Alexandra Rosenfeld se confie sur Hugo Clément et la règle qu’il n’aurait jamais dû franchir
Mardi 20 octobre 2026. Un podcast de mamans, un micro, et une ancienne Miss France qui décide de ne plus rien enjoliver. Alexandra Rosenfeld était l’invitée du trentième épisode de Salut les daronnes, animé par Marie Treille Stefani et Sarah Kaddour. Le titre de l’épisode avait tout d’une confession : Rie, prie, aime.

On attendait de la douceur et des anecdotes de maman. Elle a parlé de sa maladie, de sa foi et de son couple avec Hugo Clément. Puis, au détour d’une phrase, elle a évoqué une règle qu’elle s’était fixée avant même le début de leur histoire. Une règle qui ne se négociait pas.
Plus de huit ans qu’ils sont ensemble. Deux filles, une vie au Pays basque, un quotidien qu’on imagine sans nuage. Pourtant, à l’entendre, ce couple n’aurait jamais dû exister. Et si le journaliste n’avait pas passé un test bien précis, il n’aurait tout simplement jamais eu sa place.
Vous pensez connaître l’histoire de la reine de beauté et du journaliste écolo ? Attendez. Pour comprendre cette condition, il faut remonter loin : une couronne, un rugbyman, un chef star, un nez cassé, une douleur invisible. Et cette phrase lâchée au micro, qui en dit long : « Ils sont tous tarés dans ce milieu. Ce sont des fous qui aiment le pouvoir. »
« Pas plus jeune, pas de la télé, pas d’enfants » : l’homme qu’elle s’était juré d’éviter
Cette sortie sur les « tarés », elle la lâche pour expliquer pourquoi elle ne voulait plus entendre parler d’un homme des médias. Elle avait déjà connu plusieurs compagnons très exposés et n’avait aucune envie de recommencer, rapporte Closer. Ce milieu, elle le connaissait par cœur. Elle savait aussi ce qu’il pouvait coûter.
Télé-Loisirs, qui a relayé le même entretien, résume sa liste noire de l’époque en trois interdits : « Pas plus jeune, pas de la télé, et pas d’enfants ». Trois critères simples, trois filtres censés la protéger. Retenez-les bien. Ils vont tous voler en éclats.

Regardez maintenant l’homme qui a fini par entrer dans sa vie. Hugo Clément est né le 7 octobre 1989 à Strasbourg. Elle est née le 23 novembre 1986 à Béziers. Il a donc trois ans de moins qu’elle. Premier critère : pulvérisé.
« Pas de la télé » ? Le garçon a fait ses armes à France 2, puis dans l’équipe de Yann Barthès au Petit Journal et à Quotidien, avant de filer chez Konbini fin 2017. Difficile de trouver plus « télé » que ce reporter qui enchaînait les duplex en direct, parfois sous les huées. Deuxième critère : explosé.
Reste le troisième. « À la base, je ne voulais plus le cadre familial dans lequel je suis aujourd’hui », a-t-elle confié dans le podcast. Or ce cadre, aujourd’hui, c’est une famille avec deux filles, dont une née de son histoire avec lui. Troisième critère : envolé.
Sur le papier, tout les séparait. Il cochait chaque mauvaise case de la liste. Alors comment a-t-il franchi le barrage ? Pour le comprendre, il faut d’abord savoir d’où venait cette méfiance. Et pour ça, retour à une soirée de décembre 2005.
Une couronne à 19 ans… et un secret caché sous le sourire
Décembre 2005, en direct sur TF1. Face à 44 candidates, Miss Languedoc est élue Miss France 2006, à 19 ans, sous la présentation de Jean-Pierre Foucault. Le jury est présidé par Læticia Hallyday, et Johnny Hallyday lui-même fait partie des juges. On a connu des entrées dans la lumière plus discrètes.

