Cindy Crawford brisée : ce que son fils Presley a laissé derrière lui, quelques heures avant le drame
Vendredi, une jeune femme de 27 ans a posté une série de photos sur Instagram. On y voit un garçon souriant au volant d’une voiture, puis deux amoureux qui se regardent dans les yeux, elle lui caressant le visage. En légende, une seule phrase : « Mon doux Presley, tu vas me manquer pour le reste de ma vie. » Les commentaires sont fermés.

Cette jeune femme s’appelle Isabella Jones. Le garçon, c’est Presley Gerber, le fils aîné de Cindy Crawford. Il est mort le 20 septembre dernier, à 27 ans, dans un centre de réhabilitation de Santa Monica, en Californie. Trois semaines plus tard, la cause officielle de son décès n’a toujours pas été rendue publique.
Vous croyez connaître cette famille ? Le visage le plus célèbre des années 90, un mari businessman ami intime de George Clooney, deux enfants beaux comme des affiches. Une carte postale de Malibu. Sauf que derrière la carte postale, il y a une saga bien plus sombre, et un garçon qui avait tout raconté au monde entier.
Et puis il y a ce dernier chapitre. Celui que personne n’avait vu venir, et qui tient en quelques heures à peine.
On va y venir, promis. Mais pour comprendre pourquoi il bouleverse autant, il faut remonter loin. Jusqu’à une petite ville de l’Illinois.
La gamine de DeKalb qui ne devait jamais quitter sa ville
Cynthia Ann Crawford naît le 20 février 1966 à DeKalb, une petite ville à l’ouest de Chicago. Le père est ingénieur électricien, la mère reste à la maison, et la fratrie compte trois filles et un petit garçon. Rien, absolument rien, ne prédestine cette famille du Midwest aux couvertures de magazines.
Et pourtant, un de ses professeurs la surnomme déjà « la future Miss Amérique ». À seize ans, sa toute première photo fait la une d’un journal local, le DeKalb Nite Weekly. À dix-sept ans, la voilà finaliste du concours « Look of the Year » de l’agence Elite. Le conte de fées est lancé.
Elle obtient une bourse pour l’université Northwestern. Elle la lâche au bout de quelques mois. Le mannequinat à plein temps l’appelle, d’abord à Chicago, puis à New York, et sa première série photo à l’étranger l’emmène en Égypte. Quelques mois plus tard, le grand Avedon la photographie pour la couverture du Vogue américain.
Mais avant les flashs, il y a eu une blessure. Son petit frère Jeffrey a été diagnostiqué d’une leucémie vers l’âge de deux ans.
Il est resté malade deux ans. Cindy avait 8 ans. Elle ne comprenait pas vraiment ce qui se passait, a-t-elle raconté en avril 2025 dans le podcast « Kelly Corrigan Wonders », relayé par ABC News.
« Je pense que quand il est mort, évidemment, ça a été dévastateur pour toute la famille », a-t-elle confié. Sa mère, a-t-elle expliqué, a choisi de traverser ce deuil de front, jusqu’à suivre des formations sur la mort et le deuil. Retenez bien ce détail. Il va résonner d’une manière terrible, des décennies plus tard.
Les années où on lui envoyait des Pepsi au comptoir

La suite, c’est une déflagration. Avec Naomi Campbell, Linda Evangelista, Claudia Schiffer et Christy Turlington, Cindy Crawford devient l’une des « Supermodels », ces filles plus célèbres que les stars de cinéma. Peter Lindbergh, Annie Leibovitz, Irving Penn, Helmut Newton : tous veulent la photographier.
Son préféré, c’est Herb Ritts. C’est pour lui qu’elle pose pour la première fois dans Playboy, en 1988, avant de revenir dans le même magazine dix ans plus tard. Au total, elle accumulera plus de 600 couvertures de magazines à travers le monde. Une machine.
Et puis il y a cette pub. En 1992, pour le Super Bowl, Pepsi la filme en débardeur et short en jean, au volant d’une Lamborghini, s’arrêtant à une station-service pour s’acheter une canette. Détail savoureux confié à l’agence AP : le short avait été taillé dans son propre jean, qu’elle avait apporté sur le plateau ce jour-là.
