Laurent Ruquier avoue son histoire du compagnon d’une star : sa confidence inattendue
Il était venu parler de chiens. Rien que de chiens. Le lundi 26 octobre 2026, Laurent Ruquier était l’invité du podcast d’Hélène Gateau, Noé Le Média, pour évoquer ses compagnons à quatre pattes. Un sujet doux, sans risque, parfait pour un homme de 63 ans qui pense avoir déjà tout raconté.

Au début, tout roule. Il décrit la garde alternée de son labrador avec son ex, sans planning, à coups de messages. Puis il évoque un autre chien, beaucoup plus ancien, et une histoire d’amour qu’il qualifie lui-même de « très compliquée ». Et là, l’ambiance change complètement.
Hélène Gateau comprend vite que l’animal n’est qu’un prétexte. Derrière ce chien, il y a un homme. Ruquier en rit lui-même : « Je ris parce qu’en fait, on raconte nos histoires d’amour plus que nos histoires de chiens ».
Vous pensez tout savoir de la vie sentimentale de l’animateur des Grosses Têtes ? Ses grandes histoires, ses ruptures, ses confidences à Paris Match ? Attendez. Cette fois, il se donne un rôle qu’on ne lui connaissait pas, et pour mesurer la force de cet aveu, il faut remonter très loin.
Le petit garçon du Havre qui faisait rire pour qu’on l’aime
Le Havre, 24 février 1963. Laurent arrive en dernier dans une fratrie de cinq enfants, au sein d’une famille modeste. Le père est chaudronnier aux chantiers, la mère est femme au foyer. Elle a 39 ans à sa naissance, et elle prononcera une phrase qui ne s’oublie pas.
« Ah celui-là ! S’il y avait eu la pilule, il ne serait pas là… » L’enfant n’y prêtait pas attention, a-t-il assuré. Mais il a reconnu que dans « mon inconscient, cela m’a forcément marqué ». Difficile de trouver un départ plus cruel.
À l’école primaire, c’est un gamin très timide, entouré de filles, assez bon élève pour sauter une classe. Au lycée, il change de méthode : il publie des satires dans le journal de l’école et imite les personnalités de l’époque. Il monte même sur l’estrade raconter des blagues de Pierre Doris. Le rire devient sa façon de se faire apprécier.

Pendant des vacances à Gérardmer, il fait une découverte qui le marquera. L’émission de radio La Case Trésor y était enregistrée, mais son animateur, Fabrice, n’était pas sur place : il se trouvait en studio à Paris. Le jeune Laurent comprend alors « qu’animer [une émission], c’était aussi parfois tricher ». Une première leçon sur l’art de cacher ce qui se passe en coulisses.
Dans son quartier, il y avait aussi des rires bien moins tendres. Des garçons lui chantaient « Rappelle-toi Minette » de Patrick Juvet à chaque fois qu’il passait, a-t-il raconté dans l’émission LEGEND. « Ils me considéraient comme une fillette ou une minette », a-t-il résumé, sans rancune selon Le Matin.
Avant de faire rire la France entière, Ruquier a donc été le garçon qu’on montrait du doigt. C’est aussi un garçon qui a très tôt douté qu’on puisse l’aimer tel qu’il était. Cette conviction va le suivre pendant des décennies.
Retenez-la bien. Des années plus tard, c’est elle qui le poussera vers des hommes qui, d’une façon ou d’une autre, n’étaient pas disponibles.
Une nuit, quelques cachets, et un ami qui frappe à la porte
En 1986, le jeune Havrais fait son service national comme objecteur de conscience, à la direction régionale des Affaires culturelles. Il y passera vingt et un mois. C’est aussi à cette période qu’il découvre qu’il aime les garçons.
« C’était au moment de ma découverte de l’homosexualité, mais pas encore tout à fait », a-t-il confié dans LEGEND, en septembre 2024. Il tombe amoureux d’un garçon, qui finit par le quitter. « Quand il m’a dit: « C’est fini! » Je n’arrivais pas à comprendre, je me disais: « Comment je vais m’en sortir? » »

