Adriana Karembeu : son ex-mari sort du silence, ce qu’il dit de Marc Lavoine est violent
Sur le papier, c’est la promo rêvée. Un livre qui parle d’amour, un compagnon chanteur qui vient de lui dédier une chanson, une vie sentimentale enfin apaisée. Ce lundi 26 octobre 2026, Adriana Karembeu, 55 ans, se confie à Télé Star et tout semble doux comme une ballade.

Et puis arrive LA question. Celle qu’elle esquive depuis des mois et qui la poursuit de tribunal en tribunal, de Paris à Monaco en passant par le Maroc. Le père de sa fille, leur guerre, leur divorce qui n’en finit pas.
Elle aurait pu botter en touche, comme elle l’a souvent fait. Elle commence d’ailleurs par là. Mais quelques mots plus loin, l’ancienne top model lâche une phrase sèche, presque clinique, qui résume sept mois de déflagrations judiciaires en une poignée de syllabes.
Une phrase que son ex-mari ne va sans doute pas encadrer. Pour mesurer à quel point elle claque, il faut remonter le fil. Jusqu’à une Rolls-Royce, un palais marocain et un serment d’amour éternel. Accrochez-vous : l’histoire est bien plus sombre que les photos de mariage.
Le conte de fées avait commencé en Rolls-Royce
Tout commence à Marrakech, en 2011. C’est là, selon Purepeople, qu’Adriana croise la route d’un homme d’affaires d’origine arménienne, Aram Ohanian, qui se fait aussi appeler André. Lui possède un restaurant dans la ville ocre. Elle sort d’un premier mariage très médiatisé avec le footballeur Christian Karembeu, épousé en Corse en 1998 et quitté en 2011.
La même année, donc. Une page se tourne, une autre s’ouvre aussitôt. Trois ans plus tard, le 14 juin 2014, l’ex-égérie Wonderbra dit oui à la mairie de Monaco, où elle résidait depuis quatre ans. Et pas en carrosse : le couple débarque à bord d’une Rolls-Royce Phantom, d’après Purepeople.
La cérémonie civile se veut intime. Robe de soie blanche signée de la maison Céleste, comme elle l’avait détaillé à Gala à l’époque. Autour d’elle, sa sœur Natalia, avocate à Paris, et sa mère Zlatica. Mais un invité manque à l’appel, et pas n’importe lequel.

Son père, pourtant convié, n’est pas là. Un détail ? C’est même la clé de toute cette histoire, vous allez le comprendre. Ce jour-là, la mariée livre une confidence qui, relue aujourd’hui, a quelque chose de prémonitoire.
« J’ai toujours cherché la stabilité amoureuse pour pallier ce que je n’avais pas eu dans le regard de mon père. Quand on m’aime, je ne lâche rien, je suis comme un pitbull, j’essaye de faire en sorte que ça marche », déclarait-elle. Avant d’ajouter : « J’ai aimé follement mon ex-mari et c’est le cas aussi pour Aram ».
La fête, elle, n’a rien d’intime. Du 19 au 21 juin, la noce se déplace au Maroc : grande soirée au Jad Mahal, l’établissement du marié, puis festivités au Palais Rhoul. Robe de tulle brodée Zuhair Murad pour la mariée, danses complices devant les invités.
Un mariage de cinéma, avec un parfum de conte oriental. Qui aurait pu imaginer que ce même Maroc deviendrait, douze ans plus tard, le centre d’une bataille judiciaire ?
Douze ans d’amour… et un adieu tout en douceur

Le couple s’installe au Maroc. Les années passent, le désir d’enfant s’installe, les épreuves aussi. Selon Wikipédia, Adriana traverse une fausse couche en 2016. Puis le bonheur : une petite fille vient au monde, après plusieurs années d’essais infructueux, souligne Purepeople.
Quelques années durant, l’image est parfaite : photos de famille, galas de charité, sourires sur tapis rouge. Et puis, le 27 décembre 2022, en pleine trêve des confiseurs, la nouvelle tombe sur Instagram. Une photo en noir et blanc du couple, tout sourire, et une légende qui fait l’effet d’une bombe.

