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Obsédé par son hygiène, Emmanuel Macron ne se déplace jamais sans ce drôle de secret

Publié par Elodie le 21 Août 2026 à 9:32
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Il y a des détails qui en disent plus long qu’un discours de politique générale. Une manie. Un réflexe. Un petit geste répété des dizaines de fois par jour, sous les ors de la République, entre deux conseils de défense et trois coups de fil à des chefs d’État.

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Depuis bientôt dix ans, Emmanuel Macron vit à un rythme que la plupart d’entre nous ne tiendraient pas trois semaines. Des journées à rallonge, des nuits courtes, des déplacements qui s’enchaînent. Et une exigence permanente : être impeccable. Toujours. Partout.

Mais pour tenir cette cadence-là, il faut des béquilles. Des rituels. Des petites choses auxquelles on s’accroche quand tout le reste s’accélère. Et le président en a une, bien à lui, que ses proches connaissent parfaitement.

Un proche conseiller a lâché le mot devant des journalistes. Un mot qui claque : « obsessionnel ». Vous croyez qu’il parlait de dossiers, de réformes, de discours ? Pas du tout. Il parlait d’un truc que votre grand-mère avait probablement dans son sac à main.

Le mot que ses proches emploient quand ils parlent de lui en off

Dans l’entourage présidentiel, on a l’habitude de peser ses mots. On parle sous couvert d’anonymat, on arrondit les angles, on protège. C’est le b.a.-ba du métier.

Alors quand un conseiller très proche accepte de décrire son patron avec un adjectif aussi tranchant, c’est qu’il y a matière. Le mot est passé dans les colonnes du Point, et il a fait sourire beaucoup de monde à Paris.

« C’est un obsessionnel de l’hygiène et de l’haleine », a confié ce collaborateur. Voilà. C’est dit. Le président de la République française, cinquième du nom sous cette Constitution, est un maniaque de la propreté et de la fraîcheur buccale.

Ça peut faire sourire. Ça peut même sembler anecdotique. Mais quand on y regarde de plus près, cette obsession-là raconte énormément de choses sur l’homme, sur sa méthode, sur sa manière d’occuper la fonction.

Parce qu’un chef d’État qui pense à son haleine, ce n’est pas un chef d’État coquet. C’est un chef d’État qui pense à la distance entre son visage et celui de l’autre. Qui pense au contact. Au rapprochement. À l’effet produit.

Et il y a une raison très concrète à ça. Une raison que ceux qui l’ont côtoyé de près connaissent par cœur.

Ce que personne ne remarque quand Macron parle à quelqu’un

Boîte de bonbons à la menthe posée sur un bureau présidentiel
Emmanuel Macron en costume échange avec Joe Biden en extérieur lors du G7 (11 juin 2021).

Regardez-le sur une image de terrain. En déplacement, dans une usine, dans un marché, dans une cour d’école. Regardez la distance qui le sépare de son interlocuteur.

Elle est minuscule. Emmanuel Macron est un politique de la proximité physique. Il attrape les épaules, il saisit les avant-bras, il se penche vers l’oreille, il colle son visage à quelques dizaines de centimètres de celui d’en face.

C’est sa signature. Ceux qui l’ont vu faire des bains de foule le décrivent tous pareil : il entre littéralement dans la bulle des gens. Et il y reste longtemps, parfois plusieurs minutes, à discuter à voix basse.

Ce style de contact rapproché, il l’a hérité de sa campagne de 2017. À l’époque, il fallait exister face aux mastodontes du paysage politique. Il a choisi la chaleur, le toucher, le regard planté dans les yeux.

Sauf que ce mode opératoire a une contrainte technique implacable. Quand on parle à dix centimètres du visage de quelqu’un, tout se remarque. Absolument tout.

Et c’est précisément là que le fameux « plaisir coupable » du président entre en scène. Un plaisir qu’il ne consomme pas à l’unité. Ni même à la boîte.

Des « cartons entiers » : le mot qui a fait tiquer tout le monde

C’est la formule qui a fait le tour des rédactions. Le président n’achèterait pas son petit remontant préféré par paquets. Il en ferait venir « des cartons entiers » à l’Élysée.

Des cartons. Au pluriel. Livrés dans un palais où l’on gère les affaires de soixante-huit millions de Français, quelque part entre les dossiers classifiés et les parapheurs.

