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« On ne m’a jamais dit que c’était une maladie » : Jade Lagardère brise le silence après un an d’absence

Publié par Cassandre le 04 Juil 2026 à 8:45
« On ne m'a jamais dit que c'était une maladie » : Jade Lagardère brise le silence après un an d'absence

Un an sans nouvelles. Des messages inquiets restés sans réponse, une présence qui s’efface peu à peu des réseaux sociaux. Ce jeudi 2 juillet 2026, Jade Lagardère a enfin pris la parole sur Instagram pour expliquer cette absence prolongée.

Ce qu’elle raconte dépasse largement une simple pause médiatique. Vingt années de douleurs balayées d’un revers de main par des médecins, une hospitalisation d’urgence à répétition, et une décision radicale prise à 35 ans à peine.

Un message qui rompt un silence d’un an

« Il y a un an, j’ai disparu », écrit-elle en ouverture de son témoignage. Elle explique avoir préféré se retirer plutôt que d’exposer ce qu’elle traversait, en attendant d’aller mieux pour en parler enfin.

Mais la guérison espérée n’est jamais arrivée comme elle l’imaginait. Ce silence, elle le doit à une maladie longtemps ignorée, minimisée, presque niée par une partie du corps médical.

D’autres personnalités ont fait ce même choix de parler publiquement de leur combat contre la maladie, comme ces célébrités qui ont brisé le silence avant elle. Mais que cachait vraiment ce silence de Jade Lagardère ?

Vingt ans de symptômes ignorés

Femme alitée à l'hôpital après une hospitalisation d'urgence

Crampes abdominales, ventre gonflé, fatigue permanente, migraines, règles douloureuses et hémorragiques provoquant une anémie chronique : la liste dressée par Jade Lagardère est longue. Des troubles digestifs et pulmonaires s’y sont ajoutés, eux aussi écartés par les praticiens consultés.

Face à ces symptômes, les réponses médicales n’ont cessé de minimiser sa souffrance. « Oui, l’endométriose, ce n’est pas bien grave », « Beaucoup de femmes en ont et vivent très bien avec », lui répétait-on inlassablement.

Certains praticiens ont même évoqué un simple burn-out ou des soucis alimentaires. On lui a conseillé de se reposer, de prendre un laxatif, ou on l’a renvoyée chez elle en affirmant qu’elle n’avait rien.

À force d’entendre ce discours, Jade Lagardère explique avoir fini par y croire elle-même. Elle a cherché ailleurs l’origine de crises pourtant de plus en plus fréquentes et violentes, seule face à une douleur que personne ne voulait nommer.

Ce type d’errance médicale n’est malheureusement pas isolé. D’autres femmes ont vécu des situations similaires, à l’image de cette jeune femme dont les médecins ne croyaient pas les symptômes pendant des années.

La bascule : trois hospitalisations en quelques mois

Tout change l’année dernière. Après trois hospitalisations d’urgence rapprochées, sa vie se transforme, selon ses propres mots, « en un véritable enfer ».

Voir cette publication sur Instagram

Douleurs devenues insupportables, hémorragies dangereuses, fausses couches, et même une grossesse extra-utérine alors qu’elle était sous contraception. Les médecins découvrent alors une masse de 10 centimètres à l’intérieur de son utérus.

Un professeur lui annonce enfin la véritable cause de ses souffrances : l’endométriose et l’adénomyose, deux maladies jusque-là présentées comme anodines. Elles mettent désormais sa vie en danger.

« Ce jour-là, j’étais partagée entre un immense soulagement et une immense colère », confie-t-elle. Soulagée de mettre enfin un nom sur vingt ans de souffrance, mais furieuse contre ceux qui l’ont si longtemps ignorée.

Une hystérectomie à 35 ans, un pari sur l’avenir

Après des mois de combat, Jade Lagardère se résout à une décision qu’elle jugeait jusque-là impensable : subir une hystérectomie à seulement 35 ans. L’espoir : être enfin délivrée d’une maladie qui a dévoré deux décennies de sa vie.

Six mois après l’opération, elle se dit toujours en convalescence, toujours confrontée à des douleurs, même si celles-ci ont évolué. La guérison n’est pas une ligne d’arrivée nette, mais un chemin encore long.

D’autres personnalités publiques ont dû faire face à des interventions lourdes et des hospitalisations soudaines, comme Laetitia Milot hospitalisée en urgence ou encore Nathalie Marquay face à un diagnostic difficile. Mais pourquoi Jade Lagardère a-t-elle décidé de rendre son histoire publique maintenant ?

Femme recevant un diagnostic médical après des années d'attente

Faire de sa douleur une mission

Jade Lagardère assure vouloir désormais porter la voix de toutes les femmes confrontées à un diagnostic tardif ou minimisé. Son objectif : qu’aucune ne se sente aussi seule qu’elle a pu l’être pendant près de vingt ans.

« Qu’elle se fasse diagnostiquer. Qu’elle se fasse soigner », écrit-elle, espérant que d’autres patientes puissent apprendre à limiter l’inflammation et ralentir la progression de la maladie.

L’endométriose touche environ une femme sur dix en âge de procréer en France, mais reste encore largement sous-diagnostiquée. Le délai moyen entre les premiers symptômes et le diagnostic dépasse souvent sept ans, un chiffre qui donne une idée de l’ampleur du problème.

Jade Lagardère promet de revenir prochainement avec davantage de détails sur son parcours. Elle se dit désormais investie d’une mission claire : faire connaître l’endométriose et l’adénomyose, pour qu’aucune souffrance ne soit plus jamais balayée comme la sienne l’a été.

D’autres femmes ont vécu des errances médicales tout aussi douloureuses avant d’obtenir enfin un diagnostic, comme cette patiente confrontée à des douleurs intimes inexpliquées pendant des semaines. Ces témoignages, bout à bout, dessinent un système médical qui doit encore apprendre à écouter.

Femme déterminée à porter un nouveau message de sensibilisation

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