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Elles refusent le gilet de sauvetage pour ne pas gâcher leurs selfies… la suite est glaçante

Publié par Cassandre le 31 Mai 2026 à 10:58
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Porter un gilet de sauvetage en mer, c’est la base. Tout le monde le sait. Pourtant, fin septembre 2024, deux influenceuses brésiliennes ont choisi de s’en passer pour ne pas ruiner leurs photos. Quelques minutes plus tard, une vague a tout emporté. Voici le récit d’un drame qui aurait pu être évité — et les détails troublants que l’enquête a révélés.

Gorge du Diable : une fête sur yacht qui vire au cauchemar

Le 29 septembre 2024, un groupe d’influenceurs et d’amis fait la fête sur un yacht dans les eaux de la Gorge du Diable, le long de la rivière Iguazu, au Brésil. L’ambiance est légère, les photos s’enchaînent, les stories défilent. Quand vient l’heure de rentrer, une navette est affrétée pour ramener tout le monde sur la terre ferme.

Premier problème : le bateau a une capacité maximale de 5 passagers. Or le skipper reçoit l’ordre d’en embarquer 6. Deuxième problème, et pas des moindres : plusieurs passagers refusent catégoriquement d’enfiler leur gilet de sauvetage. Parmi eux, Beatriz Tavares da Silva Faria, 27 ans, et Aline Tamara Moreira de Amorim, 37 ans. Deux créatrices de contenu, habituées à soigner chaque cliché. Ce voyage en mer, comme d’autres qui ont mal tourné, s’apprêtait à basculer dans le drame.

« Les gilets gênaient leur bronzage » : le refus fatal

Ce qui s’est passé ensuite, c’est le commissaire Marcos Alexandra Alfino, de la police de São Vicente, qui l’a raconté lors d’une conférence de presse le 25 octobre. Selon lui, certaines passagères ont refusé les gilets parce qu’elles prenaient des selfies. Mot pour mot : « Elles ont dit que les gilets de sauvetage gênaient leur bronzage. »

Le skipper, dont l’identité n’a pas été rendue publique, a confirmé aux enquêteurs avoir insisté. En vain. Puis une vague d’une violence inhabituelle a frappé l’embarcation de plein fouet. Le bateau a chaviré. En quelques secondes, tout le monde s’est retrouvé dans une mer déchaînée, sans repère, sans aide immédiate. Les courants violents n’ont laissé aucune chance à celles qui ne portaient rien.

Le corps de Beatriz a été retrouvé à la dérive au large des côtes. Celui d’Aline, une semaine plus tard, échoué sur une plage d’Itaquitanduva. Détail déchirant : Aline ne savait pas nager. Cette mère d’un enfant en bas âge avait posté, quelques heures avant le drame, des photos d’elle en bikini sur le bateau.

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Certains récits sont difficiles à entendre, et celui de Vanessa Audrey da Silva en fait partie. Cette rescapée a raconté aux médias locaux avoir eu le réflexe d’enfiler un gilet juste avant le chavirement. Accrochée à un rocher, blessée au pied, avalant de grandes quantités d’eau, elle a lutté contre les vagues pendant de longues minutes.

« Il y a eu un moment dans l’eau où personne ne pouvait voir personne. Les vagues étaient très fortes, nous avons failli mourir », a-t-elle confié. Une enquête a été ouverte par les autorités brésiliennes pour déterminer si ces décès relèvent de l’imprudence ou de la négligence — notamment du côté de l’organisateur qui a imposé la surcharge du bateau.

Le bilan est aussi simple que tragique : deux vies perdues, un gilet de sauvetage refusé, un bateau surchargé. Trois facteurs évitables. Trois erreurs qui, combinées, n’ont laissé aucune marge.

Un selfie, ça se refait. Une vie, non. La prochaine fois que vous monterez sur un bateau, enfilez ce fichu gilet — même s’il ne va pas avec votre maillot. Et si ce récit vous a marqué, faites-le lire à quelqu’un qui part bientôt en vacances au bord de l’eau.

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