Jean-Luc Lemoine brise le silence sur son éviction et balance une accusation glaçante contre Bernard Montiel
Ça sentait déjà le clash depuis quelques jours, mais là, c’est une déflagration. Jean-Luc Lemoine, débarqué de Samedi d’en rire après six saisons aux commandes, a décidé de ne plus se taire.

Face à une production qui l’accuse de raconter son éviction « de façon inexacte », l’animateur a sorti l’artillerie lourde sur Instagram. Il annonce même vouloir laisser parler son avocat. Ce qu’il révèle sur les coulisses de son départ change complètement la version officielle.
Une émission, deux versions qui ne collent pas
Depuis 2019, Jean-Luc Lemoine incarnait Samedi d’en rire sur France 3. Un programme populaire, une fidélité de longue date avec le public, et puis soudain, cet été, la nouvelle tombe : il est remplacé par Bernard Montiel, qui reprend les rênes du programme.
Sauf que la production, elle, raconte une autre histoire. Sur le compte officiel de l’émission, un message évoque des « demandes répétées » de l’animateur qui n’auraient jamais été satisfaites, laissant entendre que Jean-Luc Lemoine aurait lui-même précipité les choses.
Une version que l’humoriste balaie d’un revers de main, avec une précision presque chirurgicale. « Je ne pensais pas qu’on pouvait être aussi inexact en seulement 4 pages », lance-t-il, avant de démonter un à un les arguments avancés contre lui.
Il rappelle notamment le fonctionnement réel de la chaîne : chaque année, l’équipe ne savait qu’en juin, voire en juillet, si l’émission serait reconduite. Bien après les autres programmes de France 3. Un calendrier flou qui laissait peu de marge à l’animateur pour anticiper quoi que ce soit.
Ce que Jean-Luc Lemoine révèle sur les vraies négociations
Dans son message, l’animateur reconstitue la chronologie précise des échanges avec le producteur. En mai, il aurait demandé si l’émission revenait. Réponse rassurante : « On a signé pour deux ans cette fois. »
Sauf que son propre contrat à lui s’arrêtait fin juin. Aucune garantie, donc, malgré les belles paroles. « J’avais raison de me poser la question », souligne-t-il aujourd’hui, non sans une pointe d’amertume.
Et la fameuse « demande répétée » que la production lui reproche ? Selon lui, il ne s’agissait que d’une question légitime : combien de numéros inédits seraient commandés pour la nouvelle saison. Une préoccupation nourrie par le public lui-même, qui se plaignait de trop de rediffusions.
On lui aurait laissé entendre, à la fois côté production et côté chaîne, qu’il pourrait y avoir davantage d’épisodes inédits. Puis silence radio. Réponse repoussée, encore et encore. Jusqu’au couperet final : il apprend son éviction sans jamais avoir eu cette réponse. Un traitement qu’il juge injuste, presque cavalier, après six ans de bons et loyaux services.
Depuis fin juin, Jean-Luc Lemoine est au chômage côté télévision. Il confie avoir reçu plusieurs propositions, certaines « très intéressantes ». Mais au 23 août, date de son message, aucun contrat n’était signé. Il dément fermement toute rumeur contraire, qu’il qualifie de « pur mensonge ».

Bernard Montiel visé, l’avocat annoncé
Le clash ne s’arrête pas à la production. Jean-Luc Lemoine s’en prend aussi frontalement à son remplaçant, Bernard Montiel, qui aurait affirmé tout savoir de ses « projets élaborés depuis des mois ». Une pique qu’il ne laisse pas passer.
« Dans un salon mondain, c’est rigolo de raconter n’importe quoi (…) mais sur un compte officiel, si on n’a pas d’infos, il vaut mieux se taire », tacle-t-il, sans détour.
Autre point de friction : le mot « pleureuses », employé selon lui par Bernard Montiel pour qualifier l’équipe évincée, puis discrètement effacé. « Croisons les doigts pour lui que personne n’ait fait de capture d’écran. Ah mince… », ironise l’animateur, laissant clairement entendre qu’une preuve existe bel et bien.
Bernard Montiel aurait aussi suggéré que l’ancienne équipe ne connaissait pas le monde de la télévision. Un argument que Jean-Luc Lemoine rejette catégoriquement. Il dit connaître ce milieu, mais refuse de « s’accommoder » de certaines pratiques qu’il juge déloyales.
Sa conclusion sonne comme un ultimatum : « Pour la suite, je laisserai parler mon avocat avec eux. » Une phrase qui referme la porte au dialogue et ouvre celle, potentiellement, d’un contentieux juridique entre l’animateur et son ancienne production.
Entre contrat flou, promesses non tenues et petites phrases assassines, l’histoire de Samedi d’en rire vire au feuilleton judiciaire. Reste à savoir si Bernard Montiel réagira publiquement à ces accusations, ou choisira, cette fois, le silence.