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Caroline Margeridon : sa mère risquait la prison, elle prend une décision énorme

Publié par Hannah Maline le 07 Nov 2026 à 5:03
La suite après cette vidéo

Jeudi 5 novembre 2026, 21h10, TF1. Arthur lance un nouveau numéro du Grand Concours avec dix-huit personnalités prêtes à s’écharper sur des questions de culture générale. Valérie Damidot, Bruno Solo, Christophe Beaugrand, Agathe Lecaron… Et au milieu de ce casting XXL, une blonde que toute la France reconnaît au premier coup d’œil.

Caroline Margeridon collier flouté

Caroline Margeridon. L’acheteuse star d’Affaire conclue, celle qui fait grimper les enchères sur France 2. Elle a soufflé ses 60 bougies le 29 septembre dernier. Et Le Grand Concours, elle connaît : elle y participe depuis 2023.

Mais derrière la bonne humeur, il y a une histoire. Une vraie, une lourde, qu’elle a fini par raconter à voix haute dans un podcast, en août 2023. Une décision prise à 22 ans, pour la femme qui l’a mise au monde. Un geste fou, qui lui a coûté plus cher que tout ce qu’elle achètera jamais aux enchères.

Vous pensez la connaître, la brocanteuse au franc-parler légendaire ? Attendez. Pour comprendre ce qu’elle a fait ce jour-là, il faut remonter très loin. Jusqu’à une enfance qui, vue de dehors, ressemblait à un conte de fées.

Une famille de carte postale… avec l’enfer derrière la porte

Tout commence à Biarritz, le 29 septembre 1966. Caroline est la petite dernière, avec deux grandes sœurs devant elle. Sa mère est antiquaire, d’origine vietnamienne. Son père, ingénieur des travaux publics, bifurquera plus tard vers le journalisme.

Selon Voici, relayé par Purepeople, ce père aurait même dirigé pendant trente ans la station de radio RMC. Côté maternel, le grand-père est un homme d’affaires à la tête d’une grande entreprise de bâtiment. Dans le podcast Parents d’abord de Télé-Loisirs, rapporté par Planet, elle parlait d’une « grosse entreprise avec 4000 employés ».

Le train de vie suit. « J’avais des parents qui nous ont élevés dans le luxe. On avait des chevaux de polo, une maison à Deauville », a-t-elle raconté. En 2022, dans Gala, elle ajoutait la Jaguar au garage. Le genre d’enfance qu’on imagine sans nuages.

Sauf que non. « Une famille idéale », en apparence, a-t-elle résumé dans le magazine. Puis la phrase qui fait tout basculer : « à la maison c’était l’enfer ». Entre ses parents, les disputes ne s’arrêtaient jamais, selon son récit.

Et c’est là que se dessine le premier fil de cette histoire. Dans ce chaos domestique, la petite Caroline choisit son camp très tôt. Son père, elle le prend en grippe, et sa mère, elle l’adore. Littéralement.

« J’étais collée à elle, comme une moule à son rocher », a-t-elle raconté à Gala. Une fusion totale, viscérale. Retenez bien cette image d’une enfant accrochée à sa mère. Parce que la suite va la faire voler en éclats.

La gamine qui vendait assise par terre à cinq ans

Sa passion pour la vente, Caroline Margeridon ne l’a pas apprise dans une école de commerce. Elle l’a héritée de sa mère, sur le terrain, au ras du bitume. Sa toute première transaction, elle l’a réalisée à cinq ans à peine.

Elle a raconté la scène à Gala en 2021 : « Ma mère avait des stands à Chatou. Je la suivais, je me mettais à côté d’elle, par terre, je sortais mes cartons, un établi et je vendais. Ça faisait marrer tout le monde ». Le personnage d’Affaire conclue était déjà là.

Le luxe, oui, mais pas seulement. « On nous a élevés dans des 5 étoiles, mais on allait aussi dans des routiers. Ce n’est pas l’argent qui fait l’éducation », a-t-elle glissé à Télé-Loisirs. Une phrase qui prend, vous le verrez, un relief tout particulier.

