Laurent Ruquier et Léa Salamé : « On a une histoire ensemble », la vérité qu’on n’attendait pas
Samedi 3 octobre 2026, deuxième partie de soirée, France 2. Sur le plateau de Quelle époque, Léa Salamé accueille un invité qu’elle réclamait depuis quatre ans. Laurent Ruquier. Celui qui, jusqu’ici, n’était jamais venu.

Officiellement, il vient parler théâtre. Mais personne n’est dupe, ni sur le plateau, ni devant les écrans. Entre ces deux-là, il s’est passé quelque chose. Quelque chose que la presse people décortique depuis 2022 sans jamais avoir eu le fin mot.
Car un jour, à la radio, c’est Léa Salamé elle-même qui l’a dit, sans détour : avec Laurent Ruquier, « on a une histoire ensemble ». Une histoire. Le mot est lâché. Et il a fait tourner bien des têtes.
Quelle histoire, au juste ? Vous pensez connaître ce duo par cœur, alors attendez. Entre dîners d’après-émission, petites phrases piquantes, silences glacés et retrouvailles émues, la vérité est bien plus surprenante que ce que vous imaginez, et elle ne tombe qu’à la toute fin.
Ce soir-là, Chantal Ladesou a mis les pieds dans le plat
D’abord, le décor humain : autour de la table ce samedi-là, il y a du monde, avec Zazie, Diane von Fürstenberg, Paul Mirabel, le champion paralympique Michaël Jeremiasz, le groupe Breakfast. Et le tandem Kev Adams-Chantal Ladesou, venu défendre le film La Maison de nos rêves. Un casting de rentrée, mais tous les regards sont ailleurs.
Léa Salamé ne cache rien de son émotion. Selon Purepeople, elle confie avoir « un petit truc en plus » à recevoir « Monsieur Laurent Ruquier ». Elle enchaîne compliment sur compliment. Au point que l’invité finit par la couper, rapporte Paris Match : « Vous me faites des compliments depuis tout à l’heure. »

Et c’est là que Chantal Ladesou, fidèle à elle-même, plante la banderille. « On est réconciliés, alors ? », lance-t-elle, d’après Purepeople. Le public éclate de rire. Puis elle balance une anecdote que personne n’attendait.
Le lendemain du lancement de l’émission de Léa Salamé, raconte-t-elle selon Paris Match, elle aurait demandé à Ruquier s’il avait regardé. Réponse de l’intéressé, toujours d’après l’humoriste : « sûrement pas ! ». Ambiance. Ruquier assume : « C’est normal. »
Des dîners, des confidences… et une phrase qui intrigue

Puis il se tourne vers son passé avec la journaliste. Il évoque ses chroniqueurs préférés, et ce n’est pas n’importe qui : elle, et Yann Moix. « Vous étiez les deux avec qui on allait dîner après l’émission », glisse-t-il, cité par Paris Match. Ajoutant, perfide : « Je n’allais pas dîner avec Zemmour, Naulleau, Caron ou Polony ».
Des dîners, donc. Après l’émission, loin des caméras. Et Ruquier d’en rajouter une couche, sur le ton de la plaisanterie selon l’hebdomadaire. Une phrase qui a fait sourire le plateau et lever plus d’un sourcil devant le poste : « Et pendant ces dîners, on se disait nos petits secrets ».
Le calendrier, lui, a quelque chose de troublant. On n’est pas couché, le talk-show où tout a commencé entre eux, a été lancé le 16 septembre 2006 : il vient tout juste de fêter ses vingt ans. Et Ruquier débarque pile à ce moment-là, en promotion pour sa pièce Chante et tais-toi !, qu’il joue avec Vincent Niclo.

