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Audrey Fleurot révèle être atteinte d’un trouble qui la ronge depuis des années : « Cela a toujours été un gros complexe »

Publié par Elodie le 12 Juin 2026 à 16:32
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Une confession que personne n’attendait

Ce jeudi 11 juin 2026, les téléspectateurs de Canal+ ont assisté à un moment de télévision rare. Un moment de vulnérabilité absolue, de ceux qui laissent une empreinte durable. L’invitée du jour de l’émission En aparté a choisi de briser un silence qu’elle portait depuis des décennies.

Elle est l’une des actrices les plus populaires de France. Son visage, sa chevelure rousse flamboyante et son énergie communicative en ont fait une figure incontournable du petit et du grand écran. Et pourtant, derrière cette façade lumineuse, se cachait un secret douloureux.

Face à la voix de Nathalie Lévy, dans l’intimité de l’appartement qui sert de décor à l’émission, cette comédienne adulée a révélé souffrir d’un trouble dont elle ignorait même l’existence jusqu’à très récemment. Un trouble qui expliquerait l’un de ses plus grands complexes. Un mal invisible qui la ronge depuis des années.

La confession a immédiatement fait le tour des réseaux sociaux. Les internautes, touchés par la sincérité de cette prise de parole, ont partagé massivement l’extrait. Mais pour comprendre toute la portée de cette révélation, il faut remonter le fil d’une carrière hors norme et d’une vie personnelle marquée par des combats insoupçonnés.

Avant la gloire, une trajectoire semée d’embûches

Née le 6 juillet 1977 à Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, la future star de la télévision française n’était pas prédestinée à embrasser une carrière artistique. Issue d’un milieu modeste, elle a grandi loin des plateaux de cinéma et des projecteurs.

Très tôt, la jeune femme se passionne pour le théâtre. Elle intègre le Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, l’une des formations les plus prestigieuses et les plus sélectives du pays. Un parcours d’excellence qui, à l’époque, ne laissait rien deviner des difficultés invisibles qu’elle affrontait au quotidien.

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Car c’est bien là tout le paradoxe de cette actrice. Sur scène, elle irradie. Elle incarne des personnages complexes avec une aisance déconcertante. Elle fait rire, elle émeut, elle captive. Mais dans la vie de tous les jours, certaines tâches banales lui posaient des problèmes inexplicables.

Des problèmes qu’elle n’osait pas évoquer publiquement. Des difficultés qu’elle mettait sur le compte de la maladresse, de l’inattention, ou simplement d’un manque de compétence. Pendant des années, elle a vécu avec cette honte silencieuse, sans imaginer qu’une explication médicale pouvait exister.

Une carrière théâtrale qui force le respect

Après le Conservatoire, la comédienne fait ses armes sur les planches. Elle rejoint la Comédie-Française, le temple du théâtre classique français, où elle interprète des rôles du répertoire avec une intensité qui ne laisse personne indifférent. Molière, Racine, Marivaux : elle traverse les siècles avec une grâce qui lui vaut rapidement la reconnaissance de ses pairs.

À cette époque, le grand public ne la connaît pas encore. Elle est une actrice de théâtre respectée, applaudie par les critiques, mais encore loin des audiences télévisuelles qui feront sa célébrité. Pourtant, dans les coulisses, ceux qui la côtoient remarquent déjà certaines particularités.

Des anecdotes circulent parmi les troupes avec lesquelles elle travaille. On raconte qu’elle se perd facilement, même dans des lieux qu’elle fréquente régulièrement. Que certains gestes du quotidien semblent lui demander un effort disproportionné. Mais personne n’y prête vraiment attention. Après tout, les artistes ont souvent leurs excentricités.

Elle-même préfère en rire. C’est d’ailleurs l’une de ses forces : transformer ses fragilités en humour. Une stratégie de survie qui lui permet de masquer des difficultés bien plus profondes qu’on ne l’imagine. Des difficultés qui, des décennies plus tard, trouveront enfin une explication.

Audrey Fleurot

L’écran, nouveau terrain de conquête

Le passage du théâtre à l’écran n’est pas toujours évident pour les comédiens de formation classique. Mais cette actrice possède un atout majeur : un charisme naturel qui crève l’écran. Sa présence magnétique, combinée à une chevelure rousse devenue iconique, en fait un visage immédiatement identifiable.