Et la machine s’emballe. Le 27 octobre 2006, à Kiev, elle décroche aussi le titre de Miss Europe. Pendant son règne, elle sillonne la métropole et l’outre-mer, découvre la Suisse, Monaco, la Tanzanie, les États-Unis et l’Ukraine. Sur les photos, une jeune femme radieuse. Mais les photos ne disent pas tout.
Car derrière ce sourire se cachait une douleur que personne ne soupçonnait. Depuis ses « 7 ou 8 ans », elle souffre de la maladie de Behçet, une affection auto-immune qui enflamme les vaisseaux sanguins, détaille blue News. Chez elle, la maladie se manifeste par des crises « qui viennent et qui partent ». Elles ne se sont jamais arrêtées.
Selon le même média, son année de Miss France a été marquée par des douleurs et une fatigue chronique. Des souffrances qu’elle a gardées pour elle. Pendant que la France découvrait sa nouvelle reine, elle serrait les dents. Personne n’en a rien su à l’époque.
Ce détail change le regard qu’on porte sur elle. La jeune femme couronnée n’était pas seulement la fille la plus photographiée du pays. Elle était déjà une battante, qui avançait malgré un corps imprévisible. Cette habitude de tenir bon coûte que coûte va peser lourd dans la suite.
Le 9 décembre 2006, au Futuroscope, elle transmet sa couronne à Rachel Legrain-Trapani. La page Miss se tourne. Une autre s’ouvre, côté cœur, avec un colosse du rugby. Et c’est là que l’histoire commence vraiment.
Le rugbyman, la mairie de Saint-Thibéry et une maman qui se retrouve seule


Il s’appelle Sergio Parisse. Né le 12 septembre 1983 à La Plata, en Argentine, ce troisième ligne a porté le maillot du Stade français de 2005 à 2019, avec 265 matchs sous les couleurs parisiennes selon son club. Il joue aussi pour l’équipe d’Italie. Un physique de calendrier, et ce n’est pas une image.
En octobre 2007, elle pose pour un calendrier caritatif au profit de l’association ELA, devant l’objectif de Peter Lindbergh. Le même photographe signera le calendrier des Dieux du stade 2009, où pose pour la quatrième fois… Sergio Parisse, déjà son compagnon. Jolie coïncidence pour un couple qui fait alors rêver.
Le 5 juillet 2010, ils se disent oui à la mairie de Saint-Thibéry, dans l’Hérault. Parmi les invités, une brochette de couronnes : Sylvie Tellier, Rachel Legrain-Trapani, Valérie Bègue, Malika Ménard. La même année, une petite fille vient agrandir le foyer. Le conte de fées a tout pour durer.
Sauf que le rugbyman est souvent loin. En 2020, dans le podcast Bliss Stories, elle racontait que ces absences ne la gênaient pas, elle qui, fille unique, a besoin de moments seule. Mais elle ajoutait : « Je m’étais quand même beaucoup habituée à être seule avec elle. Et ça faisait presque sept ans que nous étions ensemble. C’était ma première longue relation. »
Puis vient le constat, sans fard : « On s’était rencontré tous les deux, on était deux bébés, on a grandi ensemble et puis on a grandi différemment. On ne s’aimait plus. » Le couple divorce en 2013. Elle voit alors s’envoler son rêve de famille nombreuse, tout en assurant : « Mais j’étais tellement complète, il n’y avait aucun vide en moi. »
Dans le podcast de 2026, elle met des mots sur cette période. « Même si elle voit son papa pendant les vacances, je l’ai élevée seule », a-t-elle confié. Une mère et sa fille, en duo serré. Gardez cette image en tête : elle est la clé de tout ce qui suit.