Léa Salamé, elle, minimise la brouille, mais savoure l’instant. « Mais on s’est pas tellement fâchés », corrige-t-elle selon Purepeople. Avant de pointer, mi-figue mi-raisin : « ça fait 4 ans que je fais Quelle Époque, 4 ans que je vous invite et c’est la première fois qu’il vient ».
Quatre ans d’invitations restées lettre morte. Ruquier, lui, ne s’en cache pas, d’après Paris Match : « Comme je ne serais pas venu comme invité les premières années ». Pourquoi tant de distance entre deux êtres qui, à l’en croire, se racontaient leurs secrets ? Pour le comprendre, il faut tout reprendre depuis le début.
2014 : le jour où il a fait entrer cette inconnue dans ses samedis soir
Retour douze ans en arrière. En juin 2014, la rumeur bruisse depuis des semaines. Natacha Polony quitte On n’est pas couché, le talk-show de Laurent Ruquier lancé en 2006. Qui pour la remplacer ?
La réponse tombe un mercredi, sur Europe 1, de la bouche de la productrice Catherine Barma : ce sera Léa Salamé. Elle a alors 34 ans, rapporte la station. Le grand public ne la connaît pas encore vraiment. Elle anime des débats en soirée sur i-Télé, dont un duel hebdomadaire entre Éric Zemmour et Nicolas Domenach.
Catherine Barma, elle, a eu le coup de foudre professionnel. « Tout de suite, on voit à l’antenne qu’elle a un caractère, qu’elle est pugnace, intelligente », lance-t-elle sur Europe 1. Et d’ajouter une phrase qui dit tout : « Elle m’a tout de suite plu ».

Fin août 2014, la voilà donc assise à la table du samedi soir, aux côtés d’Aymeric Caron. Un an plus tard, c’est Yann Moix qui devient son binôme. Le fameux duo qu’évoquera Ruquier onze ans plus tard, avec une tendresse non dissimulée. « Tous les trois, c’étaient des moments formidables », dira-t-il chez Léa Salamé, selon Paris Match.
Mais à ses débuts, la chroniqueuse n’en mène pas large. C’est Ruquier lui-même qui l’a raconté en mai 2025 sur France Inter, rapporte Puremédias : « Vous aviez peur au début, quand vous aviez démarré à la télévision ». Et il lui avait fait une promesse qu’elle n’a jamais oubliée.
« On va dire plein de mal de toi sur Twitter, mais quand tu seras dans la rue, on t’embrassera et on te félicitera », lui aurait-il dit à l’époque, selon ses propres souvenirs rapportés par Puremédias. Le tutoiement, déjà. La confidence, déjà. Ce lien-là ne ressemble pas à celui d’un patron et de sa chroniqueuse ordinaire.
Le conseil secret qu’elle répète encore aujourd’hui
Léa Salamé, elle, n’a rien effacé. Sur France Inter, face à lui, elle a lâché cet aveu, cité par Puremédias : « Je dis tout le temps : ‘C’est Ruquier qui m’a appris, quand quelqu’un a un bad buzz, il m’a dit : Serre les dents pendant 48 heures, ça passera’ ». Une règle de survie médiatique, transmise en coulisses.
Et des bad buzz, elle en a connu. En avril 2016, interviewant François Hollande avec David Pujadas, elle lui rétorque « C’est une plaisanterie ? » à propos d’une remarque sur les réfugiés. La séquence tourne en boucle, on la dit « sèche », « trop agressive ». Le genre de tempête pour laquelle le conseil du maître semble taillé sur mesure.

Quelques semaines plus tard, fin juin 2016, la chroniqueuse quitte le plateau du samedi soir. Deux saisons seulement. Elle part présenter L’Émission politique sur France 2, puis lance le magazine culturel Stupéfiant !. À la radio, elle s’installe dans la matinale de France Inter, qu’elle coanime à partir de 2017 avec Nicolas Demorand.
Lui reste aux commandes de son talk-show jusqu’en 2020, et prend en 2014 la tête des Grosses Têtes sur RTL. Elle devient l’une des grandes voix de l’interview politique. Deux trajectoires qui s’éloignent : on aurait pu croire l’histoire terminée.
Sauf que non. Le destin, ou plutôt France Télévisions, avait d’autres plans pour eux. Et ce deuxième acte allait tout changer entre eux. Pour le meilleur, puis pour le pire.
2021 : les retrouvailles que personne n’avait vues venir

