Guillaume Pley visé par une enquête sur des échanges avec une fan de 16 ans
Il y a une semaine encore, Guillaume Pley cartonnait dans les médias. LEGEND, son empire, était valorisé à plus de 70 millions d’euros. Son plateau ? Une « safe place » où stars et anonymes viennent se confier.

Sauf que les coulisses raconteraient une toute autre histoire. Une enquête des Inrockuptibles publiée ce mercredi 5 août vient d’ébranler cette image de bienveillance affichée à longueur d’émissions.
Un premier signal effacé aussi vite qu’il était apparu
Avant cette enquête, une première alerte avait déjà tenté de percer. Une vidéo YouTube dénonçant le comportement de Guillaume Pley avait été mise en ligne, puis supprimée presque aussitôt.
Trop tôt, ou trop gênante ? Les Inrockuptibles ont repris le fil là où cette vidéo l’avait laissé, en creusant plus loin.
D’anciens collaborateurs ont accepté de parler. Leurs témoignages évoquent du racisme et du sexisme au sein de l’équipe. Mais ce n’est pas tout ce que le média a découvert.
L’époque NRJ ressurgit avec des messages glaçants
Le passage le plus troublant de l’enquête remonte à l’époque où Guillaume Pley animait Guillaume Radio 2.0 sur NRJ. Trois jeunes femmes ont accepté de témoigner, sous couvert d’anonymat.
La première assure que ses échanges avec l’animateur étaient consentis et réfléchis. Les deux autres racontent une histoire très différente.
Celle qui se présente sous le prénom de Louise a commencé à échanger avec lui à l’âge de quatorze ans. Guillaume Pley savait qu’elle était mineure, précise l’enquête.
Pendant trois années, les conversations se sont poursuivies. Ils se retrouvaient régulièrement devant les locaux de la radio. Un message retrouvé donne le ton : « Tu mets du vernis sur ta photo de profil tu deviens une femme, c’est marrant ».
D’autres adolescentes auraient vécu des situations similaires. Un échange Snapchat avec une adolescente de 15 ans, révélé dans l’enquête, illustre ce climat : « Ma beauté », « Jolie 🙂 », puis cette demande explicite : « Si tu veux qu’on continue à s’écrire, efface stp, j’aurai pas confiance sinon ».
Cette phrase a d’ailleurs été largement relayée sur les réseaux sociaux, notamment via ce message diffusé le 5 août, accompagné d’une capture d’écran des échanges (source, capture).
Une stagiaire de 19 ans raconte son départ précipité

L’enquête ne s’arrête pas aux adolescentes. Une ancienne stagiaire de NRJ, âgée de 19 ans à l’époque, a elle aussi accepté de témoigner.
Elle partageait le même espace de travail que Guillaume Pley. Un geste, raconte-t-elle, a suffi à faire basculer son ressenti sur ce stage.

« Il a posé sa main sur ma cuisse, sans mon consentement. Sur le moment, je ne réagis pas. Il y avait des gens autour, il s’en fichait, il ne se cachait de rien », confie-t-elle dans l’enquête.
Cinq jours après cet épisode, elle démissionne. L’ambiance des locaux, où Guillaume Pley semblait déjà intouchable, ne lui laisse pas d’autre choix, dit-elle.
Pour l’instant, Guillaume Pley n’a pas réagi publiquement à ces révélations. L’affaire, elle, continue de circuler largement sur les réseaux et pourrait bien ne pas s’arrêter là.