Cette fusion avec sa mère va jusqu’à bouleverser sa scolarité. « J’ai arrêté l’école pour la suivre sur les marchés », a-t-elle confié à Gala en 2022. À quinze ans, elle s’installe à Paris pour travailler auprès d’un marchand réputé. L’âge où d’autres se débattent avec leurs devoirs de maths.

Mais cette précocité a un revers, qu’elle a reconnu sans détour dans des propos relayés par AmoMama : « J’ai eu tendance à inverser les rôles, à me prendre pour sa mère. Je me suis assumée tôt, je n’ai pas eu d’adolescence ». Une fille qui materne sa propre mère.

Selon AmoMama, c’est même Caroline qui aurait veillé sur sa génitrice, une femme qui aurait eu ses filles très jeune. Et quand on porte ce genre de responsabilité si tôt, on est prêt à tout pour protéger celle qu’on aime. Vraiment tout. D’autant qu’un drame va resserrer ce lien jusqu’à l’étouffement.

À 11 ans, la nuit où tout est parti en fumée

17 Caroline Margeridon dals clash finale conclusion

Ce drame, elle l’a raconté dans son autobiographie, dont Purepeople a publié des extraits en 2023. Elle a 11 ans. La maison de campagne familiale en Normandie, une demeure du XVIIIe siècle « tout à colombages », prend feu à cause d’un court-circuit dans la bibliothèque. Les trois sœurs assistent à la scène.

Et les adultes ? « Notre père n’était pas là, comme d’habitude, notre mère était restée chez des amis », écrit-elle. C’est le fils aîné de ces amis qui raccompagne les fillettes. Imaginez trois sœurs livrées à elles-mêmes face aux flammes.

Le bilan est terrible. « Tout a été réduit en cendres. Notre passé, notre enfance, notre chien Castor et notre chatte Mina », écrit-elle. Elle n’emploie pas un mot à moitié : « Ça a été un cataclysme dans notre vie ».

Sa famille, dit-elle, a « explosé en vol » ce jour-là. Les parents rachètent une maison dans la Beauce, « tellement plus triste que la Normandie ». Mais rien n’est plus comme avant : chacun part de son côté.

L’aînée file finir ses études à Biarritz chez la grand-mère, la cadette part en internat à Saint-Germain-en-Laye. Le père s’installe presque à plein temps dans la nouvelle maison. Et Caroline écrit cette phrase qui dit tout : « Ma mère n’avait plus que moi ».

Retenez-la, celle-là. Une mère qui n’a plus que sa petite dernière, une fille qui se prend pour sa mère. Le duo est désormais soudé pour le meilleur… et, bientôt, pour le pire.

« Le mari de ma mère » : la première porte qu’elle a claquée

Avant de parler de sa mère, il faut parler de l’autre grande rupture de sa vie. Car Caroline Margeridon a une particularité : quand elle coupe les ponts, c’est pour de bon. Son père en a fait l’expérience le premier.

Dans son autobiographie, elle ne l’appelle pas « mon père ». Elle écrit « le père de mes sœurs ». Interrogée par Voici en novembre 2021, elle s’en est expliquée avec une franchise désarmante : « Je ne l’ai jamais aimé. Depuis toute petite, je dis « le mari de ma mère » ».

La rupture définitive a une date et une cause. « J’ai arrêté de le voir à 18 ans, quand j’ai appris par la femme de ménage qu’il trompait ma mère », a-t-elle raconté au magazine. À 18 ans, donc, elle claque la porte. Du côté de sa mère, toujours.

Ce père, elle l’avait déjà décrit en creux dans le récit de l’incendie : « Notre père n’était pas là, comme d’habitude ». Deux mots, « comme d’habitude », qui en disent plus long qu’un chapitre entier. L’absent chronique et l’infidèle : le portrait est dressé.

Retenez ce mot : la trahison. C’est un fil rouge dans sa vie, vous allez le voir. Et retenez aussi ce réflexe : à 18 ans, Caroline se range sans hésiter du côté maternel. Quatre ans plus tard, ce même réflexe va la mener beaucoup, beaucoup plus loin.