« C’est le cœur serré que j’écris ces quelques lignes. Douze années magnifiques passées ensemble… j’ai vibré à chaque instant », écrit-elle. Les mots sont tendres, presque amoureux. Rien, absolument rien, ne laisse deviner la tempête à venir.
Elle poursuit : « Pourtant, aujourd’hui, nous avons décidé ensemble de prendre des routes séparées… L’amour ne s’éteindra jamais ». Le mot « ensemble » est posé noir sur blanc. Une séparation à l’amiable, pour le bien de l’enfant, résume alors Purepeople.
Le 9 janvier 2023, nouveau signe : en story, une courte vidéo du sol marocain vu du ciel, sous un soleil éclatant. En légende, ces mots : « Bye bye Marrakech… ». Adriana quitte la ville où vit son ex-mari. Et où grandit leur fille.
Ce départ, sur le moment, ressemble à une nouvelle vie qui commence. Avec le recul, c’est surtout la ligne de fracture de tout ce qui va suivre. Selon Paris Match, l’homme d’affaires continue de vivre à Marrakech avec l’enfant, et Adriana prend l’habitude de faire régulièrement le voyage entre la France et le Maroc pour la retrouver.
Elle d’un côté, à Paris, lui de l’autre, à Marrakech. Et entre les deux, une enfant, des allers-retours en avion et une garde alors alternée. Retenez bien cette géographie, elle va peser lourd devant les juges.
Le coup de cœur secret qu’elle gardait depuis 27 ans
Car à Paris, une autre histoire attend Adriana. Une histoire qui, à l’en croire, couvait depuis des décennies. Le 5 mars 2026, invitée de Sonia Devillers dans Le Grand portrait sur France Inter, elle fait une révélation qui laisse tout le monde bouche bée.

Elle raconte avoir croisé pour la première fois le chemin de Marc Lavoine il y a exactement 27 ans, lors d’une émission télé organisée pour un événement caritatif. Lui était au sommet, elle jeune mariée à Christian Karembeu. Et dans sa tête, une évidence : « Je me suis dit : « Ce mec est pour moi » ».
Elle chasse aussitôt l’idée. « Mais je me suis dit ça vite fait et puis je me suis dit : « Non, faut arrêter ». Mais ça ne m’a jamais quitté en fait », confie-t-elle sur France Inter. Un amour platonique, rangé dans un tiroir pendant plus d’un quart de siècle.
Le tiroir s’ouvre quelques mois avant l’officialisation de leur couple. Lors d’une interview, elle fait une déclaration publique au chanteur. « Je ne pensais pas qu’il capterait ! Sauf que ça a tout enclenché ! », s’est-elle enthousiasmée.
Selon Purepeople, c’est lui qui prend ensuite contact avec elle. La timide qui voulait être invisible a osé, en public, devant les caméras. Et ça a marché.
Le 24 juin 2024, Paris Match annonce leur relation, que le couple officialise en septembre. L’interprète d’Elle a les yeux revolver, né en 1962, a déjà un long passé sentimental, trois mariages et quatre enfants. Elle, elle sort de douze ans avec le père de sa fille. Deux cœurs cabossés qui se trouvent enfin.
« Moi, je suis un package » : l’avertissement passé inaperçu
Lui ne cache rien de son bonheur. Dans Le Parisien, relayé par Purepeople en mai 2025, le chanteur qualifie sa compagne de « miracle » : « Je crois que j’ai trouvé avec Adriana la personne qu’il me fallait. […] Je n’ai jamais été aussi bien. » Elle lui renvoie la balle au micro de Lou Media : « Lui aussi, c’est un miracle ».

