« Cette information devait rester privée » : Kenny Dalglish révèle son cancer par erreur
Kenny Dalglish n’avait rien prévu de tout ça. À 75 ans, l’ancienne star de Liverpool comptait garder son combat pour lui, en famille, loin des projecteurs qu’il a connus pendant toute sa carrière. Un simple faux pas sur les réseaux sociaux a tout changé.
Une photo publiée par erreur, aussitôt supprimée, mais déjà vue par des milliers de personnes. Il a fallu que l’Écossais brise lui-même le silence pour reprendre le contrôle du récit.

Une capture d’écran qui n’aurait jamais dû sortir
Tout serait parti d’une convocation médicale à l’hôpital, photographiée puis publiée par mégarde sur le compte Instagram de Kenny Dalglish. La publication a été retirée presque immédiatement, mais le mal était fait.
Face à la rumeur qui montait chez les supporters, l’ancien attaquant a choisi d’assumer plutôt que de laisser planer le doute. Une décision qui rappelle d’autres célébrités ayant choisi d’évoquer publiquement leur combat contre la maladie, souvent contraintes par les circonstances plus que par choix.
« Mes piètres compétences en technologie m’ont forcé la main »
Dans un message publié sur ses réseaux, Kenny Dalglish n’a pas cherché à minimiser la situation, mais il a gardé son humour légendaire. « Comme ma publication involontaire sur les réseaux sociaux l’a indiqué, je suis actuellement en traitement contre un cancer », a-t-il écrit.
Puis cette pointe d’autodérision, typique de l’homme : « Contrairement à mon utilisation du téléphone portable, le traitement se déroule bien. » Une phrase qui a fait sourire ses fans malgré la gravité de l’annonce.
« Idéalement, cette information serait restée privée, car c’est ainsi que cela devrait être », a-t-il ajouté, avant de demander le respect de la vie privée de sa famille. Une requête légitime, à l’image de celle formulée récemment par Laurent Voulzy lorsqu’il a brisé le silence sur son propre cancer.

Le témoignage de son fils, ancien footballeur lui aussi
C’est Paul Dalglish, l’un des fils de Kenny et lui-même ancien footballeur, qui a apporté les premiers éléments rassurants. « Mon père est mon héros, mon meilleur ami et l’homme le plus fort que je connaisse », a-t-il confié.
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« Le traitement se passe bien et il affrontera cette épreuve comme il a affronté tout le reste dans sa vie », a poursuivi Paul, saluant le courage et l’humour de son père face à la maladie.
Une réaction familiale qui contraste avec d’autres situations, où l’entourage a parfois du mal à trouver les mots. On se souvient par exemple de la fille de Florent Pagny évoquant le cancer de son père avec une pudeur touchante.
Kevin Keegan, l’autre légende des Reds, touché la veille
La coïncidence est troublante. La veille de l’annonce de Kenny Dalglish, c’est Kevin Keegan, autre légende de Liverpool également âgée de 75 ans, qui révélait souffrir d’un cancer de l’estomac de stade 4, le degré le plus avancé de la maladie.
Les deux hommes partagent bien plus qu’un club. À l’été 1977, c’est justement Dalglish qui avait pris la relève de Keegan à l’attaque, lorsque ce dernier avait quitté Liverpool pour rejoindre le club allemand de Hambourg.

Un symbole fort pour les supporters des Reds, qui voient deux figures marquantes de leur histoire affronter la maladie presque au même moment.
Un combat déjà connu dans la famille Dalglish
Ce n’est pas la première fois que le cancer touche la famille de l’ancien international écossais. En 2003, Marina Dalglish, l’épouse de Kenny, avait elle-même été diagnostiquée d’un cancer du sein.
Elle s’en était sortie et s’était même engagée par la suite dans des actions caritatives liées à la lutte contre la maladie. Un parcours qui rappelle celui d’autres proches de sportifs, comme Sharon Stone confrontée à la mastectomie face à l’incompréhension de son entourage.
Avec 511 matchs disputés sous le maillot de Liverpool et huit titres de champion d’Angleterre à son actif, Kenny Dalglish reste l’une des figures les plus respectées du football britannique. Sa franchise face à la maladie, même forcée par les circonstances, ne fait que renforcer cette image.