Septembre 2020. Laurent Ruquier tourne la page On n’est pas couché et lance un nouveau rendez-vous du samedi soir, en direct : On est en direct. Selon Puremédias, l’émission rassemble en moyenne 865 000 téléspectateurs chaque semaine lors de sa première saison, soit 12,7 % de part d’audience.
Puis, au printemps 2021, Télérama sort l’info qui fait l’effet d’une petite bombe. Pour la saison suivante, Léa Salamé, 41 ans, rejoint Ruquier à la coprésentation. À la veille de l’année présidentielle, le duo du samedi soir se reforme. Mais cette fois, d’égal à égal.

L’animateur affiche un enthousiasme sans nuage. « Je suis ravi, ça va être un duo important pendant cette année particulière », confie-t-il alors à Télérama, cité par Puremédias. « Nous mènerons ensemble les interviews politiques », précise-t-il encore. Le ton est donné : on rejoue la belle époque, en plus grand.
Du moins, c’est ce qu’on croyait. Car plus tard, Ruquier livrera une version nettement moins rose. « Si j’ai dit oui il y a un an, c’est parce que j’avais un bon souvenir de notre collaboration dans ‘On n’est pas couché’ », expliquera-t-il sur RTL, selon Puremédias. Avant cette précision qui change tout : « Même si ce n’était pas mon idée de travailler à deux ».
Pas son idée : l’aveu est lourd. Chez Ciné-Télé-Revue, il enfoncera le clou selon Allociné : « Ce n’était pas ma décision de l’amener dans l’émission la saison passée ». Autrement dit, le duo lui a été servi sur un plateau, par d’autres.
Et la production aussi, glissera-t-il plus tard. En octobre 2022, rapporte Puremédias, il parle d’une production « qui m’avait été imposée à l’époque d’ailleurs ». Le samedi soir, son royaume depuis 2006, ne lui appartient plus tout à fait. La saison 2021-2022 commence sous ces auspices, et ça va se voir.
Sur le plateau, deux méthodes qui ne se croisent jamais
À l’écran, le duo tient la route. Les interviews s’enchaînent, la campagne présidentielle bat son plein. Mais en coulisses, selon Télérama cité par Purepeople, les équipes de chacun ne s’entendent plus. Le magazine parle d’une « cohabitation d’équipes en dents de scie ».

Ruquier, lui, résumera la mécanique du direct avec une lucidité désarmante. « Quand on est en direct, on a un chrono à respecter », expliquera-t-il sur RTL, selon Puremédias. « Je retenais plein de questions, plein de choses que j’avais envie de dire parce qu’il fallait que je laisse du temps – et c’était bien normal – à Léa. »
Sur le plateau de Touche pas à mon poste, le 6 juin 2022, les chroniqueurs de Cyril Hanouna vont plus loin, relate Purepeople. Gilles Verdez affirme que l’année a été « très pénible » pour l’animateur. Et il oppose deux styles : lui se fierait « au plateau, à l’instinct », elle travaillerait « à l’oreillette ».
Bernard Montiel, toujours dans TPMP selon Purepeople, ajoute une autre pierre à l’édifice. « Ils n’étaient pas d’accord sur le choix des invités », assure-t-il. Ces affirmations n’engagent que les chroniqueurs de l’émission. Mais elles alimentent un feuilleton qui ne fait que commencer.
Léa Salamé, elle, racontera plus tard, face à Michel Cymes en juillet 2022, ce que Ruquier lui avait confié, d’après Purepeople. « Il m’a dit de manière assez claire : ‘Je t’adorais comme chroniqueuse, mais, partagée en co-présentatrice, ça me frustre’ ». Je t’adorais. Le mot est fort.
Et elle, dans tout ça ? Sa réponse, toujours selon Purepeople, sonne comme un pincement au cœur : « Moi, ça me frustrait moins. J’aurais pu continuer encore des années avec lui… » Sauf que lui avait déjà pris sa décision.
Juin 2022 : il claque la porte, elle reste seule


