« Je ne sais pas si je dois m’excuser » : David Pujadas craque en larmes en plein direct sur LCI
Un présentateur réputé pour son flegme, incapable de prononcer un mot en plein direct. Ce mardi 16 septembre 2026, David Pujadas a vécu un moment rare devant les caméras de LCI. Ce qui s’est joué sur le plateau de 24H Pujadas dépasse largement le simple incident de tournage.

Un échange sur Gaza qui dérape en émotion pure
Tout commence par une chronique de Caroline Fourest, journaliste et essayiste habituée des plateaux de débats politiques tendus. Elle évoque le titre We Will Dance de Boy George, un artiste qu’elle dit écouter « beaucoup en ce moment » pour son courage à ne pas nier la souffrance des Palestiniens sans employer le mot « génocide ».
François Lenglet l’interroge alors sur la polarisation du débat : « Qu’est-ce qu’on a raté pour que le débat soit cristallisé, violent à ce point ? » Caroline Fourest répond en évoquant la riposte israélienne « si massive et si meurtrière », tout en rappelant que le Hamas aurait, selon elle, cherché à provoquer précisément ce genre de réaction, comparant la stratégie à celle d’Al-Qaïda le 11 septembre.
L’échange bascule ensuite sur la censure qu’elle affirme subir en tant que journaliste, et sur ce qu’elle appelle une « gauche sectaire pro islamiste ». Elle cite les attaques contre figures publiques connues comme François Ruffin ou Raphaël Glucksmann, avant de lâcher un avertissement glaçant sur le plateau.
Une phrase choc qui fige le plateau de LCI
« Un jour, c’est vous qui serez traités d’islamophobes, de génocidaires et d’extrême droite (…) et peut-être un jour, ce sont vos enfants qui se feront tuer à cause de ces amalgames. » La phrase tombe, lourde, dans un silence total. Personne ne parle. Personne ne bouge.
Un silence de plusieurs secondes s’installe sur le plateau de 24H Pujadas, un format habituellement rythmé et maîtrisé. C’est dans cet instant suspendu que David Pujadas se retrouve incapable de relancer l’échange, contrairement à son habitude bien connue des téléspectateurs de l’actualité politique française.
Caroline Fourest s’en aperçoit et se tourne vers lui en souriant. Elle brise elle-même le silence, amusée et visiblement surprise : « Maintenant c’est David qui est ému. J’ai réussi à émouvoir David maintenant. » Le présentateur ne dément rien. Ses yeux brillent, un sourire reste accroché à ses lèvres, mais aucun son ne sort. Un moment rarissime pour un professionnel qui a traversé des décennies d’actualité politique brûlante sans jamais perdre le fil.
« Je ne sais pas si je dois m’excuser » : l’aveu final
Consciente d’avoir touché une corde sensible chez un homme réputé pour sa maîtrise en toutes circonstances, Caroline Fourest ajoute, un brin décontenancée : « Alors que quand on connaît l’immense professionnalisme qui est le tien et la façon dont tu sais tenir l’émotion à distance, je ne sais pas si je dois m’excuser ou te remercier. »
La phrase résume tout le paradoxe de la scène. Une chroniqueuse qui vient de tenir des propos d’une gravité rare, et qui se retrouve elle-même surprise d’avoir déstabilisé le maître des lieux plutôt que le contraire. Le plateau, jusque-là silencieux, semble suspendu à la réaction du présentateur.
David Pujadas, la voix nouée, choisit de ne pas s’attarder. Des trémolos perceptibles dans le ton, il referme l’antenne en quelques mots à peine : « Merci Caroline… et, à mardi prochain. » Une sortie de plateau expéditive, presque pudique, mais qui laisse deviner l’ampleur de ce qu’il venait de vivre devant des millions de téléspectateurs. Un instant que les internautes ont largement commenté et relayé sur les réseaux sociaux sous le hashtag #Israël.
Une image restera de cette soirée : celle d’un journaliste chevronné, réduit au silence par des mots plus forts que n’importe quelle question posée en direct. Ce genre de moment, on n’en fabrique pas. Il arrive, tout seul, et rappelle que même derrière un bureau de plateau télé, l’émotion finit toujours par gagner.