Ses premiers rôles au cinéma et à la télévision attirent l’attention des critiques. On la voit dans des films d’auteur, dans des séries de qualité. Elle construit patiemment une filmographie éclectique qui témoigne de son refus de se laisser enfermer dans un seul registre.

Mais c’est la série Kaamelott, créée par Alexandre Astier, qui la fait connaître d’un public plus large. Son interprétation de la Dame du Lac, personnage à la fois mystérieux et drôle, séduit les fans de la série culte. Elle y démontre un sens du timing comique redoutable.

Puis vient Engrenages, la série policière de Canal+, où elle incarne l’avocate Joséphine Karlsson. Un rôle sombre, complexe, à mille lieues de la Dame du Lac. La critique salue sa performance. Elle prouve qu’elle peut tout jouer. Et pourtant, dans sa vie privée, un combat silencieux continue de faire rage.

Un complexe inavouable au quotidien

Tout au long de ces années de succès professionnel, l’actrice vit avec un complexe qu’elle n’ose pas avouer. Un complexe qui peut sembler anodin vu de l’extérieur, mais qui empoisonne son quotidien depuis toujours.

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Il s’agit de quelque chose que la plupart des gens font sans y penser. Un geste banal, automatique, que des millions de Français réalisent chaque jour sans la moindre difficulté. Mais pour elle, c’est un cauchemar récurrent. Une source d’angoisse permanente.

Elle l’a longtemps caché. Elle a développé des stratégies d’évitement, des astuces pour contourner le problème. Mais au fond d’elle-même, la honte persistait. Pourquoi était-elle incapable de faire quelque chose d’aussi simple ?

Cette question l’a hantée pendant des décennies. Elle se comparait aux autres, se jugeait sévèrement, se traitait de « nulle ». Sans savoir que la réponse à cette question ne relevait ni de l’effort, ni de la volonté, mais d’un trouble neurologique bien identifié par la médecine.

La consécration avec un rôle qui va tout changer

En 2021, la carrière de cette comédienne prend un tournant décisif. TF1 lance une nouvelle série qui va devenir un phénomène de société : HPI. L’actrice y incarne Morgane Alvaro, une femme de ménage surdouée dotée d’un QI exceptionnel qui se retrouve à collaborer avec la police de Lille.

Le succès est immédiat et foudroyant. Dès la première saison, HPI rassemble plus de 10 millions de téléspectateurs chaque semaine. Des chiffres astronomiques pour une série française. L’actrice devient une star populaire au sens le plus noble du terme.

Le personnage de Morgane Alvaro, avec son énergie débordante, son franc-parler et sa capacité à voir ce que personne d’autre ne voit, fascine le public. L’actrice insuffle au rôle une humanité et une drôlerie qui dépassent largement le cadre du scénario. Morgane, c’est un peu elle. Et elle, c’est un peu Morgane.

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Ce que le public ignore, c’est que l’interprète de cette femme au cerveau hors norme vit elle-même avec un cerveau qui fonctionne différemment. Pas de la même manière que Morgane, certes. Mais différemment tout de même. Et cette différence, elle ne le sait pas encore à l’époque du tournage de la première saison.

Quand la fiction rejoint étrangement la réalité

Il y a quelque chose de troublant dans le parallèle entre l’actrice et son personnage le plus célèbre. Morgane Alvaro, dans HPI, est une femme qui vit pendant des années sans savoir qu’elle est surdouée. Son intelligence hors norme, au lieu d’être un atout, est d’abord une source de souffrance et d’incompréhension.

De la même manière, l’actrice qui l’incarne a vécu des décennies sans comprendre pourquoi certaines choses lui étaient si difficiles. Là où Morgane souffrait d’un don non diagnostiqué, la comédienne souffrait d’un trouble non diagnostiqué. Deux faces d’une même pièce.

Ce parallèle saisissant donnera une résonance particulière à la confession qu’elle fera sur Canal+. Comme si le destin avait voulu qu’elle incarne d’abord une femme diagnostiquée tardivement, avant de vivre elle-même cette expérience dans sa propre chair.

Mais avant d’en arriver à cette révélation, l’histoire de HPI devait d’abord connaître son épilogue. Un épilogue qui, lui aussi, ne s’est pas fait sans douleur pour l’actrice principale de la série.