Début juin 2022, la rumeur qui courait depuis des mois est confirmée par Télérama, selon Purepeople. Laurent Ruquier ne rempilera pas pour une troisième saison. Le samedi soir de France 2, qu’il occupait depuis 2006, c’est fini pour lui. Et Léa Salamé reprendra la case.
Le 3 juin, il s’explique sur Instagram, d’après Purepeople. « C’est ma décision de quitter cette case horaire, n’étant pas à l’aise avec la co-animation pour un talk-show. » Puis cette phrase, pesée au trébuchet : « J’ai essayé, mais malgré mon entente naturelle avec Léa Salamé, je considère l’exercice trop frustrant ».
« Entente naturelle. » Retenez bien l’expression, elle va devenir un sujet en soi. Dans Télérama, il avait aussi lâché, selon Purepeople : « C’est assez frustrant pour Léa Salamé comme pour moi ». Et ce constat amer sur la case du samedi soir, devenue selon lui « de plus en plus difficile ».
Quelques mois plus tard, sur RTL, il révélera ce qu’il pressentait depuis longtemps, selon Puremédias : « Je savais que c’était le choix de la chaîne de confier un jour cette tranche à Léa Salamé ». Pourquoi ne pas s’en être plaint à sa direction ? Il n’avait, dit-il en substance, guère d’illusions sur la réponse.
Alors il a préféré partir, la tête haute. Avec cette formule d’animateur comblé, citée par Puremédias : « Je suis assez gâté à la télé pour pouvoir m’en aller quand ça ne va pas ». Une sortie élégante. Du moins sur le papier.
Le 4 juin 2022, en fin de soirée, le duo anime sa toute dernière émission ensemble. Ruquier remercie les téléspectateurs « d’avoir eu l’amabilité de nous suivre pendant ces deux dernières années », rapporte Purepeople. Seize ans de samedis soir s’achèvent ainsi, sans fracas apparent.

En apparence seulement. Car dans les semaines qui suivent, l’animateur va se mettre à distribuer des petites phrases, très drôles pour le public, beaucoup moins peut-être pour la principale intéressée. Le feuilleton bascule dans sa phase la plus piquante.
Les piques commencent à pleuvoir… et elles visent toutes la même personne
Mi-juin 2022, au micro des Grosses Têtes sur RTL, Jeanfi Janssens lui fait remarquer qu’il vient d’arrêter la télé. Réponse cinglante, rapportée par Purepeople : « Non, la télé m’a arrêté ! ». Le ton est donné.
Dans la même émission, il rêve tout haut d’un pique-nique, d’après Purepeople. Avec « de la limonade, un peu de pain, du beurre, des tranches de Salamé ». Il se reprend aussitôt : « de salami ». Le lapsus le plus volontaire de l’année.
Le 30 août 2022, il est l’invité de Cyril Hanouna. Interrogé sur Éric Zemmour, son ancien polémiste devenu candidat, il dégaine, selon Purepeople : « C’est quand même mieux qu’il fasse de la politique plutôt qu’il finisse par remplacer l’animateur principal dans une émission ! ». Il ne cite personne. Il n’a pas besoin.
Au Parisien, on lui demande s’il regardera la nouvelle émission de Léa Salamé, prévue pour le 24 septembre. Sa réponse, rapportée par Purepeople, contourne soigneusement la question : « Ne serait-ce que pour mon ami Christophe Dechavanne ». Son ami. Pas elle.

