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Ce champignon invisible a englouti les 250 000 euros du rêve de château de Benjamin Castaldi

Publié par Hannah le 22 Sep 2026 à 12:03

Un château, la loi Malraux, et un rêve de défiscalisation malin. Sur le papier, Benjamin Castaldi avait flairé la bonne affaire. Sauf qu’un ennemi microscopique s’était déjà installé dans les murs, bien avant lui. Ce que l’animateur a découvert en voulant s’y installer va bien au-delà d’un simple dégât des eaux.

Benjamin Castaldi Blague Cyril Hanouna

Un projet immobilier qui devait rapporter gros

L’idée semblait imparable. La loi Malraux permet de défiscaliser en rénovant des bâtiments historiques situés en zones protégées, un dispositif que beaucoup d’investisseurs utilisent pour transformer une vieille pierre en placement rentable. Benjamin Castaldi, animateur et chroniqueur de TPMP, s’était laissé convaincre par le potentiel du montage.

Problème : il a acheté ce château sans jamais le visiter. Un détail qui ne facilite rien, quand on sait que l’animateur a aussi connu d’autres mésaventures financières retentissantes par le passé, comme cet immeuble acheté à Tulle et revendu aux enchères en 2020 pour 400 000 euros. Ce n’est qu’en voulant s’installer dans son château qu’il a découvert l’ampleur des dégâts sur les boiseries.

Et pour ne rien arranger, l’artisan censé mener les travaux se serait volatilisé avec l’argent. Sur le plateau de C8, Castaldi a raconté cette histoire sans filtre, entre amertume et autodérision, un peu à la manière de certaines confidences de personnalités face à des décisions qui changent tout pour leur avenir.

250 000 euros engloutis par un champignon

« J’ai acheté un château mais il avait une grosse mérule, et la mérule a mangé le château. Le château est toujours en ruine », lâchait Benjamin Castaldi à l’époque. Une phrase qui résume à elle seule l’ampleur du désastre : 250 000 euros engloutis, pour un bâtiment qui ne vaut aujourd’hui plus rien.

« Il faut faire des travaux. Mais comme le mec a pris l’argent des travaux, il est parti avec l’oseille », précisait-il, décrivant une double peine : le champignon d’un côté, l’artisan disparu de l’autre. Une addition qui rappelle que certains investissements, comme certains bâtiments d’apparence solide, cachent parfois des surprises coûteuses derrière une belle façade.

Le mot mérule sonne presque anodin. Pourtant, ce champignon lignivore est capable de faire s’effondrer une structure entière en silence, sans jamais donner d’alerte visible avant qu’il ne soit trop tard.

Boiseries d'un château rongées par la mérule lors de travaux abandonnés

Humidité, chaleur et obscurité : la recette de la destruction

Interrogés par ICI Creuse, Pierre Bontems et Clovis Chassagne, de la Direction départementale des territoires de la Creuse, détaillent les trois ingrédients qui permettent à la mérule de se développer. Le premier, c’est l’humidité : le champignon prolifère quand le taux d’humidité du bois atteint 20 à 40 %, souvent après un dégât des eaux ou un logement laissé inoccupé trop longtemps, un peu comme certaines négligences qui finissent par coûter cher sur la durée.

Deuxième facteur : une température modérée, entre 18 et 30 degrés. En dessous, la mérule reste inactive. Au-delà, elle ralentit, voire meurt à très haute température. Troisième ingrédient, le plus sournois : l’obscurité et le confinement. « Pas de ventilation, du noir, cocktail parfait pour la mérule », résume Clovis Chassagne.

Le champignon progresse alors en toute discrétion, derrière un placo ou sous un parquet. Il débute sous la forme d’une simple toile d’araignée avant de se transformer, à un stade avancé, en une masse cotonneuse brun-rouille impossible à ignorer. Un scénario qui explique, avec le recul, comment un simple champignon a pu venir à bout du rêve de château de Benjamin Castaldi.

Trois conditions banales, un champignon presque invisible, et un rêve de château transformé en gouffre financier. La mérule ne fait pas de bruit, elle fait juste des dégâts. Et si vous possédez une vieille bâtisse humide et mal ventilée, la question n’est peut-être pas de savoir si elle est présente, mais depuis combien de temps.

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