Jordan Bardella « obsédé » : sa jeune compagne Maria Carolina fait des révélations très intimes sur leur couple
Elle avait choisi le silence. Des mois de paparazzis, une une de Paris Match, des rumeurs de mariage et des polémiques en cascade, sans qu’elle ne se confie jamais longuement. À 23 ans, la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles laissait parler les autres. Jusqu’à ces derniers jours.

Dans un entretien accordé au Figaro Magazine, la compagne de Jordan Bardella a enfin levé le voile sur leur quotidien. Et au détour d’une confidence, elle lâche un mot qu’on n’attendait pas dans la bouche d’une amoureuse. Un mot fort, presque inquiétant : obsédé.
Obsédé par quoi, exactement ? Qu’est-ce qui travaille le président du Rassemblement national au point qu’il ne parvient, selon elle, pratiquement jamais à couper ? La réponse tient en une phrase, mais pour mesurer ce qu’elle pèse, il faut remonter le fil d’une histoire que personne n’avait vue venir.
Car cette phrase tombe à un moment explosif. À quelques mois de la présidentielle de 2027, en pleine rentrée agitée par les rumeurs de tensions entre Jordan Bardella et Marine Le Pen. Accrochez-vous : on reprend tout depuis le début.
Une princesse sans royaume, et un héritage bien réel
Pour comprendre le choc, il faut d’abord savoir qui parle. Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles est née le 23 juin 2003 à Rome. Fille aînée du prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles et de Camilla Crociani, elle porte les titres de courtoisie de duchesse de Calabre et de Palerme.
Des titres qui claquent, mais qui ne pèsent rien juridiquement. Purepeople le rappelle sans détour : le royaume des Deux-Siciles n’existe plus depuis l’unification de l’Italie. Selon Wikipédia, la dynastie de ses ancêtres a été déchue en 1860.

La lignée, elle, remonte loin. Selon Purepeople, les Bourbon des Deux-Siciles descendent de Philippe V d’Espagne, petit-fils de Louis XIV et grand-père de leur ancêtre Ferdinand Ier. Du Roi-Soleil au bras du patron du RN : l’écart donne le vertige.
Le décor, lui, a tout d’un conte. Baptisée dans la chapelle palatine du palais royal de Caserte, elle a notamment pour parrains et marraines le prince Laurent de Belgique et l’actrice Inés Sastre. La famille vit entre Monaco, Paris et Rome, avec sa sœur cadette Maria Chiara, née en 2005.
En 2011, les deux sœurs assistent au baptême du prince Vincent et de la princesse Josephine de Danemark. Leur père est même l’un des six parrains de Josephine. Le gotha européen, c’est leur cercle familial.
Et le glamour n’est jamais loin. En 2014, les deux sœurs font leurs débuts au cinéma avec un petit rôle aux côtés de Nicole Kidman dans Grace de Monaco. Côté paternel, la lignée des rois de Naples ; côté maternel, une riche famille industrielle, résume le Mediascope.
Surtout, elle n’est pas une héritière de façade. Son père a modifié les règles de succession de la maison royale pour la désigner comme son successeur direct, selon le droit d’aînesse absolu. D’après Legossip, cette abolition de la loi salique remonte à 2016.
La vidéo « bouh » et le CV qui intrigue