Et le 5 janvier 2023, rebelote aux Grosses Têtes, selon Purepeople. En annonçant le programme télé du week-end, il conseille un opéra sur France 3 le samedi à 00h15. Avant de conclure : « Il faut bien faire monter l’audience de Léa Salamé sur France 2 ! ». Rires dans le studio.
Alors, simple humour de chansonnier ou vraie rancœur ? La presse people penche pour la seconde hypothèse. Purepeople évoquera même, à propos de ces deux-là, un « couple » de télévision dont le changement de rentrée a « montré les failles ». Un couple : le mot revient, encore.
« Nous ne nous sommes pas reparlé » : le silence qui a tout fait basculer
Pendant ce temps, Léa Salamé prépare sa nouvelle émission, Quelle époque !. Lors de sa conférence de presse, elle confie être « hyper contente » et « hyper flippée », rapporte Puremédias. Puis cette phrase qui sonne comme une excuse : « Je ne voulais pas avoir cette tranche seule à l’origine. Il se trouve que Laurent Ruquier voulait arrêter ».
Mais c’est une autre question qui fait mouche ce jour-là. Sont-ils toujours en contact ? Sa réponse, citée par Purepeople, est d’une franchise désarmante : « Je ne remplace pas Laurent Ruquier, il est irremplaçable. Nous ne nous sommes pas reparlé depuis la conférence de France Télévisions début juillet. »
Elle ajoute, selon le même site : « Je pense que je vais laisser passer un peu de temps, et je lui écrirai après. » Et elle tient à préciser que la décision de partir venait de lui seul : « On a essayé de lui faire changer d’avis, mais en vain ».

Pour composer son équipe, elle recrute deux amis de Ruquier. Christophe Dechavanne, d’abord, qui assure selon Purepeople : « J’ai échangé avec lui, et tout va très bien ». Et l’humoriste Philippe Caverivière, déjà présent dans On est en direct. Pour lui, l’affaire a été un véritable crève-cœur.
« J’ai repoussé de vingt jours mon coup de fil, en trouvant une excuse par jour, pour ne pas lui dire que je partais avec Léa », raconte-t-il, d’après Purepeople. Vingt jours d’esquive. Avant de reconnaître que Ruquier « a eu la grande classe » et « une élégance infinie ».
Caverivière doit d’ailleurs beaucoup à Ruquier. « Je ne voulais pas faire de télévision, et c’est Laurent Ruquier qui m’a fait venir », reconnaît-il selon Puremédias. Mais il avoue aussi que c’est « le rire de Léa Salamé » qui lui a fait prendre goût à l’exercice. Pris entre les deux, il a choisi, et le silence, lui, s’installe pour de bon.
Il tranche : « On n’a jamais été amis »

En octobre 2022, Laurent Ruquier est l’invité de On refait la télé sur RTL, pour lancer Club Première sur Paris Première. Inévitablement, on lui demande s’ils se sont téléphoné. Sa réponse, rapportée par Puremédias : « Non. Mais on ne s’est pas téléphonés pendant quatre ans non plus… ».
Puis il cite une formule empruntée à Jacques Legros à propos de Jean-Pierre Pernaut. « Ce n’est pas parce qu’on n’est pas amis qu’on est ennemis. » Et il ajoute : « Je m’entendais bien avec Léa ». Ni amis, ni ennemis : mais alors, quoi ?

À Télé Star, la même année, il se montre encore plus sec, selon Allociné. « Pour être fâchés, il faudrait déjà avoir des relations. On n’a jamais été amis ». Une phrase qui claque, et qui contredit en apparence ces fameux dîners d’après-émission.
« Comme la chaîne a préféré Léa Salamé, je suis parti »
Chez Ciné-Télé-Revue, il lâche enfin le fond de sa pensée, d’après Allociné. « Je n’ai pas souhaité arrêter l’émission, j’ai souhaité ne plus la présenter à deux. Et comme la chaîne a préféré Léa Salamé, je suis parti. » La chaîne a préféré : tout est dit, ou presque.
Car il ajoute une pique en réponse à la journaliste, qui s’était étonnée de ne pas avoir de nouvelles. « C’est à elle de m’appeler si elle veut des conseils. Je ne suis pas fâché avec elle », assure-t-il.
Puis il s’agace, toujours selon Allociné : « Mais je n’ai pas compris qu’elle dise que je ne l’avais pas appelée. Pourquoi devrais-je le faire ? Je n’ai aucune raison. » Deux anciens complices qui attendent chacun que l’autre décroche : vous connaissez la chanson.
Quant à venir sur son plateau, c’est non. Selon Puremédias, il voit alors Quelle époque ! « plutôt comme un forum », et s’en explique : « Je n’en ai pas envie. Cette émission n’est pas en direct ».