Le gagnant de Top Chef et l’histoire qui allait virer au cauchemar
Le 16 mai 2013, elle officialise sa relation avec Jean Imbert, sacré l’année précédente lors de la troisième saison de Top Chef sur M6. L’ex-Miss et le chef star : sur le papier, un couple glamour. Les magazines adorent. Et M6 aussi.
D’octobre 2013 au printemps 2014, les deux amoureux animent ensemble « Recettes de fous » dans le magazine 100 % Mag, sur M6. Le principe, selon Puremédias : le chef doit composer un plat avec trois ingrédients qui, a priori, ne vont pas ensemble. Couple à l’écran, couple à la ville. La réalité, elle la racontera dix ans plus tard.
En juillet 2014, c’est la séparation. Lui poursuit une ascension fulgurante : en 2021, il succède à Alain Ducasse aux cuisines du Plaza Athénée, dont la table est étoilée en 2022, puis prend les rênes des cuisines de l’hôtel Martinez à Cannes en 2023. Elle, elle se tait.
Ce silence, elle l’expliquera bien plus tard sur Instagram : « Je suis restée parce que je l’aimais. » Et sur la rupture : « J’ai réussi à partir quand il s’est tourné vers une autre. Je ne servais plus à rien, il m’a enfin laissée partir. » Des mots relayés par La DH, qui glacent avec le recul.
Closer parle pudiquement de « relations compliquées ». L’expression est faible. Ce que l’ancienne Miss va finir par décrire, sur Instagram, sur un plateau télé puis devant les députés, est d’une tout autre nature. Jean Imbert, lui, conteste sa version.

Tout tournerait autour d’une journée précise. Une loge de tournage, quelques minutes avant de passer devant la caméra. Un jour d’octobre 2013 qu’elle n’a raconté en détail que plus de douze ans plus tard.
Une loge, un mail sur la garde de sa fille : le récit qui glace
Le 26 mars 2026, France 2 diffuse un numéro de Complément d’enquête, présenté par Tristan Waleckx, consacré aux nouvelles stars de la cuisine. Face caméra, l’ancienne Miss revient sur une scène qui se serait déroulée le 13 octobre 2013, selon So Busy Girls, en marge du tournage de « Recettes de fous ». Ce jour-là, dans les loges, elle reçoit un mail de son ex-mari à propos de la garde de leur fille.
Et c’est ce mail qui, selon elle, met le feu aux poudres. « Et, si je dois avoir un contact concernant la garde de ma fille, je suis une pute. Je fais la pute parce que je parle à mon ex-mari », raconte-t-elle à France 2, citée par Puremédias. D’après elle, il le prend comme une humiliation, d’autant qu’il y a du monde autour.
Arrêtez-vous une seconde sur ce détail. Déjà à l’époque, selon son récit, c’est autour de sa fille que tout se crispe. Une simple histoire d’organisation familiale aurait suffi à déclencher la colère. On comprend mieux, avec le recul, pourquoi cette enfant deviendra le centre absolu de ses choix amoureux.
La suite, elle la décrit sans trembler : « Je suis de dos, je continue d’écrire ce mail. Il est derrière moi, il crie, il m’insulte de tous les noms. Et, je me retourne, il essaie d’attraper le téléphone. » Elle met ses bras en arrière pour protéger l’appareil.

« Et là, il m’attrape les bras. Et droit, net, il me met un coup de tête », poursuit-elle. Elle se rend compte que son nez saigne : « Je commence à crier, je suis horrifiée. » Une radio passée le lendemain fait état, selon Puremédias, d’une fracture du nez.
Jean Imbert conteste cette version. Selon lui, la scène est intervenue alors qu’il subissait lui-même des violences de sa compagne, qu’il était « empoigné » et cherchait à s’en dégager. Il décrit leur relation comme « insoutenable, marquée par les insultes et les crises ». Il est présumé innocent.
« Toi, ton job aujourd’hui, c’est de camoufler »
Le plus troublant, c’est ce qui se serait passé ensuite. Interrogée par Complément d’enquête, la maquilleuse de l’émission affirme que l’équipe lui aurait dit : « Toi, ton job aujourd’hui c’est de camoufler au maximum, que rien ne se voit à l’écran ». Le tournage continue. Comme si de rien n’était.
Ce témoin se souvient encore de la scène : « Elle avait des larmes aux yeux et du coup je me suis dit, ‘mais pourquoi est-ce qu’on n’arrête pas le tournage ?’ » Selon elle, on aurait aussi demandé aux équipes de taire l’épisode. Une affirmation que conteste l’un des producteurs du programme, Rudy Taieb.
Contacté par le magazine de France 2, il assure : « Jamais on n’aurait continué ce tournage si Alexandra n’avait eu qu’un peu mal à la tête. » D’après lui, on lui a demandé si elle voulait reprendre et elle a accepté. A-t-il demandé le silence ? « Jamais de la vie. Je n’étais même pas là », répond-il.

