Vacances de la Toussaint : les prévisionnistes ont tranché, voici le temps qui attend les Français dès le 17 octobre

Les valises se préparent pour le samedi 17 octobre, et la même question revient partout : pulls ou tenues de mi-saison ? Le suspense météo est à son maximum. Mais d’après le modèle européen, le scénario des deux semaines de vacances pourrait bien vous surprendre par sa sagesse, et un détail sur le thermomètre mérite vraiment votre attention avant de fermer la porte.
Valises de la Toussaint : le froid va-t-il gâcher le départ ?
Les vacances de la Toussaint 2026 commencent le samedi 17 octobre après la classe et se terminent le dimanche 1er novembre. Les cours reprennent le lundi 2 novembre. Les zones A, B et C partagent les mêmes dates, et la Corse suit le même calendrier.
Ces dates viennent de l’arrêté du 22 octobre 2025 sur le calendrier scolaire 2026-2027. Les élèves sans classe le samedi sont libérés dès le vendredi 16 au soir. L’outre-mer, lui, suit son propre calendrier.
Concrètement, les vacanciers ont devant eux un premier week-end, les 17 et 18 octobre, puis deux semaines pleines : du 19 au 25 octobre, puis du 26 octobre au 1er novembre.
Au 5 octobre, ni Météo-France ni le modèle européen n’annoncent de coup de froid sur cette période. Le scénario le plus probable : des températures proches des normales de saison, parfois un peu plus douces. À la maison, cela se traduit par un chauffage qui reprend le soir, sans à-coup, comme le laisse entrevoir le modèle européen pour la fin d’année.
Reste une question très concrète : et le week-end du départ, faut-il craindre des gelées ?
Départ des 17 et 18 octobre : la gelée est-elle au rendez-vous ?
Réponse courte : non. Aucune gelée n’est annoncée à Nancy ni à Strasbourg pour le week-end du départ. La semaine du 12 au 18 octobre s’annonce même un peu plus douce que la normale, de 0,2 à 1 °C selon les villes.
Ces écarts viennent du modèle du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF), calculé le 4 octobre sur 46 jours. Il ne donne pas le temps jour par jour. Il estime l’écart probable entre la température moyenne d’une semaine et ce qui est habituel à la saison.
Un écart d’un degré au plus se sent à peine : c’est une semaine de saison. Pour le gel, aucun des 51 scénarios du centre européen ne descend à 0 °C sous abri à Nancy ou Strasbourg jusqu’au 18 octobre.
« Sous abri » désigne le thermomètre officiel, posé à environ 1,5 mètre du sol. Une gelée blanche sur l’herbe en campagne n’est donc pas exclue, mais le thermomètre officiel ne la verrait pas.
Le vrai rafraîchissement tombe, lui, avant les vacances : le coup de frais de cette semaine fait perdre 10 à 14 °C en quelques jours à plusieurs grandes villes, dès le jeudi 8 octobre dans le Nord-Est. Et si l’on regarde la suite, c’est une autre mécanique qui s’installe, beaucoup plus discrète.

Le vrai scénario : un thermomètre qui descend marche après marche
Avant le détail, un mot sur ce qui se passe côté météo de la semaine : la douceur reviendra vite après ce coup de frais. Mais pour les vacances, le calcul européen raconte une descente tranquille.
La température moyenne perd environ 1 à 1,5 °C par semaine dans les six grandes villes suivies. À Paris, la moyenne jour et nuit passe de 13 °C la semaine du départ à 11,5 °C du 19 au 25 octobre, puis vers 10,2 °C du 26 octobre au 1er novembre.
Les écarts à la normale restent minces : +0,2 à +0,5 °C pour la première semaine pleine, +0,1 à +0,3 °C pour la dernière. À trois semaines d’échéance, un écart si faible signifie surtout que le calcul ne penche ni vers la douceur ni vers le froid.
Une moyenne de 10 à 13 °C recouvre des après-midi encore doux et des nuits plus fraîches. Chaque semaine allonge un peu le temps de chauffe, sans le bond d’une vague de froid.
Heure d’hiver, programmateur et hors-gel : le piège des vacanciers
La première semaine pleine se termine par le passage à l’heure d’hiver, dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre : à 3 h du matin, il sera 2 h. Il tombe à la date la plus précoce possible, selon le décret du 6 mars 2017 sur le temps légal.
Ce changement pèse peu sur le chauffage, qui suit la température extérieure. Le piège, c’est le programmateur qui ne gère pas le changement d’heure automatique. Il faut le recaler à la main, sinon il allume les radiateurs une heure trop tôt le matin et les coupe une heure trop tôt le soir.
Avant de partir, mettez vos radiateurs en mode absence ou hors-gel plutôt que de tout couper. Sur un radiateur à fil pilote, le hors-gel maintient la pièce autour de 7 °C. Le logement reste protégé si une nuit froide survient.
Relisez aussi la prévision de Météo-France la veille du départ : à quelques jours, elle devient bien plus précise que la tendance actuelle. Un thermostat connecté peut même relancer le chauffage quelques heures avant votre retour.
Ce que ça change pour l’automne et l’hiver qui arrivent
Si vous restez chez vous, inutile de pousser le chauffage par avance. La baisse se fait semaine après semaine, et vos radiateurs peuvent la suivre. Remontez la consigne quand les soirées deviennent vraiment fraîches, pièce par pièce, plutôt que de chauffer tout le logement dès le 17 octobre.
En toile de fond, le bulletin à trois mois de Météo-France, paru le 5 octobre, voit un trimestre octobre-décembre plus chaud que la normale dans l’Hexagone et en Corse. Il prévient que des épisodes plus frais peuvent survenir, et voit un trimestre plus pluvieux, sauf près de la Méditerranée. Ce bulletin ne vise pas la Toussaint : il ne permet pas de prévoir le temps semaine par semaine.
Les prévisions de l’hiver 2026-2027 publiées en septembre penchent elles aussi vers la douceur, sans écarter des coups de froid de quelques jours. Et pour ceux qui s’interrogent sur le programme des enfants, six activités gratuites occupent une journée entière sans dépendre du thermomètre.
Côté budget, mieux vaut anticiper avant les premières factures. Le prix du kWh varie d’une offre à l’autre, et réserver hors zones scolaires fait aussi chuter le prix de moitié si vous n’avez pas encore bouclé votre location.
Pas de panique, donc : la Toussaint 2026 s’annonce comme une descente en douceur, pas un plongeon. Pull léger, couche chaude pour les soirées, radiateurs en veille intelligente, et le tour est joué.
Et si les vacances vous donnent envie de lever le pied, ce lac forestier à 1h30 de Paris devient le meilleur spot d’automne avant la foule. Quant à ceux qui se demandent ce que cache le ciel de l’hiver, la vision terrifiante d’un voyant surnommé le nouveau Nostradamus refait surface.