L’effet est dingue. « C’était un de ces moments de ma carrière où, quand je marchais dans la rue, les gens criaient : “Pepsi !” Ou je pouvais être dans un bar et des gens m’envoyaient un Pepsi », a-t-elle raconté à AP en riant. Elle s’amusait même de voir des femmes se déguiser en elle pour Halloween.
Même Prince succombe. Il lui dédie une chanson, « Cindy C », sur son Black Album. Pendant ce temps, elle transforme son image en empire : ambassadrice Revlon, publicités pour Omega, Citroën ou H&M, cassettes et DVD de fitness, émission sur MTV. La gamine de DeKalb est devenue une marque.
Mais à ce niveau de célébrité, la vie privée devient vite un feuilleton. Et le sien va passionner la planète.
Richard Gere, un mariage éclair à Las Vegas et une fin en pleine lumière
C’est chez son ami Herb Ritts qu’elle rencontre Richard Gere. Lui sort tout juste du triomphe de « Pretty Woman », il a dix-huit ans de plus qu’elle. En 1991, à 25 ans, elle l’épouse à Las Vegas. Les médias du monde entier ne les lâchent plus.
Le conte de fées tourne court. Sur un tournage, Cindy Crawford rencontre l’acteur William Baldwin. Elle en tombe amoureuse, et cette histoire figure parmi les raisons avancées de son divorce d’avec Richard Gere, prononcé en 1995. Rideau sur l’un des couples les plus suivis des années 90.
Le film en question, c’est « Fair Game », son premier grand rôle au cinéma, face à William Baldwin justement. Un flop retentissant : douze millions de dollars de recettes pour un budget de cinquante millions. Le cinéma ne sera jamais vraiment son terrain.
Sa vraie vie, elle va la trouver ailleurs. Loin des plateaux, auprès d’un homme qui ne vient pas du cinéma, mais des nuits new-yorkaises. Et c’est avec lui que commence vraiment l’histoire qui nous occupe.
Rande Gerber, l’homme des bars qui va tout changer
Rande Gerber est né à New York le 27 avril 1962. Ancien mannequin, il a fait fortune dans la nuit : son groupe a ouvert en 1991 son premier établissement, The Whiskey, un bar de l’hôtel Paramount, en plein quartier des théâtres de Manhattan. Bars, restaurants, lounges : son empire s’étend ensuite dans le monde entier.
Il croise Cindy Crawford à un mariage. Quelques années plus tard, le 29 mai 1998, c’est leur tour de dire oui. Et cette fois, l’union va tenir. Vingt-huit ans plus tard, ils sont toujours ensemble.
Le 2 juillet 1999, leur premier enfant naît à domicile, à Brentwood, en Californie. Un garçon : Presley Walker Gerber. Deux ans plus tard, en septembre 2001, arrive une petite sœur, Kaia Jordan.
Le prénom Presley a une histoire incroyable. Ses parents ont raconté qu’il était né d’un dîner avec le producteur David Foster, alors marié à Linda Thompson, ancienne compagne d’Elvis Presley. Foster aurait lancé : « Pouvez-vous imaginer être moi, devoir succéder à Presley ? » Le nom est resté.
Un prénom de légende pour un enfant qui grandira, lui aussi, sous les projecteurs. Avec, juste à côté de son berceau, un parrain pas comme les autres.
Clooney, le parrain et l’ami de quarante ans

Le parrain de Presley, c’est George Clooney. Selon Paris Match, l’amitié entre l’acteur et Rande Gerber remonte aux années 1980. Ils ne se sont jamais perdus de vue, au point d’être de tous les mariages : celui de Rande et Cindy en 1998, celui de George et Amal en 2014.
En 2013, les deux amis lancent avec Mike Meldman une marque de tequila, Casamigos, « la maison des amis ». En juin 2017, ils la cèdent au géant Diageo pour 700 millions de dollars, avec jusqu’à 300 millions supplémentaires selon les performances de la marque sur dix ans. Une histoire d’amitié devenue un coup de maître.
