Météo-France dévoile les 21 prénoms qui baptiseront les tempêtes de la saison 2026-2027
Et si une tempête portait votre prénom l’hiver prochain ? Ce n’est plus totalement de la science-fiction. Météo-France vient de dévoiler la liste des 21 prénoms qui serviront à baptiser les tempêtes de la saison 2026-2027.
La nouveauté ? Cette fois, ce sont les Français eux-mêmes qui ont choisi. Plus de 40 000 propositions ont été envoyées au printemps dernier lors d’une grande consultation publique.

Le tirage qui va faire parler dans les chaumières
Voici donc les 21 heureux élus, dans l’ordre alphabétique : Adam, Bruna, Charles, Diane, Eric, Flora, Gabriel, Héloïse, Igor, Julia, Kévin, Lola, Michel, Nathalie, Oscar, Paola, Rafael, Sandra, Thomas, Vera et Walter.
Un joli mélange de prénoms classiques et plus modernes, masculins et féminins en alternance stricte. Logique : les tempêtes ne font pas de favoritisme entre les genres.
« Vous avez été plus de 40 000 à soumettre vos propositions de prénoms et nous vous en remercions », a salué l’agence dans son communiqué. Un chiffre qui montre l’engouement inattendu des Français pour ce sujet.
Mais pourquoi donner un nom à une simple dépression ? La réponse est plus stratégique qu’on ne le pense.
Pourquoi baptiser une tempête change vraiment quelque chose
Selon Météo-France, donner un nom à une tempête « permet de communiquer plus efficacement à l’approche d’un phénomène de vent ». Un prénom, ça se retient. Un numéro de dépression, beaucoup moins.
L’objectif est simple : capter l’attention du public plus vite, pour que les gestes de prévention suivent plus rapidement. Un « Charles » qui arrive fait plus réagir qu’une « dépression n°47 ».

Ce système n’a d’ailleurs rien d’anodin niveau sécurité. Certaines tempêtes historiques ont provoqué des dégâts considérables en France, rappelant l’importance d’anticiper ces phénomènes.
Une petite révolution qui vient de loin
Ce système de nommage n’a pourtant rien de très ancien à l’échelle française. Depuis 1954, c’était l’Université libre de Berlin qui baptisait toutes les tempêtes sur l’Atlantique et l’Europe, sans consulter personne.
Tout a changé en 2017. Météo-France, l’agence espagnole AEMET, la portugaise IPMA, la belge IRM et la luxembourgeoise METEOLUX ont décidé de créer leur propre système. Bienvenue le « groupe Sud-Ouest ».
Chaque année, l’un des six pays du groupe (avec l’Andorre) propose sa liste de prénoms. Pour la saison 2026-2027, c’était au tour de la France, qui a eu l’idée maligne d’ouvrir le jeu au public.
Mais attention, tous les prénoms ne seront pas utilisables n’importe où. Il existe une règle géographique bien précise.
Un partage des rôles très codifié entre pays voisins
Si une dépression touche d’abord l’Irlande, la Grande-Bretagne ou les Pays-Bas, ce ne sont pas les prénoms français qui seront utilisés. Ce trio forme le « groupe Ouest » et dispose de sa propre liste.
« Météo-France reprendra le nom choisi par ce groupe. Et inversement », précise l’agence. Une tempête garde donc le même nom partout, peu importe où elle a été baptisée en premier.
Concrètement, c’est le service météo qui prévoit d’émettre le premier une alerte orange ou rouge qui attribue le nom officiel. Il en informe ensuite tous les autres pays concernés.
Reste une condition essentielle pour qu’un prénom entre vraiment en scène : le niveau de danger doit être au rendez-vous.
À partir de quand ces prénoms entrent en jeu
La nouvelle saison des tempêtes démarre officiellement le 1er septembre. C’est à cette date que les 21 prénoms pourront commencer à être utilisés, potentiellement jusqu’à l’été suivant.
Mais toutes les tempêtes n’auront pas droit à un prénom. « Une dépression est nommée seulement si elle risque de provoquer une vigilance vent au moins de niveau orange », précise Météo-France.

Autrement dit, pas de petit coup de vent baptisé « Kévin » ou « Lola ». Il faudra une vraie menace, du genre de celles qui placent plusieurs départements en vigilance et bousculent le quotidien de millions de Français.
D’ici là, difficile de savoir qui, d’Adam ou de Vera, ouvrira le bal des tempêtes cet automne. Une chose est sûre : la saison s’annonce mouvementée selon les premières tendances météo.