La fin douloureuse de HPI

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Après quatre saisons triomphales, HPI s’achève en septembre 2025. Le dernier épisode est diffusé le 25 septembre, marquant la fin d’une ère. Pour des millions de téléspectateurs, c’est un déchirement. Pour l’actrice principale, c’est un arrachement.

Car contrairement à ce que l’on pourrait penser, la fin de la série n’est pas une libération. C’est une séparation avec un personnage qui était devenu une seconde peau. Un personnage qu’elle avait porté pendant quatre ans, qui l’avait transformée, qui avait changé sa vie.

Dire adieu à Morgane Alvaro signifiait aussi dire adieu à une certaine insouciance. À un rôle qui lui permettait de canaliser son énergie, sa fantaisie, ses propres singularités. Morgane était un exutoire. Sans elle, la comédienne se retrouvait face à elle-même.

C’est peut-être cette période de transition, entre la fin de HPI et le début de nouveaux projets, qui l’a poussée à chercher des réponses. À comprendre enfin ce qui, dans son propre fonctionnement, la différenciait des autres. Et c’est à ce moment-là que tout a basculé.

Un diagnostic qui change tout

Quelque part entre la fin du tournage de HPI et son apparition sur Canal+ en juin 2026, l’actrice a pris une décision courageuse. Elle a consulté des spécialistes pour comprendre ce qui n’allait pas chez elle. Pourquoi certains gestes simples lui étaient si compliqués.

Le verdict est tombé. Un trouble neuro-développemental. Quelque chose de précis, de documenté, de reconnu par la médecine. Pas une maladie grave au sens classique du terme, mais un dysfonctionnement neurologique qui affecte la vie quotidienne de manière significative.

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Ce diagnostic tardif — la comédienne a 48 ou 49 ans au moment où elle l’obtient — est malheureusement fréquent. Beaucoup de personnes atteintes de ce type de trouble passent toute leur vie sans être diagnostiquées. Elles s’adaptent, compensent, mais souffrent en silence de ne pas comprendre pourquoi elles sont « différentes ».

Pour l’actrice, mettre enfin un nom sur ses difficultés a été un soulagement immense. Comme si, d’un coup, des années de honte et d’incompréhension s’évanouissaient. Elle n’était pas « nulle ». Elle n’était pas incompétente. Elle avait simplement un cerveau qui fonctionnait autrement.

Un trouble méconnu du grand public

Le trouble dont souffre l’actrice est plus répandu qu’on ne le croit. En France, on estime qu’il touche entre 5 et 7 % de la population scolaire. Mais chez les adultes, le chiffre est difficile à évaluer, précisément parce que beaucoup n’ont jamais été diagnostiqués.

Il s’agit d’un trouble qui affecte la coordination et la planification des gestes. Les personnes atteintes ont du mal à réaliser des mouvements complexes, à s’orienter dans l’espace, à effectuer des tâches qui demandent une coordination fine. Le cerveau envoie les bons signaux, mais le corps ne les exécute pas correctement.

Ce trouble est souvent confondu avec de la maladresse, de la paresse ou un manque de concentration. Les enfants qui en souffrent sont fréquemment moqués à l’école. Les adultes, eux, développent des stratégies de compensation qui masquent leurs difficultés, au prix d’un effort mental considérable.

Le diagnostic est généralement posé dans l’enfance, grâce à des bilans psychomoteurs. Mais il arrive, comme dans le cas de cette célèbre comédienne, que le trouble passe inaperçu pendant des décennies. La personne apprend à vivre avec, sans savoir qu’une explication médicale existe.

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Les signes qui auraient dû alerter

Avec le recul, les indices étaient pourtant là. La comédienne elle-même a admis que certains comportements auraient pu être repérés bien plus tôt. Des comportements qu’elle avait intégrés comme des faiblesses personnelles, alors qu’ils étaient en réalité les symptômes d’un trouble neurologique.

Le rapport à l’espace, d’abord. Se perdre dans des endroits familiers, avoir du mal à se repérer géographiquement, éprouver des difficultés à évaluer les distances : autant de signes classiques de ce trouble. L’actrice a confié qu’elle continuait à se perdre dans sa propre rue. Un aveu qui, rétrospectivement, prend tout son sens.