Il avale alors des médicaments. Aujourd’hui, il minimise avec son sens habituel de la formule : « Ce n’était pas bien méchant ». Il n’a pas sauté par la fenêtre de la direction où il travaillait, explique-t-il : il a pris « deux ou trois cachetons, rien de plus ».
C’est un ami, Jean-Noël, qui finit par venir frapper à sa porte. « Il m’a retrouvé dans le coaltar, au bout d’un jour et demi », a raconté l’animateur. Un jour et demi seul, à cause d’un chagrin d’amour.
Il avait déjà abordé ce chapitre en 2012, dans le documentaire que lui a consacré son ami psychanalyste Gérard Miller, diffusé sur France 2 le 27 décembre. Selon Purepeople, la tentative de suicide et l’homosexualité y étaient évoquées. Ruquier expliquait qu’il était peut-être temps, « sans tomber dans l’exhibitionnisme, de se dévoiler ».
Ce premier chagrin n’est pas qu’un mauvais souvenir de jeunesse. Il va servir de modèle à beaucoup d’histoires qui suivront. Une amie écrivaine va le montrer, page après page, dans un livre à la fois tendre et cruel.
« Horriblement complexé » : le miroir qui ne l’a jamais lâché

Ce livre s’intitule Ruquier, vies secrètes. Il est signé Marcela Iacub, une amie de l’animateur, qui faisait partie des chroniqueurs de ses Grosses Têtes dès 2014. Publié en mai 2025 chez HarperCollins, il compte environ 175 pages, écrites à partir de plusieurs entretiens avec lui. Et elle est allée là où il ne va jamais.
Le complexe qu’elle décrit, Ruquier l’avait déjà avoué. En septembre 2016, interrogé par TV Grandes Chaînes sur ses films préférés, il cite Passion d’amour d’Ettore Scola, sorti en 1981. Selon Purepeople, il y avait été touché par le portrait d’une femme laide qui parvient à séduire le personnage de Bernard Giraudeau. On comprend pourquoi.

« J’étais horriblement complexé physiquement. Je le suis toujours… On est toujours dans sa tête ce que l’on a été gamin », confiait-il alors. Et il ajoutait : « En attendant, il y a d’autres façons de plaire : en faisant de la radio, de la télé, du théâtre… » Toute une carrière résumée en une phrase.
Selon Purepeople, Marcela Iacub montre jusqu’où allait ce complexe. Le jeune Ruquier aurait longtemps pensé qu’il serait plus facile de se faire aimer en se tournant vers les hommes. Elle parle d’une « théorie de l’aumône pour les moches », que la première rupture fera voler en éclats.
« Lorsque ton amant t’a quitté tu n’as plus cru à cette théorie de l’aumône pour les moches », écrit-elle en le tutoyant. Il avait compris que les relations avec les hommes « n’étaient pas au rabais ». Mais il en a tiré une autre conclusion, bien plus dévastatrice.
« Coucher en cachette, c’était possible » : la phrase qui glace
« Le fait qu’il t’ait quitté était la preuve irréfutable que cet homme ne pouvait pas tomber amoureux de toi comme tu l’étais de lui car tu étais trop laid. Coucher en cachette, c’était possible, certes, mais toi, tu rêvais d’amour, comme dans la chanson de Sylvie Vartan ».
Relisez cette phrase : « Coucher en cachette, c’était possible ». Écrite bien avant la confidence d’octobre 2026, elle prend aujourd’hui un sens étrange. On a l’impression que tout était déjà là. Gardez-la en tête.
Le livre va encore plus loin : « Depuis ta première rupture, tu n’as pas cessé de souffrir de ces histoires impossibles. » Elles commençaient toujours de la même façon, écrit-elle : « Tu tombais amoureux de quelqu’un qui ne t’aimait pas et qui jamais ne t’aimerait. »

