avec Bordeaux se joue à un degré près, mais c’est bien la préfecture girondine qui décroche la palme de la chaleur la plus intense de la semaine.
Paris, elle, reste stable autour de 35°C mardi, avec un réveil plus doux à 23°C contre 19°C la veille. Lyon grimpe légèrement à 37°C sous un ciel couvert, tandis que Marseille reste la ville la plus fraîche du Sud avec seulement 30°C, toujours sous les nuages.
Cette envolée mardi confirme une tendance déjà observée ces dernières semaines : le Sud-Ouest concentre systématiquement les pics les plus élevés du pays, un phénomène déjà documenté lors des précédentes vagues de chaleur de juillet. Mais est-ce que ça va durer jusqu’à mercredi, ou la France va-t-elle enfin souffler ?
Mercredi : Toulouse frôle un nouveau seuil
Aucun répit en vue mercredi. Toulouse atteint 40°C, du jamais-vu cette semaine, sous un ciel partiellement nuageux. Bordeaux redescend très légèrement à 38°C, mais reste elle aussi sous une chaleur écrasante, cette fois accompagnée de brouillard matinal, un phénomène qui surprend souvent après des nuits aussi chaudes.
Marseille change complètement de visage mercredi : elle grimpe brutalement à 38°C, sous un ciel couvert mais avec un vent qui forcit nettement à 25 km/h. Ce vent plus soutenu ne suffit pas à faire retomber la pression thermique.
Lyon reste scotchée à 37°C pour le troisième jour consécutif, un plateau de chaleur qui commence à peser sur les organismes. Seule Strasbourg reste sous la barre des 30°C mardi et mercredi, une position presque enviable dans ce contexte.
Le vent, seul allié contre la chaleur
Un détail passe souvent inaperçu dans ces épisodes chauds : le vent. À Bordeaux et Toulouse, il reste anémique toute la semaine, entre 8 et 15 km/h, ce qui empêche toute évacuation naturelle de la chaleur accumulée au sol.
À l’inverse, Strasbourg bénéficie d’un vent plus soutenu mardi, jusqu’à 21 km/h, qui explique en partie pourquoi la ville alsacienne résiste mieux que ses voisines. Même logique à Marseille mercredi, où les 25 km/h de vent limitent la sensation d’écrasement malgré les 38°C affichés.
Ce paramètre, souvent négligé face aux chiffres bruts de température, fait pourtant toute la différence sur le ressenti. Un vent nul par 38°C se supporte beaucoup moins bien qu’un vent de 25 km/h par la même température.
Ce qu’il faut retenir de cette semaine
Bordeaux et Toulouse s’imposent comme les grandes gagnantes — si l’on peut dire — de cette semaine, avec des pics à 41°C et 40°C respectivement. Paris et Lyon suivent sans jamais décrocher, autour de 34-37°C sur plusieurs jours d’affilée.
Seules Strasbourg et, dans une moindre mesure, Marseille lundi, échappent temporairement à cette fournaise généralisée. Mais l’accalmie reste fragile, et rien n’indique un vrai retour à la normale avant la fin de la semaine.
Une chose est sûre : le Sud-Ouest continue d’écrire les records de cet été, et il faudra suivre de près si Bordeaux confirme sa place de ville la plus chaude de France dans les prochains jours.