Puis il y a la conduite automobile. Un sujet qui, pour la plupart des gens, ne pose pas de problème majeur une fois le permis en poche. Mais pour les personnes atteintes de ce trouble, la voiture reste un défi permanent. La coordination entre les pédales, le volant, les rétroviseurs et l’environnement sollicite des compétences motrices et spatiales qui sont précisément celles que le trouble affecte.

L’actrice a longtemps cru qu’elle était simplement « mauvaise conductrice ». Qu’elle manquait de pratique, ou de talent pour la chose. Elle ne savait pas que son cerveau était littéralement incapable de traiter ces informations spatiales de manière fluide.

Un complexe qui empoisonne le quotidien depuis toujours

Ne pas savoir conduire correctement en France, c’est bien plus qu’un simple désagrément. Dans un pays où la voiture reste le moyen de transport dominant hors des grandes villes, c’est une source de dépendance et de frustration. Et pour une personnalité publique, c’est aussi une source de honte.

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L’actrice a avoué que la conduite était « un truc pas évident » pour elle et qu’il s’agissait de l’un de ses « plus gros complexes ». Un complexe d’autant plus douloureux qu’il touche à l’autonomie. Ne pas pouvoir se garer, devoir chercher trois places libres pour réussir un créneau, c’est une humiliation quotidienne.

Imaginez : vous êtes l’une des actrices les plus célèbres de France, des millions de gens vous admirent, et vous êtes incapable de faire un créneau sans paniquer. Le décalage entre l’image publique et la réalité intime est vertigineux. Et c’est précisément ce décalage qui nourrit la honte.

Pendant des années, la comédienne a porté ce complexe comme un fardeau invisible. Elle n’en parlait pas, ou seulement sur le ton de la plaisanterie. Elle minimisait, elle dédramatisait. Mais au fond d’elle-même, la blessure était réelle. Et elle attendait des réponses.

La maternité, un tournant intime

Dans sa vie privée, l’actrice est en couple avec Djibril Glissant, réalisateur et auteur. Ensemble, ils ont un fils prénommé Lou, aujourd’hui âgé de 10 ans. La maternité a représenté un tournant majeur dans sa vie personnelle et dans son rapport à elle-même.

Devenir mère quand on souffre d’un trouble non diagnostiqué qui affecte la coordination et l’orientation spatiale, c’est un défi supplémentaire. Les tâches du quotidien — emmener un enfant à l’école, le conduire à ses activités, gérer la logistique familiale — deviennent des épreuves complexes quand le simple fait de se repérer dans l’espace pose problème.

On peut imaginer que c’est aussi la parentalité qui a poussé l’actrice à chercher des réponses. Voir son enfant grandir, l’observer évoluer dans le monde avec une aisance qu’elle-même n’a jamais eue, a peut-être éveillé des questions. Et si son trouble avait une composante génétique ? Et si son fils risquait d’en hériter ?

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Ces interrogations, aussi intimes soient-elles, sont au cœur de la démarche qui l’a finalement conduite vers un diagnostic. Un diagnostic qui, comme elle le confiera sur Canal+, a été un immense soulagement.

Le courage de parler

Révéler un trouble neurologique quand on est une personnalité publique, ce n’est pas anodin. C’est même un acte de bravoure. Car dans le monde du spectacle, l’image est tout. Et avouer une « faiblesse », même médicale, c’est prendre le risque d’être jugée différemment.

Pourtant, de plus en plus de célébrités choisissent de briser le silence sur leurs troubles invisibles. En France, des personnalités comme Anny Duperey ont parlé de leurs souffrances psychologiques. À l’international, des stars comme Emma Watson ou Simone Biles ont évoqué leurs combats intérieurs.

Cette démarche de transparence a un impact considérable sur le grand public. Quand une personnalité admirée révèle qu’elle souffre d’un trouble, des millions de personnes qui vivent la même chose se sentent soudain moins seules. Le tabou recule. La honte s’atténue. Le dialogue s’ouvre.

C’est exactement ce qui s’est passé avec la confession de cette actrice sur Canal+. En quelques minutes, elle a probablement aidé des milliers de personnes à mettre un nom sur leurs propres difficultés. Un geste d’une générosité rare, qui dépasse largement le cadre d’une simple interview promotionnelle.