Une partie du public français la connaissait pourtant déjà, sans forcément le savoir. Purepeople rappelle qu’une vidéo devenue virale montrait la princesse, plus jeune, raconter les bêtises qu’elle faisait avec sa sœur. La phrase est restée : « Une fois, on s’était cachées derrière des arbres et à chaque fois qu’il y avait des gens qui passaient, on leur faisait ‘bouh’ ».
Une séquence devenue une véritable référence pour toute une génération, selon le site. Le genre d’archive qui refait surface au pire moment. Et vous allez voir qu’elle a refait surface.
Mais la gamine des vidéos a bien grandi. Selon Point de Vue, cité par Legossip, elle parlerait six langues et mènerait des études de marketing à Harvard, avec une spécialisation dans le luxe à Monte-Carlo. Diplômée de l’Istituto Marangoni, elle aurait défilé pour Pierre Cardin et créé une collection de sacs avec Olympia Le-Tan.
Côté engagements, Wikipédia la présente comme ambassadrice du projet Passion Sea, consacré à la sauvegarde des océans. Elle a aussi participé à une marche pour la paix à New York, portée par une association qui défend les femmes victimes de violences.
L’encyclopédie lui attribue encore, en 2018, la médaille d’or de la Croix-Rouge italienne et la médaille de la reconnaissance de la Croix-Rouge monégasque. Watson relève que Paris Match mettra plus tard en avant ses engagements auprès de la Croix-Rouge italienne et de la Fondation Prince Albert II de Monaco. Un CV impeccable, presque trop lisse.
Sur Instagram, le Mediascope lui compte près de 200 000 abonnés. Un journaliste people cité par le site résume la mécanique familiale : « Sa fortune vient de la mère qui est un peu la patronne de la famille. Son père est plus discret ». Un univers à des années-lumière des tracts et des meetings.

Mai 2025 : le mois où tout bascule
En face, un homme pressé. Président du Rassemblement national depuis le 5 novembre 2022, Jordan Bardella a mené la liste du parti aux européennes de 2024, remportées avec plus de 30 % des suffrages, rappelle Purepeople. Un chef de parti trentenaire, déjà au sommet.
Et puis il y a mai 2025. Le Grand Prix de Formule 1 de Monaco. C’est là, selon Purepeople comme selon Point de Vue, que la princesse et Jordan Bardella se croisent pour la première fois. Un lieu familier pour elle, qui a grandi en partie sur le Rocher.
Pour lui non plus, l’endroit n’est pas anodin. Point de Vue précise que le jeune homme politique y venait avec son père. Lui, l’enfant de Saint-Denis selon Legossip ; elle, la fille d’un duc. Deux mondes, un même circuit.
Sauf que ce même mois de mai, la vie de la princesse a failli basculer. Selon Point de Vue, relayé par Legossip, elle a été victime d’un grave accident de moto le 25 mai 2025 et admise en soins intensifs au centre hospitalier Princesse-Grace de Monaco. Fox News rapportait alors qu’elle affirmait devoir la vie à son casque.
Troublant, ce calendrier. C’est précisément à cette période charnière, écrit Legossip, que la princesse aurait rencontré Jordan Bardella. Le site ajoute que l’épreuve lui aurait fait prendre conscience de la « fragilité humaine ».

Autre coïncidence : le dimanche 1er juin 2025, le président du RN se livre sur sa vie amoureuse face à Karine Le Marchand, dans Une ambition intime sur M6. Selon 20 Minutes, il explique qu’il n’est « pas simple » pour lui de trouver chaussure à son pied, et qu’il « cherche toujours à protéger sa vie privée ». Il avoue un faible pour les brunes « plutôt grandes ».
Mais c’est une autre phrase, prononcée ce soir-là face aux témoignages de ses parents, qui résonne aujourd’hui étrangement : « La politique me prend beaucoup de temps, peut-être trop. » À l’époque, personne n’y prête vraiment attention. Retenez-la pourtant : elle va prendre tout son sens.
Paris Match lâche la bombe
Pendant des mois, rien ne filtre officiellement. Puis vient le 13 janvier 2026, et la soirée des 200 ans du Figaro au Grand Palais. Selon So Busy Girls, la princesse, arrivée avec ses parents et sa sœur, ne repart pas avec eux : elle quitte les lieux en même temps que Jordan Bardella.
Les deux montent dans le même véhicule, poursuit le site. Watson évoque une vidéo de 24 secondes qui fait le tour des médias et des réseaux sociaux. Aucun commentaire, ni d’un côté ni de l’autre. Le mystère est lancé.
Le jeudi 9 avril 2026, tout explose. Paris Match place le couple à sa une avec un titre qui fait mouche : « L’idylle que personne n’attendait ». Les photos ont été prises en Corse, à l’ouest d’Ajaccio, dans le cadre des îles Sanguinaires. On les voit parfois main dans la main.