Puis vient l’attente, celle que connaissent tous les amoureux malheureux. Il espérait, selon elle, « un appel, un signe qui ne venait pas ». Et si le signe arrivait, ajoute-t-elle, il était faible et ne servait qu’à prolonger la souffrance.
Un signe qui arrive et qui ne fait que prolonger l’attente : souvenez-vous de cette idée. Dans l’histoire qu’il racontera à Hélène Gateau, il y aura justement un signe, et pas des moindres.
1997 : le soir où il a tout dit, sur scène, devant le public
C’est là tout le paradoxe. L’homme qui doute qu’on puisse l’aimer est aussi celui qui va révéler son homosexualité en plein spectacle. En 1997, dans un sketch de son one-man-show Enfin gentil, Laurent Ruquier fait son coming out devant la salle.
« C’était gonflé de le faire sur scène. Mais je l’aurais fait de toute façon. Ça m’a libéré, transformé ! » a-t-il confié à Gérard Miller dans TV Magazine en 2012. Il a souvent expliqué que ce geste l’avait libéré, vis-à-vis de lui-même comme de sa famille.
La suite de la phrase résume sa philosophie : « Les gens qui vous aiment continuent de vous aimer. Et c’est la même chose avec ceux qui vous détestent. » Il a gagné sa liberté en public, mais cette liberté a ses limites.
Et sa famille ? Le 12 janvier 2026, dans Les Grosses Têtes, l’écrivain Philippe Besson présente un roman sur un homme confronté à son homosexualité. Ruquier se livre alors, rapporte Starmag : « je n’ai jamais vraiment fait mon coming out auprès de mes parents, mais qui n’en ont jamais fait cas en quelque sorte et je leur dois ça au moins, ça ne les a jamais dérangés ».

Il pense surtout à sa mère, disparue en 2015, et à une expression qu’elle répétait souvent : « Il faut de tout pour faire un monde ». Si on lui avait parlé de son fils homosexuel, « elle aurait forcément dit cette phrase », assure-t-il. La même femme qui plaisantait sur la pilule avait donc aussi cette ouverture d’esprit.
S’afficher sur scène est une chose, afficher ses amours en est une autre. Purepeople le souligne : toujours prêt à taquiner ses invités sur leur vie privée, Ruquier est beaucoup moins bavard sur la sienne. Ses compagnons, il les protège, et pendant longtemps il les a presque cachés.
Retenez aussi ce goût du secret. Certaines histoires sont restées enfouies pendant des années, jusqu’à ce qu’un simple souvenir de chien les fasse ressortir.
Dix ans avec un homme de télé… et une amitié qui a surpris leurs proches
Avant les années 2000, il y a Jacques Sanchez, un programmateur de télévision avec qui Laurent Ruquier a partagé dix ans de sa vie. L’animateur n’en parle presque jamais. C’est l’ex qui, un jour, va se livrer.
En 2015, Jacques Sanchez est invité dans Le Grand Show, sur Non Stop People. Il vient de publier un livre, Les bonnes chansons ne meurent jamais. Détail touchant : la préface est signée Laurent Ruquier, alors qu’ils sont déjà séparés.
« Ex, je n’aime pas ce mot là », déclare-t-il à l’antenne. Il explique que Ruquier « fait partie de ma vie depuis 25 ans », avant d’ajouter : « On est très proches, on est très liés. Comme je le dis dans mon livre, c’est ma plus belle rencontre. »

Il insiste : « Je sais que c’est rare et que ça n’arrive pas souvent. Je sais que parmi mes amis, certains ont été surpris mais c’est comme ça ». Une histoire d’amour qui se transforme en amitié durable : chez Ruquier, cela va devenir une habitude.
Dans sa vie, les ex ne disparaissent pas : ils restent et deviennent des proches. C’est ce qui rend d’autant plus intrigant celui dont il n’avait jamais parlé.
Quinze ans avec Benoît : « compliqué de vivre avec quelqu’un qui est connu »
En 2002 commence la grande histoire suivante, avec le comédien Benoît Petitjean, qui partagera sa vie jusqu’en 2018 selon Purepeople. En 2025, dans Paris Match, Ruquier évoquera « Benoît avec qui je suis resté quinze ans ». C’est l’une de ses deux grandes histoires, précise-t-il.
Le public ne le découvre vraiment qu’en décembre 2012, dans le documentaire de Gérard Miller. Pour la première fois, les deux hommes acceptent d’apparaître ensemble. Selon Purepeople, Benoît y raconte qu’il a eu du mal à trouver sa place dans la fameuse « bande » de l’animateur.
Ruquier y prononce une phrase qui, avec le recul, prend un sens étonnant : « Au début, c’est compliqué de vivre avec quelqu’un qui est connu. » Il parlait alors de la place de son compagnon, à côté d’une vedette. Quatorze ans plus tard, il racontera une histoire où il se trouvait de l’autre côté.
Purepeople évoque même un pacs entre les deux hommes. Pourtant, quand le couple se sépare, personne ne le sait. La rupture va rester secrète pendant trois ans.

Trois ans pendant lesquels la presse continue de le croire en couple avec Benoît. Jusqu’au soir où un vieux complice de télévision va le pousser, en direct, à révéler la vérité.
6 mars 2021 : piégé en direct par Thierry Ardisson

Le 6 mars 2021, sur le plateau d’On est en direct, Thierry Ardisson attaque d’entrée : « Où tu en es ? » Ruquier, visiblement gêné selon Purepeople, tente d’esquiver : « Mais Thierry, vous savez tout de ma vie. Je n’ai pas besoin de vous raconter ». Ardisson insiste, et l’animateur finit par lâcher le morceau.
« Ça fait trois ans, voilà. Tiens, d’ailleurs, on peut en profiter ce soir. Non, parce que les journaux me marient toujours avec l’ex. Alors, le pauvre, il en a marre. Autant le dire, j’ai changé il y a trois ans. » Trois ans d’une nouvelle histoire, sans que personne s’en aperçoive.
« Dites son prénom ! » réclame Ardisson. « Non, non justement. Ça prouve que je suis discret », répond Ruquier. Quand Ardisson se moque de « l’ex », il le reprend aussitôt : « Il faut garder des bons rapports avec les exs. » Encore et toujours la même règle.
Quelques jours plus tôt, sur RTL, il avait raconté son anniversaire. Des amis demandaient quel cadeau lui faire, et son compagnon avait répondu : une robe de chambre. « Quelqu’un a répondu : et pourquoi pas une place dans un Ehpad aussi », s’amusait-il. Retenez cette histoire de cadeau d’anniversaire. Elle va prendre tout son sel.
Un message sur les réseaux, un café et un dîner-test

Ce nouveau compagnon s’appelle Hugo Manos, de son vrai nom Hugo Skliris. Il est né en 1988 à Drancy et a grandi à Clichy-sous-Bois. À l’école, il subit une homophobie répétée, et c’est à la suite de ce harcèlement qu’il se met à la musculation.
En 2016, il crée avec deux amis des salles de sport spécialisées dans l’électrostimulation. L’année suivante, il devient parrain des candidats des Vacances des anges 2, sur NRJ12, tournées en Crète. C’est à ce moment qu’il prend son deuxième prénom comme nom de scène.
Au début, c’est Ruquier qui fait le premier pas, raconte-t-il à Gala en février 2023. « J’étais intéressé par la remise en forme et je lui ai posé des questions via les réseaux sociaux », explique-t-il. Célibataire à l’époque, il l’admet : « J’ai toujours été attiré par la beauté… et il est très beau ».
Ils discutent en ligne « pendant des mois, avec des moments d’interruption », avant de se donner rendez-vous au Café Marly. Ruquier s’attendait à un homme « plus sombre », comme sur Instagram : « Il ne souriait pas, comme ces mannequins qui pensent que c’est classe de faire la gueule ». Hugo, lui, le trouve « d’une patience, d’une bienveillance qui apaisent ».
Puis vient l’épreuve. Pour leur deuxième rendez-vous, selon AlloCiné, Ruquier l’emmène dîner chez Line Renaud, avec quelques amis. « J’avoue que c’était aussi un petit test à mes yeux, de voir comment il allait se comporter avec eux », a-t-il reconnu. Le voyant « très à l’aise », il a compris, selon Purepeople, qu’il tenait l’homme de sa vie.
Et les 25 ans d’écart ? « Les premiers moments ensemble ne m’ont fait sentir aucun décalage », assure Hugo dans Public. Ruquier, lui, plaisantait dans Voici : « Regardez, moi on ne m’a jamais autant dit que j’étais beau ! Donc Hugo a eu de la chance de me rencontrer maintenant plutôt qu’à 30 ans… » L’homme « horriblement complexé » a fait du chemin.
Hugo, 25 ans de moins, et l’arrivée d’Instagram

Pendant des années, leur histoire reste secrète. En 2021, Christine Bravo laisse échapper un indice : selon elle, le compagnon de son ami serait « beau comme un Dieu », rapporte Purepeople. Il faut attendre février 2022 pour qu’Hugo Manos confirme lui-même leur relation.
Le confinement les avait déjà mis à l’épreuve. « Ça a été un bon test pour prouver qu’on était bien fait pour être ensemble », expliquait Ruquier à Femme Actuelle en mai 2021. Avec son humour habituel, il ajoutait que le confinement avait davantage touché son compagnon, « parce qu’il possède une salle de sport ».
Ensuite, le couple sort de l’ombre. Le jeune sportif s’affiche aux côtés de l’animateur sur les réseaux, où ils partagent parfois des vidéos. Début 2022, il devient chroniqueur dans TPMP People sur C8. Purepeople évoque même un projet de mariage.
Ruquier l’a reconnu : ce n’était pas son choix. Sur le plateau de C à vous, le 28 novembre 2025, il explique : « Hugo est d’une autre génération que la mienne et on est obligé de vivre avec la façon de vivre de l’autre. C’est une génération Instagram, tout le monde montre sa vie aujourd’hui. »
Il évoque ensuite le vieux proverbe « Vivons heureux, vivons cachés », et laisse percer un regret : « ça n’existe plus et pourtant hélas, je crois qu’il est un peu vrai ». Vivre caché : on retrouve encore cette tentation.
Mohamed Bouhafsi lui demande s’il regrette d’avoir exposé son couple. « Pas du tout », répond-il. « Elle a quand même tenu huit ans, c’est pas mal donc cette médiatisation n’a pas nui à notre rencontre ». Le vrai problème est venu d’ailleurs : d’une émission.
Le jeu télé qui a tout fait vaciller

En 2024, le couple se lance dans une aventure improbable : participer ensemble à la saison 3 des Traîtres, sur M6. Un jeu dont le titre suffit à donner le ton. Ironie du sort, ils le remportent : à l’écran, c’est un triomphe.
La victoire est diffusée le vendredi 27 septembre 2024. Selon Starmag, le couple remporte 42 500 euros. Hugo Manos souhaite alors en reverser la moitié à l’association défendue par une autre candidate, Sally. « Ce qui fait que Claude-Pompidou percevra 10 625 euros, c’est déjà très bien », confie-t-il à Télé-Loisirs.
Ruquier aussi fait un geste. Il annonce verser de sa poche environ 10 000 euros au Secours populaire, l’association de Valérie Trierweiler, éliminée avant la fin. « Il se trouve que j’avais promis à Valérie, une fois qu’elle a été éliminée, que je compenserais la somme », explique-t-il. Sur le papier, tout va bien.
Dans la vraie vie, c’est autre chose. « Peut-être la seule chose qui a été le plus dur est d’avoir fait ensemble l’émission ‘Les Traîtres’ », confie l’animateur sur France 5. Puis il prononce le mot qui fait mal.
« Je ne conseille ça à aucun couple ! Mais vraiment ça a été peut-être le déclic de la séparation. » Et il insiste : « Il faut jamais aller en couple dans ce genre de jeux, c’est affreux, c’est terrible, c’est dur, c’est très compliqué ».
Un jeu intitulé Les Traîtres qui précipite une rupture : on pourrait en sourire si l’histoire n’était pas vraie. Ruquier, lui, parle seulement de la dureté de l’exercice pour un couple. Il n’en dira pas plus.
Quelques mois plus tard, le couple n’existe plus. Et ce n’est pas Ruquier qui va l’annoncer.

28 mars 2025 : celui qui parle, ce n’est pas lui

Vendredi 28 mars 2025, Hugo Manos est l’invité du Buzz TV du Figaro. Il annonce, à la grande surprise des journalistes : « Je ne suis plus en couple avec Laurent ». Cela dure depuis « plusieurs semaines », précise-t-il. Selon Purepeople, sept ans d’histoire s’arrêtent là.
« C’est la vie, c’est comme ça. Les plus belles choses arrivent parfois à une fin », poursuit-il. Il parle d’une décision prise d’un « commun accord ». Puis il rend hommage à son ex : « C’est quelqu’un d’extraordinaire. Il me le prouve encore aujourd’hui post-séparation. »
Il ajoute avec humour : « Une rupture, ce n’est jamais ‘youpla booum’, donc on ne sort pas les cotillons. » Puis, plus sérieusement : « Je ne suis pas dépendant affectif donc je peux vivre sans amour quelque temps. »
Ruquier, lui, reste silencieux pendant plusieurs semaines. Il faut attendre le numéro de Paris Match paru le 30 avril 2025 pour qu’il s’explique : « Parce que ça ne marchait plus… Et je ne suis pas résigné au point de continuer à vivre avec quelqu’un quand l’amour est parti. »
Depuis, Hugo Manos a changé de métier : Femme Actuelle le présente aujourd’hui comme agent immobilier. Les deux hommes ont pourtant gardé un lien, et un lien très concret.
Mais avant même Paris Match, Ruquier avait déjà évoqué son ex, à sa façon, à l’antenne. Et ce jour-là, la conversation tournait autour d’un amour caché.

Un homme marié, une blague sur Hugo et un drôle d’écho
Le mercredi 23 avril 2025, dans Les Grosses Têtes, Ruquier taquine Caroline Diament sur sa vie amoureuse. À 61 ans, elle explique avoir rencontré un homme plus jeune. « Mais comment il s’appelle ? Vous ne nous en avez même pas parlé ! » s’exclame l’animateur, rapporte Purepeople.
Puis il trouve le moyen de glisser une blague sur son ex, lui aussi plus jeune : « Tu vas voir qu’elle va piquer Hugo Manos ! » C’est la première fois qu’il cite publiquement son ancien compagnon depuis la rupture. La table rit.
Mais Caroline Diament révèle ensuite un détail inattendu. L’homme a 38 ans et il est déjà marié à une autre femme, raison pour laquelle elle refuse d’en dire plus. « J’ai quelque chose à perdre s’il parle et lui a quelque chose à perdre si je parle », lâche-t-elle.
Une liaison avec quelqu’un qui n’est pas libre, racontée à l’antenne, avec le silence comme règle : ce jour-là, c’est elle qui se confiait. Ruquier, lui, écoutait. Dix-huit mois plus tard, ce sera son tour.
Ses labradors, ses fidèles compagnons de route
Chez Laurent Ruquier, le labrador est bien plus qu’un chien : c’est presque une tradition. « Les labradors sont les plus affectueux, intelligents et fidèles que je connaisse », a-t-il confié en 2017 à Télé 7 Jours, selon Purepeople. Et ce n’était pas une plaisanterie.

En janvier 2017, son labrador brun, Ultimo, meurt à 14 ans, révèle France Dimanche quelques mois plus tard. L’animateur adopte alors une autre labrador, Spinee. Elle aussi a des problèmes de santé et subit une lourde opération fin août de la même année.
En janvier 2023, il perd Neuneu, un labrador à la robe sable dont l’état se dégradait depuis plus de trois mois. Ruquier l’annonce sur Instagram : « Neuneu nous a quittés ». Il écrit aussi : « Il a été un chien joyeux jusqu’au bout. Un compagnon des bons comme des mauvais moments. »
Beaucoup de personnalités partagent sa peine. « Petit Neuneu, petite créature toute en douceur et bonds de joie, ivre de gaieté et d’amour… Nous le pleurons », écrit Arielle Dombasle. « Oh je suis désolée mon Laurent, vraiment », réagit Karine Le Marchand. Cristina Cordula, Élodie Frégé et Valérie Trierweiler lui envoient aussi leur soutien.
Peu après, le couple accueille un chiot, Tigane, présenté sur Instagram comme leur « nouveau bonheur », rapporte AlloCiné. Surnommé Titi, c’est lui qui maintient le lien après la rupture. « On s’entend suffisamment bien avec mon ex », a expliqué Ruquier dans le podcast, selon Femme Actuelle, en précisant qu’« il n’y a pas de règles ».
« On ne se dit pas ‘c’est une semaine l’un, une semaine l’autre’. On s’appelle, on s’envoie un message. Ça se passe très très bien », raconte-t-il. Un chien en garde alternée, comme le symbole d’un amour terminé mais pas effacé.
Ultimo, Spinee, Neuneu, Tigane : on croit connaître tous les labradors de Laurent Ruquier. Il en manque pourtant un dans la liste. Et c’est en parlant de chiens qu’un souvenir bien plus ancien va ressurgir.
Christine Bravo, l’amie qui en sait (presque) trop

S’il y a quelqu’un qui connaît les secrets de l’animateur, c’est elle. Le 31 janvier 2023, dans Chez Jordan sur C8, Christine Bravo résume : « Mais alors Laurent, c’est le grand mystère, parce que personne ne sait qui c’est ». Avant d’ajouter, sûre d’elle : « Non non, moi je sais vraiment qui c’est ».
Et elle dresse un portrait étonnant : « c’est un mec d’une pudeur, il est incapable du moindre rapprochement physique. Il ne veut pas qu’on le touche, il ne veut pas qu’on s’approche ». Selon elle, il est ainsi « avec tout le monde ».
Puis elle raconte une anecdote restée inconnue jusque-là : « On a dormi dans le même lit ». Elle jure qu’« il n’y a rien eu de sexuel, rien », malgré une réaction physique très visible de son ami. Quand elle lui pose la question, il répond : « Je ne vois pas de quoi tu parles ». « Et on a remis la couette… On a dormi », conclut-elle en riant.
Un homme pudique, qui ne s’approche de personne, et dont même les amis ne savent pas tout : le portrait de Christine Bravo colle parfaitement à quelqu’un qui aurait gardé une liaison secrète pendant des années. Et c’est encore elle qui, en septembre 2026, va provoquer un drôle de moment de radio.
Mais avant cela, Ruquier a déjà commencé à semer des indices, et il l’a fait à l’antenne.
Un « premier rendez-vous », un Dirty Martini et un mystérieux « Vous n’êtes pas au courant ? »
Ruquier, célibataire ? Pas si simple. Le 13 mai 2025, dans Les Grosses Têtes, il fait une confidence au milieu d’une discussion sur les cocktails : « Il se trouve en tout cas qu’hier soir, j’ai effectivement eu un premier rendez-vous charmant et quelqu’un m’a fait découvrir, je ne connaissais pas, le Dirty Martini ! »

Sur la personne, il ne dit rien. Juste un « c’était spécial », qui pourrait d’ailleurs concerner le cocktail plutôt que le rendez-vous, remarque Purepeople. C’est tout Ruquier : il donne une miette, jamais le gâteau.
Quelques semaines plus tôt, il avait pourtant prévenu Paris Match : « Je ne connais pas encore le nom du prochain… Je ne sais même pas s’il y en aura un. » Il se comparait à une grenouille qui attend « que son prince charmant vienne l’embrasser ». Et il assurait : « Etre seul ne me dérange pas ».
Puis arrive le 3 septembre 2026. Autour de la table des Grosses Têtes sur RTL, Christine Bravo affirme que l’animateur est toujours célibataire. Il lui répond, amusé : « Vous n’êtes pas au courant ? » Selon le site Être Heureux, la curiosité de la table est aussitôt piquée, et Ruquier s’empresse de changer de sujet.
Nouvel amour ou simple taquinerie ? Femme Actuelle note que depuis, l’animateur reste plus évasif sur sa vie amoureuse. Une chose est sûre : il sait parfaitement ce qu’il dit, et ce qu’il garde pour lui.
Alors pourquoi, quelques semaines plus tard, devant Hélène Gateau, ouvre-t-il une porte restée fermée pendant des années ? La réponse se trouve en partie dans une confession faite à Paris Match. Elle donne la clé de tout.
« Des hommes inaccessibles » : l’aveu qui éclaire tout
Au printemps 2025, Ruquier se livre à Paris Match comme rarement. « Avant, je ne tombais amoureux que d’hommes inaccessibles ou qui ne voulaient pas de moi. Quand cela aboutissait à une relation, cela ne durait jamais longtemps. »

Il ajoute une phrase qui ressemble à un aveu : « J’ai toujours été dans la conquête et capable de faire des folies pour un mec. » Ses deux grandes histoires, avec Benoît et Hugo, échappent à ce schéma, assure-t-il. Avec eux, c’était « plutôt une évidence ».
Et les autres ? Des hommes inaccessibles, des relations courtes, des folies. Et, pour reprendre les mots de Marcela Iacub, des amours où « coucher en cachette, c’était possible ».
Tout le portrait est là. Il ne manquait qu’un exemple concret, avec un prénom, un cadeau et une célébrité dans l’ombre. Avant de le découvrir, il faut rappeler dans quel monde vit Laurent Ruquier.
Entouré de célébrités du matin au soir

Son histoire avec RTL a commencé très tôt. Le 14 août 1980, après avoir gagné un concours, il passe à l’antenne de 23 h 30 à minuit pour une émission unique, On n’est pas des andouilles. Il touche son premier cachet : 150 francs.
Trente-quatre ans plus tard, il revient sur cette antenne par la grande porte. Le 25 août 2014, il présente ses premières Grosses Têtes, succédant à Philippe Bouvard, qui animait l’émission depuis trente-sept ans. Écarté, Bouvard multipliera les remarques acides contre son successeur.
Ruquier tient bon. En janvier 2022, l’émission dépasse les 20 millions d’écoutes en podcast. En avril 2023, son contrat est prolongé jusqu’en 2027, et en août 2026, il annonce avoir signé pour deux saisons de plus.

À la télévision, il a présenté On n’est pas couché de 2006 à 2020 et Les Enfants de la télé de 2017 à 2023. Il est passé par BFM TV, puis TF1 comme juré de Mask Singer, et enfin T18 de juin 2025 à juin 2026. Il a croisé des célébrités semaine après semaine, pendant des décennies.
Voilà son univers : un homme qui travaille chaque jour avec des personnalités, qui connaît les petits secrets du métier, et qui garde les siens sous clé. Dans ce milieu où tout le monde se connaît, un indice de trop peut suffire à orienter les regards. Ruquier le sait mieux que quiconque.
Et pourtant, au micro d’Hélène Gateau, il va prendre ce risque. Avec le sourire.
« J’étais… l’amant » : l’histoire que Laurent Ruquier n’avait jamais racontée
Retour au podcast. Le chien dont il parle n’est ni Ultimo, ni Neuneu, ni Tigane : c’est un autre labrador, lié à un homme prénommé Sébastien. Le problème, c’est que Sébastien partageait déjà sa vie avec quelqu’un. « J’étais, comment on peut dire dans ces cas-là ? L’amant », résume Ruquier.
Marié ? « Pas marié, en tout cas qui avait un compagnon en plus célèbre ». Il refuse de donner le nom de cette célébrité. Il précise seulement qu’il en est parfois question à la radio et qu’il travaille aujourd’hui avec elle. À l’époque, cette personne ignorait tout de la liaison.
Pour l’anniversaire de Ruquier, Sébastien lui offre un labrador, bien loin de la robe de chambre. L’animateur y voit un signe : « Et là, je me suis dit : ‘Il va quitter son mec.’ On n’offre pas ça, c’est quand même quelque chose de fort d’offrir un chien ». Il appelle l’animal Rebel, « parce que le garçon s’appelait Sébastien et ça faisait Re-Belle et Sébastien et c’était l’année des R. »

Mais Sébastien ne quitte pas son compagnon. « Autant j’arrivais à tenir le chien en laisse, autant pas le garçon », s’amuse Ruquier. Au bout d’une semaine ou d’une quinzaine de jours, c’est lui qui met fin à l’histoire : « C’est clair qu’au bout d’un moment, j’ai compris que cette histoire ne pouvait pas durer ».
« Ce chien, c’était lui »
Le chien, lui, reste, et prend une valeur bien plus lourde. « Ce chien, c’était lui », confie Ruquier. Quand Hélène Gateau suggère que Sébastien a peut-être voulu compenser son absence, il approuve : « Absolument. En se disant : ‘Je vais trouver quelque chose’ ».
Repensez à la phrase de Marcela Iacub : « Coucher en cachette, c’était possible, certes, mais toi, tu rêvais d’amour ». Et à son aveu dans Paris Match sur les « hommes inaccessibles ». Un homme déjà en couple, une histoire éclair, un espoir suspendu à un cadeau : Sébastien correspond exactement à ce portrait.
Qui est la star ? Ruquier s’est bien gardé de le dire, et rien ne permet de l’identifier : nous ne jouerons pas aux devinettes. Ce qu’on sait, c’est qu’il raconte aujourd’hui cet épisode sans amertume. Il a transformé une liaison clandestine et un chagrin d’amour en anecdote pleine d’autodérision.
Le garçon timide du Havre, qui se croyait trop laid pour être aimé, en rit désormais au micro. Un chien à la place d’un homme qui ne viendrait jamais. Reste une question : la célébrité en question, qui ne se doutait de rien à l’époque, se sera-t-elle reconnue dans ce récit ?