« Ça me saoule ! » : Florent Pagny règle ses comptes sur son exil fiscal, des années après

Il y a des sujets qui collent à la peau, quoi qu’on fasse. Pour Florent Pagny, c’est celui-là : son domicile fiscal. Depuis près de vingt ans, le chanteur traîne cette étiquette « d’exilé fiscal » comme un boulet, et visiblement, il en a plus qu’assez.
Retour en 2017. Sur le plateau de Salut les Terriens, l’interprète de Savoir aimer vient présenter son album Le présent d’abord. Mais la conversation dérape vite vers un terrain qu’il connaît trop bien.
Quand la colère prend le dessus sur le plateau
Ce soir de décembre 2017, Florent Pagny n’en peut plus. Interrogé une énième fois sur son installation au Portugal, il envisage carrément de tourner le dos aux caméras. « J’ai un peu l’impression que je vais faire l’une de mes dernières télé », lâche-t-il, amer.
Sa frustration est simple : on ne lui parle jamais de musique. « On ne me parle que du pognon, du fisc », déplore-t-il ce soir-là, convaincu que sa franchise habituelle se retourne contre lui à chaque interview.
Le chanteur, qui n’a jamais eu la langue dans sa poche, n’est pas du genre à se laisser marcher dessus. D’ailleurs, ce n’est pas Julien Doré qui dirait le contraire sur ce point.
« Cette voix off de merde qui parle que du pognon »
La tension monte encore d’un cran plus tard dans l’émission. « Ça me saoule, j’en ai marre », finit par lâcher Florent Pagny, visiblement à bout de patience face aux questions qui reviennent en boucle.
Il s’en prend alors frontalement à un reportage diffusé dans Sept à Huit, qu’il juge malhonnête sur la forme. « Le mec du sept à huit, son reportage il était super, le souci c’est cette voix off de merde qui parle que du pognon ! », balance-t-il, sans filtre.
Pour couper court aux accusations, il rappelle un chiffre : cette année-là, il a payé un million d’euros d’impôts en France. Un montant qu’il brandit comme une preuve de sa bonne foi.

Neuf ans plus tard, le même combat recommence
Le 22 février 2026, Florent Pagny est l’un des tout premiers invités du podcast « AURA », lancé par Audrey Crespo-Mara sur TF1+ et YouTube. Et devinez quoi : le sujet fiscal revient encore sur la table.
Aujourd’hui installé une partie de l’année en Argentine, en Patagonie, région d’origine de sa femme Azucena Caamaño, le chanteur balaie une nouvelle fois les soupçons d’exil fiscal qui l’accompagnent depuis des années.
« On dit que je suis parti en Argentine pour ne pas payer d’impôts. Comme si l’Argentine était un paradis fiscal. Abrutis va ! », s’agace-t-il, visiblement excédé par la persistance de cette rumeur.
Sa position, il la martèle noir sur blanc : « Je vis en Argentine, je paie des impôts en Argentine. Je vis en France, je paie des impôts en France. » Une phrase simple, censée clore le débat une bonne fois pour toutes.
Redevenu résident français, mais toujours suspecté
Depuis 2018, Florent Pagny a d’ailleurs retrouvé le statut de résident fiscal français. Un détail qui ne semble pourtant pas suffire à faire taire les critiques, notamment celles qui lui reprochent de se faire soigner en France.
Car l’artiste n’a pas seulement un passif fiscal : il a aussi traversé plusieurs épreuves de santé médiatisées ces dernières années, ce qui rend certaines attaques encore plus dures à encaisser pour lui.
Une histoire fiscale qui remonte à plus de vingt ans
Ces polémiques ne datent pas d’hier. Dès 2003, Florent Pagny évoquait déjà ses tensions avec l’administration fiscale dans sa chanson Ma liberté de penser, écrite par Lionel Florence.
Deux ans plus tard, en 2005, la sanction tombe : il est condamné pour fraude fiscale. Une période qu’il qualifiait alors de « matraquage fiscal », et qui l’a poussé à s’installer durablement à l’étranger.
Vingt ans après cette condamnation, l’une des personnalités préférées des Français continue pourtant de revendiquer sa transparence. Il répète, encore et encore, qu’il assume pleinement chaque euro versé au fisc.
« Toutes mes performances ne sont qu’en France », insiste-t-il récemment, bien décidé à ne plus laisser dire qu’il fuit ses obligations fiscales. Une bataille de communication qui semble, pour lui, ne jamais vraiment s’achever.
Reste une question : à force de répéter les mêmes explications depuis deux décennies, Florent Pagny finira-t-il un jour par convaincre ses détracteurs, ou ce sujet le suivra-t-il jusqu’au bout de sa carrière ?