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Pistolet d’alarme, chat congelé, patte empaillée : ce qu’Alain-Fabien a glissé dans le cercueil d’Alain Delon

Publié par Hannah le 20 Août 2026 à 13:56
Pistolet d'alarme, chat congelé, patte empaillée : ce qu'Alain-Fabien a glissé dans le cercueil d'Alain Delon

Deux ans après la disparition d’Alain Delon, son fils cadet lève le voile sur un rituel funéraire pour le moins singulier. Dans une confidence accordée à Paris Match, Alain-Fabien Delon raconte avoir exaucé, jusqu’au moindre détail, les dernières volontés paternelles. Entre pistolet d’alarme et animaux congelés, l’inventaire du cercueil dévoile une facette méconnue du monstre sacré du cinéma français.

Une promesse tenue jusque dans les moindres détails

Le 18 août 2024, Alain Delon s’éteignait à Douchy, entouré de ses trois enfants et de son chien Loubo. Deux ans plus tard, le domaine de Douchy continue de faire parler de lui, tout comme les secrets entourant les funérailles de l’acteur.

Pendant des années, l’acteur avait répété ses volontés à son fils cadet : « Dans mon cercueil, tu mettras ça et ça… » Alain-Fabien affirme avoir tenu chaque promesse, allant jusqu’à camper près du cercueil pour s’assurer qu’il ne se referme pas trop tôt. La cérémonie, organisée fin août 2024, était restée volontairement confidentielle, réunissant à peine une cinquantaine de proches dans la chapelle du domaine.

Cette discrétion tranche avec les turbulences qui ont suivi, notamment les tensions entre les enfants Delon évoquées depuis dans plusieurs médias.

Chat congelé, moineau et patte empaillée : l’inventaire qui surprend

Devant la chapelle de Douchy, où il se rend souvent pour se recueillir, Alain-Fabien Delon détaille avec précision ce qu’il a placé sous le bras de son père. « J’ai mis dans son cercueil, calé sous son bras son chat congelé Poupouss, un moineau congelé également qu’il aimait, la patte empaillée de Manu, un mastiff napolitain qu’il adorait, qu’il avait toujours à son chevet et un pistolet d’alarme avec lequel il dormait », confie-t-il au magazine.

Paris Match précise qu’Alain Delon ramassait lui-même les petits animaux morts et les conservait au congélateur, une habitude que son fils a fini par respecter jusqu’au bout. Cette pratique éclaire d’un jour nouveau les dernières volontés de l’acteur, dont certaines n’ont pourtant pas toutes pu être honorées.

Loin de l’image du séducteur glacial forgée par des décennies de cinéma, l’acteur cultivait à Douchy un rapport intime à la mort animale, transformant sa propriété en sanctuaire personnel où chaque bête disparue conservait sa place, y compris après son propre décès.

Chapelle du domaine de Douchy où s'est déroulée la cérémonie

Poupouss, le chat à trois pattes sauvé par hélicoptère

Parmi tous les animaux cités, Poupouss occupait une place à part dans le cœur d’Alain Delon. Proche de Brigitte Bardot, dont il partageait les combats pour la cause animale, l’acteur vouait une affection particulière à ce chat à trois pattes qu’il avait littéralement arraché à la mort.

L’histoire remonte à une visite chez le vétérinaire avec son épouse et ses enfants. Un chat venait d’être accroché par une voiture, la patte presque arrachée, et le vétérinaire évoquait l’euthanasie. Delon racontait la scène à L’Indépendant le 9 novembre 2013 : « Les enfants m’avaient appelé et j’avais fait transporter le chat par hélicoptère chez mon vétérinaire parisien, qui l’a amputé. Depuis, il est à la maison. » L’acteur Stéphane Freiss, alors en répétitions à Douchy, s’était retrouvé embarqué dans ce sauvetage improvisé.

La mort de Poupouss en 2016 avait plongé Delon dans un chagrin tel qu’il avait préféré conserver sa dépouille au congélateur plutôt que de s’en séparer. À Douchy, il s’était aussi pris de passion pour les oiseaux depuis qu’un moineau à la patte cassée, baptisé Pewee, venait manger sur son épaule. L’acteur repose aujourd’hui dans la chapelle du domaine, entouré des chiens qui ont partagé sa vie, deux ans après un hommage présidentiel qui saluait un « monument français » du cinéma.

Derrière l’image du séducteur intransigeant se cachait donc un homme capable de mobiliser un hélicoptère pour sauver un chat de trois pattes. Cette fidélité posthume aux animaux qu’il a aimés en dit peut-être plus long sur Alain Delon que n’importe quel rôle au cinéma. Une question demeure : combien de stars auraient accepté un tel rituel funéraire, entre patte empaillée et pistolet d’alarme ?

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