Imaginez la scène logistique. Quelqu’un, au Palais, gère ce stock. Quelqu’un vérifie qu’il ne baisse pas trop. Quelqu’un commande le réassort. C’est un job, ça, discret mais réel.

Et ce n’est pas du chocolat de luxe. Ce n’est pas une confiserie hors de prix commandée chez un artisan du Faubourg-Saint-Honoré. C’est justement là que ça devient savoureux.

Emmanuel Macron sur l'affaire Epstein

Le produit en question, vous l’avez déjà croisé mille fois. En pharmacie. À la caisse d’une station-service. Au fond du sac à main d’une dame de soixante-quinze ans. Il coûte moins de deux euros.

Et il a un goût que la moitié de la population française trouve franchement violent.

Un rythme de vie que personne n’a envie d’essayer

Pour comprendre pourquoi ce petit rituel compte autant, il faut mesurer le régime que s’impose le président depuis mai 2017.

Dormir peu, ça a toujours fait partie de sa légende. Ses collaborateurs de la première heure racontaient déjà, sous le premier quinquennat, des nuits de quatre à cinq heures et des SMS envoyés à des horaires indécents.

Il travaille tard, il relit tout, il annote, il rappelle. Plusieurs ministres ont raconté publiquement avoir reçu des messages présidentiels en pleine nuit. Ce n’est pas une posture, c’est un fonctionnement.

Ajoutez à ça les déplacements internationaux, les décalages horaires, les sommets qui s’étirent jusqu’à l’aube. Bruxelles, les nuits blanches du Conseil européen, les négociations qui se terminent au petit matin.

Un corps humain, dans ces conditions, encaisse. Mais il ne fait pas de miracle. Et le premier truc qui trinque, quand on dort mal et qu’on mange à des heures aberrantes, c’est justement… la bouche.

Le président le sait. Et il a bâti tout un système pour compenser.

Sa recette officielle pour tenir : trois mots, lâchés à la télé

En 2022, interrogé par M6 sur le secret de son endurance, Emmanuel Macron avait livré sa formule. Rien de sorcier, mais tout est dedans.

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Être concentré. Avoir une hygiène de vie. Un équilibre familial. Trois piliers, énoncés calmement, comme un mantra qu’il se répète peut-être à lui-même les mauvais jours.

« D’être concentré, avoir une hygiène de vie, un équilibre familial », a-t-il précisément déclaré. Le deuxième point, l’hygiène de vie, on le lit d’habitude comme « je fais du sport et je ne bois pas trop ».

Sauf que chez lui, l’hygiène est à prendre au sens le plus littéral du terme. Propreté, netteté, contrôle du corps, contrôle de l’apparence. Rien ne dépasse.

Et ce n’est pas un hasard si le mot employé par son conseiller au Point était exactement celui-là : « obsessionnel de l’hygiène ». La boucle est bouclée entre le discours public et les confidences privées.

Reste à savoir ce que cette obsession donne concrètement, une fois les caméras éteintes.

7h30, tous les matins : le seul créneau qu’il ne cède à personne

Dans le livre L’étrange victoire : Macron II, l’histoire secrète, signé Louis Hausalter et Agathe Lambret, on découvre un détail du quotidien élyséen qui vaut tous les portraits.

Chaque matin, aux alentours de 7h30, le président prend son petit-déjeuner avec son épouse. Pas un petit-déjeuner de travail. Pas un point avec le secrétaire général. Un petit-déjeuner à deux.

Ce créneau est sanctuarisé. C’est le moment où le couple se retrouve avant que la machine ne s’emballe, avant que les notes ne s’empilent et que le téléphone ne devienne une extension du bras.

Brigitte Macron a toujours été décrite comme le contrepoids affectif de ce quinquennat sous tension. Elle est celle qui ramène sur terre, qui dit ce que les conseillers n’osent pas dire.

Et ce rituel matinal en dit long : dans une vie entièrement dictée par l’agenda, il a réussi à graver une demi-heure qui n’appartient qu’à eux. Une demi-heure blindée.

Emmanuel Macron aperçu dans les rues de Mumbai

Mais après cette parenthèse, la journée devient une course. Et la course, elle, exige d’autres outils.

L’homme qui court, boxe et file sur un jouet électrique

Pendant les vacances, le rythme ne s’effondre pas. Il se réorganise. Le Parisien a détaillé la routine estivale présidentielle, et c’est édifiant.

La journée démarre par une séance de sport. Jogging le plus souvent. Boxe parfois, un sport qu’il pratique depuis des années et qu’il assume totalement.

