Canicule : une nouvelle vague de chaleur arrive très bientôt

La France respire à peine après des températures historiques en mai. Le flux océanique ramène un peu de fraîcheur cette semaine, mais le répit pourrait être de courte durée. Un modèle météo de référence esquisse déjà un retour des hautes pressions par le sud, avec une possible montée de chaleur dès la deuxième décade de juin. Voici ce que disent les scénarios — et pourquoi ils divergent autant.
Fin mai historique : pourquoi la France souffle enfin cette semaine
L’épisode de fin mai 2026 restera dans les annales. Des records de chaleur pour la saison sont tombés dans plusieurs régions, propulsés par un dôme de hautes pressions tenace. Les thermomètres ont affiché des valeurs dignes d’un cœur d’été, provoquant une séquence qualifiée de millénaire par certains climatologues.
Depuis ce début juin, le changement est radical. Un flux d’ouest ramène de l’air atlantique plus frais et surtout plus instable sur le pays. Les températures repassent temporairement sous les normales sur la moitié nord et l’ouest, un contraste saisissant avec les 36 à 39 °C mesurés quelques jours plus tôt.
Cette respiration est bienvenue pour les sols, les nappes et les organismes. Mais les météorologues scrutent déjà les cartes à échéance de dix jours, et ce qu’ils y lisent n’invite pas à ranger le ventilateur trop vite.
Le modèle américain voit déjà les hautes pressions remonter par le sud
Le scénario le plus chaud est porté par le modèle GFS américain. Selon ses dernières sorties, les hauts géopotentiels pourraient regonfler depuis la péninsule Ibérique vers l’Europe occidentale dès la semaine prochaine. En clair : un courant de sud-ouest ramènerait de l’air brûlant d’abord sur le sud de la France, puis potentiellement bien plus au nord.
Si cette hypothèse se confirmait, un épisode de chaleur de grande ampleur pourrait s’installer en deuxième décade de juin, soit autour du 10-15 juin. Le météorologue Cyril Wuest tempère toutefois : il est trop tôt pour parler de vague de chaleur, et encore moins de canicule. Le modèle européen, souvent considéré comme plus fiable à moyenne échéance, propose un scénario nettement plus modéré.
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Dans cette version alternative, l’influence océanique résiste sur la moitié nord. La chaleur resterait cantonnée au sud, tandis que le nord-ouest conserverait un flux tempéré, nuageux et plus humide. L’écart entre les deux projections est considérable.

Chaleur durable ou simple bouffée : le verdict tombera dans 5 jours
Une deuxième vague de chaleur en juin n’aurait rien d’inédit, mais après un mois de mai aussi extrême, chaque signal chaud attire l’attention. Le rapport de force entre les hautes pressions remontant par le sud et le flux atlantique encore présent au nord déterminera tout.
Concrètement, si les anticyclones l’emportent, les 35 °C pourraient de nouveau s’inviter sur une large partie du territoire. Dans le cas contraire, la France resterait dans une ambiance plus classique pour un début d’été, avec des maximales autour de 25 à 28 °C au nord.
Les prochaines actualisations des modèles, attendues d’ici vendredi, seront décisives. À ce stade, aucun prévisionniste sérieux ne tranche. Le seul point d’accord : la tendance à long terme, portée par le réchauffement climatique, rend ces épisodes de chaleur précoce de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses.
Une chose est sûre : la canicule de mai a posé un nouveau jalon climatique en France. Reste à savoir si juin prendra le relais ou offrira un sursis. D’ici là, garder un œil sur les mises à jour des modèles GFS et européen reste le meilleur réflexe — et peut-être aussi garder le ventilateur à portée de main.