Paris Match raconte aussi les vacances partagées au Mexique et en Italie, les enfants qui grandissent ensemble. Clooney a connu Presley et Kaia pratiquement toute leur vie. Ce lien-là, on le verra, prendra tout son poids dans les jours qui suivront le drame.
Le business familial ne s’arrête pas là. En avril 2024, la gamme s’enrichit d’une tequila Casamigas au piment jalapeño, avec Cindy Crawford en personne sur l’étiquette. Et en octobre 2025, la presse évoque un nouveau projet du trio Gerber-Meldman-Clooney : une bière sans alcool, Crazy Mountain, attendue pour 2026.
Car derrière l’image de cette famille unie, quelque chose se fissurait. Discrètement d’abord. Puis de plus en plus fort.
Deux enfants élevés devant les objectifs
Chez les Gerber, le mannequinat est une affaire de famille. Kaia figure dans une campagne Young Versace dès l’âge de 10 ans. En 2016, elle pose avec sa mère en couverture de plusieurs éditions de Vogue, dont Vogue Paris.
Presley suit le même chemin. Il signe chez IMG Models à 15 ans et fait ses premiers pas sur un podium pour Moschino à 16 ans. Suivent Burberry, Dolce & Gabbana, Bottega Veneta, Tommy Hilfiger, Ralph Lauren, des campagnes pour Calvin Klein, Celine et Omega. En 2017, Models.com lui décerne le prix Reader’s Choice Breakout Star.
Et puis, en 2018, la boucle est bouclée. Pour le Super Bowl, Pepsi rejoue la pub culte de 1992. Cette fois, Cindy Crawford n’est pas seule : son fils de 18 ans est à ses côtés, dans un spot baptisé « This Is The Pepsi ».
« En tant que mère, on est allés au travail ensemble ce jour-là et on a partagé la même loge. Et quand il faisait son truc, j’étais juste une maman fière qui regardait depuis le bord, en essayant de ne pas l’agacer », raconte-t-elle à AP. Une mère comblée. Un fils qui a tout pour lui.
Kaia, elle, fait au même moment la couverture de Vogue Paris, à 16 ans. « Elle est plus prête pour ça. Elle est tellement plus sophistiquée et ouverte sur le monde que je ne l’étais à son âge », dit sa mère à AP. Sur le papier, les deux enfants Gerber marchent sur un tapis rouge déroulé d’avance.
Presley avait pourtant déjà commencé à raconter autre chose. Ce qu’il disait alors, on l’écoutait à peine. Avec le recul, chaque mot prend aujourd’hui un tout autre relief.
La première alerte : une Tesla, un contrôle et un test raté
La première alerte publique tombe moins d’un an après la pub Pepsi. Au tournant de l’année 2019, Presley Gerber, 19 ans, est arrêté à Beverly Hills. Selon TMZ, cité par AOL, la police l’intercepte pour excès de vitesse au volant de sa Tesla.
Il sentirait l’alcool. Il échoue au test de sobriété réalisé sur le bord de la route. Il est interpellé pour conduite en état d’ivresse, puis relâché sans caution.
Son avocat, Scott Spindel, assure alors : « Presley Gerber prend cela très au sérieux et prend les mesures nécessaires pour répondre aux accusations ». Il précise que son client n’a aucun antécédent judiciaire.
La sanction tombe : trois ans de probation, un programme obligatoire pour conducteurs alcoolisés et deux jours de travaux d’intérêt général. Sur le moment, beaucoup n’y voient qu’une bêtise de fils de star. Une de plus à Hollywood.
Sauf que ce n’était pas une bêtise. C’était le premier signal. Et l’année suivante, Presley va en envoyer un autre, beaucoup plus visible. En plein milieu de son visage.
Un mot gravé sous l’œil, et Internet se déchaîne

Février 2020. Presley Gerber dévoile un nouveau tatouage, juste sous l’œil. Un seul mot, en lettres capitales : « MISUNDERSTOOD ».