Des années après, ce père a demandé à la revoir avant de mourir, comme elle l’a raconté à Gala en 2022. Elle a refusé. Pas de réconciliation sur le lit de mort, pas d’adieux larmoyants. Une fermeté qui glace, et qui annonce la suite.

Un secret de famille qui chante du rock

Parlons de cette mère, justement. Une femme d’origine vietnamienne, antiquaire, qui transmet à sa fille le virus du commerce. En novembre 2021, Caroline Margeridon l’a décrite à Voici en quelques mots seulement : « Elle était Vietnamienne : Elle était très belle ».

Très belle, et visiblement pas n’importe quelle vie sentimentale. En 2021, la brocanteuse a affirmé que sa mère aurait eu une relation avec Johnny Hallyday. Oui, le Johnny Hallyday. L’idole des jeunes en personne.

Selon AmoMama, qui s’appuie sur son autobiographie, cette histoire se serait déroulée avant la naissance de Caroline et aurait duré trois ans, avant que le chanteur ne tombe amoureux de Sylvie Vartan. Toujours selon ce site, c’est sa grand-mère qui lui aurait révélé ce secret.

Le site rapporte aussi qu’à la maison, les chansons du rockeur tournaient régulièrement, au point que Caroline les connaissait toutes par cœur. Imaginez la scène : une famille où l’ombre du Taulier plane sur la platine. On a connu des secrets de famille plus banals.

Mais cette grand-mère qui raconte les amours de sa fille avec Johnny cache, elle aussi, une part d’ombre. Et c’est peut-être de là que tout part. Une sorte d’héritage invisible, transmis de génération en génération. On y revient très vite.

À 22 ans, elle brasse des fortunes

Revenons à notre jeune marchande. Après ses débuts parisiens, elle monte sa propre activité et devient spécialiste du mobilier français du XVIIIe siècle. Surtout, elle se lance dans l’organisation de salons d’antiquités et d’art contemporain. C’est ce qui va structurer toute sa carrière.

Et à ce jeu-là, elle excelle très vite. Dans un podcast de Femme Actuelle en 2023, elle a résumé cette époque d’une formule : « on gagnait beaucoup d’argent en organisant les plus gros salons de Paris ». Les plus gros salons de la capitale. À un âge où d’autres cherchent leur premier stage.

Ce « on », d’ailleurs, intrigue. Avec qui gagnait-elle tout cet argent ? Elle ne le précise pas dans cet extrait. Mais sur le papier, la gamine des stands de Chatou a gagné son pari : elle joue désormais dans la cour des grands.

La suite de son parcours confirme ce flair d’entrepreneuse. En 1992, elle crée une entreprise de gardiennage, puis ouvre une agence de voyage en 2017. En 2018, elle s’installe au marché Biron, aux puces de Saint-Ouen. Une femme d’affaires multicartes.

Sauf qu’en racontant ses 22 ans à Femme Actuelle, la brocanteuse n’enchaîne pas sur un souvenir heureux. Elle parle d’un « gros problème financier ». Un problème qui lui est tombé dessus en pleine ascension.

Comment passe-t-on de l’argent à flots à un gouffre financier ? Que s’est-il passé dans les coulisses de ces salons florissants ? Elle-même a utilisé un mot presque enfantin pour en parler : un « gros bug ». La suite de sa vie, elle, n’a rien eu d’enfantin.

La dernière fois qu’elle a vu sa mère, elle avait 22 ans

Intérieur d'une boutique d'antiquités, univers de la mère antiquaire de Caroline Margeridon

Voilà le chiffre qui revient sans cesse dans son histoire : 22. C’est l’âge auquel tout s’arrête entre elle et sa mère. Pas une brouille passagère, pas un froid de quelques mois. Une rupture totale, définitive.

« La dernière fois que je l’ai vue, j’avais 22 ans », a-t-elle confié à Gala en août 2022. Trente-trois ans sans se voir, sans se parler, sans rien partager, a compté Purepeople. La petite fille qui était tout ce qui restait à sa mère est devenue une femme qui refuse de la croiser.

