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Bad Bunny au Vélodrome : la casita, cette maison rose au centre de la scène divise ses propres fans

Publié par Elsa Fanjul le 02 Juil 2026 à 7:53

Il débarque en France l’été prochain avec un show XXL. Trois dates, deux villes, un décor qui fait déjà couler beaucoup d’encre. Au centre de la scène : une petite maison rose. Et elle ne laisse personne indifférent.

Bad Bunny sera au Stade Vélodrome de Marseille le 1er juillet 2026, avant deux soirées à Paris La Défense Arena les 4 et 5 juillet. Et comme au Super Bowl, sa Casita voyagera avec lui.

Une maison rose au milieu du stade, sérieusement ?

La Casita, c’est LE décor signature du rappeur portoricain. Une petite maison rose inspirée d’Humacao, sa région natale, et de l’esthétique des Caraïbes. Un clin d’œil direct à son île et à son album Debí Tirar Más Fotos.

Sur scène, elle sert de tout. Bad Bunny chante dessus, danse dedans, y fait monter ses danseurs. Le décor devient personnage à part entière du spectacle. Rien n’est laissé au hasard dans cette mise en scène très pensée.

Le truc, c’est qu’elle accueille aussi du monde. Beaucoup de monde. Et c’est là que ça commence à coincer sérieusement pour une partie du public.

Le casting VIP qui fait tiquer

Au Super Bowl, on a vu défiler dans la Casita du très très lourd. Pedro Pascal, Karol G, Cardi B posaient tranquillement entre les murs roses. Ana de Armas, Salma Hayek et Ester Exposito ont aussi eu droit à leur moment.

Sur d’autres dates, ce sont Kylian Mbappé et Novak Djokovic qui ont pris place dans la petite maison. Le gratin mondial du sport et du cinéma, tout simplement. De quoi transformer chaque concert en tapis rouge géant version tropicale.

Décor de la Casita rose sur scène

Pour Marseille, une invitation aurait déjà été lancée à Simon Porte Jacquemus. Le créateur de mode et le rappeur sont complices depuis plusieurs années. À Paris, Bigflo & Oli ne cachent pas leur envie d’y monter aussi.

Ce que les fans reprochent vraiment à Bad Bunny

Les critiques ne viennent pas du décor lui-même. Elles portent sur qui a le droit d’y entrer. Beaucoup pointent une typologie de personnes toujours identique : célébrités millionnaires d’un côté, jeunes mannequins anonymes triés sur le volet de l’autre.

Le problème ? Bad Bunny martèle depuis des années des valeurs d’inclusion et de diversité. Or la Casita est censée représenter les maisons traditionnelles de Porto Rico. Des lieux populaires, familiaux, ancrés dans la culture locale.

Voir défiler des stars hollywoodiennes et des silhouettes de défilé dans ce décor, ça passe mal. Le mot « hypocrite » revient souvent sur les réseaux. L’écart entre le symbole et la réalité choque une partie de la fanbase historique.

Un décor calculé, pas un manifeste

D’autres fans montent au créneau pour défendre l’artiste. Selon eux, la Casita reste avant tout un élément scénographique. Un show musical n’est pas un documentaire social, rappellent-ils. Bad Bunny fait du spectacle grand format, avec les codes du grand format.

Fans dansant à l'intérieur de la Casita

Le débat est en fait plus large. Il touche à ce qu’on attend d’un artiste engagé quand il devient une méga-star mondiale. Peut-il célébrer ses racines tout en invitant Djokovic à danser dans un décor censé représenter le peuple ? La question divise.

D’autres artistes ont déjà été épinglés pour ce genre de dissonance. Sur les tarifs, sur les invités, sur les codes VIP. Le cas Olivia Rodrigo à Paris avait par exemple enflammé les fans il y a peu.

Comment un anonyme peut se retrouver dans la Casita

Bonne nouvelle pour les spectateurs lambda : la Casita n’est pas fermée aux non-VIP. L’équipe de Bad Bunny sélectionne quelques chanceux juste avant le concert. Le critère ? L’énergie que la personne dégage dans la fosse ou en attendant l’ouverture.

Aucune garantie, aucune méthode. C’est totalement à la tête du client, littéralement. Les fans en mode hystérie totale sont d’ailleurs souvent recalés d’entrée. Trop d’intensité = pas de Casita.

Une fois à l’intérieur, deux règles simples. Ne jamais interagir avec Bad Bunny pour le laisser faire son show. Et surtout, mettre l’ambiance, danser, vivre le moment sans sortir son téléphone toutes les trois secondes.

Trois dates françaises, une billetterie sous tension

Marseille et Paris vont donc accueillir un des shows les plus attendus de 2026. Le Vélodrome le 1er juillet, puis Paris La Défense Arena les 4 et 5 juillet. Trois occasions de voir la Casita en vrai, avec ou sans Mbappé dedans.

Les tickets partent vite et la billetterie officielle fonctionne désormais sur liste d’attente. Certains fans, comme celle-ci qui a vécu un moment culte avec le rappeur, feront tout pour être au premier rang.

Reste à voir qui montera dans la maison rose cet été. Et si le débat sur son casting continuera de faire du bruit après les trois dates françaises. Une chose est sûre : personne ne parlera de scénographie oubliable.

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