Actrice du film Le Cercle, elle avait 400 000 dollars en banque en mourant sans-abri à 35 ans
Elle avait le visage de la petite fille du film Le Cercle, celui qui hantait les cauchemars de toute une génération au début des années 2000. Vingt ans plus tard, Daveigh Chase est morte seule, sans domicile fixe, dans les rues de Los Angeles. Elle avait 35 ans. Mais un document judiciaire révélé cette semaine change complètement la version qu’on croyait connaître de sa fin de vie.

Une enfant star retrouvée sans-abri après des années de silence
Le nom de Daveigh Chase parle à quiconque a grandi avec les blockbusters des années 2000. Elle prêtait sa voix à Lilo dans Lilo & Stitch et incarnait Samara, la fillette effrayante du Ring, deux rôles sortis la même année, en 2002. On l’avait aussi vue dans Donnie Darko et la série Oliver Beene.
Puis, le silence. L’an dernier, sa manageuse et sa demi-sœur avaient lancé des recherches pour la retrouver, inquiètes de ne plus avoir de nouvelles. Une vidéo avait fini par refaire surface, montrant l’actrice vivant dans un camping-car, dans le quartier de Skid Row, l’un des secteurs les plus précaires de Los Angeles.
Son père, John Schwallier, avait confié au New York Times que sa fille vivait dans la rue avec son compagnon, et qu’elle luttait contre une addiction depuis son adolescence. Un contraste vertigineux avec la carrière prometteuse qu’elle avait connue enfant, entre plateaux hollywoodiens et tournages internationaux.
400 000 dollars révélés dans un document judiciaire
Cathy Chase, la mère de l’actrice, a déposé le 8 juillet une requête devant la Cour supérieure de Los Angeles pour devenir l’administratrice de la succession de sa fille. Le document, consulté par le Daily Mail, révèle un chiffre qui tranche brutalement avec l’image de la rue : Daveigh Chase possédait un patrimoine estimé à 400 000 dollars au moment de sa mort.
Dans ce même document, Cathy Chase précise que sa fille était « sans domicile mais décédée dans le comté de Los Angeles », avec pour dernière adresse connue une résidence à Chatsworth, en Californie. Un décalage qui interroge : comment vivre à la rue tout en détenant une telle somme ? La requête ne le précise pas, mais elle confirme que l’actrice est morte sans conjoint ni enfants, laissant derrière elle ses deux parents comme seuls héritiers légaux.
Concernant le père, John Schwallier, Cathy Chase indique dans sa requête ne pas disposer d’adresse précise pour le joindre. Elle affirme être « informée et croire » qu’il réside aux Philippines tout en possédant un bien à Las Vegas. Elle a joint l’adresse du consulat général des Philippines à Los Angeles à sa demande. Une audience est prévue le 12 août prochain devant la Cour supérieure.

Le cri d’une mère et la cause de mort qui bouleverse tout
Le mois dernier, Cathy Chase avait déjà livré au Daily Mail le récit glaçant du moment où elle a appris la mort de sa fille, via une alerte d’actualité en ligne. « J’étais dévastée », avait-elle confié. « C’était comme si quelque chose à l’intérieur de moi m’expulsait tout l’air, et en même temps j’avais l’impression d’exploser vers l’extérieur. »
Elle décrit avoir poussé un « cri guttural » avant de courir dans son jardin en hurlant « Non, non, non, non ! », espérant que l’âme de sa fille l’entende malgré tout. Le 18 juin, elle avait identifié le corps de Daveigh dans un hôpital de Los Angeles, accompagnée d’un aumônier, priant à travers une vitre. « C’était une expérience magnifique, et je me sens très bénie d’avoir pu la partager avec ma fille », avait-elle ajouté.
Le médecin légiste du comté de Los Angeles a depuis établi la cause officielle du décès : le sida, associé à une « polytoxicomanie chronique ». Une version que le père de l’actrice conteste en partie, évoquant plutôt des complications liées à une méningite bactérienne et une infection sanguine.
Il a également confié à l’agence AP ne pas être « surpris » par le diagnostic du sida, compte tenu du « mode de vie » de sa fille, dont il se disait par ailleurs estrangé depuis des années.
Une fortune cachée derrière une vie à la rue, deux versions différentes d’une même mort : l’histoire de Daveigh Chase laisse plus de questions que de réponses. Reste l’image d’une mère qui a prié à travers une vitre d’hôpital, espérant que sa fille l’entende une dernière fois.