Comment une fusion pareille peut-elle se transformer en silence absolu ? Quand elle évoque son caractère, Caroline Margeridon donne une piste. « Quand on me fait du mal une fois, on ne me fait pas du mal deux fois. J’ai toujours été comme ça », a-t-elle expliqué à Gala en 2021.

Elle a aussi dit que, du jour où elle a cessé de voir sa mère, celle-ci « a tout fait » pour renouer. Et qu’elle a « toujours dit non ». Trente-trois ans de refus. Il faut une sacrée blessure pour tenir aussi longtemps.

Pensez-y une seconde. La gamine qui écrivait « Ma mère n’avait plus que moi » est celle qui, pendant trois décennies, a laissé cette mère seule. Pour inverser à ce point le cours d’une relation, il a fallu un séisme.

Alors quelle blessure ? Qu’a fait cette mère adorée pour que sa fille la raye de sa vie, et surtout, qu’a fait Caroline, elle, à 22 ans, pour cette femme ? Gardez ces questions en tête. La réponse est au bout de ce récit, et elle est vertigineuse.

Château, 40 employés… et une fuite en pleine nuit

En attendant, la vie continue, et elle va être agitée. Caroline Margeridon tombe amoureuse d’un sportif célèbre : le jockey Gérald Mossé, qu’elle a décrit en 2023 comme « l’un des meilleurs jockeys au monde ». Ensemble, ils ont deux enfants, Alexandre et Victoire. Dix mois seulement les séparent.

Détail troublant : ces prénoms, elle les avait choisis bien avant. « Depuis que j’ai 5 ans, il paraît que je disais à mes grandes soeurs que, lorsque je serais grande, j’aurais deux enfants qui s’appelleraient Alexandre et Victoire et qui seront très proches », a-t-elle raconté à Télé-Loisirs. Prophétie accomplie.

Le couple vit alors grand train. Dans Gala, en mai 2023, elle a évoqué sa « vie de château à Chantilly », avec « les 40 employés, les 12 voitures ». Avant d’ajouter, avec son autodérision habituelle : « j’exagère à peine ».

Et puis tout s’effondre : elle découvre que le père de ses enfants la trompe. Encore la trahison. Elle a 33 ans, sa fille a 9 mois, et elle part. « Du jour au lendemain, j’ai pris mes bébés sous le bras », a-t-elle raconté à Gala.

À Télé-Loisirs, elle a donné d’autres détails de ce départ : « je suis parti avec rien à 4 heures du matin, avec deux valises sous le bras et mes couffins ». Elle qui avait grandi entre chevaux de polo et hôtels 5 étoiles repart de zéro. « D’ailleurs, je n’en ai pas toujours eu de l’argent », glissait-elle au même micro.

L’arrivée à Paris n’a rien d’un palace. « Je n’avais même pas de lit pour moi, mes enfants dormaient sur des matelas », s’est-elle souvenue dans Gala. Elle avoue avoir pleuré au début, « en voyant ma vie s’écrouler ». Mais elle s’est ressaisie très vite, pour ne pas inquiéter ses enfants.

Et puis il y a ce moment de grâce. Nanny et Nanon, un couple de Philippins qui travaillait pour le père de ses enfants, sonnent à sa porte le soir même avec leur petite valise. « Ils m’ont proposé de m’aider alors que je n’avais pas de quoi les payer. C’est incroyable non ? » Ils ne se sont jamais quittés.

Hong Kong, un père au loin et une règle d’or

Après la séparation, le jockey part vivre à Hong Kong. Les enfants n’ont alors que 9 et 18 mois. Caroline Margeridon va les élever seule. Et c’est là qu’elle fait un choix surprenant pour quelqu’un qui pardonne si peu.

« J’ai beaucoup protégé mes enfants en disant : « Pauvre papa, il vit loin, il ne peut pas vous voir » », a-t-elle expliqué à Télé-Loisirs. Et d’ajouter : « J’ai toujours refusé de critiquer un père qui part car les enfants n’y sont pour rien ». Elle qui a rayé son propre père refuse que ses enfants vivent la même chose.

Le contraste est saisissant, non ? Pour elle-même, la porte claquée. Pour ses enfants, la main tendue. Quand sa fille était adolescente, elle lui a même conseillé de voir son père « comme un copain car il est très drôle ».

Le pari a payé. D’après l’interview croisée publiée par Gala en 2023, le jockey est revenu dans la vie de ses enfants quand ils avaient 10 ans. « Depuis quelques années, nous avons de très beaux rapports avec lui », a assuré Victoire.

Mais la blessure de la tromperie, elle, ne s’est jamais vraiment refermée chez leur mère. « Je dois avoir une tête à être cocue. Le père de mes enfants puis mon ex-mari m’ont trompée », a-t-elle lâché à Ici Paris en 2021. Un ex-mari ? Oui, et celui-là, presque personne ne savait qu’il existait.

Seize ans avec un homme « hyper connu »

C’est l’un des secrets les mieux gardés de sa vie. Dès 2023, dans TV Grandes Chaînes, elle avait laissé échapper un indice : « j’ai été avec un avocat très connu pendant seize ans ». Un avocat célèbre, seize ans durant, et pas un nom.

Début 2026, Purepeople relaie son passage dans le podcast Parents d’abord de Télé-Loisirs, où elle enfonce le clou : « J’ai même eu un mari. Peu de gens le savent ». Et d’ajouter : « C’était monsieur… hyper connu. Hyper connu. Enfin, dans son milieu. Il a été beaucoup à la télé ». Pourquoi tant de mystère ? « Parce qu’il ne le mérite pas ».

La fin de cette histoire ressemble à un mauvais téléfilm. Sa meilleure amie était aux puces avec son chien, elle-même avec ses enfants. Elle voit son amie décrocher son téléphone et se décomposer. Puis la phrase : « Je viens de le voir boulevard Saint-Germain, avec ton chien… avec une nana ».

Caroline appelle aussitôt son mari. La réponse tombe, d’après son récit : « On divorce. Je ne veux plus jamais te voir ». Seize ans balayés en une phrase. Et une nouvelle trahison à ajouter à la liste.

Ce qu’elle ne lui pardonne pas, ce n’est pas l’infidélité. C’est le chagrin de sa fille, qui l’adorait. « Il lui a dit : « Je serai toujours là pour toi. » Et à partir de ce jour-là, il n’a plus jamais décroché son téléphone ». Elle-même, curieusement, dit ne pas avoir pleuré.

Depuis, elle a retrouvé l’amour avec Pascal, un homme qu’elle protège farouchement des projecteurs. « Mon compagnon actuel, je voulais qu’il ne soit pas trop connu. Il l’est mais chez lui, en Suisse », a-t-elle expliqué à TV Grandes Chaînes. « Je peux me promener avec lui sans que personne ne sache qui il est. Et ça restera comme ça ».

Vous l’avez compris : chez Caroline Margeridon, la trahison est une vieille connaissance. Mais les plus grandes blessures de sa vie ne viennent pas toujours des hommes.

Le casting qu’elle a tout fait pour rater

Chevaux de polo et villa à Deauville, le luxe de l'enfance de Caroline Margeridon

La télé arrive sur le tard. D’abord Paris est à vous ! sur BFM Business, puis Box aux enchères sur D8 en 2016. Et en 2017, elle rejoint une toute nouvelle émission de France 2 présentée par Sophie Davant : Affaire conclue.

Le plus drôle ? Elle a failli ne jamais y mettre les pieds. Selon AmoMama, elle trouvait le programme calé sur une tranche horaire « vraiment pourrie » et aurait saboté son casting en disant « n’importe quoi ». Raté : selon le site, c’est justement ce que voulaient « les patrons de la Warner et de France TV » : « une femme qui ait un peu de gueule ».