Mais dans la même interview, une phrase sonne déjà comme un avertissement. « Moi, je suis un package », prévient-elle. « C’est moi et ma fille, on prend ou on ne prend pas. Si jamais ce n’est pas accepté, c’est juste mort. »
Sa fille d’abord, toujours. Le reste suivra, ou pas. Une règle simple, posée publiquement, qui prendra tout son sens le jour où l’enfant deviendra l’enjeu d’une guerre.
Et quand on lui demande si le chanteur doit devenir une figure paternelle, elle freine des quatre fers. « Vous allez trop loin, c’est le début ! », lance-t-elle, selon Purepeople. À ce moment-là, personne n’imagine que la place de Marc Lavoine auprès de l’enfant deviendra, un peu plus d’un an plus tard, une affaire pour les juges.
Sur le papier, tout va bien. Ils s’affichent partout, complices, tactiles, glamour. Mais à Marrakech, quelqu’un regarde ces photos d’un autre œil. Et il va bientôt le faire savoir.
« Elle a choisi Paris » : l’ex-mari sort du silence
Septembre 2025. Après plusieurs années de silence, Aram Ohanian accorde soudain un long entretien à VSD. Son objectif affiché, selon Purepeople : « rétablir quelques vérités ».
Le ton se veut posé, presque conciliant. Le fond, lui, est explosif.

« Depuis trois ans, j’entends beaucoup de choses qui me fatiguent », lâche-t-il d’emblée. Avant de jurer : « Je ne suis pas l’homme qui fait la guerre à la maman de sa fille ».
Ce qu’il réclame ? « Juste un peu de reconnaissance ». Retenez cette phrase, elle va prendre un drôle de goût quelques mois plus tard.
Puis il raconte la rupture à sa façon : l’après-Covid, ses affaires à l’arrêt, la déprime. Une période de profonde remise en question, à l’en croire.
« Adriana voulait sortir, voyager, vivre. Elle en avait besoin, je la comprends, mais on n’était plus sur la même longueur d’onde. Elle a choisi Paris », explique-t-il. Lui, dit-il, a fait le choix de rester auprès de leur fille.
Et là, le coup part. « Bien sûr qu’Adriana aime sa fille mais à sa façon, nous n’avons pas la même approche. Elle est ici huit à dix jours par mois, pas plus », affirme l’homme d’affaires. Il assure que les enseignants et les parents d’élèves voient bien qui est présent au quotidien.
Pour Terrafemina, il dépeint carrément la mannequin en « mère absente ». Le ton se durcit d’un cran. Et il lâche une formule d’une froideur saisissante, lui qui jurait quelques lignes plus haut ne pas vouloir la guerre : « On ne peut pas inventer une maman quand elle n’est pas là. »
Le jour où il a rencontré Marc Lavoine

Dans ce même entretien, un passage intrigue particulièrement. Aram Ohanian raconte avoir été tenu à l’écart de l’anniversaire de sa fille. La fête s’est déroulée, selon lui, « à un kilomètre à peine de chez moi ». Et il donne la raison de son absence sans prendre de gants.
« Je n’ai pas été invité parce que Marc Lavoine était présent », affirme-t-il dans VSD. Le nom du chanteur entre officiellement dans le dossier. Pour l’instant, à la marge. Plus pour longtemps.
Curieusement, sur Lavoine lui-même, l’ex-mari se montre presque bienveillant. Il raconte qu’Adriana a tenu à les présenter.
« Je l’ai rencontré une heure à l’hôtel […]. C’est un très gentil garçon, très émotif », confie-t-il. Le chanteur lui aurait même offert deux livres dédicacés.
Une heure à l’hôtel, deux livres dédicacés, une rencontre civilisée entre l’ancien et le nouveau. Relue avec ce que l’on sait aujourd’hui, la scène a quelque chose de vertigineux. Parce que quelques mois plus tard, ce « très gentil garçon » sera visé par une plainte de ce même homme.
Mais avant d’en arriver là, il faut comprendre pourquoi cette bataille pour une enfant touche Adriana à un endroit si profond. Pourquoi elle ne lâchera rien. La réponse remonte à la Tchécoslovaquie des années 1970. Et à un homme qui, lui aussi, n’était pas là.
« Je ne t’aime pas » : la blessure qui explique tout