Pour elle, c’est pourtant cette journée-là qui l’a « traumatisée » « plus que le coup en lui-même ». « Qu’on me maquille et puis on me fait faire l’émission comme si ça n’avait jamais existé », souffle-t-elle. Et elle conclut par une phrase qui fait mal : « Je me suis dit : ‘tu n’es pas importante à leurs yeux, que ce soit toi ou une autre, c’est la même chose. Humainement, tu n’es pas importante’ ».
« Je ne suis pas Éléonore » : le jour où elle a retiré le masque

Mais avant ce documentaire, il y a eu des années de silence. Puis, en avril 2025, Elle publie le témoignage de quatre ex-compagnes de Jean Imbert qui l’accusent de violences physiques et psychologiques. L’une d’elles parle sous le prénom d’emprunt d’Éléonore et raconte un nez cassé. Le chef, lui, a nié les accusations, selon l’AFP.
Le 19 août 2025, coup de théâtre sur Instagram. L’ancienne Miss publie le compte rendu d’une radiographie, avec ces mots en ouverture : « Fracture des os propres du nez ». Puis le texte : « Il y a plus de dix ans, j’étais avec quelqu’un. Il m’a mis un coup de tête, une fois. » Sa conclusion, citée par Starmag : « Je ne suis pas Éléonore, je suis Alexandra. Et maintenant, je parle ».
Le reste du message est tout aussi saisissant. « Il y a eu les mépris, les rabaissements, les silences, les mots parfaitement placés pour me faire douter de moi, de ma valeur. C’est ce que l’on appelle l’emprise. Je ne savais même pas que ça s’appelait comme ça. » Elle conteste aussi la défense de son ex : « Ce qu’il a répondu est faux. Et les personnes présentes ce jour-là le savent ».
Elle y raconte encore qu’avant la parution de l’enquête, il aurait contacté plusieurs de ses ex « sous prétexte de prendre de leurs nouvelles ». Elle avait d’abord cru à un geste de paix. Puis elle a compris, écrit-elle : « ce n’était pas de la sympathie qu’il voulait, c’était du silence ».

À ses côtés, un homme réagit aussitôt. Hugo Clément partage le message de sa compagne en story, puis publie une vidéo d’elle à un concert avec une légende de deux mots : « Le courage », rapporte Starmag. Quelques jours plus tard, l’ex-compagne Lila Salet dépose plainte, en expliquant à l’AFP que c’est ce témoignage qui l’a décidée.
Sur le plateau de Quotidien, chez l’ancien patron de son compagnon
Le 3 septembre 2025, elle s’installe face à Yann Barthès, sur le plateau de Quotidien, sur TMC. Le clin d’œil du destin est savoureux : c’est l’émission où Hugo Clément a fait ses armes de reporter. Ce soir-là, pourtant, personne ne rit.
Elle raconte avoir d’abord hésité à parler à Elle, par peur, selon L’essentiel. Savoir que trois autres femmes avaient témoigné l’a poussée à le faire. « On a toutes été traumatisées. Pour moi, le fait d’en parler dix ans après m’a fait revivre des choses, mais je me suis dit que même si je prends des coups, je sais que notre cause est noble », confie-t-elle.
Mettre des mots reste difficile : « C’est très compliqué à expliquer. J’ai du mal encore à mettre des mots. » Elle décrit pourtant un quotidien de rabaissements, cité par Starmag : « Tout ce qui venait de moi était nul… Si j’étais habillée en sport, j’étais une cassos, si je me faisais jolie j’étais une pute. » Selon L’essentiel, elle affirme aussi qu’il se moquait de ses parents fonctionnaires.
Partir ? Elle dit avoir essayé, encore et encore. « Je l’ai quitté des dizaines de fois, mais il faisait peur », rapporte L’essentiel. Et selon Starmag : « Quand tu le quittais, il se cachait dans ton parking ou devant chez toi. Il appelait ma mère en pleurant. J’ai pu partir réellement que quand c’est lui qui l’a décidé. »