L’émission En aparté, un écrin pour la confidence

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En aparté n’est pas une émission de télévision comme les autres. Diffusée sur Canal+, elle repose sur un concept singulier : l’invité est seul dans un appartement, guidé par la voix de la journaliste Nathalie Lévy qui lui pose des questions sans être physiquement présente.

Ce dispositif crée une atmosphère d’intimité unique. Sans le regard de l’autre, sans les conventions sociales habituelles d’un plateau de télévision, les invités se livrent avec une sincérité déconcertante. C’est un confessionnal moderne, où les masques tombent.

L’actrice, habituée aux interviews classiques où elle contrôle son image avec maestria, s’est laissée surprendre par le dispositif. Seule face à un mur, guidée par une voix bienveillante, elle a baissé sa garde. Et c’est dans ce moment de vulnérabilité que la révélation est venue.

Le choix de cette émission pour faire cette confession n’est sans doute pas un hasard. Il fallait un cadre intime, protégé, pour aborder un sujet aussi personnel. En aparté offrait ce cadre. Et la comédienne l’a saisi avec une authenticité bouleversante.

Les mots qui ont tout déclenché

Lorsque la journaliste l’a interrogée sur ses fragilités, l’actrice n’a pas hésité longtemps. Les mots sont sortis avec une fluidité qui trahissait un besoin profond de s’exprimer. Comme si elle attendait cette occasion depuis des années.

Elle a d’abord évoqué sa difficulté à conduire, en la présentant comme l’un de ses plus grands complexes. Un complexe qu’elle portait en silence depuis l’adolescence, depuis ses premières leçons de conduite. Un complexe qu’elle pensait être le signe d’une incompétence personnelle.

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Puis elle a raconté comment certaines situations banales du quotidien la mettaient en difficulté. Se garer. Se repérer dans l’espace. Effectuer des gestes qui demandent une coordination précise. Des choses que tout le monde fait sans y penser, mais qui, pour elle, représentaient un effort colossal.

Et c’est là, au détour d’une phrase, qu’elle a lâché les mots que personne n’attendait. Des mots qui allaient résonner bien au-delà du plateau de Canal+. Des mots qui allaient changer la perception que le public avait d’elle. « Je viens de l’apprendre, et ça m’a fait énormément de bien », a-t-elle confié.

Un aveu qui en appelle d’autres

Cette première phrase a ouvert les vannes. L’actrice s’est alors lancée dans une explication plus détaillée de ses difficultés. Elle a décrit avec une précision touchante les situations du quotidien qui la mettaient en échec.

« La voiture est un truc pas évident pour moi et qui a toujours été un gros complexe », a-t-elle rapporté. Un aveu simple, direct, sans fioritures. Pas de dramatisation excessive, pas de pathos. Juste la vérité brute d’une femme qui a souffert en silence pendant trop longtemps.

Elle a ensuite donné un exemple concret, presque comique dans sa banalité, mais profondément révélateur. Un exemple qui illustre parfaitement la nature du trouble dont elle souffre et l’impact qu’il a sur sa vie quotidienne.

« Je suis complètement nulle en créneau. Je peux vous amener du point A au point B, mais au moment où il va falloir se garer, il faut qu’il y ait trois places… Vraiment, il y a un rapport avec l’espace », a-t-elle expliqué avec un mélange d’humour et de résignation.

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Un trouble qui a enfin un nom

Ce rapport avec l’espace, cette difficulté à coordonner ses gestes, cette incapacité à se repérer géographiquement : tout cela a désormais un nom. Et ce nom, l’actrice l’a découvert tardivement, à un âge où la plupart des gens ont depuis longtemps fait la paix avec leurs particularités.

Le diagnostic a été une révélation au sens propre du terme. Soudain, des années de frustration, de honte et d’incompréhension trouvaient une explication rationnelle. Ce n’était pas de sa faute. Ce n’était pas un manque de volonté ou d’intelligence. C’était un trouble neurologique, aussi réel qu’un bras cassé, mais infiniment plus difficile à repérer.

« Je comprends mieux pourquoi je continue à me perdre dans ma rue », a-t-elle constaté avec un sourire qui masquait mal l’émotion. Une phrase simple, presque anodine, mais qui résume à elle seule des décennies de questionnements sans réponse.