Née en 1971 à Brezno, Adriana a d’abord été confiée à ses grands-parents, ses parents étant alors étudiants. Elle ne revient vivre avec eux qu’à six ans. Et c’est là que commence ce qu’elle racontera, bien plus tard, à la télévision.
Le 27 novembre 2019, dans Ça ne sortira pas d’ici sur France 2, l’émission de son complice Michel Cymes, elle se souvient. « Je me souviens que mon père rentrait à 15h45 parce que je savais que ma vie s’arrêtait à cette heure-ci », raconte-t-elle. Alors elle faisait semblant d’étudier jusqu’au coucher. « Pour ne pas déranger, pour être invisible. »
Sur le même plateau, elle parle de maltraitance psychologique, de gifles « donc ça marque ». Elle qualifie son père de « pervers narcissique ». Et elle révèle un détail glaçant : il n’a jamais vu sa petite-fille. « Il l’a vue dans la presse », dit-elle.
En janvier 2024, lors de confidences au coin du feu au Canada, dans Notre vraie nature de Frédéric Lopez sur France 2, elle va encore plus loin. « Mon père m’a clairement dit : « Je ne t’aime pas. » J’avais 7 ans, qu’est-ce que je pouvais faire ? », lâche-t-elle avec émotion. Elle dit s’être sentie « invisible très longtemps ».
« Pourquoi devrais-je pardonner ? »
En mars 2026, face à Paris Match, elle met des mots encore plus crus sur cette enfance. « Un enfant ne peut pas se défendre. Et, le pire, c’est qu’à un moment, j’ai fini par croire que c’était normal », confie-t-elle. Elle raconte s’être dit, petite : « Je dois être tellement décevante et inutile ».
Lui pardonner ? Elle répond au magazine par une question : « Est-ce que lui, il m’a demandé pardon ? Non. Alors, pourquoi devrais-je le faire ? »

La réponse claque comme une porte. Une femme qui ne pardonne pas ce qu’on ne lui a pas demandé de pardonner : gardez ce trait de caractère en tête pour la suite.
Dans le même entretien, elle décrit, sans nommer quiconque, un mécanisme qui l’aurait poursuivie jusque dans sa vie amoureuse : guetter l’humeur de l’autre, se taire, chercher la faute chez soi. « C’est exactement la même chose que je faisais avec mon père quand j’étais petite. Et, petit à petit, on disparaît », dit-elle. Jusqu’au jour où elle a « dit stop ».
Et c’est précisément la naissance de sa fille qui a tout fait remonter. Dans Télé Star, elle confie que lorsqu’elle a accouché, « ce qui m’est venu c’est une haine contre mon père. D’une force inimaginable parce que j’ai ressenti un tel amour pour ma fille ».
Elle poursuit avec émotion, sur cette question jamais résolue : « mais comment a-t-il pu me trahir ? Une enfant qui n’avait que lui et sa mère pour l’aimer ? ». Devenir mère, dit-elle à Paris Match, « ça balaie tout ».
Une mère qui a grandi sans l’amour d’un père, bientôt accusée d’être absente pour sa propre fille. Vous sentez le choc qui se prépare ?
23 mars 2026 : le jour où tout explose
L’hiver 2026 commence pourtant sous les meilleurs auspices. Le 16 janvier, le couple s’affiche au Beauty Ball, au château de Bratislava, en Slovaquie, selon Paris Match. Celle qui a fait découvrir ses terres natales à Marc Lavoine, d’après Purepeople, revient au pays au bras de l’homme qu’elle aime.