Avec Sophie Davant, pourtant, rien ne commence bien. « On ne s’est pas parlées pendant, je crois, deux ans. On était tellement différentes l’une de l’autre qu’on avait certainement rien à se dire », a confié l’animatrice à Télé-Loisirs en janvier 2023. Deux ans de silence. Chez Caroline, décidément, les silences durent.

Sauf que celui-là finit bien. Les deux blondes deviennent inséparables, jusqu’à partir en vacances ensemble. Sur RTL, Sophie Davant s’en amusait : « Elle a une vie insensée, elle est fatigante d’ailleurs parce qu’elle parle du matin au soir ! » Caroline, tout sourire, a raconté que son amie part nager trois heures « quand elle en a marre de m’écouter ».

Le public, lui, l’adopte instantanément. En 2020, elle s’offre un buste de Napoléon signé Antoine-Denis Chaudet pour 21 000 euros, le plus gros achat de l’émission à l’époque. Le 25 janvier 2022, elle pulvérise son propre record avec un bronze d’Arman estimé 13 500 euros, arraché à 39 000 euros face à Clément Auger.

Près de trois fois l’estimation. Sa réaction, selon Purepeople : « J’ai perdu deux kilos ! Ça tombe bien, on sort des fêtes et j’en avais besoin ». Dépenser sans trembler, quitte à affoler les enchères : c’est sa marque de fabrique.

Mais ce rapport si décomplexé à l’argent, d’où vient-il ? On commence à le deviner. Et la réponse n’a rien de léger.

« Je n’appartiens qu’à mes enfants » : la reine des plateaux

Devenue incontournable, elle enchaîne : Fort Boyard à partir de 2021, 100% logique, Le Grand Concours sur TF1. Selon Allociné, son nom a même circulé pour succéder à Sophie Davant à la présentation d’Affaire conclue, finalement confiée à Julia Vignali. Le départ de son amie, elle l’a vécu comme un arrachement : « si ‘Soso’ part, je vais en crever », avait-elle lâché à Télé Poche.

Elle n’a jamais demandé la permission de briller ailleurs. Selon Allociné, deux ans avant cette interview de 2023, France 2 lui avait refusé un programme sur une autre chaîne, en lui faisant comprendre qu’aller ailleurs se ferait à ses risques et périls. Sa réponse, racontée à Télé Star : « On attaque le risque et le péril. Et depuis, je suis sur toutes les chaînes ».

Elle se définit d’ailleurs comme « le couteau-suisse de la télévision ». Et elle conclut d’une phrase qui résume toute sa vie : « Je n’appartiens qu’à mes enfants ! » Ni à une chaîne, ni à un homme. Ni, on va le comprendre, à sa propre famille.

À l’été 2023, la voilà dans Les Traîtres sur M6, le jeu d’Eric Antoine. Éliminée lors de l’épisode diffusé le 26 juillet, elle craque quand Norbert Tarayre lâche, en larmes : « j’aime cette femme ». Elle pleure à son tour, devant les caméras.

Un moment qu’elle aurait préféré voir coupé, a-t-elle confié à Télé Star : « Je ne pleure jamais. Je suis toujours de bonne humeur, c’est mon ADN. Je n’ai jamais pleuré devant mes enfants ». Une femme qui ne pleure jamais ? Gardez cette phrase en tête. Elle va prendre un drôle de relief.

Un parquet, des notes cruelles et une côte flottante

En février 2024, elle relève le défi de Danse avec les stars sur TF1, avec le danseur Christian Millette. Les débuts sont rudes : leur première danse décroche la pire note de la soirée. Elle a qualifié ce moment d’« horrible », selon Allociné.

Au débrief, devant son partenaire, elle a raconté comment la machine s’était enrayée : « quand on est partis, j’étais hyper confiante, […] et en fait, au moment où tu m’as lâché la main, […], j’ai senti un truc qui montait ». Le stress, chez cette femme qui semble ne rien craindre. Qui l’eût cru ?

