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Grégoire Ludig a 44 ans : ce qu’est devenu le Palmashow loin des caméras de télé

Publié par Hannah le 12 Août 2026 à 2:30

Il y a une dizaine d’années, impossible d’allumer sa télé sans tomber sur leurs sketches. Grégoire Ludig et David Marsais, alias le Palmashow, faisaient rire toute une génération avec des personnages devenus culte. Aujourd’hui, Grégoire Ludig souffle ses 44 bougies, et le duo a presque disparu du petit écran.

Grégoire Ludig et Marie Portolano

Pas de clash, pas de séparation à la Kad et Olivier. Juste un virage discret vers le cinéma et le web. Alors, que sont-ils devenus vraiment ?

Deux copains de fac qui filment tout avec une caméra de fortune

L’histoire commence bien avant la télé. Grégoire Ludig et David Marsais se rencontrent au lycée, puis se retrouvent en école de commerce à Rouen. Très vite, les deux amis comprennent qu’ils préfèrent faire rire plutôt que gérer des tableurs Excel.

Ils commencent à poster des vidéos sur YouTube dès la fin des années 2000, à une époque où la plateforme n’a encore rien d’un tremplin professionnel. Leurs sketchs, tournés avec des bouts de ficelle, cartonnent auprès des internautes.

Cette période web précède celle d’autres duos ou trios qui ont marqué leur génération, un peu comme les acteurs de la série Bref qui ont eux aussi construit leur notoriété sur des formats courts et percutants avant de percer ailleurs.

La consécration sur D8, entre Bref-mania et sketchs cultes

Grégoire Ludig et Marie Portolano

Le vrai tournant arrive avec leur passage sur D8 (aujourd’hui C8). Le Palmashow y développe des personnages qui vont devenir de véritables running gags nationaux : le beauf en vacances, la bourgeoise exaspérante, ou encore leurs délirantes parodies de films.

Le succès est immédiat. Les extraits tournent en boucle sur les réseaux sociaux, bien avant l’ère TikTok. Grégoire Ludig et David Marsais deviennent les rois du sketch made in France, dans la lignée d’autres humoristes qui ont marqué le paysage télévisuel comme Élie Semoun, autre figure incontournable de l’humour hexagonal.

Mais contrairement à beaucoup de duos comiques qui finissent par se séparer, épuisés par la lassitude ou les egos, Grégoire et David restent soudés. Leur secret ? Une amitié plus forte que la célébrité, et un partage des rôles jamais remis en question.

Le grand saut vers le cinéma, loin des plateaux télé

À partir du milieu des années 2010, le duo amorce une bascule stratégique. Fini les sketchs hebdomadaires, place aux longs métrages. Ils co-écrivent, réalisent et jouent dans leurs propres films, avec un ton qui reste fidèle à leur univers absurde et décalé.

Cette transition n’a rien d’un hasard. Beaucoup d’humoristes issus de la télé rêvent de cinéma, mais peu réussissent vraiment la transition, comme le montre le parcours contrasté de certains acteurs vétérans du 7e art, à l’image de Jean Reno et son propre retour discret aux plateaux.

Le Palmashow, lui, garde la main sur son écriture. C’est sans doute ce qui explique leur longévité : ils ne délèguent jamais totalement leur univers comique à d’autres scénaristes.

Pourquoi ils ont quitté la télé sans jamais vraiment partir

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Grégoire Ludig et David Marsais n’ont pas fui le petit écran par dépit. Le duo a simplement anticipé un changement d’époque : le public consomme différemment, entre plateformes de streaming et réseaux sociaux.

Résultat, ils alternent aujourd’hui entre projets cinéma, apparitions ponctuelles et formats courts sur les réseaux, où leurs sketchs cultes continuent de tourner et de faire de nouveaux adeptes. Une stratégie payante, à l’inverse de certains comiques qui ont vu leur carrière s’essouffler faute d’adaptation, comme l’a souligné Jean-Marie Bigard dans plusieurs de ses confessions récentes.

Le duo a aussi su éviter l’écueil classique des séparations douloureuses. Pas de guerre d’ego, pas de règlement de comptes médiatique. Une rareté dans le monde du spectacle, où les duos comiques finissent souvent par imploser sous la pression du succès.

Une vie privée verrouillée, loin des paillettes

Autre point commun entre les deux comparses : une discrétion presque monacale sur leur vie personnelle. Pas de story Instagram sur leur quotidien, pas d’interviews larmoyantes sur leurs galères. Grégoire Ludig reste avant tout un homme de scène et de scénario, pas un habitué des plateaux de talk-shows.

Marie Portolano et Grégoire Ludig

Cette réserve tranche avec certains parcours d’humoristes ou d’acteurs devenus des habitués des confidences médiatiques, à l’image du coming out très commenté d’Artus ou des révélations personnelles d’autres figures du cinéma français.

Pour ses 44 ans, Grégoire Ludig n’a d’ailleurs publié aucun message particulier. Une sobriété qui lui ressemble bien, et qui explique en partie pourquoi le public garde une telle affection pour le duo : ils n’ont jamais cherché à monnayer leur image au-delà de leurs sketchs.

Le Palmashow, une marque de fabrique toujours vivante

Aujourd’hui, difficile de dire si Grégoire Ludig et David Marsais reviendront un jour massivement à la télévision. Mais une chose est sûre : leur univers, entre absurde et tendresse, n’a pas pris une ride.

Leurs vieux sketchs continuent d’être partagés et redécouverts par une nouvelle génération, preuve que l’humour du Palmashow a su traverser les modes sans se démoder, un peu à la manière des classiques cultes du cinéma comme On l’appelle Trinita, toujours diffusé des décennies plus tard.

À bientôt 45 ans, Grégoire Ludig incarne finalement une réussite rare dans le paysage comique français : celle d’un duo resté fidèle à lui-même, sans jamais céder à la surexposition.

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