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Émilie Tran Nguyen dévoile le récit glaçant de sa famille : « des impacts de balles dans la chambre d’enfants »

Publié par Hannah le 21 Juil 2026 à 10:06
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Avant d’être au cœur d’une polémique qui a bouleversé sa carrière, Émilie Tran Nguyen avait ouvert une porte rarement franchie. Celle de son histoire familiale.

« Placée en garde à vue » : Émilie Tran Nguyen visée par une accusation, son silence prend un sens nouveau

Dans un documentaire intitulé Je ne suis pas chinetoque, la journaliste s’était mise à nu. Sujet : les origines du racisme anti-asiatique en France.

Mais au détour du reportage, c’est un tout autre récit qui a marqué les esprits. Celui de ses propres origines.

Une enquête qui commence par un silence

Fille d’un père vietnamien et d’une mère française d’origine algérienne, Émilie Tran Nguyen ignorait presque tout du passé de sa famille paternelle.

Alors elle a posé les questions. À sa grand-mère d’abord, avec une prudence presque timide.

« Tu avais une belle maison au Vietnam ? », demande-t-elle. La réponse tombe, sobre, presque évasive : « Ça va. »

Un silence de pudeur, très vite rattrapé par une voix plus vive. Celle du père de la journaliste, qui ne laisse jamais planer le doute bien longtemps.

Le père rectifie, et l’histoire prend forme

« Si elle était belle ! C’était une grande propriété ! On avait un temple bouddhiste dans la cour », corrige-t-il aussitôt, presque offusqué par la modestie de sa mère.

La suite du récit dévoile une vie que rien ne laissait deviner. La grand-mère d’Émilie Tran Nguyen ne faisait jamais le ménage.

Elle était choyée par des employés à demeure. Mieux encore : chaque enfant de la famille disposait de sa propre nurse.

Un confort d’un autre monde, presque irréel raconté huit décennies plus tard dans un salon français. Mais cette vie paisible allait bientôt voler en éclats.

Maison familiale vietnamienne avec temple bouddhiste dans la cour, années 1960

Les balles traçantes qu’on prenait pour des feux d’artifice

Le père d’Émilie Tran Nguyen se souvient d’un ciel qui, chaque soir, s’illuminait de traînées lumineuses. Une image presque poétique, au début.

« Tous les soirs dans le ciel, on voyait des balles traçantes, nous on pensait que c’était des feux d’artifice mais en fait, c’était la guerre ! », raconte-t-il.

L’innocence d’un enfant qui ne comprend pas encore ce qui se joue autour de lui. Jusqu’au matin où l’illusion se brise net.

Le matin où tout a basculé

Ce jour-là, la grand-mère balaie la cour comme tous les matins. Sauf que cette fois, elle découvre des impacts de balles sur le mur.

Et pas n’importe quel mur : celui de la chambre des enfants. Le détail glace, encore aujourd’hui, dans le récit qu’elle en fait à sa petite-fille.

« À ce moment-là on se dit ‘Bon, la guerre est vraiment proche de nous, donc on s’en va’ », se souvient l’aïeule. La décision est prise en quelques secondes.

Il faut fuir, et vite. Même le chat sera laissé derrière, sacrifice minuscule face à l’urgence de sauver les enfants.

Tout quitter en un instant

« On a pris tous les papiers, et puis c’est tout. On a tout laissé », conclut la grand-mère d’Émilie Tran Nguyen, dans une sobriété qui en dit long sur le traumatisme.

Une maison, un temple, des employés, une vie entière : abandonnés en quelques heures pour rejoindre la France. Le début d’un nouveau chapitre, loin de tout ce qu’elle connaissait.

Ce témoignage, Émilie Tran Nguyen l’a recueilli avec la pudeur de quelqu’un qui découvre enfin les silences de son enfance. Une histoire familiale qui résonne avec celle de nombreux Français d’origine vietnamienne.

Un parcours de journaliste aujourd’hui suspendu

Ironie du calendrier : c’est peu après avoir livré ce récit intime que la carrière d’Émilie Tran Nguyen a pris un tournant brutal. Remplacée par Thomas Snégaroff à la présentation d’En société sur France 5, elle serait aujourd’hui sur le départ du groupe.

Officiellement, elle était « souffrante ». Mais dans un contexte de restructuration de la grille de programmes, difficile de ne pas y voir un signal.

Le journaliste média Clément Garin a par ailleurs révélé qu’elle aurait été placée en garde à vue le mois dernier, visée par une accusation de transaction de cocaïne en région parisienne. De quoi alimenter un peu plus le mystère autour de cette disparition express de l’antenne.

Reste que ce documentaire, lui, continue de circuler et de toucher. Preuve qu’au-delà des polémiques, l’histoire d’une famille qui a tout quitté pour survivre garde une force intacte.

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