Face aux messages de 2014 qu’elle lui aurait envoyés, mis en avant par le camp adverse, elle dénonce une manipulation : « Ce sont des messages de 2014, sortis de leur contexte, d’une femme qui est violentée depuis plus d’un an, en colère, en détresse émotionnelle… » Pour elle, c’est une manière de « noyer le poisson ».
Le lendemain, Hugo Clément relaie un message sur ses réseaux : « Si vous vous reconnaissez dans le courageux témoignage d’Alexandra : vous n’êtes pas dans une relation saine. Parlez-en à vos proches. Faites-vous aider. » De son côté, Jean Imbert s’est mis en « retrait » de ses établissements après l’ouverture d’une enquête judiciaire, selon L’essentiel. Il clame son innocence et dit avoir confiance en la justice.
Ce soir-là, elle lâche aussi la phrase qui résume tout : « Mais le plus fou, c’est que ce qui m’a le plus abîmée, c’était ce qui ne se voit pas. » Puis : « La violence psychologique, cela fait des dégâts horribles. Et on peut ne pas être cru parce que rien n’est vu ». Le combat ne fait que commencer.
Devant les députés, puis devant la justice
Le 26 novembre 2025, l’ancienne Miss se retrouve dans un décor inattendu : l’Assemblée nationale. La Délégation aux droits des femmes organise une table ronde pour dresser le bilan des avancées depuis le Grenelle des violences conjugales, six ans plus tôt. Elle y est invitée à témoigner.
Face aux élus, elle choisit ses mots avec précision, rapporte Elle : « Pendant un an et quatre mois, j’ai vécu une relation au sein de laquelle se sont installés certains comportements que je qualifie aujourd’hui comme relevant du contrôle coercitif. » Un vocabulaire juridique, posé, presque clinique.

Puis viennent les souvenirs, cités par La Libre : « J’ai d’abord ressenti un amour très fort, dévorant […] puis un isolement progressif de mon entourage ». Et cette phrase, qui fait taire la salle : « Il tapait dans les murs et il m’a même fracturé le nez en me mettant un coup de tête. »
Elle n’oublie pas l’ironie. Toujours selon La Libre, elle ajoute à propos de son ex : « Il n’a pas nié, il s’est justifié avec l’argument de l’accident, car comme on le sait tous, on peut casser le nez d’une femme par inadvertance ». Le ton est donné. Elle ne compte plus se taire.
En février 2026, elle franchit une nouvelle étape : elle porte plainte pour violences, comme le révèle Complément d’enquête. Selon Puremédias, c’est la troisième plainte visant le chef. Jean Imbert, qui conteste sa version des faits, reste présumé innocent.
Voilà le bagage. Un divorce, une relation qu’elle qualifie d’emprise, un nez fracturé, une décennie de silence. On comprend mieux le « tous tarés dans ce milieu ». Mais bien avant de témoigner, un autre homme était déjà entré dans sa vie. Retour au printemps 2018, sur une forteresse plantée en pleine mer.
Fort Boyard, printemps 2018 : « le seul que je ne connaissais pas »

Le fort, elle le connaît par cœur. Elle a participé sept fois à Fort Boyard : en 2006, 2008, 2011, 2014, 2015, 2018 et 2020. Selon Purepeople, le tournage de 2018 a lieu en mai. Dans son équipe : Valérie Damidot, Artus, Cartman, Ariane Brodier… et un jeune journaliste.

Ce journaliste, c’est Hugo Clément. « Dans l’équipe, c’était le seul que je ne connaissais pas », racontait-elle à Purepeople en 2019. C’est Valérie Damidot qui joue les entremetteuses sans le savoir : « Elle me disait : ‘Tu vas voir, il est super sympa’. Bon, et puis finalement, je l’ai trouvé plus que sympa ».
L’émission est diffusée le 21 juillet 2018 sur France 2. Selon Stars Actu, l’équipe joue pour ImaG’in, une association qui favorise l’accès à l’éducation dans le monde. Hugo Clément enchaîne le Surf et le Ski. Elle grimpe dans une cabine téléphonique catapultée à 25 mètres de haut pour résoudre une énigme, et rapporte la clé.
À l’écran, l’équipe décroche les neuf clés et repart avec 12 416 euros, toujours selon Stars Actu. Les téléspectateurs voient une bande de copains qui s’amusent. Ce que personne ne devine, c’est l’histoire qui est en train de naître entre deux de ces candidats.
Closer le confirme : c’est grâce à une amie commune, qui lui vantait la gentillesse du journaliste, qu’ils ont vraiment appris à se connaître. Problème : à l’époque, elle n’est pas libre. Et elle ne voit absolument pas venir la suite.
« Il m’a dit qu’il m’avait un peu draguée, mais je n’avais pas capté », racontait-elle dans Bliss Stories. Pire, elle lui parlait de son couple : « Je lui disais que c’était génial, que j’avais un copain en Angleterre que je ne voyais quasiment jamais. » Elle se souvient de sa réaction : « Et lui se décomposait parce qu’il terminait une relation qui se passait un peu mal. »
Sa conclusion de l’époque tient en un mot : « Tout était simple avec lui, donc je m’étais dit que j’aimerais vraiment le garder en tant que pote ». Pote. Le mot qui achève tout espoir. Sauf que le « pote » n’avait pas dit son dernier mot.

« C’était moi qui freinais » : des mois sur le banc de touche
Après avoir passé du temps avec lui, elle finit par rompre avec son compagnon de l’époque, rapporte Purepeople. Mais elle ne se jette pas dans ses bras pour autant. « Au départ, c’est plus moi qui freinais. Ça a duré quelques mois, on était juste amis. Je voulais être sûre que c’était le bon. »
Après ce qu’elle vient de traverser, cette prudence n’a rien d’un caprice. Un divorce, puis une relation qu’elle décrira comme de l’emprise : elle n’a plus droit à l’erreur. Surtout, elle n’est pas seule à la maison. Chaque homme qui entre dans sa vie entre aussi dans celle de sa fille.
« Être sûre que c’était le bon. » La formule sonne comme un examen. Mais lequel ? La célébrité, il l’avait. La télé, il en venait. L’âge, il était plus jeune. Aucun de ses trois interdits ne jouait en sa faveur. Il fallait donc autre chose.
Côté public, le couple finit par s’afficher. Les photographes de Bestimage les immortalisent le 30 octobre 2018 à la première du spectacle Totem du Cirque du Soleil, au parc de Bagatelle, une sortie présentée comme leur première officielle. Selon Purepeople, ils se seraient même pacsés dès janvier 2019.
Des années plus tard, dans 50 Mn Inside sur TF1, Hugo Clément s’amusera à réécrire l’histoire : « Elle est tout de suite tombée folle amoureuse de moi », plaisante-t-il. Elle lui répond, plus tendre : « Ça a tout de suite matché ». Deux versions du coup de foudre. La vérité est un peu plus rocambolesque.

L’avion raté, les aires d’autoroute et un dîner sous surveillance
Pendant leur période « amis », il l’emmène dans sa maison de campagne du Sud, à une heure de chez elle. Ils s’amusent bien. Ensuite, elle doit le ramener à l’aéroport. Et c’est là que le journaliste sort son arme secrète.
« Il avait envie d’aller uriner à toutes les aires d’autoroute », racontait-elle dans Bliss Stories. « Donc je me suis dit qu’il allait rater l’avion… Et il l’a raté ». Le plan drague le moins glamour de l’histoire du showbiz. Et pourtant, redoutablement efficace.
Car la suite est un modèle de stratagème. Il lui explique que des cousins vont occuper sa maison de campagne, rapporte Purepeople. Pas de toit pour la nuit ? Il lui demande s’il peut dormir chez elle. Difficile de dire non à un ami en détresse.
Elle accepte et prend ses précautions. Elle appelle sa mère pour qu’elle prévienne sa fille qu’« un copain venait dîner et dormir à la maison ». Un copain. Officiellement, rien de plus.
Car à la maison, quelqu’un n’allait pas avaler l’histoire du « copain ». Ce quelqu’un allait observer, poser des questions gênantes et, sans le savoir, peser plus lourd que tous les critères du monde. Mais avant de vous raconter ce dîner, voyez ce que ce « copain » est devenu.