Le 8 mars 2024, lors du troisième prime, le couperet tombe. Face à Cristina Cordula, elle ne récolte que 17 % des voix, contre 83 % pour sa rivale. Première éliminée de la saison. Sa fille Victoire monte aussitôt au créneau sur Instagram : « Tes notes n’étaient absolument pas méritées ».

Elle, beaucoup plus philosophe, salue une « merveilleuse aventure ». Et glisse au passage un détail qui en dit long sur son endurance : « En attendant ma côte flottante commence à aller mieux ». Une côte en souffrance, évoquée en passant, comme un simple détail.

Cette capacité à encaisser, à se relever, à transformer chaque chute en anecdote drôle, le public l’adore. Ce trait de caractère, elle l’a forgé tôt, très tôt.

Mais certains coups, dans sa vie, ont été beaucoup moins symboliques qu’une mauvaise note de jury. Et beaucoup plus violents.

« C’était toute ma retraite » : cambriolée, puis frappée

12 février 2021. Au petit matin, Caroline Margeridon se filme sur Instagram : « C’est parti pour refaire les boutiques… Bonne journée mes amours ». Entre 12h et 19h30, selon Le Parisien cité par Purepeople, des cambrioleurs pénètrent dans son appartement du XVIIe arrondissement. Le butin est estimé à près de 500 000 euros.

Dans Libre !, elle a raconté la découverte : l’étagère de ses sacs vide, ses boîtes à bijoux renversées sur le lit. « J’avais quarante ans de stocks, je ne vous explique pas le choc, c’était toute ma retraite », écrit-elle. Elle a commencé à additionner : « J’ai arrêté de compter à 460 000 euros avant de me mettre à pleurer ». Selon Purepeople, elle n’était assurée qu’à hauteur de 56 000 euros.

Deux ans plus tard, c’est elle qu’on vise. Le soir du 8 janvier 2023, elle rejoint sa voiture dans un parking de Saint-Ouen. Deux hommes l’auraient attaquée par derrière, selon l’AFP citée par CNews. Ils lui arrachent sa montre, une réplique, son sac de plus de 10 000 euros, 650 euros en espèces et les clés de sa boutique.

Elle reçoit plusieurs coups au visage et se retrouve projetée au sol. Sur RTL, elle a raconté l’instant : « j’entends d’abord « courir » au moment où j’ouvre ma portière, et j’entends « attrape-la » ». Puis : « Ils ont enfoncé leurs grosses mains dans mon oeil ».

Le choc, elle l’a surtout ressenti devant les images de vidéosurveillance. « Je me suis retrouvée avec un oeil au beurre noir assez costaud et des bleus partout alors que je n’avais rien senti. C’est assez traumatisant de se voir », a-t-elle confié à RTL.

Et pourtant, dès le lendemain, sur Instagram, elle relativisait déjà : « Ça aurait pu être beaucoup plus grave. Voyons le positif ». Puis cette phrase, si typique d’elle : « Ce sont des petits cons ».

Une femme qui ne se laisse jamais abattre. Mais qui, on va le voir, n’oublie jamais rien.

Un livre, un deuil et une phrase qui glace

4 novembre 2021. Caroline Margeridon publie son autobiographie chez Plon. Le titre tient en un mot, comme un manifeste : Libre ! C’est dans ce livre qu’elle parle du « père de ses sœurs », de l’incendie, de Johnny.

Le même jour, dans Gala, elle lâche une nouvelle que personne n’attendait : « Ma mère est morte il y a un mois, elle n’aura même pas lu mon livre ». Le timing est cruel. Le livre de sa vie sort au moment où celle qui l’a mise au monde vient de disparaître.

Elle ne s’étend pas. Elle a juste cette phrase, presque à contrecœur : « C’est horrible quand on y pense… ». Trente-trois ans de silence, et la porte qui se ferme pour toujours, sans un dernier mot.

Car il y a eu une dernière demande. En août 2022, toujours dans Gala, elle a révélé que sa mère avait voulu la revoir avant de partir. Exactement comme son père, deux ans plus tôt. Et sa réponse a été la même.