Et puis est venue la phrase la plus poignante de toute l’interview. Celle qui a touché des millions de téléspectateurs en plein cœur. Celle qui résume le soulagement immense que procure un diagnostic tardif.

Le soulagement d’une vie entière

« Ça m’a vachement soulagée de me dire : ‘Ah oui d’accord… Ce sont des trucs sur lesquels tu ne peux pas forcément travailler’ », a-t-elle confié avec une émotion palpable. Cette phrase a résonné comme un cri de libération.

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Pendant des années, elle s’était acharnée à « s’améliorer ». À « travailler » sur ses faiblesses. À se forcer à faire ce que son cerveau n’était tout simplement pas câblé pour faire. Un effort épuisant, frustrant, et finalement vain.

Apprendre qu’elle ne pouvait pas « travailler » sur certaines de ses difficultés, paradoxalement, a été une libération. Car cela signifiait aussi qu’elle pouvait arrêter de se blâmer. Arrêter de se sentir coupable. Arrêter de se comparer aux autres. Elle était différente, pas défaillante.

C’est un message d’une puissance extraordinaire. Et c’est un message que des millions de personnes, en France et dans le monde, avaient besoin d’entendre. Surtout venant d’une personnalité aussi admirée, aussi brillante, aussi accomplie.

Un diagnostic qui éclaire toute une vie

Ce que l’actrice a révélé sur Canal+, c’est bien plus qu’un simple trouble médical. C’est la clé qui permet de relire toute son histoire personnelle sous un jour nouveau. Chaque épisode de maladresse, chaque moment de honte, chaque difficulté inexpliquée prend soudain un sens.

Les heures passées à chercher sa voiture dans un parking. Les trajets ratés à cause d’une mauvaise orientation. Les gestes quotidiens qui demandaient une concentration disproportionnée. Tout cela, désormais, s’explique.

Et c’est aussi un éclairage fascinant sur sa carrière d’actrice. Car jouer la comédie, c’est aussi coordonner des gestes, se déplacer dans l’espace, interagir physiquement avec d’autres comédiens. Comment a-t-elle réussi à atteindre un tel niveau d’excellence malgré ce handicap invisible ?

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La réponse tient sans doute dans une combinaison de talent brut, de travail acharné et de compensation inconsciente. Son cerveau, incapable de fonctionner « normalement » sur certains plans, a probablement développé des voies alternatives. Des chemins de traverse neuronaux qui lui ont permis, sur scène et devant la caméra, de transcender son trouble.

Audrey Fleurot : le masque tombe

Car oui, il est temps de le dire. L’actrice qui a fait cette confession bouleversante sur Canal+, c’est bien Audrey Fleurot. L’inoubliable Morgane Alvaro de HPI. L’incandescente Joséphine Karlsson d’Engrenages. La mystérieuse Dame du Lac de Kaamelott.

Audrey Fleurot, 48 ans, est atteinte de dyspraxie. Un trouble neuro-développemental qui entraîne un dysfonctionnement au niveau de la planification et de la coordination des gestes moteurs. Un trouble qu’elle vient tout juste de découvrir, après presque cinq décennies de vie.

La dyspraxie d’Audrey Fleurot explique ses difficultés à conduire, à se garer, à se repérer dans l’espace. Elle explique pourquoi cette femme brillante, cultivée, talentueuse, se sentait « complètement nulle » face à des tâches que des adolescents maîtrisent sans effort.

Cette révélation donne une profondeur nouvelle à la carrière et à la personnalité d’Audrey Fleurot. Derrière l’actrice flamboyante, derrière la comédienne à l’énergie débordante, se cache une femme qui a dû batailler chaque jour contre un obstacle invisible. Et qui a gagné.

Un nouveau film et un nouveau chapitre

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Si Audrey Fleurot était invitée dans En aparté ce 11 juin, c’était d’abord pour parler de son actualité professionnelle. L’actrice sera à l’affiche de Les Parfait(s) : arnaques en famille, un film qui sortira le 24 juin 2026. Une comédie dans laquelle elle donne la réplique à Ramzy Bedia.