Un bébé, un diplôme et « une famille tout court »
Début juillet 2019, elle dévoile son ventre arrondi sur Instagram : le couple attend une petite fille. Elle annonce dans le même message avoir réussi sa formation de professeure de yoga : « Les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules ». Le troisième interdit, celui du cadre familial dont elle ne voulait plus, vient de tomber à son tour.
Le futur papa jubile en ligne, selon Purepeople : « Fier de ma Alexandra officiellement diplômée de yoga ! On aura bientôt un/une nouvel/le élève à domicile… » Quelques jours plus tard, le 22 juillet 2019, il est interpellé avec son équipe par la police australienne, en plein tournage pour France 2, au terminal charbonnier d’Abbot Point. Les charges seront finalement abandonnées.
Le 2 avril 2022, dans 50 Mn Inside sur TF1, le journaliste raconte la famille qu’ils ont construite : « Très vite on a constitué une famille ‘recomposée’ ». Puis il corrige aussitôt : « En fait, on ne vit pas comme une famille ‘recomposée’, on vit comme une famille tout court ! » Selon Purepeople, il considère sa belle-fille comme sa fille aînée.
Dans la même émission, le couple montre ses tatouages communs : l’inscription « Amour indélébile » sur le bras de chacun, ainsi qu’un cerf et une biche. Une métaphore romantique, gravée à l’encre. Difficile de faire plus engagé.
Et le duo a ses rôles bien définis. « Elle, elle taquine, moi je suis le taquiné », s’amuse Hugo Clément. Avant d’ajouter qu’avec elle, l’expression « Qui aime bien, châtie bien » « prend tout son sens ». Le militant qui tient tête aux chasseurs et aux industriels a trouvé plus fort que lui à la maison.

Biarritz : « nous ne voulions pas que nos filles grandissent à Paris »
Le couple finit par quitter la capitale. Dans Gala, Hugo Clément expliquait vouloir que leur fille « apprenne à marcher sur l’herbe plutôt que sur du béton ». Ils ont choisi la côte basque parce qu’ils aiment tous les deux l’océan et la montagne. Un choix de vie autant qu’un choix de cœur.
En octobre 2023, toujours dans Gala, il enfonçait le clou : « Nous avons trouvé notre équilibre à Biarritz, nous ne voulions pas que nos filles grandissent à Paris ». Elle confiait de son côté : « Lorsque nous nous sommes rencontrés, cela m’a rassurée que Hugo ne soit pas parisien et qu’il ait vécu son enfance près de Toulouse. »
Là-bas, elle a ouvert son propre studio de yoga, La Maison AJY, et organise des retraites bien-être réservées aux femmes, selon Purepeople. Lui enchaîne Sur le front, Quelle époque !, sa société de production et son média en ligne Vakita. Il s’est même lancé dans le swimrun avec l’ancien triathlète Frédéric Belaubre.
À la maison, c’est 100 % bio, sans viande ni poisson. Elle revient pourtant de loin. En 2019, elle confiait à Télé-Loisirs : « Avant d’être avec Hugo, je mangeais quatre steaks par jour… J’étais une vraie carnivore, j’aime ça ! » Elle était passée à deux par mois, voire moins.
Le changement s’est fait sans ordre ni sermon. « S’il m’avait imposé de ne pas en manger, cela m’aurait braquée », expliquait-elle à Gala. Imposer : le mot est lâché. Avec elle, rien ne s’impose. Et c’est elle qui fixe les règles.