Incompris. À l’époque, il partage sa vie avec la mannequin canadienne Charlotte D’Alessio, avec qui il restera environ deux ans.
Les réseaux sociaux s’enflamment. Un fils de supermodel qui s’abîme le visage ? Les moqueries pleuvent.
Presley réplique en story, d’après Hollywood Life : « La plupart des gens peuvent se faire faire un lifting, changer de genre, des injections dans les lèvres, etc., et c’est offensant de dire quoi que ce soit aujourd’hui, mais je me fais un petit tatouage sur le visage et maintenant les gens adorent me détester… Hmmmm ? »
Une comparaison qui en dit long sur son état d’esprit. Dans un live Instagram, il s’explique avec une sincérité désarmante : « Vous ne savez pas ce que je ressens. Vous n’êtes pas dans ma tête. » Il ajoute qu’il ne se sent pas vraiment compris, et met au défi quiconque a quelque chose à dire sur lui ou sa famille de venir le lui dire en face.
Puis il lâche la phrase qui, aujourd’hui, glace le sang : « Ça dit misunderstood, parce que c’est ce que j’ai ressenti toute ma vie. » Il n’a que 20 ans. Et il vient de résumer, en un mot, tout ce qu’il racontera dans les années suivantes.
Selon People, le tatouage disparaît en août 2021. Le mot s’efface du visage. Le sentiment, lui, ne s’efface pas. Et quelques années plus tard, Presley va prendre une décision radicale : tout raconter.
Le garçon qui avait décidé de tout dire
En 2023, sur le podcast « Studio 22 », Presley Gerber parle pour la première fois longuement de sa dépression. « Que j’aide une personne ou cent personnes à sortir d’une situation dans laquelle j’ai moi-même été, c’est tout ce que je dois faire », déclare-t-il, selon la traduction de 20 Minutes.
« C’est un travail à plein temps, 24 heures sur 24, et il y a tellement de choses à gérer », ajoute-t-il au sujet de sa santé mentale, d’après OK! Magazine. Sur Instagram, il lance une série baptisée « Mental Health Mondays », où il évoque sans filtre la dépression et l’addiction. Il songe même à une ligne de vêtements autour de la santé mentale.
En novembre 2025, coup d’arrêt : il annonce se retirer des réseaux pour « prendre soin de [sa] santé mentale pendant un moment ». Un mois plus tard, il revient avec une vidéo d’une franchise inouïe, qu’il supprimera ensuite.
Il y liste les traitements qu’il prend contre ses « terreurs nocturnes » et ses « crises de panique ». Il évoque aussi avoir essayé opiacés, benzodiazépines, antidépresseurs, médicaments contre l’hypertension et perfusions de kétamine. « Malheureusement, j’ai vécu beaucoup de pertes sous de nombreuses formes récemment, ce n’est pas une excuse, mais c’est la raison pour laquelle j’en suis là », confie-t-il, cité par OK! Magazine.
Pourquoi tout déballer ? « Pour que vous ne vous sentiez pas seuls, car c’est ainsi que je me sens la plupart du temps », explique-t-il. Et il espère, dit-il, trouver des gens prêts à l’aider. Un appel au secours lancé à la face du monde, trois mois avant un voyage qui devait tout changer.
Cancún, la dose qui devait le sauver
Mars 2026. Presley publie une vidéo tournée à Cancún, au Mexique. On l’y voit juste avant une « flood dose » d’ibogaïne, une dose massive de cette substance psychoactive tirée d’un arbuste africain. Selon Stanford Medicine, cité par 20 Minutes, elle pourrait aider contre la dépendance, mais elle n’est pas légale aux États-Unis.
« Un moment de calme avant que tout ne change », écrit-il. « J’avais une peur panique et je savais que je la ressentirais à nouveau si je devais être confronté à quelque chose de similaire. » Il confie que lâcher prise n’a pas été facile, mais qu’il a senti « quelque chose de plus grand » que lui guider le processus.
