« Je ne vais ni les nier, ni les justifier » : Greg Guillotin avoue des violences sur son ex
Le nom fait sourire depuis des années à la radio et sur les réseaux. Cette fois, c’est un tout autre visage que Greg Guillotin montre au public. Dans un communiqué transmis à la presse, l’humoriste reconnaît des violences physiques et psychologiques envers son ex-compagne, sans les nier ni les minimiser.

Il évoque la honte, un suivi psychologique entamé bien avant le dépôt de plainte, et des excuses adressées directement à celle qui a partagé sa vie pendant sept ans. Reste une question, plus lourde : que contient exactement cette plainte, et où s’arrête l’aveu ?
Une plainte déposée dans l’Essonne, un silence enfin rompu
Tout part d’un dépôt de plainte, le 17 juin, auprès du procureur de la République du tribunal judiciaire d’Évry, dans l’Essonne. La plaignante, aujourd’hui âgée de 27 ans, accuse l’humoriste de violences physiques et psychologiques répétées entre 2019 et 2026, période durant laquelle le couple était ensemble.
Interrogé sur une éventuelle ouverture d’enquête, le parquet a précisé qu’aucun service n’avait été saisi à ce stade. La procédure judiciaire commence donc à peine, dans un climat déjà lourd de tension médiatique, comme on l’a vu récemment avec les plaintes visant Adriana Karembeu.
La plaignante décrit un climat de surveillance, d’humiliation, d’insultes et d’emprise. Selon son récit, les premières violences physiques auraient eu lieu en avril 2022 au domicile du couple, avant d’autres épisodes présumés lors de voyages aux Maldives et au Maroc, puis en 2024. Des affaires judiciaires impliquant des personnalités connaissent parfois des rebondissements tardifs, à l’image de ce que la femme de Schumacher a caché pendant onze ans avant que la vérité n’éclate.
« J’ai honte » : l’aveu sans détour de l’humoriste
Face à cette plainte, Greg Guillotin choisit de ne pas se dérober. Dans son communiqué, il écrit noir sur blanc : « Je ne vais ni les nier, ni chercher à les justifier. J’ai honte. » Une formule rare dans ce type d’affaire, où les personnalités publiques choisissent le plus souvent le silence ou le déni.
Il décrit une dualité assumée : « Pendant des années, j’ai fait rire des millions de gens. Chez moi, à plusieurs reprises, j’ai aussi été violent avec la personne qui partageait ma vie. Les deux sont vrais. » Une phrase qui tranche avec les habituelles communications de crise, plus proches de celles observées chez d’autres figures médiatiques françaises confrontées à des rumeurs.
L’humoriste affirme avoir entamé un suivi psychiatrique un an avant la fin de la relation, puis un accompagnement spécialisé dans le traitement des auteurs de violences conjugales, qu’il poursuit encore aujourd’hui. « J’y vais encore aujourd’hui. J’irai aussi longtemps qu’il le faudra », insiste-t-il, avant de présenter ses excuses « une nouvelle fois, publiquement » à son ex-compagne.

Ce que le communiqué ne dit pas encore
Reste un point crucial que certaines affaires judiciaires en cours rappellent régulièrement : l’aveu public ne couvre pas l’intégralité de la plainte. Greg Guillotin le précise lui-même noir sur blanc : « Sur les autres faits visés par la plainte, je m’expliquerai devant les enquêteurs, pas ici. »
Il s’engage à répondre « à la justice, à chaque étape, sans me dérober », mais annonce qu’il ne reparlera pas publiquement de cette affaire avant la fin de la procédure. Une prudence qui rappelle que, sur les faits contestés, la présomption d’innocence continue de s’appliquer, aucune enquête n’ayant pour l’heure été officiellement ouverte selon le parquet d’Évry.
Le chroniqueur clôt son communiqué par une phrase presque testamentaire : « Beaucoup de choses seront dites à mon sujet. Je n’y répondrai pas. » Une position qui tranche avec certaines décisions radicales prises par des personnalités avant un tournant de leur vie, où le silence devient parfois la seule réponse possible face à la pression médiatique.
L’aveu existe, sincère et sans détour. Mais entre les mots reconnus et ceux qui restent à trancher devant la justice, l’affaire ne fait que commencer. La suite se jouera désormais dans un bureau d’enquêteurs, loin des communiqués de presse.