Le timing est troublant. Le 5 mars 2026, Adriana sort Je t’aime parce que je t’aime et voilà tout chez Leduc, un livre qu’elle a dédié à sa fille, selon Purepeople. Nouvelle coupe ultra-courte, sourcils décolorés, parole libérée : elle se présente comme une femme qui n’a plus rien à cacher. Moins de trois semaines plus tard, c’est tout son monde qui explose.
Le 23 mars 2026, elle publie un communiqué sur Instagram. Et cette fois, plus de sourire de façade. Les premiers mots donnent le ton : « Depuis des années, je fais face à des pressions incessantes et à des tentatives répétées de déstabilisation de la part du père de ma fille ».
Elle écrit que leur enfant est devenue « l’instrument et l’objet de chantage et de négociations aussi absurdes qu’insupportables de la part de celui qui est encore mon mari ». Encore mon mari. Plus de trois ans après la rupture, le divorce n’est toujours pas prononcé. Et le pire reste à lire.
« J’ai fui la violence » : les mots qui glacent Instagram
Puis vient le passage qui glace. « J’ai même tu, parfois même à mes proches, les épreuves traversées : les blessures, les menaces, les accusations fausses et humiliantes, les violences verbales comme physiques », écrit-elle. Des accusations qu’Aram Ohanian dément.
Elle explique avoir longtemps choisi le silence. « J’espérais que le temps, l’éloignement, la raison finiraient par apaiser la situation », écrit-elle. Le temps a passé, l’éloignement a eu lieu. La situation, elle, ne s’est pas apaisée.
« Aujourd’hui, portée par le courage de celles qui ont parlé avant moi, je ne veux plus me taire. J’ai fui la violence, mais elle me rattrape, au moment même où je tente de me reconstruire », poursuit-elle. Elle évoque une garde « jusqu’ici alternée » qu’on chercherait à lui faire perdre.

Et elle conclut par une annonce : « Je fais donc aujourd’hui le choix de rompre le silence, de saisir la justice en laquelle je crois ». Le message est clair. La guerre froide est terminée. La guerre tout court commence.
Mais ce que le public ignore encore, ce lundi-là, c’est que l’ex-mari a déjà dégainé. Quatre jours plus tôt. Et le lendemain, la presse va tout révéler.
Un signalement, une tablette et un constat d’huissier
Le 24 mars, Paris Match relaie les informations du Parisien. Le 19 mars, Aram Ohanian aurait adressé un signalement au parquet de Paris contre la mère de sa fille. Les mots employés sont lourds : « corruption de mineur », « soustraction aux obligations parentales », « provocation à l’usage de stupéfiants ».
Au cœur du dossier : la tablette de l’enfant. Selon le père, elle serait restée synchronisée avec un téléphone de sa mère et aurait donné accès à des contenus à caractère sexuel. Il s’appuie sur un constat d’huissier réalisé en janvier, selon son avocate jointe par Paris Match. Un message qui serait venu de Marc Lavoine et évoquant de la drogue est également mis en avant par le plaignant.
Me Najwa El Haïté, l’avocate du père, assure à Paris Match que son client n’est « pas dans une démarche de vengeance ». Le parquet de Paris, lui, confirme à l’AFP avoir ouvert une enquête pour soustraction aux obligations parentales, confiée à un commissariat parisien.
La riposte d’Adriana est immédiate. Le 24 mars, son avocat Alain Toucas-Massillon publie un communiqué au vitriol. Selon lui, le mari a entrepris « de salir la mère de sa fille avec des moyens tirés du « fond du seau », pour obtenir la garde de leur enfant ».

Le texte parle de « propos ignobles » et assure qu’elle les « conteste formellement ». Il dénonce surtout des procédés qui « cherchent à instrumentaliser la justice pénale pour peser sur un jugement de divorce ». Le décor est planté. Chaque camp accuse l’autre de mettre l’enfant en danger.
Une parole contre une autre, une tablette au centre, un chanteur populaire désormais cité dans un dossier pénal. La presse s’emballe. Et les avocats, eux, n’ont pas encore dit leur dernier mot.
Quatre plaintes, trois pays, une intrusion