La boxe chez Macron, ce n’est pas un gadget de communicant. Des photos de lui, gants aux poings, sac de frappe en face, ont circulé et ont beaucoup fait parler. Le message était clair : je frappe, j’encaisse, je reste debout.

Après le sport, retour aux dossiers. Puis déjeuner en famille, un vrai, avec les proches. Puis retour aux dossiers, encore. Le mot « vacances » a manifestement un sens élastique à l’Élysée.

En fin d’après-midi seulement, la détente. Direction la mer, pour une baignade. Et surtout pour un engin qui a beaucoup amusé les observateurs.

Un Seabob. Un mini-scooter des mers électrique, qu’on tient à bout de bras et qui vous tracte sous la surface. Le président en raffole.

Brégançon, les adieux et une phrase qui sonne différemment

Cet été-là, quelque chose a changé de tonalité. Emmanuel Macron s’apprêtait à faire ses adieux au fort de Brégançon, la résidence d’été des présidents de la République depuis de Gaulle.

Ce rocher varois, planté face à la Méditerranée, a vu défiler Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande. Chacun y a laissé une image, un cliché, une polémique.

Lunettes Emmanuel Macron actu

Avant de plier bagage, le président s’est rendu aux commémorations du 82e anniversaire de la Libération de Bormes-les-Mimosas. Un rendez-vous auquel il ne manque jamais.

Et là, il a prononcé des mots que Nice-Matin a rapportés, et qui ont pris tout le monde à contre-pied par leur douceur. Une déclaration presque intime, adressée aux habitants.

« J’ai pris l’habitude de retrouver des visages devenus familiers. Ce 17 août est un peu spécial. Vous aussi, vous allez me manquer. »

« Vous allez me manquer. » Venant d’un homme dont on a mille fois moqué la froideur technocratique, la phrase a fait son petit effet. Et elle éclaire autrement toutes ses petites manies.

Un maniaque du détail : ce que racontent ceux qui l’ont vu de près

Le contrôle de l’apparence, chez Emmanuel Macron, ne date pas de l’Élysée. Il est là depuis le début, depuis les années Rothschild, depuis Bercy.

Ceux qui l’ont côtoyé quand il était ministre de l’Économie décrivaient déjà un homme d’une netteté frappante. Costume impeccable, chemise blanche, cravate sombre, cheveux domptés au millimètre.

Rien qui dépasse. Jamais. Même après quinze heures de travail, même après un aller-retour à Bruxelles, il ressort de la voiture comme s’il sortait de chez lui.

Ce niveau de maîtrise a un coût. Ça demande une attention permanente, un checking mental constant. Le col, la manche, les mains, l’haleine.

Et pour l’haleine, précisément, il n’y a pas trente-six solutions quand on enchaîne les cafés, les réunions et les repas officiels à des heures improbables. Il faut un système.

Son système à lui tient dans une petite boîte plate. Et il tient dans sa poche.

Rapatriement des Français de Dubaï

Pourquoi un président a besoin d’un « plaisir coupable »

On a tous notre truc. Le carré de chocolat de 16h, la cigarette du dimanche, le paquet de chips ouvert devant une série. Le président n’y échappe pas.

Sauf que dans son cas, le plaisir coupable est aussi un outil de travail. Il fait plaisir, oui, mais il sert. Il remplit une fonction très précise dans son arsenal quotidien.

C’est ce double usage qui rend l’anecdote si intéressante. Ce n’est ni de la pure gourmandise, ni de la pure discipline. C’est les deux à la fois, mélangés.

Le journaliste politique adore ce genre de détail parce qu’il en dit plus qu’un sondage. Il montre l’homme derrière le costume, la mécanique intime derrière la façade institutionnelle.

Et parce que, franchement, découvrir que le chef de l’État française carbure au même produit que votre voisine de palier, ça a un côté profondément réjouissant.

Il faut maintenant préciser ce que c’est. Et là, accrochez-vous, parce que ce n’est absolument pas glamour.

Le grand écart entre les ors de l’Élysée et le fond d’un sac à main

On imagine volontiers un président de la République avec des goûts raffinés. Un chocolat noir soixante-dix pour cent d’origine unique. Des calissons d’Aix. Des pâtes de fruits d’un artisan lyonnais.

La réalité est beaucoup plus terre à terre. Le produit dont il fait venir des cartons entiers se trouve dans à peu près toutes les pharmacies de France pour le prix d’un café.

