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« Je n’avais pas de soupçons » : Jacques Weber brise le silence sur cette scène embarrassante avec Patrick Bruel et une journaliste

Publié par Cassandre le 08 Juin 2026 à 6:19
« Je n'avais pas de soupçons » : Jacques Weber brise le silence sur cette scène embarrassante avec Patrick Bruel et une journaliste

Patrick Bruel est dans la tourmente. Accusé de viol et d’agressions sexuelles, le chanteur voit son entourage professionnel prendre la parole un par un. Et les souvenirs qui remontent ne sont pas tendres.

Jacques Weber, son ancien partenaire de scène dans Le Limier, vient de livrer des confidences sans filtre à Mediapart. Il revient sur une scène que la journaliste présente, elle, n’a jamais oubliée.

Patrick Bruel : des consignes de protection circulaient déjà dans les rédactions

L’enquête publiée par Mediapart et relayée par Voici lève le voile sur des pratiques connues depuis des années dans le milieu médiatique. Plusieurs rédactions avaient mis en place des règles strictes concernant les interviews avec Patrick Bruel.

Des consignes claires interdisaient d’envoyer de jeunes journalistes seules face à lui. En 2002, la responsable du magazine L’Avant-Scène théâtre avait formellement ordonné à une pigiste de ne surtout pas le rencontrer. « Toi, il ne faut vraiment pas que tu voies Bruel, tout le monde le sait », lui avait-elle dit.

L’entretien avait alors été confié à un confrère masculin, Gilles Costaz, qui s’y était rendu accompagné d’une amie. Du côté des équipes de production, des mesures préventives étaient déjà prises lors de ses concerts. Les bénévoles des Enfoirés auraient subi des agissements totalement déplacés.

Malgré ces précautions, Amélie Cordonnier, la pigiste en question, a croisé le chanteur dans un couloir du théâtre. L’artiste jouait alors Le Limier aux côtés de Jacques Weber. Et ce qui s’est passé dans les loges ce soir-là reste gravé dans sa mémoire.

Dans les loges du Limier, Bruel refuse de partir et insiste lourdement

La scène se déroule en coulisses. Amélie Cordonnier est venue interviewer Jacques Weber, pas Patrick Bruel. Sauf que ce dernier s’est invité dans la loge de son partenaire de scène et a catégoriquement refusé d’en sortir.

L’interprète lui aurait adressé des remarques « lourdes, déplacées et dérangeantes sur son physique », de manière insistante. Puis il s’est exclamé face à Weber : « Tu as vachement de chance, moi c’est un vieux gars qui vient m’interviewer. »

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Le chanteur a ensuite lourdement insisté pour obtenir le numéro de téléphone de la jeune femme. Pour s’en débarrasser, la pigiste a modifié le dernier chiffre de son contact. Elle se souvient néanmoins que Jacques Weber s’est montré « très protecteur » durant cette séquence.

Mais quand Mediapart l’interroge aujourd’hui, le comédien affirme n’avoir gardé « aucun souvenir » de cet incident précis. Un aveu d’amnésie qui contraste violemment avec la netteté du récit de la journaliste.

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« Ça prouve que je suis constant » : dix ans plus tard, Bruel récidive face à la même journaliste

Jacques Weber concède candidement avoir « été beaucoup interviewé à ce moment-là ». L’acteur ajoute qu’à l’époque, il « n’avait pas de soupçons ». Il a même assisté au grand mariage du chanteur en 2004. « Plus tard, j’ai entendu parler de sa réputation de grand coureur », conclut-il.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Dix ans après cette scène dans les loges, Amélie Cordonnier a recroisé Patrick Bruel. Elle dirigeait alors le service culture d’un autre magazine. Elle devait l’interviewer pour un film où il jouait un « sex addict » repenti.

« Il est arrivé, il a été abrupt, il m’a tutoyée et dit de manière vulgaire qu’il voulait coucher avec moi », affirme-t-elle. Quand elle lui a rappelé ses propos passés, la réponse du chanteur l’a laissée sans voix : « Ça prouve que je suis constant. »

« J’étais estomaquée par son aplomb », raconte-t-elle. La journaliste ne s’est pas laissé faire et l’artiste est sorti mécontent. Ces témoignages s’ajoutent à la plainte déposée par Flavie Flament pour des faits qui seraient survenus au début des années 1990, alors qu’elle était mineure.

« Je suis constant. » Deux mots qui résument à eux seuls ce que des rédactions entières savaient depuis des années sans que rien ne bouge. Patrick Bruel reste présumé innocent. Mais les langues, elles, se délient enfin. Combien d’autres témoignages dorment encore dans les coulisses ?

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