Le texte du magazine, cité par Watson, joue la carte romantique à fond : « Leurs mains se cherchent et se rejoignent, mais se lâchent dès qu’un promeneur croise leur route. Leur amour est bien élevé. » Lui porte pull marine, chemise blanche et cravate ; elle, un polo jeté sur les épaules.
Le magazine prend même la peine de justifier la tenue : « Leur élégance détonne parmi les promeneurs en baskets et coupe-vent ». Watson s’amuse aussi d’un déséquilibre : le CV de la princesse s’étale sur trois paragraphes, quand le parti de son compagnon est à peine mentionné.
Et les plateaux s’enflamment. Selon Purepeople, les émissions de CNews troquent leurs sujets fétiches pour commenter ce couple inattendu. Les éditorialistes parlent de « conte de fées moderne » : mariage princier, futurs héritiers, tout y passe.
Détail qui interroge : Jordan Bardella ne porte pas plainte pour violation de sa vie privée, note le Mediascope. Le site rappelle qu’en 2017, Emmanuel Macron avait fait la une du même hebdomadaire avec trois couvertures différentes de son couple. Des photos volées, vraiment ? La question va rebondir en direct à la télévision.
« En trois photos, il prend dix ans d’âge »

Avant ça, les analystes dégainent. Une politologue citée par le Mediascope tranche : « Paris-Match, tout de suite, ça présidentialise ». Puis, cinglante : « En trois photos, il prend dix ans d’âge ».

Un professeur en communication à Sciences Po, toujours dans le Mediascope, décrypte la mécanique : « Ça humanise le personnage. Ça permet d’écrire un récit avec un début, des rebondissements ». Une romance comme un feuilleton, en somme.
Un député LR enfonce le clou : « A un an de la présidentielle, c’est de la com’ bien huilée. Car les Français ne vont pas confier le pays à un célibataire ». Selon lui, être en couple permettrait au jeune chef de parti de « se vieillir ».
Mais la même politologue pointe le revers de la médaille. Cette romance, selon elle, « brouille son image anti-élite auprès de l’électorat populaire ». Watson rappelle qu’il a fait de ses origines modestes, une cité HLM de Saint-Denis, un argument de campagne. Le contraste est violent.
Au RN, on fait bloc. Pour Julien Odoul, « Un peu d’amour dans un monde de brutes est une bonne nouvelle. » Laurent Jacobelli y voit « un élément d’identification supplémentaire ».
Dans Le Parisien, cité par Watson, un proche du président s’agace : « Il faudrait sortir avec quelqu’un issu de la classe populaire pour parler aux classes populaires? C’est grotesque! » Une figure du parti renchérit : « C’est un atout, à mort! Les gens adorent les histoires du petit gars et de la princesse ».
Et dans les propos rapportés par le Mediascope, une phrase détonne franchement. « Je sais très bien ce que Marine Le Pen pense de tout ça : elle déteste le bling-bling et les yachts. » Gardez-la en tête, elle va prendre tout son sel.

Le soir où Léa Salamé l’a coincé
Le mercredi 15 avril 2026, Jordan Bardella est l’invité du 20 heures de France 2, face à Léa Salamé. Impossible d’esquiver. Il officialise et justifie : « Il se trouve que, depuis plusieurs mois, nous étions traqués par des paparazzi. […] Donc nous avons pris la décision tous les deux de ne plus nous cacher ».
La journaliste tique immédiatement : « Donc vous saviez que les photographes étaient là et vous étiez d’accord pour cette séance de photos ? » Pressé, raconte Purepeople, Jordan Bardella finit par admettre qu’il connaissait leur présence. Un aveu en direct.
Léa Salamé, elle-même compagne de Raphaël Glucksmann, dresse alors la comparaison avec l’officialisation de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. Et elle glisse, piquante : « Au fond, au Rassemblement National aujourd’hui, vous faites comme les autres ».
La comparaison n’a rien d’anodin. Watson rangeait déjà cette couverture aux côtés de deux autres images cultes : le couple Macron les pieds dans l’eau en 2016, et Carla et Nicolas Sarkozy en maillot de bain. Le RN entrait, à son tour, dans l’album de famille de la presse people.
Lui ne se démonte pas. Large sourire, il conclut : « En tout cas, je peux vous dire une chose ce soir c’est que je suis très heureux ». Dans la foulée, il publie la séquence sur X : « Il est très difficile de conserver une vie privée, lorsqu’on fait de la politique au niveau où je la fais ».

