« Une vieille nymphomane » : les propos glaçants de Booba sur Aya Nakamura choquent la toile

Booba n’en finit plus de s’attaquer à Aya Nakamura. Depuis des mois, le rappeur du 92 multiplie les sorties incendiaires contre la chanteuse la plus streamée de France. Mais cette fois, le cap franchi laisse sans voix : dans une story Instagram récente, il emploie des termes d’une violence sexiste rarement atteinte dans le rap français. Voici ce qu’il a dit, mot pour mot, et pourquoi cette escalade interroge bien au-delà du clash.
Booba contre Aya Nakamura : une hostilité qui dure depuis 2024
Le conflit ne date pas d’hier. Dès 2024, dans une interview accordée au Parisien, Booba affichait ouvertement son mépris. « Je ne la supporte pas. Je la trouve hautaine, surcotée, elle a des hits mais sur l’écriture, c’est niveau sixième. Et encore un sixième qui redouble », déclarait-il. Il lui reprochait aussi un prétendu manque d’engagement — alors même qu’Aya Nakamura s’était publiquement positionnée contre l’extrême droite lors des législatives.
En décembre dernier, nouvelle salve sur X. Le rappeur ciblait la mère de deux enfants en évoquant ses origines maliennes et ses prestations aux JO. « Tu as oublié tes racines et qui tu étais », écrivait-il. Puis, au moment de la sortie du nouvel album d’Aya Nakamura — certifié disque d’or —, il remettait en cause sa légitimité en comparant ses chiffres à ceux de Theodora, qui trustait alors le top 50. Mais le pire restait à venir.
Les propos sexistes publiés en story Instagram
Dans une story publiée sur Instagram, Booba franchit un palier. « Aya Nakamura ça pue sa mère ! C’est une vieille nymphomane qui s’est tapée tout le rap français, du Hakimi, du Niska, du producteur de Niska… », lâche-t-il sans filtre. Il ne s’arrête pas là et qualifie l’interprète de Djadja de « tapin de base qui tournait derrière les entrepôts à Aulnay ».
Le rappeur poursuit en affirmant que la chanteuse n’écrit pas ses propres textes. « C’est Guenda et mes gars qui ont réalisé son premier album. C’est pour ça qu’il y a autant de hits », prétend-il, avant de la traiter d’« industry plant ». Des accusations graves mêlant attaques personnelles, sexisme et tentative de délégitimation artistique. À ce stade, Aya Nakamura n’a pas réagi publiquement à ce dérapage.
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Un acharnement qui interroge le rap français en 2025
Theodora a raflé cinq prix aux Flammes 2026, mais cela n’efface pas le bilan d’Aya Nakamura : artiste francophone féminine la plus écoutée au monde, prestation historique aux JO de Paris 2024, albums multi-platine. Face à ce palmarès, l’acharnement de Booba ressemble moins à un clash entre pairs qu’à un pilonnage unilatéral.
Le vocabulaire employé — « nymphomane », « tapin » — dépasse largement le cadre de la punchline. Ce sont des insultes sexistes qui réduisent une artiste à sa vie privée supposée. Plusieurs internautes ont dénoncé un discours misogyne assumé, d’autant que le rappeur de Boulogne-Billancourt n’a jamais tenu de propos équivalents envers ses rivaux masculins. Le silence d’Aya Nakamura, lui, en dit peut-être plus long que n’importe quelle réponse.
Quand le clash vire à l’acharnement sexiste, ce n’est plus du rap — c’est un problème. Booba a bâti sa légende sur la provocation, mais ces propos interrogent désormais les limites que le milieu est prêt à tolérer. Reste une question : combien de dérapages faudra-t-il avant qu’une voix majeure du rap français dise stop ?