« Je savais pourquoi j’étais là. Je me suis confronté à ce que je fuyais, et quelque part au milieu de tout cela, j’ai commencé à me retrouver », poursuit-il. Puis ces mots, qui serrent la gorge aujourd’hui : « On verra… Je prie pour que ce soit la dernière fois que je doive revenir. »
Sous la publication, toute la famille fait bloc. Cindy Crawford écrit : « Tu es un combattant ! Tu as traversé le feu pour te retrouver ! Tellement fière ! »
Kaia ajoute : « C’est mon frère, je suis tellement fière. » Quelques mots à peine, et tout l’amour d’une petite sœur.
Rande Gerber, lui, signe le message le plus poignant : « Je suis tellement fier de toi et de ton courage. Affronter ce qui est difficile demande une vraie force, et te voir retrouver le chemin vers toi-même, c’est tout. Je t’aime tellement. » Six mois plus tard, ces mots allaient prendre un tout autre sens.
Le printemps où tout semblait enfin aller mieux

Le 20 mai, Presley est aux côtés de ses parents à Los Angeles pour soutenir sa sœur. Kaia lance sa première collection avec la marque de denim RE/DONE, accompagnée de son film de campagne « Short/Cuts ». Sur les photos, le grand frère pose avec sa famille. Une soirée ordinaire de clan soudé.
Le 11 juin, il est de retour sous les projecteurs, cette fois pour parler de lui. À Malibu, il participe à un événement We Are ENOUGH x Aviator Nation, au profit de la santé mentale. Il prend place sur un panel aux côtés de Blake et Paige Mycoskie. Cindy et Rande sont dans la salle.
Ce jour-là, il évoque un tournant survenu à 23 ans, et la pression d’avoir grandi sous le regard du public. Puis il prononce cette phrase, rapportée par Enstarz : « Le moment où je me suis senti le plus libre, c’est quand j’ai enfin été honnête avec moi-même. »
Il donne même des conseils au public pour les jours difficiles : « Sortez. Prenez le soleil. » Même s’allonger dans l’herbe, dit-il, peut valoir le coup quand le sport paraît insurmontable. Personne ne le sait encore, mais c’est sa dernière apparition publique.
Plus libre, donc. Et pourtant, derrière la pudeur de cette famille, un autre récit se préparait. Un récit que les parents, si discrets jusque-là, ne semblent pas décidés à garder pour eux.
Kaia, la petite sœur qui se voulait « la facile »
Kaia Gerber, elle, a connu une trajectoire fulgurante. Premier défilé pour Calvin Klein à 16 ans, titre de mannequin de l’année aux British Fashion Awards en 2018, puis le cinéma, avec « Bottoms » en 2023 et « Saturday Night » en 2024, et un premier rôle dans la série « The Shards » sur FX.
Dans une interview à Vogue publiée en août, elle parle pour la première fois sans détour des combats de son frère. « Quand quelque chose comme ça arrive dans une famille, ça met un peu tout le monde au même niveau », confie-t-elle.
« Je pense que c’est aussi pour ça que j’ai commencé à me définir comme la facile et que je n’ai jamais voulu demander de l’aide. Parce que ça semblait trop d’avoir deux enfants qui avaient besoin. »
Elle rend aussi hommage à Presley : « Mes parents, pendant la majeure partie de nos vies, ont été très, très discrets et ne partageaient rien, et maintenant nous avons ce véritable professeur, mon frère, qui dit : “Je vais être très humain pour tout le monde.” » Une déclaration d’amour fraternelle. Qui deviendra, quelques semaines plus tard, un éloge involontaire.
Ces mots paraissent un mois avant le drame. Le 6 août, Presley publie ce qui sera son dernier post Instagram, une série de photos prises dans un jardin, selon Paris Match. C’est sous ces images que ses quelque 150 000 abonnés, dont Paris Hilton, viendront bientôt déposer leur peine.