Face aux critiques, nombreuses contre les engagements de son compagnon, elle fait bloc. « Lorsqu’il y a des polémiques, on sait qu’on est tous les deux. Rien ne peut nous atteindre. Un regard entre nous suffit pour se comprendre et se rassurer. » Un couple soudé. Mais pas épargné.
Quatre ans de crise, une thrombose et « j’ai mal tous les jours »

Car dans ce même podcast, elle a raconté l’envers du décor. Selon blue News, une crise de sa maladie a duré quatre ans, de 2020, après la naissance de sa deuxième fille, jusqu’en 2024, avec une thrombose à la clé. « Mes copines d’enfance ne me reconnaissent pas… », souffle-t-elle.
« Je me demande pourquoi j’ai ça, pourquoi j’ai mal tous les jours. Alors oui, je ne vais pas mourir, ça ne se voit pas, mais j’ai mal tous les jours », a-t-elle confié. Elle a tout tenté, selon le même média : cure ayurvédique en Inde, médiums, médecine chinoise, méditation. Sans succès.
« J’ai tellement cru être plus forte que la maladie, que j’allais la tuer. Mais la maladie est plus forte, elle est là, et toi tu es petit », reconnaît la battante. Immunosuppresseurs, protocoles de cortisone : « C’est chiant. C’est vraiment relou ». Aujourd’hui, elle s’appuie sur l’écriture et sur sa foi : « En acceptant, mon inflammation s’est mise à baisser ».
Et elle a appris à en parler. « Je dois extérioriser ce truc, pour ne pas le faire vivre à ma famille », a-t-elle expliqué, selon Purepeople. Protéger les siens avant elle-même : un réflexe qu’elle n’a pas découvert avec la maladie. C’est précisément là que tombe la phrase qui explique tout.

« Ma fille passe avant » : la condition qu’elle n’a jamais négociée
Dès le début avec Hugo Clément, elle avait posé les bases dans sa tête, raconte Closer. Pas question de mettre sa fille aînée, née de son mariage avec Sergio Parisse, au second plan. Et elle l’a dit sans détour : « Même si j’étais amoureuse, ma fille passe avant. S’il ne l’avait pas acceptée, ben au revoir quoi ! »
La raison, elle la donne aussitôt : « Et comme je l’ai eue jeune, on a une relation qui est particulière. Je pense que les mamans qui ont élevé seules des enfants le comprennent ». Voilà le vrai test. Pas l’âge, pas la télé, pas la notoriété. Sa fille.
Tout s’éclaire d’un coup. Les mois passés à « freiner ». Le besoin d’« être sûre que c’était le bon ». Et même, selon son récit, ce mail sur la garde qui aurait tout fait déraper en 2013. Depuis toujours, c’est sa fille qui guide ses choix.
Et le journaliste ? D’après Closer, il n’a jamais cherché à passer devant. Mieux : il a été adopté. Mais pas exactement comme on l’imagine. Car dans cette histoire, ce n’est pas la mère qui a eu le dernier mot.
Et c’est elle qui l’a choisi
Revenez à ce fameux dîner, celui du « copain » qui avait raté son avion. Dans Bliss Stories, en 2020, elle racontait que sa fille avait « capté direct ». Elle le fixait pendant qu’il cuisinait, avant de lui lancer : « Dis donc, Hugo, tu as une petite amie ? Parce que maman n’a pas de petit copain. »
Dans Salut les daronnes, six ans plus tard, elle revit la scène : « Il l’a rencontrée en tant qu’ami. Elle faisait que de le fixer. J’étais très gênée… » Puis la question qui tue, posée à table : « Mais pourquoi tu le regardes comme ça ? » La mère était démasquée.
Sa conclusion tient en une phrase : « C’est un peu elle qui l’a choisi ». En 2020, elle allait plus loin : « En faisant ça, je me suis dit qu’elle le choisissait, car elle ne l’avait jamais fait avant ». Le jury le plus exigeant de sa vie venait de rendre son verdict.
L’ironie est savoureuse. L’homme qui ratait les trois critères de sa liste noire a réussi le seul examen qui comptait. Selon Closer, sa belle-fille et lui s’entendent parfaitement bien. Et elle le résumait déjà en 2020 : « Il dit toujours ‘mes filles’. »
« Ils sont tous tarés dans ce milieu », disait-elle. Tous, sauf un, visiblement. Celui qui a fait exprès de rater son avion et qui n’a jamais cherché à passer devant. Le 23 novembre prochain, l’ancienne Miss France fêtera ses 40 ans, entourée de la famille dont elle ne voulait plus et qu’elle n’échangerait aujourd’hui pour rien au monde.