« Pas loin de 200 millions d’euros » : Jean-Marie Bigard révèle où est passée sa fortune
Jean-Marie Bigard a fait peur à toute la France ce printemps. Trois AVC coup sur coup, un pronostic vital heureusement épargné, et un humoriste qui remonte doucement la pente entouré de ses trois enfants.

Mais entre deux séances de rééducation, l’ancien trublion des salles de spectacle a choisi de tout dire. Y compris sur un sujet qu’on n’aborde jamais avec lui : l’argent, et surtout, sa disparition totale.
Une fortune digne d’un milliardaire, envolée aujourd’hui
Le chiffre donne le vertige. « J’ai dû, dans ma carrière, gagner pas loin de 200 millions d’euros », a lâché l’artiste avec sa franchise légendaire.
Dix-neuf one man shows, des millions de billets vendus depuis les années 80 : Bigard a longtemps été l’une des machines à cash de l’humour français, au même titre que Cyril Hanouna, qui s’était d’ailleurs exprimé sur ses difficultés financières.
Sauf que cette montagne de billets verts n’existe plus. Pas un centime. Alors où est passé tout cet argent ?
La réponse tient en une phrase, et elle surprend
Pas de dilapidation en yachts ou en voitures de sport. Bigard a simplement… tout donné. Sans compter, sans calculer, au fil de trente ans de carrière.
« Ils sont partis ! Parce que, si t’écoutes ton cœur, toutes les cinq minutes, tu fais un orphelinat à Madagascar, une maternité au Burkina Faso, tu vois tout par le filtre de l’amour », a-t-il détaillé.
Un orphelinat par-ci, une maternité par-là. Multiplié par des dizaines d’années de succès, la note finale atteint des sommets que peu de stars françaises peuvent revendiquer.

Une philosophie de l’argent presque mystique
Ce qui frappe surtout, c’est la logique derrière ces dons massifs. Bigard ne parle jamais de charité ou de fiscalité, mais d’une dette envers une force supérieure.
« Moi, l’argent qui tombe c’est Dieu qui me le donne donc naturellement je le redonne à Dieu. Tu comprends ? Ce n’est pas mon argent », a martelé le septuagénaire.
Une vision qui tranche radicalement avec l’image du bling-bling souvent associée aux humoristes millionnaires. Ici, l’argent n’est qu’un dépositaire temporaire, jamais une fin en soi.
Aujourd’hui, un tout autre combat l’occupe
Les poches vides, mais l’esprit apaisé. Bigard préfère aujourd’hui concentrer son énergie sur sa rééducation, loin des questions de comptes en banque.
« Je vais très bien. Je digère tranquillement mes AVC », confie-t-il, malgré des séquelles physiques encore bien présentes au quotidien.
L’humoriste souffre encore de troubles de l’équilibre. Mais il se plie volontiers aux exigences de son traitement médical pour rassurer ses proches, lui qui a longtemps vécu à cent à l’heure, comme le racontait déjà sa première prise de parole après ses trois AVC.
Le vrai trésor n’est plus dans les banques
Sa femme Lola Marois, qui avait déjà livré des confidences très cash sur leur vie de couple, veille au grain depuis le début de cette épreuve. Et selon ses dernières prises de parole sur l’état de santé réel de son mari, la vigilance reste de mise.
Bigard, lui, ne regrette rien. Ni les millions envolés, ni les orphelinats financés à l’autre bout du monde. L’essentiel a changé de nature : il ne se compte plus en euros, mais en jours passés avec ceux qu’il aime.
Une leçon inattendue venant d’un homme qui a longtemps incarné l’excès et la provocation sur scène, et qui termine son histoire sur une note bien plus intime que ses spectacles ne le laissaient présager.