Entre FIV et deuil discret, le parcours semé d’embûches de Céline Dion avant la maternité
Trois garçons, une famille soudée, des fans fidèles : voilà l’image que l’on garde de Céline Dion en maman. Pourtant, avant René-Charles, Eddy et Nelson, il y a eu des années de déceptions, d’examens et d’injections. Et un chagrin dont on parle beaucoup moins. C’est la sixième tentative, pas la première, qui a tout changé.

Six ans à espérer : le début d’un parcours que la star n’a pas choisi
Quand on pense à Céline Dion, on pense à la voix, aux salles pleines, aux records. On pense moins à la salle d’attente d’une clinique. C’est pourtant là que s’est jouée une partie de sa vie.
Avec son mari, René Angélil, avec qui elle a construit une histoire hors norme, la chanteuse rêve d’un enfant. Selon le récit rapporté par la presse, le couple essaie pendant six ans de concevoir naturellement. Six ans de mois qui passent, de espoirs qui s’effritent.
Faute de résultat, le couple se tourne vers la science. Il s’en remet au Dr Zev Rosenwaks, médecin new-yorkais spécialiste de la fertilité, directeur du Ronald O. Perelman and Claudia Cohen Center for Reproductive Medicine. Ce sera la fécondation in vitro, la FIV.
Pour mettre toutes les chances de son côté, Céline Dion décide de mettre sa carrière entre parenthèses. Pour une artiste de ce calibre, ce n’est pas un détail. C’est un choix de priorité, assumé.
Le 10 juin 2000, un communiqué officialise la grossesse. Il précise, d’après la source, que la chanteuse avait suivi des traitements de fertilité dans une clinique de New York les 25 et 28 mai. Elle y attendait le résultat « avec hâte ».
Ces mois-là sont aussi marqués par un autre combat : celui de René Angélil contre un cancer. La joie arrive donc au milieu d’une période déjà lourde. Mais ce n’était que le premier acte.
René-Charles, le « rêve » de 2001… et l’envie d’aller plus loin
Dans son message d’annonce, Céline Dion écrit que « le bonheur ne se cache pas ». Elle parle d’un « trop grand et trop beau secret » qu’ils ne pouvaient plus garder pour eux. Les mots sont simples, presque d’une jeune femme qui n’ose y croire.
En janvier 2001, René-Charles vient au monde, avec plusieurs semaines d’avance. Elle décrit alors cette grossesse comme un rêve, confiant à HELLO! que tant de gens leur souhaitaient la réussite qu’elle avait l’impression qu’ils portaient tous le bébé avec elle.
On pourrait croire l’histoire terminée. Ce serait mal connaître le couple. Il voulait donner un petit frère ou une petite sœur à René-Charles, et Céline rêvait de jumeaux.
Une précaution avait été prise : lors de la conception de leur aîné, plusieurs embryons avaient été prélevés puis congelés, en vue d’une prochaine FIV. Une porte laissée ouverte pour plus tard. Mais cette porte-là allait résister.
Le fils aîné, lui, a bien grandi depuis, et ses apparitions publiques font réagir les internautes. À l’époque pourtant, il n’était qu’un petit garçon qui ignorait tout des efforts de ses parents pour lui offrir un frère.
Car en 2009, tout semble repartir. Les mois d’attente, les examens, les hormones. Et une nouvelle qui, pour une fois, a l’air d’être la bonne.
Août 2009 : la grossesse annoncée, puis le coup de massue
En août 2009, il est annoncé que Céline Dion est de nouveau enceinte. Le couple respire. Trois mois plus tard, il « déchante », selon la formule de la source.
Interrogé par le Journal de Montréal, René Angélil parle sans détour. « Nous vivons la réalité de la majorité des couples qui font face à ces techniques de procréation », explique-t-il. Il ajoute que la route peut être longue et ardue, et que cela ne fonctionne pas toujours comme la première fois.
Le Dr Rosenwaks croyait la grossesse bien démarrée. Ce n’était pas le cas. Le couple l’a appris une dizaine de jours plus tard, et il était, dit son mari, « sous le choc ».