Le 5 mai 2026, Paris Match se procure un communiqué des avocates d’Adriana, Me Nathalie Tomasini, du barreau de Paris, et Me Maeva Zampori, du barreau de Monaco. Et c’est une contre-offensive en règle : quatre plaintes déposées contre Aram Ohanian. Marc Lavoine se joint à la riposte.
Le but affiché, selon ce communiqué : « réagir à la mise en cause médiatique dont leur cliente fait l’objet de la part de son époux ». Autrement dit, répondre coup pour coup. Et le calendrier donne le tournis.
Le 17 avril, première plainte en France, avec Lavoine, pour « recel de vol, détention d’arme et participation à une association de malfaiteurs ». Le 28 avril, deuxième plainte, au Maroc cette fois, pour « vol ». Deux jours plus tard, retour en France.
Cette troisième plainte vise des faits de « corruption de mineur et soustraction aux obligations parentales ». Les mêmes mots que ceux du signalement paternel, retournés à l’envoyeur. Enfin, le 4 mai à Monaco, une quatrième pour « atteinte aux traitements automatisés de données, diffusion de données informatiques et atteinte à la vie privée ».

Pourquoi une plainte pour détention d’arme ? Selon le site People au quotidien, un intrus aurait été découvert le 16 avril au domicile de Marc Lavoine, porteur d’une arme et d’un appareil équipé de caméras. Toujours selon ce média, l’épisode ferait suite au vol de clés de l’ex-mannequin dans un hôtel marocain. Le suspect aurait été relâché après ses auditions.
Le même site rapporte qu’Adriana affirmerait que son ex-conjoint lui aurait cassé une côte, en 2021 ou 2022, et qu’une plainte pour violences aurait été déposée à Monaco. Des accusations qu’Aram Ohanian dément. Présomption d’innocence oblige, à ce stade, rien n’est jugé.
Pendant ce temps, une audience devant le juge aux affaires familiales de Monaco est annoncée pour le 6 mai, selon People au quotidien. Au programme : le divorce et le sort de l’enfant. Le compte à rebours est lancé.
Fin juin, le parquet tranche… et l’ex frappe encore
Le 23 juin 2026, premier coup de théâtre. Le parquet de Paris classe sans suite l’enquête visant Adriana pour soustraction aux obligations parentales, selon Purepeople. Le signalement, déposé en mars puis complété en mai, ne débouche sur rien.
Ses avocates exultent. D’après elles, « aucun élément de preuve ne permettait de caractériser l’ensemble des accusations formulées » contre leur cliente. Elles rappellent au passage, via l’AFP, que la dénonciation calomnieuse et la diffamation sont punies par la loi.
Elles ajoutent un élément qui répond frontalement à l’interview de VSD. Dans la procédure de divorce, Adriana aurait déjà produit des éléments établissant qu’elle a consacré davantage de temps à leur fille que son époux. La « mère absente » ? Ses conseils affirment pouvoir prouver l’inverse.

Fin de l’histoire ? Pas du tout. Le vendredi 3 juillet, selon Starmag, l’avocate d’Aram Ohanian annonce à l’AFP le dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile.
Et cette fois, elle vise Adriana Karembeu… et Marc Lavoine. Le « très gentil garçon » des deux livres dédicacés est désormais dans le viseur.
Selon l’AFP, la plainte porte notamment sur un « manquement aux obligations légales compromettant la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation d’un enfant mineur », la « corruption de mineur » et des « infractions à la législation sur les stupéfiants ». D’après Libération, relayé par Starmag, le père demande aussi la garde exclusive.
Son avocate assure qu’il souhaite que « toute la lumière soit faite ». Elle affirme que l’enfant réside habituellement à Marrakech avec lui, où elle est scolarisée. En face, les avocates d’Adriana dénoncent un « acharnement judiciaire » et annoncent une plainte pour « dénonciation calomnieuse ». Les deux camps sont à couteaux tirés.
Sourire aux flashs, pendant que la tempête gronde
L’ironie du calendrier est cruelle. Au moment où la plainte tombe, Adriana et Marc Lavoine sont à Tahiti, membres du jury de l’élection de Miss Tahiti 2026. Leur première collaboration professionnelle depuis l’officialisation de leur histoire, souligne Purepeople.
Quelques semaines plus tôt, le 16 juin, ils avaient illuminé le tapis rouge de la clôture du 65e Festival de télévision de Monte-Carlo. Bras dessus bras dessous, dans la principauté même où se joue la bataille pour la garde. Monaco, toujours Monaco.

