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Inès de La Fressange fête ses 69 ans : ses règles de style que toutes les Françaises copient

Publié par Elsa Fanjul le 11 Août 2026 à 3:01

Le 11 août, elle soufflera 69 bougies. Mais Inès de La Fressange n’a jamais eu besoin d’un anniversaire pour qu’on parle d’elle. Depuis quatre décennies, cette Parisienne pur jus incarne à elle seule ce que le monde entier appelle « le chic français » — cette élégance qui semble ne demander aucun effort, alors qu’elle repose sur des règles très précises.

Inès de La Fressange fête ses 69 ans : ses règles de style que toutes les Françaises copient

Mannequin vedette de Chanel dans les années 80, égérie de Karl Lagerfeld, puis créatrice et directrice artistique, elle a traversé les modes sans jamais se laisser dicter la sienne. Voici ce qu’elle répète, encore et toujours, à qui veut bien l’écouter.

Le jean, son allié depuis toujours

Chez Inès de La Fressange, il y a une pièce qui ne quitte jamais le dressing : le jean droit, ni trop serré ni trop large. Elle le porte avec une chemise blanche, un blazer, ou même une veste de smoking.

Ce mélange du décontracté et du sophistiqué, c’est sa signature. D’ailleurs, la mode actuelle lui donne raison : le jean large a détrôné le skinny et s’impose comme la référence du moment, exactement dans l’esprit qu’elle défend depuis des années.

Sa règle est simple : un jean bien coupé, porté avec assurance, vaut toutes les tenues sophistiquées. Pas besoin de courir les podiums pour comprendre ce principe qu’elle a théorisé dans son best-seller La Parisienne, publié en 2010 et toujours réédité.

La chemise blanche, une arme absolue

Si Inès de La Fressange devait ne garder qu’un seul vêtement, ce serait sans doute une chemise blanche. Elle la porte boutonnée jusqu’en haut sous un pull, ouverte sur un jean, ou nouée à la taille l’été.

Pour elle, la chemise blanche n’est jamais démodée. C’est la pièce qui structure une silhouette, qui donne un genre à une tenue trop simple, qui rehausse un pantalon de jogging aussi bien qu’une jupe crayon.

Cette philosophie du basique bien choisi rejoint d’ailleurs une tendance de fond : de plus en plus de Françaises abandonnent les pièces trop marquées pour miser sur des fondamentaux intemporels, comme cette alternative au jean qui séduit ce printemps.

Le mélange chic et décontracté, sa marque de fabrique

Sa règle la plus célèbre ? Ne jamais être « trop » habillée, ni « trop » décontractée. Inès de La Fressange marie systématiquement une pièce noble avec quelque chose de plus simple.

Un blazer en tweed avec des baskets. Une robe de soirée avec un blouson en cuir jeté sur les épaules. Un collier de perles avec un jean troué. Ce contraste assumé, c’est tout l’esprit du « chic sans effort » qu’elle a théorisé bien avant que les magazines de mode ne s’en emparent.

Style mix chic décontracté blazer tweed et baskets

Cette logique du contraste inspire aujourd’hui de nombreuses stylistes françaises. On la retrouve par exemple chez Carla Bruni lors d’un dîner d’État à l’Élysée, où la sobriété d’une pièce noire suffisait à créer l’événement.

Peu de vêtements, mais bien choisis

Contrairement à une idée reçue, Inès de La Fressange ne prône pas l’accumulation. Elle défend l’inverse : posséder moins, mais choisir mieux. Un dressing resserré autour de pièces de qualité, qui traversent les saisons sans jamais se démoder.

Cette philosophie, elle l’a développée très tôt, quand elle a quitté le mannequinat pour lancer sa propre maison en 1999, après avoir été licenciée de son poste d’ambassadrice chez Chanel. Une rupture qui aurait pu la briser, mais qui l’a au contraire rendue plus libre dans ses choix.

Depuis, elle collabore avec des enseignes accessibles pour démocratiser cette vision du style. Une approche qu’on retrouve aujourd’hui dans le succès de pièces comme ce jean Uniqlo qui s’impose ce printemps ou encore ces pulls qui sauvent les looks d’hiver chez Zara, Mango et H&M.

Ne jamais se prendre trop au sérieux

Ce qui distingue vraiment Inès de La Fressange, ce n’est pas seulement son style. C’est son ton, léger, autodérisoire, jamais donneur de leçons. Elle a toujours refusé le snobisme associé au monde de la mode.

Dans ses interviews, elle répète volontiers qu’une tenue parfaite mais portée sans sourire ne sert à rien. L’assurance, dit-elle, compte plus que la marque du vêtement.

Cette philosophie du naturel a séduit bien au-delà des podiums. On la retrouve aujourd’hui chez des figures publiques qui assument leurs choix sans artifice, comme lorsque Pamela Anderson a choisi d’apparaître sans maquillage pour un hommage personnel.

Les accessoires, discrets mais jamais absents

Inès de La Fressange ne surcharge jamais ses tenues. Un foulard noué au poignet, une paire de boucles d’oreilles fines, un sac structuré : chez elle, l’accessoire complète sans écraser.

Cette sobriété assumée tranche avec les tendances plus maximalistes qu’on voit parfois défiler sur les réseaux. Elle préfère miser sur une seule pièce forte plutôt que sur l’accumulation.

Un principe qu’on retrouve dans le succès actuel de pièces mode simples et bien pensées, à l’image de cette basket rétro-chic Sézane x New Balance qui a su s’imposer sans effort apparent.

69 ans, et toujours une référence

Le plus frappant, c’est que le discours d’Inès de La Fressange n’a quasiment pas changé depuis les années 90. Ce qu’elle défendait alors — l’authenticité plutôt que la course aux tendances — reste exactement son message aujourd’hui.

Silhouette parisienne intemporelle chemise blanche sac structuré

À bientôt 69 ans, elle continue d’apparaître dans les médias, de conseiller, d’écrire. Une longévité rare dans un secteur où l’on use les icônes plus vite que les collections.

Sa recette n’a rien de secret : des basiques solides, un soupçon d’audace, et surtout, ne jamais se soucier de ce que pensent les autres. C’est peut-être ça, au fond, le vrai luxe à la française.

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