« Il ne partira pas sans moi » : Cyril Féraud a tout arrêté quand le cancer de son père s’est aggravé
Ce samedi 4 juillet, Cyril Féraud prenait officiellement les commandes de Fort Boyard, l’émission de son enfance. Un rêve de gosse réalisé, mais avec une ombre au tableau : son père n’était plus là pour le voir.

Sur le plateau de C à vous, l’animateur de 41 ans est revenu sur les derniers mois de la maladie de son père, emporté par un cancer. Il y raconte une décision radicale, prise en quelques heures, qui a changé le cours de sa vie professionnelle.
Le jour où les médecins n’ont plus laissé d’espoir
Tout bascule pendant le tournage de Slam. Cyril Féraud reçoit les derniers résultats médicaux de son père : les examens sont formels, il n’y a plus aucune chance de guérison.
Face à cette annonce, aucune hésitation. « Il ne partira pas sans moi », se promet-il alors, selon ses propres mots rapportés sur le plateau de C à vous.
Cette phrase, il ne l’a pas simplement pensée. Il l’a mise en application dès le lendemain, quitte à tout bouleverser dans son emploi du temps professionnel.
« On annule tout » : l’appel qui a tout changé

Dès le lendemain de cette annonce, Cyril Féraud décroche son téléphone. Il appelle directement la chaîne et la production pour suspendre l’ensemble de ses engagements.
« On avait plein de tournages qui étaient prévus et j’ai dit : ‘On annule tout' », confie-t-il face aux chroniqueurs de C à vous, visiblement encore marqué par ce souvenir.
Une décision radicale pour un animateur en pleine ascension, mais qui ne laissait place à aucun compromis dans son esprit.
La réponse de ses équipes l’a profondément touché. « Par chance, tout le monde a été très intelligent. On m’a dit : ‘On décale les plannings, on se débrouille' », se souvient-il avec reconnaissance.
Ce soutien logistique, loin d’être anodin, lui a offert une liberté totale pour les semaines suivantes. Mais que fait-on de ce temps, une fois la carrière mise entre parenthèses ?
Des journées entières au chevet de son père
« Je n’ai plus quitté mon papa à partir du lendemain », raconte Cyril Féraud. Fini les plateaux, les tournages, les impératifs de production : place aux longues journées passées à ses côtés.
Des heures faites de discussions, de silences, de souvenirs partagés. Mais aussi, contre toute attente, de moments de légèreté et de rires.
« On riait aussi avec lui. C’était au moment de Roland-Garros », confie l’animateur, preuve que même dans les instants les plus durs, la vie continue de s’inviter.
Ce mélange d’intensité et de tendresse a laissé une empreinte durable chez l’animateur, aujourd’hui capable d’en parler avec une forme de paix retrouvée.
« J’ai été là jusqu’au bout » : une fierté assumée
Avec le recul, Cyril Féraud ne regrette rien de ce choix qui aurait pu coûter cher à sa carrière naissante à la télévision.
« Maintenant, je peux en parler parce que j’ai vécu les moments les plus intimes, les plus forts et j’ai été là jusqu’au bout », explique-t-il sur le plateau.
« Je suis fier de l’avoir accompagné », ajoute-t-il, une phrase qui a profondément ému les chroniqueurs présents ce jour-là.

Cette confidence rare éclaire d’un jour nouveau le sacre de Fort Boyard : derrière la fierté professionnelle se cache une histoire familiale intime, celle d’un fils qui a choisi la présence plutôt que le succès.
D’autres animateurs du service public traversent aussi des étapes marquantes de leur carrière, comme Laurence Boccolini récemment de retour sur les écrans ou encore Nagui, dont l’avenir à l’antenne a été bousculé.
Le cancer touche aussi d’autres personnalités publiques, à l’image de Laurent Voulzy qui a récemment brisé le silence sur son diagnostic.