Le 7 juillet, nouvelle image forte. À Paris, en pleine Fashion Week, Adriana assiste au défilé Yanina Couture, dans le 8e arrondissement. Et elle n’est pas seule : sa fille l’accompagne. Mère et fille ressortent main dans la main, selon les images relayées par Paris Match.
Le magazine la décrit sourire aux lèvres, installée au premier rang, à côté de Marylin Fitoussi, la costumière de la série Emily in Paris. Autour d’elles, plusieurs Miss, dont Angélique Angarni-Filopon, Miss France 2025. Le genre de soirée où l’on vient pour être vue. Et elle a choisi d’y être vue avec sa fille.
Le symbole est limpide, quelques jours après une plainte qui met en cause son rôle de mère. Pas un mot, pas une déclaration, juste une photo. Son avocate, elle, se charge des mots.
« Sa fille est sa priorité. Elle l’a attendue pendant des années, c’est son petit miracle », confie Me Tomasini à Paris Match. Elle rappelle les craintes de sa cliente à l’idée de devenir mère, à cause de son passé avec son père. Et lâche : « Elle est désespérée de voir que ses pires craintes aujourd’hui sont concrétisées. »
Ses pires craintes. Tout est dit sur ce que cette bataille réveille chez elle. Mais la vraie réponse, elle, viendra d’un tribunal. Et elle tombe un mercredi de rentrée.
2 septembre : la justice monégasque rend sa décision
Mercredi 2 septembre 2026, le tribunal de première instance de Monaco rend sa décision sur la garde. Le jour même, Adriana publie un communiqué officiel. Et le premier mot qui saute aux yeux, c’est celui-ci : justice.

« Le Tribunal de Première Instance de la Principauté de Monaco vient de rendre une décision qui me rend justice », écrit-elle. Selon son communiqué, son rôle auprès de sa fille a été reconnu en lui accordant sa garde « la moitié du temps ». Et ce, dit-elle, malgré « toutes les vaines tentatives d’intimidation, de déstabilisation et de mensonges ».
Elle affirme avoir pu prouver au juge que sa fille est sa « priorité absolue ». Et elle enfonce le clou : « Cette décision confirme qu’aux yeux de la justice, ma place auprès d’elle est pleine et entière ». La mère « absente » de VSD a désormais un jugement à brandir.
Pourtant, son texte se termine sur une note étonnamment apaisée. Elle souhaite à l’enfant « la sérénité, la stabilité et, quelles que soient mes relations avec son père, l’amour inconditionnel de ses deux parents ». Puis elle ferme la porte : « Je ne ferai aucun autre commentaire et demande que la vie privée de ma fille soit respectée ».
Aucun autre commentaire. La porte semble verrouillée. Jusqu’à ce 26 octobre où, face aux journalistes de Télé Star, la question revient. Et cette fois, la réponse ne va pas ressembler à un communiqué d’avocat.
Une phrase, et tout est dit

Le cadre n’a rien d’un prétoire. Adriana est venue parler de son livre, de l’amour qui apaise, de la paix enfin trouvée. L’ambiance est à la confidence. Mais impossible d’échapper au sujet qui la poursuit depuis le printemps, et les journalistes de Télé Star le savent.
Car la décision du 2 septembre cache une nuance que son communiqué, centré sur la « moitié du temps », ne détaillait pas. Une nuance qui change la lecture de toute l’affaire, et qui explique peut-être pourquoi la question méritait d’être reposée.