C’est un produit sans marketing, sans influenceur, sans campagne de pub sophistiquée. Un produit qui traverse les décennies sans changer d’un iota, ni de goût, ni d’emballage.

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Un produit qu’on associe spontanément aux gens d’un certain âge. Aux fumeurs invétérés. Aux hivers gris. Aux gorges qui grattent en février.

Bref, un truc franchement vieillot. Et c’est exactement pour ça que la révélation a fait sourire tout le monde à Paris.

Parce que le président « nouveau monde », le champion du start-up nation, celui qui parlait de disruption à toutes les phrases en 2017… se ravitaille en confiserie de grand-mère.

Ces petits secrets de présidents que l’histoire retient

Ce n’est pas la première fois qu’un détail alimentaire s’invite dans le récit présidentiel français. Chaque locataire de l’Élysée a laissé le sien.

De Gaulle et son goût pour la simplicité rustique. Pompidou et sa passion pour l’art moderne et les cigarettes. Giscard et son accordéon. Mitterrand et ses fameux déjeuners au Vieux-Morvan.

Chirac et la tête de veau, qui est devenue un attribut national à elle seule, tellement associée à lui qu’on ne peut plus voir le plat sans penser au Corrézien.

Sarkozy et son jogging quotidien, qui avait fait couler des litres d’encre à l’époque, entre ceux qui saluaient la modernité et ceux qui hurlaient à l’indignité présidentielle.

Hollande et ses tartes au citron, dont ses proches se moquaient gentiment. Chaque président a son madeleine, et cette madeleine finit toujours par sortir dans la presse.

Celle d’Emmanuel Macron, elle, a un parfum bien particulier. Un parfum qui pique les yeux, littéralement.

Le sport, la boxe, le Seabob : un corps sous surveillance permanente

Lunettes Emmanuel Macron actu

Pour tenir dix ans à ce régime, le président a fait de son corps un chantier permanent. Rien n’est laissé au hasard.

Le jogging, d’abord. Il court, régulièrement, et il a été photographié en train de le faire en France comme à l’étranger. C’est son sas de décompression le plus fiable.

La boxe, ensuite. Un sport de combat, exigeant, qui muscle le souffle autant que la tête. On y apprend à encaisser sans reculer, ce qui n’est pas la pire des formations pour un chef d’État.

Le Seabob, enfin, pour la partie plaisir pur. Ce mini-scooter sous-marin électrique, qu’il utilise pendant ses séjours en bord de mer, est devenu une petite signature estivale.

On l’a aperçu avec, on en a parlé, on l’a photographié. L’engin coûte cher et fend l’eau à bonne vitesse, ce qui n’a pas manqué de générer quelques commentaires acides sur les réseaux.

Mais derrière la panoplie, il y a une logique : maintenir la machine en état. Et la maintenir en état, ça inclut aussi… l’intérieur de la bouche.

Ce que ça coûte, physiquement, d’être président

On sous-estime toujours l’épuisement physique de la fonction. Ce n’est pas juste du stress mental, c’est une usure du corps, visible et documentée.

Les présidents vieillissent vite à l’Élysée. Comparez les photos officielles du début et de la fin d’un mandat, et le constat est presque toujours brutal.

Cheveux qui blanchissent, traits qui se creusent, regard qui se fatigue. Emmanuel Macron, arrivé au pouvoir à trente-neuf ans, n’y a pas échappé non plus.

Dans ce contexte, chaque petit rituel devient un point d’appui. Une routine qui rassure. Un geste automatique qui ne demande aucune décision, dans une vie faite exclusivement de décisions.

Giorgia Meloni Emmanuel Macron

Ouvrir une petite boîte, en sortir une pastille, la glisser dans la bouche. Trois secondes. Un micro-répit dans une journée de dix-huit heures.

Et un effet immédiat qui, celui-là, ne trompe personne dans la pièce.

Un produit que la moitié des Français déteste cordialement

Le truc, avec ce genre de confiserie, c’est qu’elle ne fait pas l’unanimité. Loin de là. Elle divise même très brutalement.

Il y a ceux qui adorent. Ceux qui en ont toujours une boîte dans la poche, l’hiver comme l’été, et qui trouvent ça revigorant.

Et il y a ceux qui, la première fois, ont cru mourir. Les yeux qui piquent, la gorge en feu, l’impression d’avoir avalé un tube de dentifrice industriel.

