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« J’ai honte » : le youtubeur Greg Guillotin avoue avoir été violent avec son ex-compagne pendant 7 ans

Publié par Hannah le 05 Sep 2026 à 11:48

Un youtubeur suivi par des millions d’abonnés, une plainte pour violences conjugales, et un message qui ne cherche pas à se défiler. C’est le trio de départ de cette affaire qui secoue la sphère des créateurs de contenu français.

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Greg Guillotin, connu pour ses caméras cachées, a choisi de répondre publiquement aux accusations de son ex-compagne. Mais ce qu’il reconnaît exactement, et ce qu’il garde pour la justice, mérite d’être détaillé.

Une plainte déposée en juin, révélée en septembre

Tout commence avec une plainte déposée le 17 juin 2026 auprès du procureur de la République du tribunal judiciaire d’Évry, en Essonne. Le vendredi 4 septembre, ces éléments sont révélés publiquement, mettant en cause Greg Guillotin, 43 ans, humoriste et vidéaste très populaire sur les réseaux sociaux.

Le parquet a précisé qu’aucun service d’enquête n’avait encore été saisi à ce stade. L’avocat de la plaignante, Me Jean-Baptiste Riolacci, évoque de son côté « des années de coups, d’insultes et de dénigrement » subies par sa cliente, aujourd’hui âgée de 27 ans.

Cette affaire n’est pas sans rappeler d’autres dossiers judiciaires impliquant des figures publiques, où la parole se libère parfois bien après les faits. Les plaintes multiples révélées dans d’autres dossiers people montrent que ce type de procédure suit un calendrier judiciaire souvent long avant tout dénouement.

La plainte détaille des épisodes précis, notamment lors de voyages à l’étranger, mais ces déclarations n’engagent à ce stade que la plaignante. C’est dans ce contexte tendu que Greg Guillotin décide de s’exprimer, samedi 5 septembre, via un message adressé au média actu Essonne. Une décision qui tranche avec le silence habituel des personnalités mises en cause, un peu comme ces annonces qui bousculent le quotidien des Français quand elles tombent sans prévenir.

« Les deux ont été moi » : l’aveu sans détour

Dans son message, le youtubeur ne nie rien. « Mon ancienne compagne a déposé plainte contre moi pour des violences physiques et psychologiques. Elle les a subies. Je ne vais ni les nier, ni chercher à les justifier », écrit-il.

Il poursuit avec une formule qui résume tout le paradoxe de son parcours public : « Pendant des années, j’ai fait rire des millions de gens. Chez moi, à plusieurs reprises, j’ai aussi été violent avec la personne qui partageait ma vie. Les deux sont vrais. Les deux ont été moi. Je ne veux plus jamais être le second. »

Greg Guillotin révèle également avoir entamé une démarche thérapeutique bien avant la révélation publique de l’affaire. « Un an avant la fin de notre relation, j’ai commencé à être suivi par un psychiatre », précise-t-il, avant d’ajouter qu’il poursuit aujourd’hui un « suivi régulier avec un psychologue spécialisé dans l’accompagnement des auteurs de violences conjugales ».

Ce type de prise en charge existe précisément pour travailler sur les mécanismes de la violence conjugale. « On y apprend à regarder ce qu’on a fait sans détourner les yeux », explique-t-il, dans une démarche qui rappelle que la parole publique, même tardive, reste un acte engageant. Un phénomène qui n’est pas sans écho dans d’autres affaires où la justice française doit trancher entre aveux et faits contestés.

Document juridique tamponné posé sur un bureau

Des excuses publiques, mais pas toutes les réponses

Comme dans d’autres affaires people récentes, la communication publique reste ici prudente et calculée. Greg Guillotin ne reconnaît pas l’intégralité des faits détaillés dans la plainte, notamment les épisodes précis évoqués lors de voyages à l’étranger.

Sur ce point, il renvoie explicitement à la procédure judiciaire : « Sur les autres faits visés par la plainte, je m’expliquerai devant les enquêteurs, pas ici. Je répondrai à la justice, à chaque étape, sans me dérober. » Une nuance essentielle : reconnaître des violences en général ne vaut pas confirmation de chaque fait précis relaté par la plaignante, qui devra être établi par l’enquête.

C’est à sa compagne des sept années passées ensemble qu’il adresse ses excuses les plus directes. « À celle qui a partagé ma vie pendant sept ans, je dois des excuses. Je les présente ici, une nouvelle fois, publiquement, même si je sais que cela peut sembler dérisoire », écrit-il.

Le youtubeur annonce enfin qu’il s’agit de sa dernière prise de parole publique avant l’issue judiciaire de l’affaire. « Je ne reparlerai pas de cette affaire publiquement avant la fin de la procédure », conclut-il, fermant la porte à toute polémique supplémentaire sur les réseaux sociaux avant le verdict.

Un aveu partiel, des excuses sincères, mais une justice qui devra encore trancher sur les faits précis contestés. L’affaire Greg Guillotin illustre à quel point la reconnaissance publique et la vérité judiciaire peuvent avancer à des rythmes différents.

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