« On ne touche pas à la femme qui partage ma vie »
Deux semaines plus tard, sur BFMTV, il remet ça. « Nous sommes heureux et nous sommes amoureux et nous n’avons aucune raison de nous cacher », assure-t-il, cité par 20 Minutes. Et il ferme une porte : « Ce n’est pas son souhait. Mais sa présence au quotidien (…) est pour moi un soutien de poids ».
Partage-t-elle ses idées ? La réponse est hésitante : « Ça peut arriver, mais pas toujours. Ce qu’elle pense relève de son intimité ». Forcément, la formule alimente toutes les spéculations.
Il précise, selon 20 Minutes, qu’en tant qu’Italienne, Maria Carolina s’intéresse à ce qui se passe en France, sans avoir l’intention de jouer un rôle politique à ses côtés. La ligne est posée : elle sera un soutien, pas une militante. Du moins, en théorie.
Car sur les réseaux sociaux, ses détracteurs se moquent de la jeune femme à coups d’images d’archives et de vidéos, selon 20 Minutes. Il sort alors les griffes : « Je demande à mes adversaires et à mes détracteurs de la laisser tranquille ». Et il martèle : « On ne touche pas à mes proches et on ne touche pas à la femme qui partage ma vie ».
Les attaques ne viennent pas que des anonymes. Plusieurs adversaires politiques dénoncent une opération de communication plus qu’une véritable histoire d’amour, rapporte 20 Minutes. D’autres pointent le décalage entre son discours anti-élites et l’image renvoyée par cette romance. Le couple devient un argument de campagne, pour et contre lui.

Le 9 mai, sur TF1 Info, le ton se fait plus tendre. « Je suis très fier de la personne qu’elle est et donc j’espère aussi que c’est réciproque », confie-t-il, selon Purepeople. Il ne veut pas qu’elle soit connue comme « la compagne de ». Un souhait qui va vite se heurter à la réalité.
Une sœur écartée, une famille attaquée

Car l’onde de choc ne touche pas que le couple. Maria Chiara, la petite sœur, revendiquait depuis 2023 un rôle d’ambassadrice du WWF en France et en Italie, selon Elle. D’après des informations révélées le 1er mai 2026, l’organisation aurait pris ses distances, jusqu’à lui demander de ne plus utiliser ce titre.
Pour Elle, la décision ne serait pas liée à ses actions, mais au contexte familial, et notamment à la relation médiatisée de sa sœur avec Jordan Bardella. La jeune femme de 21 ans riposte sur Instagram, avec une « mise au point concernant mon engagement auprès du WWF ».
Elle y dit son « immense étonnement » face à ce qu’elle a lu dans la presse, où il était écrit qu’elle « usurperait » une fonction d’ambassadrice, selon Elle. Une victime collatérale de l’idylle. Et ce n’est que le début.
Le lundi 18 mai, le média belge La Dernière Heure publie une enquête sur la fortune de la famille, évoquant une affaire de corruption. Ironie du calendrier : ce même 18 mai, la princesse posait au photocall du gala Chopard, en plein Festival de Cannes.

La riposte est immédiate. Maîtres Olivier Pardo et Benjamin Mathieu, présentés par Purepeople comme les avocats de la famille et de la campagne de Jordan Bardella, publient un communiqué sur X. Ils dénoncent « un article diffamatoire, fondé sur de fausses informations et des calomnies ».
Pour eux, la cible est ailleurs : « Cet article, véritable tissu de mensonges, qui n’a d’autre but que de s’en prendre indirectement […] à Monsieur Jordan Bardella, ne saurait rester impuni ». Une plainte est annoncée.
Les avocats assurent qu’il n’existe plus « aucun différend au sein de la famille Crociani », qui a connu un conflit familial « désormais résolu ». Leur conclusion : « L’instrumentalisation politique ne saurait en aucun cas justifier les mensonges et les attaques contre l’honneur et la réputation de la famille Bourbon des Deux-Siciles ».
Le cousin qui ne l’a pas vu venir
Trois jours plus tard, toujours à Cannes, un membre de la famille se livre. Le 21 mai, au gala de l’amfAR, le prince Charles-Henri de Lobkowicz, cousin de la princesse, se confie au site de Gala, selon Legossip. Il avoue sa stupeur : « J’étais totalement pris de court ».
Il développe : « Maria Carolina est tellement éloignée du monde politique français, que jamais je ne l’aurais imaginée au bras de quelqu’un comme Jordan Bardella. » Il assure toutefois qu’elle est « très heureuse et amoureuse », et qu’elle vit son histoire au jour le jour.

Qui est ce cousin si bavard ? Fils de la princesse Françoise de Bourbon-Parme, il est alors âgé de 62 ans, précise Legossip. Le site le présente comme un témoin privilégié de cette romance, née d’une complicité immédiate au Grand Prix de Monaco 2025.
Une rumeur tenace évoquait un mariage à la basilique de Saint-Denis, ville d’enfance du président du RN et nécropole des rois de France. Le cousin la balaie : « Alors ça, permettez-moi l’expression, mais c’est ridicule. » Pour lui, ce serait « le dernier endroit que l’on pourrait imaginer ».
Surtout, il s’inquiète. S’il reconnaît à sa cousine « cette dignité que la fonction exige », il redoute la violence du milieu politique, selon Legossip. Il cite même, en guise de comparaison, les attaques subies par Brigitte Macron. Les coups, eux, ne font que commencer.
Monaco, un an après : retour là où tout a commencé
Le dimanche 7 juin 2026, le couple revient sur les lieux de sa rencontre. Dans les tribunes officielles du Grand Prix de Monaco, raconte Point de Vue, les amoureux assistent à la victoire de Kimi Antonelli. Selfies, fous rires, regards complices : pour le magazine, la nature de leur relation ne fait plus aucun doute.
Et ils ne sont pas seuls. Les parents de la princesse et sa sœur Maria Chiara se promènent dans les paddocks, et la famille princière monégasque est là au grand complet. Une semaine plus tard, le 14 juin, la famille pose encore au Prix de Diane, à Chantilly.

Mais au RN, ça coince. En juin, RTL rapporte que la place à donner à Maria Carolina divise en interne, selon Legossip. Un député du parti est catégorique : « Elle ne doit pas participer à la campagne ». Jordan Bardella, lui, imagine qu’elle puisse être présente lors de certains « moments importants ».
Les accusations de « bling-bling » pleuvent, et Sébastien Chenu monte au créneau. Invité du Grand Jury le dimanche 28 juin 2026, le vice-président du RN ironise, selon So Busy Girls : il faudrait bien « s’en remettre » au fait que Jordan Bardella soit amoureux d’une princesse.
Le 4 juillet, à Liévin, le président du RN choisit l’autodérision devant des militants, sous les caméras de BFMTV. Il lance : « Je ne suis pas venu les mains vides… Non, vous n’allez pas voir la fiancée ! Je suis venu avec une bonne nouvelle, dans dix mois, Emmanuel Macron s’en va ! »
Ce soir-là, rapporte Legossip, il salue aussi Marine Le Pen, évoque leur amitié, leur confiance, et dit espérer la voir élue présidente. Elle, de son côté, prévient : si la justice l’y autorise, elle sera candidate. Sinon, elle le soutiendra « avec énergie, confiance et conviction ». Dans trois jours, tout va se jouer.
7 juillet : le jour où le rêve s’est effondré

Pour saisir ce qui suit, il faut poser le décor politique. Tous les sondages, selon 20 Minutes, donnaient Jordan Bardella largement vainqueur en cas de candidature en 2027. Marine Le Pen, empêtrée dans l’affaire des assistants parlementaires européens, l’avait mis sur orbite.

Le 7 juillet 2026, le verdict tombe. Selon Public Sénat, Marine Le Pen est condamnée à 45 mois d’inéligibilité, dont 30 avec sursis, et à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine revue à la baisse : elle peut, en théorie, se présenter.
Et le suspense n’est pas levé pour autant. Public Sénat relève qu’elle a d’abord estimé qu’il ne lui serait « pas possible » de faire campagne dans ces conditions. Pourtant, dans la foulée, elle annonce qu’elle se lance. Pour Jordan Bardella, écrit 20 Minutes, c’est un rêve qui s’écroule.
Il lui reste un lot de consolation. Marine Le Pen a déjà annoncé, selon Purepeople, qu’elle le nommerait Premier ministre si elle entrait à l’Élysée. Retenez bien ce détail, il va compter.
Sur X, les moqueries ne tardent pas. Comme le rapporte L’essentiel, citant Gala, des internautes suggèrent que la princesse pourrait le quitter maintenant que ses chances de devenir président s’éloignent. D’autres ironisent sur un retour de la jeune femme sur des sites de rencontres.
La cruauté des réseaux, dans toute sa splendeur. Jordan Bardella, lui, ne réagit pas publiquement à ces moqueries, toujours selon Gala. Mais ce qu’il vit vraiment ce jour-là, il ne le dira que bien plus tard.
Et ce jour-là, la princesse est à Paris. Elle le racontera au Figaro Magazine : il était important pour elle d’être présente. Ce qu’elle a vu ensuite, elle le garde pour la fin de son entretien. Nous aussi.

La Flèche, le visage crispé qui a tout déclenché
Le lendemain, Marine Le Pen se rend à La Flèche pour son premier déplacement de campagne. Jordan Bardella l’accompagne, et les images sont cruelles. À côté d’une candidate tout sourire, décrit 20 Minutes, le président du parti semble ailleurs, le visage extrêmement crispé.
Devant les journalistes, pourtant, la version officielle est lisse. Selon L’essentiel, lors de ce déplacement dans la Sarthe, il assure ne ressentir « ni soulagement, ni déception ». Il promet de continuer à travailler « main dans la main » avec Marine Le Pen, rapporte Gala.
Ni soulagement, ni déception ? Le visage dit autre chose, et les rumeurs de tensions entre les deux ténors du RN circulent depuis avec persistance. Lui a toujours nié être en froid avec la patronne du parti. Mais la séquence lui colle à la peau.
Le 26 août, place à la douceur. Pour la première fois, la princesse publie sur Instagram un selfie avec son compagnon, rapporte Purepeople. Deux larges sourires, et Jordan Bardella qui pose tendrement sa tête sur son épaule.
Le lendemain, Noblesse & Royautés relève que la princesse a diffusé des photos souvenirs de son été passé notamment en Sardaigne. Sur l’un des clichés, elle apparaît avec son compagnon. Cet été-là, on le découvrira plus tard, n’avait rien de simples vacances pour lui.

Le samedi 5 septembre, nouveau symbole. Au Forum Ambrosetti de Cernobbio, sur les rives du lac de Côme, le président du RN prononce un discours, et arrive accompagné de la princesse. Le Monde relève son arrivée « au bras de sa compagne italienne ».
Histoires Royales y voit sa première sortie officielle à ses côtés dans un contexte politique. Selon Legossip, c’est la première fois qu’elle l’accompagne publiquement dans un déplacement lié à ses activités politiques internationales. La princesse sort de l’ombre. Sa voix, elle, se fait encore attendre.
Voile, retraites, Farage : la rentrée de tous les soupçons
Les rumeurs de brouille ne sortent pas de nulle part, souligne Entrevue. Sur l’interdiction du voile islamique dans l’espace public, défendue par Marine Le Pen, Jordan Bardella se montre plus réservé et insiste sur le recours préalable au référendum.
Sur les retraites, il défend une réflexion sur la capitalisation, quand Marine Le Pen continue de plaider pour un retour à 62 ans. Puis vient l’accord signé avec Nigel Farage sur l’immigration clandestine. Un texte explosif.
Le détail de l’accord Farage fait grincer des dents. Selon Entrevue, le texte prévoit un mécanisme permettant au Royaume-Uni de renvoyer vers la France certains migrants arrivés par « small boats ». Or Marine Le Pen s’est toujours montrée hostile à ce que la France récupère les migrants ayant traversé la Manche. À sept mois du premier tour, l’épisode tombe mal.

Autre épisode, le départ de François Durvye, ancien conseiller économique de Jordan Bardella. Selon plusieurs récits de presse cités par Entrevue, il l’aurait poussé à envisager sa propre candidature, provoquant la colère de Marine Le Pen. Jordan Bardella a présenté ce départ comme une décision personnelle.
Le vendredi 11 septembre, en Loire-Atlantique, il tente d’éteindre l’incendie. Il dénonce de « fausses informations » et un « mensonge ». Puis il prévient : « Si certains attendent des preuves de déloyauté de ma part dans cette période extrêmement difficile pour le pays, c’est très mal me connaître ».
Il réaffirme son « affinité politique et personnelle indéfectible » avec Marine Le Pen et annonce sa présence au discours de rentrée de la candidate à Hénin-Beaumont. « Notre unité est l’enjeu », insiste-t-il. Mais une confession va bientôt tout relancer.
« Je ne suis pas un robot » : l’aveu qui fissure l’armure

Fin septembre, dans un entretien à L’Opinion relayé par 20 Minutes, Jordan Bardella fend l’armure. Il reconnaît avoir été déçu par l’annonce de la candidature de Marine Le Pen. Sur La Flèche, il lâche : « On m’a dit d’aller à La Flèche, j’y suis allé ».
Puis il se justifie : « Je n’allais tout de même pas faire la roue! Je ne suis pas un robot, je n’arrive pas à jouer un rôle ». Il confirme même avoir reçu « un coup sur la tête » après ce rebondissement. On est loin du « ni soulagement, ni déception » de juillet.

C’est dans ce contexte, à quelques jours d’intervalle, que paraît l’entretien de la princesse. Le Figaro le présente en exclusivité comme sa première prise de parole sur ses liens avec celui qui a dû renoncer à la course présidentielle au profit de Marine Le Pen. Le timing ne pouvait pas être plus brûlant.
Et elle commence par une évidence : « Oui, bien sûr, Jordan et moi, on vient de deux univers différents ». Une différence qu’elle attribue notamment à leurs éducations respectives.
Elle ne s’excuse pas pour autant de son milieu. « La chance que j’ai eue, et c’est aussi pour ça que je remercie mes parents pour l’éducation qu’ils nous ont donnée, c’est qu’ils nous ont fait découvrir des réalités très différentes », explique-t-elle.
Elle poursuit : « On a énormément voyagé avec eux, rencontré beaucoup de personnes, découvert d’autres cultures, d’autres façons de vivre, et ça nous a forcément beaucoup appris ». Une ouverture qui l’aiderait, selon elle, à comprendre un compagnon dont la vie est rythmée par la politique.
« Je devais presque lui demander audience »… et la presse qui « vend de l’encre »
Elle parle aussi d’elle. Avec sa sœur Maria Chiara, elle prépare une marque d’accessoires de mode, dont les pièces sont fabriquées à la main en Italie par des artisans. « On s’occupe personnellement de toutes les étapes : les dessins, les prototypes, les matières, l’image, jusqu’au lancement », détaille-t-elle.
Elle glisse aussi, selon Purepeople, qu’ils échangent sur de nombreux sujets et qu’elle peut parfois l’aider à préparer certaines de ses prises de parole. Tiens, tiens. Celle qui ne devait pas jouer de rôle politique tient donc, au moins, celui de confidente.
Puis elle raconte l’été de son compagnon, en partie passé en Sardaigne selon So Busy Girls. Après Ce que je cherche en 2024 et Ce que veulent les Français en 2025, il a écrit son troisième livre. « Ce qui m’a plu dans son caractère, c’est sa grande ambition et discipline », confie-t-elle.
Et l’anecdote est savoureuse : « Il n’y a pas un jour où il n’a pas écrit le matin, religieusement. L’écriture l’absorbait tellement que, parfois, je devais presque lui demander audience pour lui parler. » Une princesse qui demande audience : l’ironie est totale.
Forcément, le sujet Marine Le Pen arrive sur la table. La princesse raconte l’avoir rencontrée et la décrit comme « très sympathique ». Selon Legossip, elle dit admirer « sa force ». On est loin de la dame qui « déteste le bling-bling et les yachts ».
Quant aux tensions, elle les balaie d’un revers de main : « Les gens qui achètent la presse savent bien que ces scoops sont simplement un moyen de vendre de l’encre, que tout est souvent exagéré ». Une pique directe aux journaux qui titrent sur le supposé froid entre les deux dirigeants.
Elle insiste : « Ils connaissent la loyauté de Jordan vis-à-vis de madame Le Pen. » Mais c’est en décrivant leur quotidien que la princesse livre sa confidence la plus troublante. Un aveu sur ce qui l’habite, tout le temps.
Ce qui l’obsède vraiment, jusqu’à la « turbulence »
La voici, cette phrase : « Jordan est obsédé par l’avenir de la France, par les Français. Ce n’est même pas la politique qui le captive : c’est le destin de son pays qui provoque son obsession, sa turbulence. Il ne décroche jamais. »
Voilà ce qui le travaille au quotidien, selon celle qui partage sa vie. Et elle le répète à propos de Marine Le Pen : « Ils savent que, pour lui, la chose la plus importante, c’est la France. » Même dans leur vie privée, les sujets liés à son activité restent très présents.
La preuve par le 7 juillet. Ce jour-là, le rêve présidentiel s’éloigne, et la princesse est à Paris. Dès le lendemain, selon son récit, Jordan Bardella s’est immédiatement projeté vers la suite. Elle rapporte ses mots : « Ok, il faut continuer, il faut redresser la France en tant que peut-être prochain Premier ministre ».
Pour elle, l’anecdote illustre la difficulté de son compagnon à décrocher réellement. Elle décrit un homme absorbé par son activité politique, dont les responsabilités structurent une bonne partie de leurs journées. Celui qui confiait en 2025 que la politique lui prenait « peut-être trop » de temps n’a visiblement pas changé.
« Peut-être prochain Premier ministre » : le mot qui en dit long
Relisez bien : « peut-être prochain Premier ministre ». Le poste que Marine Le Pen a promis de lui confier si elle était élue. Au lendemain de l’annonce qui le privait de candidature, il se serait donc déjà glissé dans ce nouveau costume.
Le contraste est saisissant. D’un côté, l’homme qui confie à L’Opinion avoir reçu « un coup sur la tête ». De l’autre, celui que décrit sa compagne, reparti au combat dès le lendemain. Deux récits d’une même période, publiés à quelques jours d’intervalle.
Contradiction, ou deux faces d’un même homme ? Legossip le souligne : ces déclarations ne permettent pas, à elles seules, de trancher les désaccords au sein du RN. Mais la princesse, jusque-là si discrète, vient d’appuyer mot pour mot le message de loyauté martelé par son compagnon.
Celle qui regrettait une presse où tout est « souvent exagéré » vient, avec un seul mot, d’offrir aux journaux leur prochain gros titre. Restera-t-elle dans l’ombre pendant la campagne, ou deviendra-t-elle l’un de ces « moments importants » ? Réponse dans les mois qui viennent.