« Ma mère a demandé à me voir avant de mourir, comme mon père deux ans plus tôt, j’ai refusé. Je ne sais pas pardonner ». Selon Purepeople, elle assurait même ne pas savoir de quoi sa mère était morte. Mais alors, qu’est-ce qui peut justifier un refus pareil ?

Le jour où elle a tout raconté au micro

Studio d'enregistrement de podcast où Caroline Margeridon a livré son témoignage en 2023

Août 2023. Caroline Margeridon est l’invitée du podcast de Femme Actuelle, animé par Marie-Amélie Druesne. Et pour une fois, elle va au bout de l’histoire. Celle autour de laquelle elle tournait depuis des années, par petites touches, dans les magazines.

Elle commence par l’héritage, celui de sa mère et de sa grand-mère avant elle. « Les Asiatiques sont de gros joueurs, ma grand-mère s’est ruinée au casino, ma mère a fait la même chose ». Le voilà, le secret de famille. Le jeu.

Ce mot, elle l’avait déjà prononcé en 2021 devant Télé Star : « Ma mère était vietnamienne et le jeu, elle avait ça dans le sang… Ça m’a traumatisée ». La grand-mère qui confiait les amours de Johnny avait donc aussi transmis une autre passion. Dévastatrice, celle-là.

Puis elle revient à ses 22 ans, à ces salons qui rapportaient tant. « Et un jour il y a eu un gros bug, j’ai arrêté de voir ma mère et je ne l’ai jamais revue jusqu’à sa mort ». Ce « gros bug », elle ne le détaille pas. La phrase suivante suffit.

Et elle lâche enfin la phrase, rapportée par Gala : « J’ai pris 8 millions de dettes à 22 ans pour qu’elle n’aille pas en prison ! » Huit millions. À 22 ans. Pour que sa mère échappe à la prison, la jeune femme a pris l’ardoise sur elle.

Selon Gala, relayé par Purepeople en 2022, c’est bien le jeu qui avait creusé ce gouffre, une dette qu’elle avait absorbée « pour lui éviter la banqueroute ». Et devant Télé Star, elle avait donné la clé de la rupture : « Qu’elle dilapide son argent, ça ne me dérange pas. Mais le mien, c’est autre chose, et je ne l’ai pas accepté ! »

« Je ne suis pas Picsou »

Tout s’éclaire. La petite fille qui materne sa mère, celle qui était tout ce qui lui restait après l’incendie, a fini par payer le prix ultime de cet amour. Elle a sauvé sa mère, puis elle l’a quittée. Et elle ne l’a plus jamais revue.

Le plus fou, c’est la façon dont elle en parle aujourd’hui. Pas de rancœur sur l’argent lui-même. « Ce n’était pas grave parce que je n’aime pas l’argent pour avoir de l’argent. J’aime gagner ma vie pour la liberté, mais j’adore partager, c’est mon kif ! Je ne suis pas Picsou », a-t-elle expliqué à Femme Actuelle.

La liberté. Le mot qui donne son titre à son livre. On comprend mieux pourquoi elle l’a choisi. Pour une femme qui a commencé sa vie d’adulte avec 8 millions de dettes sur le dos, être libre n’a rien d’un slogan.

Elle assume d’ailleurs avoir « toujours été à découvert ». Et elle résume sa philosophie dans une formule : « Je sais gagner de l’argent, mais aussi le dépenser. Mon but, ma raison de vivre, c’est de bien vivre avec mes enfants et mes potes ».

Les 39 000 euros lâchés pour un bronze d’Arman, la « retraite » envolée dans un cambriolage, les 40 employés laissés à Chantilly : tout prend un autre relief. L’argent va et vient. Ce qui reste, pour elle, ce sont les gens qu’elle aime.

Hier soir, elle figurait parmi les dix-huit candidats du Grand Concours face à Arthur. Derrière la bonne humeur du prime, il y a une femme qui a payé très tôt, très cher, et qui revendique de vivre à fond. Sa conclusion au micro de Femme Actuelle tient en une phrase : « Je ne finirai pas la plus riche du cimetière ! »

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