Johnny Depp : le village privé de 1 800 m² dans le Var estimé jusqu’à 50 millions d’euros
À une vingtaine de kilomètres de Saint-Tropez, un ancien hameau provençal s’étend sur 15 hectares au milieu des vignes et des oliviers. Rien d’ordinaire dans ce décor de carte postale : derrière le portail se cache l’un des refuges les plus secrets de Johnny Depp. Chapelle du XIXe siècle, ateliers d’artiste, ruelles de pierre, le lieu ressemble à un village entier reconverti en propriété unique. Reste à comprendre pourquoi cette bâtisse hors normes continue, plus de vingt ans après son achat, de fasciner autant qu’elle interroge sur son avenir.

Un hameau du XIXe siècle transformé en refuge familial
Le domaine se situe à Plan-de-la-Tour, dans le Var, entouré de cyprès et de garrigue. C’est là que Johnny Depp et Vanessa Paradis ont posé leurs valises au début des années 2000, loin des projecteurs et des plateaux de tournage. Le couple, alors installé en France pour élever ses enfants, cherchait un ancrage discret. Ce choix marque une rupture nette avec les standards hollywoodiens : ni villa moderne ni piscine à débordement tape-à-l’œil, mais un ensemble de bâtisses en pierre à restaurer patiemment.
Le site de décoration Deco.fr décrit un lieu entièrement pensé autour de la vie privée de l’acteur, où chaque bâtiment garde sa fonction propre. Les façades en pierre, les volets patinés et les toits en tuiles respectent l’architecture provençale traditionnelle. Un choix qui tranche avec l’image publique de Johnny Depp, davantage associée aux frasques judiciaires qu’à cette vie retirée entre lavande et chant des cigales.
Douze chambres, une chapelle et des ateliers d’artiste
Selon le magazine d’architecture AD, la résidence principale compte près de 12 chambres et 14 salles de bains, complétées par plusieurs maisons d’amis dispersées dans le hameau. Un restaurant privé avec cuisine de chef occupe l’une des bâtisses, tandis qu’une cave à vin au mobilier éclectique en anime une autre. La surface habitable totale oscille, selon les estimations, entre 1 000 et 1 800 m².
Le détail le plus singulier reste la chapelle du XIXe siècle, transformée en maison d’hôtes avec lit à baldaquin et décoration fantaisiste. Deux piscines complètent l’ensemble, dont l’une bordée de sable blanc pour recréer une ambiance de plage privée. Johnny Depp y a aussi installé des studios de musique et de peinture, ses deux passions créatives loin du cinéma. Ce goût pour les lieux atypiques rappelle celui d’autres célébrités françaises, à l’image des refuges secrets de Pierre Richard répartis entre ville et campagne.

Un prix d’achat qui a explosé, mais toujours pas d’acheteur
Pour racheter et restaurer ce village abandonné, Johnny Depp aurait déboursé entre 10 et 11 millions de dollars, soit environ 9 à 10 millions d’euros, selon plusieurs sites spécialisés dans l’immobilier de luxe. Un investissement colossal pour l’époque, justifié par l’ampleur des travaux nécessaires sur un ensemble laissé à l’abandon depuis des décennies.
À partir de 2015, le bien a été confié à l’agence Sotheby’s International Realty, avec une estimation grimpant jusqu’à 55 à 63 millions de dollars, environ 50 à 57 millions d’euros. Un bond spectaculaire qui illustre autant la rareté du bien que le poids symbolique du nom Depp sur le marché du luxe, un phénomène que l’on retrouve aussi chez d’autres personnalités françaises capables de faire grimper les prix de l’immobilier, comme le montre l’exemple des nuits facturées 25 000 euros chez Nicolas Sarkozy.
Les dernières estimations relayées par des médias immobiliers évoquent désormais une valeur autour de 45 à 50 millions d’euros, sans qu’aucune vente définitive n’ait été confirmée à ce jour. La difficulté tient sans doute à la nature même du bien : trouver un acheteur pour un village entier, avec son histoire et sa notoriété, reste un défi que peu d’acquéreurs peuvent relever. Un peu comme certaines propriétés d’exception cherchant repreneur, à l’image de la maison d’enfance de Vanessa Paradis vendue aux enchères quelques années plus tôt.
Entre statut de refuge intime et casse-tête immobilier, ce village varois reste suspendu entre deux mondes. Vendu ou pas, il continue d’incarner ce fantasme très particulier : celui d’un acteur mondialement connu ayant choisi la garrigue plutôt que les paillettes. Qui, à sa place, résisterait à l’envie de garder un tel refuge pour soi ?