D’abord, un détail que les gros titres avaient éclipsé. Selon les éléments relayés par la presse sur cette décision, si la garde est partagée, la justice monégasque a fixé la résidence principale de l’enfant chez son père, à Marrakech. La petite poursuit sa scolarité dans son cadre habituel, et sa mère bénéficie d’un droit de visite et d’hébergement régulier.
Contrairement aux rumeurs, Adriana conserve donc pleinement ses droits parentaux. Mais le quotidien, lui, reste au Maroc, chez l’homme qu’elle accuse. Interrogée par Télé Star lors de la promotion de son livre, elle commence par la prudence : « Tant que le divorce n’est pas prononcé, je préfère ne pas m’exprimer là-dessus ».
Et puis, sans transition, elle tranche. Pas d’avocat, pas de communiqué, pas de « je ne ferai aucun commentaire ». Juste une phrase, au micro de Télé Star, sur celui avec qui elle avait vécu douze ans et qui se disait quelques mois plus tôt fatigué d’entendre « beaucoup de choses ».
« C’est l’histoire d’un monsieur qui ne se remet pas d’une rupture. » Voilà. Toute la saga résumée en une seule phrase.
Les plaintes, les contre-plaintes, la tablette, l’huissier, les procédures ouvertes dans trois pays : pour elle, tout cela ne serait que le symptôme d’un homme qui n’a pas digéré la séparation. Lui, quelques mois plus tôt, affirmait vouloir simplement « un peu de reconnaissance ». Deux versions, deux mondes.
« Ma fille est un bulldozer »
Sur le reste, Adriana préfère parler de sa fille, et le portrait qu’elle en dresse dans Télé Star est saisissant. « Ma fille est un bulldozer. Elle est vivante ! Quand elle dit quelque chose, elle ne me regarde pas en cherchant mon accord », raconte-t-elle avec fierté.
Le contraste avec sa propre enfance saute aux yeux. La petite fille qui faisait semblant de travailler à son bureau dès 15h45 pour rester invisible a mis au monde une enfant qui n’attend la permission de personne. Une revanche sur l’histoire, d’une certaine façon.
Elle le formule elle-même, mieux que quiconque : « A 55 ans, j’ai enfin cette confiance en moi. Petite, on m’avait éteinte, j’étais trop consciente du mal, de la douleur, de la peur ». Puis cette dernière phrase sur sa fille, qui possède selon elle « l’inconscience qu’on m’avait volée ».
Une chanson, un album… et un divorce toujours en suspens
Dans ce même entretien, il y a aussi de la lumière. Marc Lavoine lui a dédié une chanson sur son nouvel album, Chères amies, chers amis, attendu le 6 novembre. « Il l’a fait dans son dernier album. Il y a une chanson pour moi, je vous laisse deviner laquelle ! », s’amuse-t-elle, selon Paris Match.
Un clin d’œil en réponse à son propre livre, paru en mars. Le dernier chapitre, le plus long, s’intitule « L’amour retrouvé, l’amour qui apaise ». Elle n’y nomme jamais l’homme qu’elle aime. Tout le monde a compris.
Le 9 octobre déjà, au gala de la Fondation Children of Africa à Abidjan, le chanteur avait interprété Elle a les yeux revolver sous les yeux de sa compagne, qui semblait très émue selon les images relayées par Paris Match. Deux ans et demi après le début de leur histoire, la flamme ne faiblit pas.
Mais la bataille, elle, n’est pas finie. Le divorce n’est toujours pas prononcé, et les procédures engagées entre les deux anciens époux se poursuivent, souligne Purepeople. Plaintes croisées, plainte pour dénonciation calomnieuse annoncée : le feuilleton judiciaire est loin d’être bouclé. Chacun reste présumé innocent des faits que l’autre lui reproche.
Au milieu, une enfant qui grandit à Marrakech et retrouve régulièrement sa mère, entre deux parents dont la guerre s’étale dans la presse depuis des mois. Une question demeure : ce « monsieur qui ne se remet pas d’une rupture » va-t-il répondre à son tour ? Vu les sept derniers mois, il serait étonnant que la phrase reste sans écho. Le prochain épisode se jouera, sans doute, une fois encore devant les juges.