29°C ce vendredi à Paris : du jamais-vu un 25 septembre depuis plus d’un siècle

Un pull sorti trop tôt, une clim qu’on pensait ranger pour l’hiver : ce vendredi, l’automne va devoir attendre encore un peu. L’anticyclone s’accroche et l’air chaud remonte tout droit du sud-ouest vers l’Île-de-France. Résultat, un thermomètre qui grimpe à des niveaux qu’on n’a plus vus un 25 septembre depuis plus d’un siècle à Paris.
Un anticyclone qui refuse de lâcher l’été
Depuis plusieurs jours, la France reste sous l’emprise d’un système anticyclonique solide. Il bloque les perturbations, assèche l’air et favorise un ensoleillement quasi permanent sur la moitié nord du pays. Ce vendredi après-midi, ce sont 27 à 29°C qui sont attendus en Île-de-France, avec un pic à 29°C pour la capitale.
Ce chiffre paraît anodin sur le papier, mais il ne l’est pas : la maximale moyenne de fin septembre à Paris tourne plutôt autour de 21°C. On parle donc d’un écart de près de 8°C au-dessus des normales de saison, ce qui n’est jamais un détail météorologique. Les matinées, elles, restent fraîches, autour de 14°C, ce qui accentue encore les amplitudes thermiques typiques de cette période de transition.
Cette configuration météo n’est pas isolée en 2026, une année marquée par des épisodes de chaleur qui s’enchaînent bien après l’été calendaire. Certains y voient une confirmation de tendances déjà observées, un peu comme cette séquence de canicule inédite qui avait marqué la saison estivale. La sécheresse qui touche une partie du territoire renforce ce climat sec et lumineux, loin des pluies pourtant espérées par les jardiniers en fin de saison.
29°C ce vendredi, un chiffre qui parle aux archives météo
C’est là que l’histoire devient vraiment intéressante. Si Paris atteint bien ses 29°C vendredi après-midi, il s’agirait du 25 septembre le plus chaud enregistré dans la capitale depuis 1895. Cette année-là, la station de référence de Paris-Montsouris avait grimpé jusqu’à 31,3°C ce même jour, en plein cœur d’une vague de chaleur tardive exceptionnelle.
Et cette séquence de 1895 n’était pas un simple pic isolé. Les températures avaient dépassé les 30°C pendant cinq jours consécutifs, du 23 au 27 septembre, avec des sommets à 32,5°C le 24 et 32,1°C le 27. Cette fin de mois reste depuis une référence absolue pour les épisodes de chaleur tardive dans la capitale, un peu comme d’autres records restés gravés dans les annales météorologiques françaises.
Vendredi 2026 ne battra donc pas ce record vieux de plus d’un siècle. Mais rester juste en dessous d’un tel niveau, tout en étant très largement au-dessus des normales actuelles, suffit à faire de cette journée un événement climatique notable. Une chaleur qui rappelle aussi les tensions que ce type de phénomène peut créer, comme ces coupures de courant liées à la canicule observées ailleurs en France cet été.

Une baisse en trompe-l’œil avant un rebond estival
Après ce vendredi caniculaire pour la saison, un léger répit est annoncé samedi, avec 24 à 25°C sous un ciel toujours ensoleillé à Paris. Mais l’automne n’a pas vraiment gagné la partie : dès dimanche, le thermomètre repart à la hausse pour atteindre 27°C dans la capitale. Les après-midi continuent donc de ressembler à un mois de juillet, malgré l’automne astronomique déjà installé depuis plusieurs jours.
La semaine prochaine confirme cette tendance tenace. Après 25°C lundi, Paris pourrait grimper à nouveau à 28°C le mardi 29 septembre, soit 7°C au-dessus des normales de saison. Même les nuits deviennent plus douces, avec des minimales proches de 17°C lundi, mardi et mercredi, contre une moyenne habituelle autour de 11°C à cette époque de l’année.
Le vrai tournant pourrait finalement arriver mercredi et jeudi, avec un retour à des maximales plus raisonnables, proches de 22°C à Paris. C’est aussi le moment où quelques pluies ou averses sont espérées, dans un contexte de sécheresse historique qui pèse sur une partie du pays.
Ce vendredi restera donc gravé comme l’un des 25 septembre les plus chauds jamais mesurés à Paris, juste derrière le souvenir légendaire de 1895. Si cette chaleur tardive vous intrigue, certaines plantes de nos jardins pourraient bien en payer le prix dans les années à venir, tout comme un insecte déjà bien installé dans 78 départements français profite lui aussi de ces conditions.