« Il y a eu un remplacement » : L’influenceur Gattouz crée la polémique avec des propos d’extrême droite
Habitué aux sorties provocatrices et aux discours clivants, l’influenceur tunisien Gattouz (de son vrai nom Youssef Khelil) s’est retrouvé au cœur d’une vive polémique. Connu sur TikTok et Instagram pour ses vidéos mêlant motivation sportive, bodybuilding, mais aussi pour ses punchlines particulièrement crues et misogynes, le créateur de contenu basé au Canada a cette fois-ci franchi un cap politique en reprenant ouvertement des thèses associées à l’extrême droite identitaire.
Dans une récente interview, Gattouz a partagé sa vision de la France contemporaine, expliquant pourquoi il refusait d’y mettre les pieds de manière particulièrement virulente.

Du bled au « Grand Remplacement »
Pour justifier son boycott de l’Hexagone, l’influenceur n’a pas mâché ses mots : « J’irai en France quand il y a une France. Je peux pas aller en France quand il y a le bled. Qu’est-ce que je vais faire ? J’ai déjà vécu dans le bled pendant 20 ans (…) J’ai quitté le bled pour trouver le bled ? Ça marche pas », balance-t-il au micro.
Mais ce sont ses déclarations suivantes qui ont mis le feu aux poudres. Gattouz a ouvertement validé la théorie complotiste et ethnocentrique du « Grand Remplacement », théorisée par l’extrême droite :
« Soit c’est une France chrétienne où je vais voir le sapin de Noël et tout, des trucs de France vraiment, la Tour Eiffel, les croissants, la musique française, ok ça marche frère. Mais on sait tous qu’en France y a pas eu d’adaptation, y a eu un remplacement. »
Un discours qui fracture sa communauté
Sur les réseaux sociaux, ce positionnement a immédiatement déclenché une vague de réactions contrastées. D’un côté, de nombreux internautes se disent profondément choqués qu’un influenceur lui-même issu de l’immigration tienne des propos s’alignant sur l’agenda politique de partis nationalistes et xénophobes. De l’autre, sa sortie a été massivement récupérée et saluée par des militants identitaires, ravis de voir un créateur de contenu maghrébin valider leurs propres arguments. Une chose est sûre : avec cette séquence, Gattouz confirme qu’il cherche à s’imposer parmi les figures les plus polarisantes du web.