Dimanche 20 septembre, 9 h 35 : l’appel
« Le 20 septembre 2026, vers 9 h 35, des agents du département de police de Santa Monica ont répondu à un signalement de possible overdose dans le bloc 1000 de Berkeley Street », indique la police dans un communiqué. « À leur arrivée, les agents ont trouvé un homme adulte décédé. »
Le médecin légiste du comté de Los Angeles identifie Presley Gerber, 27 ans. Selon 20 Minutes, les tentatives de réanimation ont échoué. La police précise qu’il n’y a, à ce stade, aucune indication d’intervention d’un tiers. L’enquête est ouverte pour overdose présumée.
Selon NBC News, cité par Paris Match, le jeune homme était entré dans l’établissement quelques heures seulement avant d’être retrouvé inconscient. People évoque un arrêt cardiaque lié à une possible overdose. Selon The Mirror, qui cite l’enregistrement des secours obtenu par le Daily Mail, l’appel avait d’abord été classé comme arrêt cardiaque avant d’être requalifié en overdose quelques minutes plus tard.
Le bureau du légiste parle des « premiers stades de l’enquête ». Une de ses priorités, selon Paris Match : déterminer si Presley prenait des médicaments prescrits ou des drogues interdites, et où il se les procurait. L’autopsie est réalisée, mais la cause du décès reste en attente des analyses.
Quelques jours plus tard, TMZ obtient l’acte de décès. Presley a été incinéré au Rose Family Funeral Home, ses cendres seront conservées dans la maison familiale de Malibu. Le document le décrit comme un entrepreneur qui travaillait dans le domaine de la santé mentale. Une ligne qui dit tout de ce qu’il voulait être.
TMZ ajoute, selon ses sources, que Presley avait un problème persistant avec la kétamine, une substance que son médecin lui aurait pourtant prescrite, au grand désarroi de sa famille. Ces allégations n’ont pas été établies comme cause du décès. Mais elles posent une première question. Ce ne sera pas la dernière.
Une mère « anéantie », un clan qui fait bloc

Le lundi, Cindy Crawford et Rande Gerber sont aperçus en voiture, visages cachés derrière lunettes et casquette, en route vers le domicile de leur fils à Malibu. « Cindy est inconsolable. Elle est totalement anéantie », confie une source à Page Six, citée par Paris Match.
Un autre proche insiste, toujours selon Page Six : ce qu’on voyait en ligne n’était pas mis en scène, Kaia et Presley étaient bien plus que de simples frère et sœur. La porte-parole de la famille, Allie Jenkins, demande le respect de la vie privée « en cette période très difficile et douloureuse ».
Deux jours après l’annonce, George et Amal Clooney sont aperçus à Los Angeles, selon Paris Match. Selon les sources de TMZ, le couple fait la navette entre la maison de Cindy et celle de Kaia. L’actrice Laura Dern et l’influenceur Jake Shane viennent aussi apporter leur soutien. La famille, d’après TMZ, est « incroyablement brisée ».
Les parents, eux, se taisent. Ce sont les femmes qui ont aimé Presley qui vont prendre la parole les premières.
Les femmes qui l’ont aimé brisent le silence
Charlotte D’Alessio, 28 ans, est la première. Sur Instagram, la mannequin canadienne partage des photos et des vidéos de leur histoire. Dans l’une d’elles, les deux tombent en même temps d’un taureau mécanique avant d’éclater de rire.
« Repose en paix, roi. Je t’aime tellement Pres. Connectés pour la vie. Je te parle bientôt », écrit-elle.
En story, elle laisse éclater sa colère : « Tu méritais plus de temps. Tu méritais plus de vie. Très en colère à ce sujet. » Sur une vidéo de Presley marchant vers l’océan, un chien blanc trottinant derrière lui, elle ajoute : « Je me souviendrai toujours de toi ainsi. »
Puis vient, ce vendredi, l’hommage d’Isabella Jones. Les deux avaient été vus ensemble pour la dernière fois il y a deux ans, à la soirée de lancement de Cloud23 à Los Angeles. On a aussi prêté à Presley une idylle avec Lexi Wood en 2022 et avec la mannequin Cayley King en 2017.
Le même vendredi, à Londres, le parrain sort enfin de son silence. Lors de la cinquième édition des Albies, organisée par sa fondation au Muséum d’histoire naturelle, George Clooney est interrogé par Entertainment Tonight. Selon Paris Match, Amal acquiesce en silence à ses côtés.
Quand on lui demande si un hommage est prévu, il répond d’abord : « Je ne pense même pas que nous soyons en position de pouvoir en parler. » Avant d’ajouter, selon la version rapportée par Paris Match : « C’est l’une des choses les plus dévastatrices qui soient arrivées à leur famille et à la nôtre. C’est la pire chose qui puisse arriver à une famille. »
Samedi, 22 heures : les images de la dernière nuit
Pas en position d’en parler. Ces mots résonnent étrangement avec ce que la presse américaine avait révélé quelques jours plus tôt. Des images de Presley Gerber, filmées quelques heures seulement avant son décès, ont été diffusées par plusieurs médias américains. Le dernier document qu’il a laissé derrière lui.
Selon TMZ, la vidéo a été tournée le samedi soir vers 22 heures, à Resolutions Living, à Santa Monica. Presley y apparaît seul, en maillot de corps blanc, lunettes noires et chaîne argentée, d’après The Mirror. Il promène sa caméra dans une chambre et d’autres pièces de la résidence. Ses yeux semblent vitreux.
D’après les sources de TMZ, il avait consommé de la drogue l’après-midi et craignait de perdre le contrôle. Son coach de sobriété aurait appelé l’établissement en précisant qu’il était sous l’emprise de drogues. L’admission aurait été acceptée, le temps du week-end, avant un transfert prévu le lundi vers un centre de désintoxication.
Resolutions Living se décrit comme une « résidence de convalescence en santé mentale ». Pour des experts interrogés par TMZ, ce n’était pas le bon endroit : Presley aurait eu besoin d’une désintoxication médicalisée. TMZ affirme aussi qu’il aurait continué à consommer sur place, une information non confirmée. Selon des sources proches de l’établissement, l’employé qui avait validé son admission aurait été licencié, sans réaction des parties sollicitées.
Et c’est là que le chagrin des parents changerait de nature. Selon RadarOnline, Cindy Crawford et Rande Gerber envisageraient des poursuites, à la fois contre le centre et contre le coach de sobriété qui y a conduit leur fils. Ils voudraient un compte rendu complet de ce qui s’est passé, depuis son arrivée jusqu’à sa mort.
« Cindy et Rande ne veulent pas seulement des réponses, ils veulent que des responsabilités soient établies. Ils explorent toutes les options juridiques possibles. Si des erreurs ont été commises, ils veulent des conséquences », affirme un proche cité par RadarOnline. La question qui les obsède, selon cette source : comment un garçon vulnérable de 27 ans a-t-il pu se retrouver seul dans une chambre, quelques heures avant sa mort ?
Une source citée par le journaliste Rob Shuter va plus loin : « Ils veulent qu’il soit fermé. » À ce stade, il ne s’agit que d’informations de presse attribuées à des proches anonymes. Aucune action en justice n’a été rendue publique.
Zuma Beach, main dans la main

Ce samedi, TMZ a publié les premières photos du couple depuis le drame. Cindy Crawford et Rande Gerber marchent main dans la main sur Zuma Beach, à Malibu, en tenue de sport et casquette. Une sortie discrète, après des semaines loin des regards.
Selon des proches cités par RadarOnline, la famille souhaiterait organiser une cérémonie intime à Malibu, en raison de l’amour de Presley pour le surf et la plage. Les demandes pour y assister seraient nombreuses : beaucoup de gens l’aimaient.
La cause officielle du décès, elle, reste en attente des analyses toxicologiques. La police de Santa Monica a indiqué qu’il n’y a aucune indication d’intervention extérieure et que l’enquête se poursuit. Toutes les personnes et structures évoquées restent présumées innocentes de toute faute.
Il y a plus de cinquante ans, une petite fille de DeKalb a vu sa mère affronter la perte d’un fils. Aujourd’hui, c’est son tour. Le garçon qui se disait incompris avait tout raconté pour que d’autres se sentent moins seuls. Ses parents, eux, semblent décidés à obtenir une explication.