René Angélil dit aussi son admiration pour « toutes ces femmes qui passent par ce processus si exigeant ». Selon lui, sa femme se soumettait depuis avril à de nombreux examens, à des injections d’hormones et à des prises de sang à répétition.
Pas de plainte, pourtant. Il affirme que Céline et lui ne sont pas découragés : ils ont déjà un fils extraordinaire. « On fait confiance en la vie et en notre bonne étoile », conclut-il.
L’optimisme revient donc, tenace. Céline est, d’après la source, plus confiante que jamais. Mais une dernière épreuve les attendait, et elle n’avait rien de prévisible.

La sixième tentative, deux battements de cœur et une semaine de « triplés »
Le souvenir de René Angélil reste très présent chez la chanteuse, et un bijou porté à Paris l’a rappelé à tous. C’est avec lui qu’elle a traversé ces années. Et c’est avec lui qu’elle a vécu ce qui a suivi.
La sixième tentative est la bonne. Les jumeaux Eddy et Nelson naissent en octobre 2010, prématurément, à 35 semaines. Les deux garçons passent quelques jours en soins intensifs néonatals avant de rentrer à la maison.
Mais avant leur naissance, le couple a connu un moment que peu de gens connaissaient. Céline Dion l’a raconté à HELLO! : « Pendant une semaine, nous avons cru attendre des triplés. »
Puis vient la visite suivante chez le médecin. « Nous n’avons entendu que deux battements de cœur », dit-elle. C’est ce deuil très précoce, discret, que le titre évoque.
Elle le décrit comme une perte douloureuse, très tôt dans la grossesse. « Ça a été un choc », résume-t-elle. Le mot revient, une fois de plus, dans son parcours.
Voilà donc le fil complet. Six ans d’attente, une FIV, un échec en 2009, six tentatives, une semaine d’espoir démesuré, puis deux petits garçons nés trop tôt mais bien vivants. La joie de la maternité n’est pas venue d’un coup. Elle a été arrachée, étape après étape.
Aujourd’hui, ces trois garçons sont « sa plus grande richesse »
René Angélil n’est plus là. Céline Dion peut compter sur ses trois grands garçons, qu’elle présente comme ses premiers fans et soutiens. Quelques jours avant de remonter sur scène à Paris, elle a confié : « J’ai des enfants extraordinaires. »
Elle s’amuse aussi de son rôle. Chaque parent élève ses enfants à sa manière, dit-elle, et elle, c’est certain, est « une maman qui gâte beaucoup ses enfants ». Rien d’un discours de star : plutôt celui d’une mère qui assume.
Le retour sur scène, justement, se joue sur un autre terrain. Le syndrome qui menace son retour rappelle que son quotidien reste exigeant. Dans ce contexte, la présence de ses fils prend un poids particulier.
« Mes enfants prennent beaucoup soin de moi et c’est ma plus grande richesse », assure-t-elle. Elle ajoute qu’elle prend beaucoup soin d’eux et qu’elle ne peut pas faire sans eux. Puis cette phrase, la plus frappante : « Je leur ai donné la vie et maintenant ils supportent la mienne. »
Son retour à Paris s’est aussi accompagné d’un message sur son état. Elle y a parlé d’elle avec une franchise qui a bouleversé ceux qui l’écoutaient sous la tour Eiffel. Le fil est le même : une femme qui avance en nommant les épreuves.
Reste une certitude, simple. Les années de FIV ne sont pas un détail biographique. Elles expliquent le lien entre cette mère et ses fils.
Derrière la légende, il y a donc une femme qui a attendu, perdu, recommencé, et fini par gagner. Une histoire de patience bien plus qu’une histoire de chance.
Si vous croyez tout savoir de la chanteuse, la théorie glaçante qui circule sur elle à Paris prouve qu’il reste des zones d’ombre. Et si l’on parle de dévotion, ce fan piégé par une fausse Céline Dion montre jusqu’où la ferveur peut conduire.