Ce goût extrême, c’est justement l’argument de vente historique du produit. Il ne cherche pas à plaire. Il cherche à décaper. Et il décape, il n’y a pas à discuter.

Or, décaper, c’est exactement ce que recherche un homme qui craint plus que tout de laisser une mauvaise impression olfactive à trente centimètres d’un interlocuteur.

Alors, ce fameux produit ? Il est temps de mettre un nom dessus.

La révélation : ce sont bien elles, et il en fait venir par cartons

Le plaisir coupable d’Emmanuel Macron, celui pour lequel un conseiller le qualifie d’« obsessionnel », ce sont les pastilles à la menthe Fisherman’s Friend.

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Oui, celles-là. Les petites pastilles beiges dans leur sachet cartonné blanc et bleu, au goût si puissant qu’il fait pleurer les non-initiés. Le produit anglais créé en 1865 pour les pêcheurs de Fleetwood.

À l’origine, ce n’était même pas un bonbon. C’était un remède, mis au point par un pharmacien britannique pour soulager les marins qui affrontaient l’Atlantique Nord dans le froid et l’humidité.

Un remède de pêcheurs devenu, cent soixante ans plus tard, le carburant secret du président de la République française. Le grand écart est spectaculaire.

Selon Le Point, il n’en achète pas des paquets. Il en fait acheter « des cartons entiers », livrés à l’Élysée pour alimenter une consommation que ses proches décrivent comme impressionnante.

Et la raison, on la connaît désormais mot pour mot : « C’est un obsessionnel de l’hygiène et de l’haleine. »

Une pastille de marin dans le palais de la République

Prenez une seconde pour visualiser la scène complète. Salon Doré, dorures, tapis, bureau présidentiel. Un dossier ouvert, un conseiller qui attend.

Et dans un tiroir, quelque part, un sachet de pastilles mentholées à moins de deux euros, importé d’une petite ville portuaire du Lancashire.

C’est ce contraste-là qui rend l’histoire irrésistible. Le sommet de l’État français et un bonbon de pharmacie qui sent le sirop pour la toux des années soixante-dix.

Les Fisherman’s Friend n’ont jamais changé de recette ni d’esprit. Menthol, eucalyptus, réglisse selon les versions. Un goût brut, sans concession, qui vous nettoie la bouche en deux secondes.

C’est exactement l’effet recherché par quelqu’un qui va serrer trois cents mains et parler à l’oreille de cinquante personnes dans l’heure qui suit.

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Efficace, discret, pas cher. En termes de rapport résultat-investissement, difficile de faire mieux.

Ce que cette petite boîte dit vraiment de lui

Derrière l’anecdote amusante, il y a un vrai portrait. Emmanuel Macron est un homme du contrôle. Du contrôle total, jusqu’aux détails que personne ne verrait.

Contrôler son image, son discours, son agenda, son corps. Et jusqu’à son haleine, parce que c’est encore un paramètre qu’on peut maîtriser quand tout le reste échappe.

Ceux qui l’ont décrit comme un hyper-contrôleur trouveront là une confirmation éclatante. Ceux qui le voient comme un homme méticuleux et attentionné y verront une forme de respect pour l’autre.

Les deux lectures se tiennent, d’ailleurs. Faire attention à son haleine avant de se pencher vers quelqu’un, c’est aussi une politesse élémentaire poussée à l’extrême.

Reste que la quantité intrigue. Des cartons entiers, ce n’est plus de l’hygiène, c’est un système d’approvisionnement.

Et ce système, il tourne depuis des années sans que personne n’en parle publiquement.

Après Brégançon, la fin d’un cycle

Cette révélation tombe à un moment particulier. Le président a fait ses adieux au fort de Brégançon, et il a laissé transparaître une émotion inhabituelle.

Sa phrase aux habitants de Bormes-les-Mimosas — « Vous aussi, vous allez me manquer » — sonne comme une porte qui se referme sur une décennie.

Dix ans de sommets européens, de crises, de nuits blanches, de réformes contestées, de bains de foule houleux et de poignées de main interminables.

Dix ans pendant lesquels, à chaque fois, une petite pastille beige aura été glissée dans une bouche présidentielle avant d’affronter la foule.

C’est probablement le détail le plus humain qu’on ait appris sur lui cette année. Et sans doute le plus attachant.

Après tout, entre le président de la République et votre grand-mère, il y a désormais officiellement un point commun. Et il coûte moins de deux euros en pharmacie.

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