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« J’avais peur qu’on invente des choses » : Laura Smet se confie sur la mort de Nathalie Baye

Publié par Hannah le 30 Août 2026 à 13:26

Quatre mois. C’est le temps qu’il a fallu à Laura Smet pour trouver les mots. Le 17 avril 2026, Nathalie Baye s’éteignait à 77 ans, emportée par la maladie à corps de Lewy, cette pathologie neurodégénérative encore méconnue du grand public.

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Face au Parisien, sa fille a enfin accepté de parler. Et ce qu’elle raconte dépasse le simple hommage funéraire.

Un chagrin encore à vif

« C’est très récent, donc j’ai un peu de mal à en parler… par moments, je ne réalise pas », confie Laura Smet. Les mots sonnent juste, sans artifice.

« Ce n’est pas facile de perdre un parent et d’être orphelin d’un seul coup », ajoute-t-elle. Une phrase simple, mais qui dit tout du vertige qui suit un tel deuil.

La comédienne avait déjà évoqué avoir perdu la moitié de son cœur dans les semaines suivant le décès. Cette fois, elle va plus loin, elle raconte l’après.

Une vague d’hommages qui l’a submergée

Femme lisant des messages de condoléances sur une table

Ce qui frappe Laura Smet, c’est l’ampleur du raz-de-marée mondial. « Pour ma mère, je reçois des messages du monde entier ! », lâche-t-elle, encore surprise par cette déferlante.

Le contraste avec la mort de son père, Johnny Hallyday, est saisissant dans son témoignage. « Pour mon père, il y a eu une émotion hallucinante, des hommages incroyables », rappelle-t-elle, avant de mesurer l’ampleur de celle réservée à sa mère.

Elle raconte une anecdote qui l’a particulièrement touchée. Partie ouvrir des écoles à Madagascar, elle a croisé des gens qui connaissaient « pratiquement tous ses films ». Un rayonnement discret mais profond, à l’image de l’actrice.

La hantise du mensonge et des rumeurs

C’est là que la confidence prend tout son sens. Laura Smet avoue une peur précise, née de son expérience passée : celle de voir la mémoire de sa mère salie par des inventions médiatiques.

« Tout ce qu’on a pu dire après la mort de mon père m’a totalement échappé », explique-t-elle. Un souvenir douloureux qui a nourri son appréhension pour la suite.

« Pour ma mère, j’avais peur qu’on invente des choses qui n’avaient pas existé », confie-t-elle sans détour. Une crainte légitime dans un paysage médiatique où les rumeurs circulent vite, surtout quand des tensions familiales existent déjà en toile de fond.

Mais la réalité l’a rassurée. « Les gens me parlent d’elle comme d’une sœur », se réjouit-elle, saluant des hommages « tendres, respectueux, bienveillants ». Une pudeur collective qui a préservé l’image de Nathalie Baye, elle qui « a toujours été très discrète ».

La star la plus normale du monde

Au-delà des tapis rouges et des trophées, Laura Smet tient à dessiner le portrait d’une femme ancrée dans le réel. Une image loin des clichés du cinéma.

« Ma mère était l’une des plus grandes artistes françaises chics. Mais ce n’était pas une star totalement inaccessible », insiste-t-elle. Un paradoxe qu’elle assume pleinement dans son témoignage.

« Elle prenait le métro tous les jours, allait faire ses courses seule… », énumère Laura Smet, presque attendrie par ces gestes du quotidien. Des habitudes simples qui tranchaient avec son statut de légende du cinéma français.

« C’était sans doute la star la plus normale du monde », conclut-elle. Une formule qui résume, mieux que tout hommage officiel, ce que fut vraiment Nathalie Baye pour ceux qui l’ont côtoyée au quotidien.

Station de métro parisienne baignée d'une lumière dorée

Ce témoignage intervient alors que Laura Smet prépare déjà un hommage plus large à celle qui restera, pour beaucoup, une artiste au parcours exceptionnel et à l’humilité intacte.

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