« J’avais très envie de travailler avec Ramzy parce que j’avais cette impression qu’on était un peu de la même famille d’acteurs et qu’il y avait moyen de s’amuser », a commenté Audrey Fleurot. Un duo inattendu qui promet des moments de comédie mémorables.

L’actrice a d’ailleurs évoqué un tournage parfois mouvementé avec le comique. « Il y a une version du film de deux heures et demie que vous ne verrez pas », a-t-elle révélé avec malice. Une phrase qui laisse imaginer des heures d’improvisation et de fous rires sur le plateau.

Mais elle garde un souvenir « très agréable » de sa collaboration avec le meilleur ami d’Eric Judor. « Si vous lui envoyez la balle, non seulement il vous la renvoie, mais il vous la renvoie très très loin », a-t-elle plaisanté, saluant le talent d’improvisateur de Ramzy.

Morgane Alvaro n’a peut-être pas dit son dernier mot

L’autre grande révélation de cette interview concerne l’avenir de HPI. Alors que la série s’est achevée en septembre 2025, Audrey Fleurot n’a visiblement pas fait son deuil de Morgane Alvaro. Et les fans de la série ont toutes les raisons d’espérer.

« Ça a été une décision très raisonnée. Moi, Morgane, je pouvais vivre avec elle encore pas mal d’années, je n’avais pas le sentiment d’en avoir fait le tour », a-t-elle regretté. Des mots qui trahissent une nostalgie profonde pour ce personnage qui a changé sa vie.

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Mieux encore, l’actrice a ouvert la porte à un possible retour. « J’aimerais bien lui faire reprendre vie », a-t-elle avoué, avant d’imaginer qu’un long-métrage pourrait être une option. Un film HPI au cinéma ? L’idée a de quoi faire saliver les millions de fans de la série.

Ce serait une première pour une série TF1 de cette envergure. Et connaissant le talent d’Audrey Fleurot pour insuffler de la vie à Morgane Alvaro, un tel projet pourrait devenir un événement cinématographique majeur en France.

Une actrice plus forte que jamais

À 48 ans, Audrey Fleurot entre dans une nouvelle phase de sa vie et de sa carrière. Libérée du poids d’un complexe qu’elle portait depuis l’enfance, armée d’un diagnostic qui donne enfin un sens à ses difficultés, elle semble plus déterminée que jamais.

Sa confession sur Canal+ n’est pas un aveu de faiblesse. C’est un acte de force. En parlant ouvertement de sa dyspraxie, Audrey Fleurot contribue à faire connaître un trouble encore trop méconnu. Elle offre un visage célèbre à des milliers de personnes qui souffrent en silence des mêmes difficultés.

Car la dyspraxie reste un trouble largement sous-diagnostiqué en France. Les adultes dyspraxiques, en particulier, sont souvent laissés pour compte. Ils ont appris à compenser, à s’adapter, à masquer leurs difficultés. Mais le coût psychologique de cette adaptation permanente est immense.

En brisant le tabou, Audrey Fleurot envoie un message puissant : on peut être brillante, talentueuse, admirée par des millions de personnes, et vivre avec un trouble neuro-développemental. Les deux ne sont pas incompatibles. Et il n’y a aucune honte à en parler.

Un message d’espoir pour des milliers de Français

Depuis la diffusion de l’émission, les réactions affluent sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes se reconnaissent dans le témoignage d’Audrey Fleurot. Certains racontent leurs propres difficultés, leurs propres complexes, leurs propres diagnostics tardifs.

Des professionnels de santé ont également salué la prise de parole de l’actrice. Les psychomotriciens et les neuropsychologues, qui sont en première ligne dans le diagnostic et la prise en charge de la dyspraxie, espèrent que cette médiatisation encouragera les adultes à consulter.

Car le diagnostic, même tardif, change tout. Comme Audrey Fleurot l’a si bien exprimé, savoir qu’on ne peut pas « forcément travailler » sur certaines difficultés est paradoxalement libérateur. Cela permet de cesser de se culpabiliser et de mettre en place des stratégies d’adaptation réellement efficaces.

L’émission En aparté, disponible en intégralité sur l’application myCANAL, restera comme l’un des moments de télévision les plus authentiques de cette année 2026. Un moment où une grande actrice a choisi la vérité plutôt que l’image. Et où, en se libérant elle-même, elle a libéré des milliers d’autres.

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