Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. People

« Il m’a bloquée avec les mains en bas » : Helena Noguerra détaille l’agression qu’elle attribue à Patrick Bruel

Publié par Hannah le 02 Sep 2026 à 9:46

Une nouvelle voix s’ajoute au dossier qui secoue Patrick Bruel depuis 2019. Cette fois, c’est Helena Noguerra, chanteuse et actrice connue de tous, qui sort du silence dans une lettre adressée à la justice. Elle y raconte, avec des détails précis et glaçants, une scène qu’elle situe en 2000, dans la loge du chanteur. Ce que révèle son témoignage va bien au-delà d’un simple malaise.

Une lettre au parquet qui relance toute l’affaire

Tout commence par un document confié à la justice, révélé en exclusivité par Paris Match ce mercredi 2 septembre 2026. Helena Noguerra y accuse Patrick Bruel d’agression sexuelle, un acte qu’elle situe précisément lors du tournage d’une émission de télévision en 2000.

Elle n’a jamais déposé plainte. Mais dès 2022, elle choisit d’écrire au parquet, puis d’être entendue par la police début juin 2026. Un timing qui n’a rien d’anodin : en 2019, d’autres plaintes visaient déjà le chanteur, pour des faits similaires au préjudice de masseuses.

C’est d’ailleurs ce contexte qui aurait poussé Helena Noguerra à écrire une première fois, en soutien à ces femmes. Le récit de l’une des plaignantes en Corse aurait fait écho au sien de manière troublante, notamment sur un détail précis : la façon dont ses poignets auraient été saisis pour forcer un contact physique.

Patrick Bruel, de son côté, a décidé d’annuler sa tournée d’automne ce mardi 1er septembre 2026. Il dément fermement les faits qui lui sont reprochés et reste, à ce stade, présumé innocent. L’affaire prend une ampleur nouvelle avec ce témoignage qui s’ajoute au dossier judiciaire existant.

Le récit détaillé d’une soirée qui aurait dégénéré

Helena Noguerra animait alors Une journée avec, une émission suivant un artiste sur une journée complète. Ce mois-là, l’invité s’appelle Patrick Bruel, et le tournage se déroule au Zénith. Elle le connaît depuis ses 18 ans et le décrit comme « plutôt un bon camarade », sans ambiguïté entre eux jusqu’alors.

Quand il l’invite dans sa loge, elle ne se méfie pas une seconde. « Je ne me suis pas posé de questions. Je n’ai pas vu de piège », confie-t-elle dans sa lettre. Mais la porte à peine fermée, la situation bascule selon son récit.

Patrick Bruel s’approcherait pour l’embrasser. Elle refuse, le repousse, rappelle leur ancienneté amicale. Sa réponse, rapportée mot pour mot : « Justement, depuis le temps qu’on se désire ». Un renversement de situation qui, selon elle, précède un enchaînement physique bien plus grave.

« Il attrape mes deux poignets et je suis bloquée avec les mains en bas », raconte-t-elle. Immobilisée, un micro relié à son équipe technique, elle dit avoir appelé doucement à l’aide, en vain. Cette scène rejoint d’autres témoignages glaçants où le silence pèse plus lourd que les mots.

Comme elle l’écrit avec pudeur : « On a honte de sa honte. Donc on ne crie pas ». Une phrase qui résume, à elle seule, la mécanique du silence que beaucoup de victimes disent avoir vécue face à ce type de rapport de force.

Helena Noguerra et Lio

« Il a soulevé ma jupe » : le récit qui accable

C’est le passage le plus dur de sa lettre, celui qui a poussé Paris Match à en faire son titre. Helena Noguerra décrit une lutte physique précise : « De mes mains, j’essaie de le repousser et lui, avec ses mains, il a soulevé ma jupe et essaie de baisser mon collant résille. »

Elle raconte avoir remonté son collant à plusieurs reprises, avant qu’il ne tente d’atteindre ses sous-vêtements. « J’ai possiblement dit ‘arrête Patrick, arrête, mais non, mais non’. Et comme s’il sortait soudain d’un état, il a fini par lâcher », écrit-elle. Une formulation qui interroge sur ce qu’elle décrit comme un basculement soudain, presque incontrôlé.

Le plus troublant vient après, selon son récit. Patrick Bruel ressortirait de sa loge sans rien laisser paraître, allant jusqu’à l’inviter à l’un de ses concerts. « Il ne se rend visiblement pas compte de ses actes », estime-t-elle. Elle affirme avoir évoqué cette scène autour d’elle sur le moment, sans que personne ne semble en mesurer la gravité.

Interrogé en juin 2026 par les enquêteurs, le chanteur affirme ne garder aucun souvenir de cet épisode. Sur un éventuel baiser, il nuance : « C’est possible qu’on se soit embrassés, je ne sais pas. Je ne l’ai certainement pas embrassée de force. » Mais sur la scène des poignets et de la table, il est catégorique : « Cette scène n’a absolument pas pu se produire. Je ne vois pas de quoi on parle. »

Helena Noguerra, elle, dit avoir ressenti un malaise à chacune de leurs retrouvailles ultérieures. Contactée par le magazine, elle a confirmé l’intégralité de son témoignage, sans souhaiter s’exprimer davantage pour l’instant.

Deux versions, un même souvenir, aucune vérité tranchée à ce jour. L’enquête, elle, continue de dérouler son fil, entre mémoire défaillante et détails qui ne s’inventent pas. Cette affaire est-elle en train de rebattre les cartes pour de bon ?

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *