« Il me ressemble comme deux gouttes d’eau » : Karine Le Marchand raconte son frère retrouvé grâce à un test ADN
Un test ADN oublié dans la chambre de sa fille. Voilà comment tout a commencé pour Karine Le Marchand. Trois ans plus tard, l’animatrice de L’amour est dans le pré raconte une histoire qui dépasse la fiction.

Ce jeudi 23 juillet, elle a levé le voile sur les coulisses de cette découverte dans une vidéo publiée sur Instagram. Un demi-frère jusque-là inconnu, une relation naissante, et une résonance particulière avec son documentaire sur l’immigration. Tout part d’un geste presque anodin.
Un test ADN oublié dans une chambre d’ado
« Comme il ne m’arrive que des histoires incroyables, il est temps que je vous raconte », lance Karine Le Marchand en préambule de sa vidéo. Elle montre le bras de son frère, seule « preuve de vie » acceptée, l’homme refusant d’apparaître à cause de son poste à « hautes responsabilités ».
Le point de départ ? Un test ADN acheté par sa fille Alya, 24 ans, puis oublié dans un tiroir. « Ma fille elle achète, c’est un peu compulsif », plaisante l’animatrice. Elle décide alors de l’utiliser elle-même, « pour rire ».
Elle envoie son échantillon de salive sans trop y croire. Ce geste anodin va pourtant rouvrir un pan entier de son histoire familiale.
Des origines qu’elle ne soupçonnait pas

Sur les plateformes de tests ADN, une case permet d’être mis en contact avec des membres de sa famille génétique. Karine Le Marchand la coche sans hésiter. Les résultats tombent, et avec eux, un choc culturel total.
« Sang américain, norvégien, évidemment africain », énumère-t-elle, avant de citer une lignée égyptienne, italienne et ashkénaze. Elle qui est déjà issue d’un métissage entre une mère française et un père burundais découvre une mosaïque encore plus large.
« C’est quand même fou tous ces ancêtres qu’on ne connaît pas, qui ont traversé des montagnes, des mers, pour un avenir meilleur », confie-t-elle. Cette prise de conscience a directement inspiré son documentaire Les nouveaux Français, 100 ans d’immigration, diffusé en février dernier sur M6.
Mais la vraie surprise arrive quelques semaines plus tard, avec un message qu’elle n’attendait pas.
Le message qui a tout changé
Parmi les correspondances ADN, une personne se distingue nettement des autres. La plateforme lui indique un « lien de parenté probable : oncle, grand-oncle, demi-frère » et lui demande si elle souhaite être mise en relation. Elle accepte sans hésiter.
Un mail arrive peu après. Simple, direct : « Bonjour… ». L’homme avait lui aussi fait le test cinq ans plus tôt et coché la même case. Les deux inconnus commencent alors à échanger, réalisant qu’ils ont un point commun essentiel : le même père.
Un père que Karine Le Marchand n’a que très peu connu, « pendant un an et demi », et que son demi-frère, lui, n’a jamais rencontré. Le premier appel téléphonique reste gravé dans sa mémoire : elle courait au bois de Boulogne quand son téléphone a sonné.
Une ressemblance troublante et un père toxique
« J’aime beaucoup ce garçon, on s’appelle régulièrement, il me ressemble comme deux gouttes d’eau, c’est assez fou », confie-t-elle avec émotion. Une proximité physique qui accompagne une vraie connexion humaine, née presque par hasard.
Leur rencontre leur a aussi permis de mettre des mots sur un passé douloureux commun. « Il a pu voir la tête de son père, parce qu’il ne la connaissait pas », raconte l’animatrice. Elle lui dresse alors un portrait sans filtre de cet homme absent.
« C’était un gros connard, donc en fait parfois c’est mieux d’avoir des pères absents que des pères toxiques », lâche-t-elle sans détour. Une phrase qui résume toute l’ambivalence de cette histoire familiale complexe.
Reste à savoir comment ces deux inconnus devenus frère et sœur organisent désormais leur relation au quotidien.
Une routine pour rattraper le temps perdu
Depuis leur rencontre, Karine Le Marchand et son demi-frère ont instauré un rituel annuel : se retrouver pour la fête des pères. Une manière symbolique de célébrer ce lien tardif, en clin d’œil à l’absence de celui qui les a réunis malgré lui.
Cette année, la pluie a chamboulé leurs plans. Mais le rendez-vous n’est que reporté : il vient passer trois jours entiers chez elle. « On va être tous les deux, et on a toute une vie à se raconter ! », s’enthousiasme-t-elle.
Elle vante aussi sa personnalité, aussi bavarde que la sienne. Un trait de caractère qui, visiblement, ne doit rien au hasard génétique.

« Ouvrons grand les bras aux surprises de la vie »
Cette histoire résume la philosophie que Karine Le Marchand cultive et transmet, notamment lors de ses stages bien-être organisés au domaine des Belles âmes. Elle en tire une leçon universelle sur les liens familiaux inattendus.
« Ouvrons grand les bras aux surprises de la vie : mon frère en est une », conclut-elle. « On a tracé nos vies, on s’est retrouvés sur quelqu’un qu’on ne connaît pas. »
Une conclusion qui résonne avec d’autres histoires similaires, comme celle de cet homme retrouvant sa famille 70 ans après un kidnapping grâce au même type de test génétique. Les tests ADN grand public continuent de bouleverser des vies entières, parfois plusieurs décennies après les faits.
Karine Le Marchand n’en est pas à sa première prise de parole marquante. Entre ses coups de gueule remarqués et ses prises de position sur des sujets sensibles, l’animatrice cultive un franc-parler qui ne laisse jamais indifférent.