Il redoute surtout le montage. « J’ai envie d’avoir ma liberté de parole et de savoir ce qu’on va garder ou pas de ce que je vais dire », justifie-t-il, cité par Puremédias. Une porte fermée à double tour, qui mettra quatre ans à se rouvrir.
Elle répond : « On a une histoire ensemble »
Début février 2023, dans la presse télé, Léa Salamé tente un premier pas, rapporte Allociné. Mais l’embarras est palpable : « Je ne sais pas quoi vous dire, nous ne nous sommes pas reparlés… Mais vous ne m’entendrez jamais dire du mal de Laurent. »
Puis elle tend la main, publiquement. « Si on me repropose une émission en duo avec lui, ce sera ‘oui’, sans sourciller. Mais je ne sais pas si, lui, aimerait cette idée. » À Europe 1, selon Allociné, elle confie aussi que cette case, elle l’a « toujours regardée » : Ardisson quand elle était jeune, puis la place de « chroniqueuse chez Ruquier ».
Elle y admet aussi, toujours d’après Allociné, avoir eu du mal à digérer le départ de son partenaire. « Laurent Ruquier a décidé d’arrêter l’émission. Je l’ai regretté mais maintenant je l’ai accepté. » Regretté : le mot n’a rien d’anodin dans la bouche d’une journaliste qui pèse chacun des siens.
Été 2023 : coup de tonnerre. Laurent Ruquier quitte France 2, annonçant son départ sur Instagram le 12 juillet. Il évoque la perte de confiance de la direction de la chaîne à son égard. Direction BFMTV, où il doit lancer à la rentrée une heure d’information, du lundi au jeudi.

Le 9 septembre 2023, Léa Salamé est l’invitée de On refait la télé sur RTL. Et là, elle se livre comme rarement, d’après Puremédias. « Moi ça m’a fait un petit choc quand j’ai lu qu’il quittait le service public parce qu’il est vraiment une image du service public. » Elle lui a envoyé un texto, raconte-t-elle.
Puis vient la phrase, celle qui a fait couler tant d’encre : « On n’a jamais été amis mais on était dans un vrai respect. On a une histoire ensemble, j’ai été sa chroniqueuse puis j’ai été sa co-présentatrice. » Une histoire ensemble : elle l’a dit à l’antenne.
Et elle termine sur une déclaration presque tendre, citée par Puremédias : « Je pense que le temps apaise ». Avant d’ajouter que jamais on n’aura de sa part un mot de mal « sur la personne de Laurent Ruquier », « parce que c’est quelqu’un que, moi, je porte dans mon coeur ». Dans son cœur. Le dégel peut commencer.
Le dégel, en trois rendez-vous troublants

Premier acte : le 4 octobre 2023, sur BFMTV. Ruquier reçoit Léa Salamé dans son 20h, à l’occasion d’un hommage à Jean-Pierre Elkabbach, rapporte Allociné. Le journaliste fut un mentor pour les deux : c’est lui qui avait accueilli la jeune Léa à Public Sénat, et il présidait Europe 1 du temps de Ruquier.
« Je suis ravi de la revoir, c’est le scoop de la soirée, les retrouvailles », lance l’animateur à l’antenne, selon Allociné. Plus tard, à Télé Star, il expliquera, d’après Purepeople : « Je n’aime pas les vieilles rancunes. C’était l’occasion avec Léa de tourner cette page et de se le dire ».

Le même entretien, relayé par Purepeople, laisse entrevoir un homme qui veut solder ses comptes. « Une page s’est tournée. Je ne vis pas avec le passé et je n’aime pas rester avec de mauvaises impressions, de mauvaises ondes », confie-t-il à propos de son départ de France Télévisions. La porte, cette fois, s’entrouvre.
Une émotion palpable… et un projet de voyage à deux
Deuxième acte, le plus émouvant : le 7 mai 2025, dans la matinale de France Inter. Ruquier vient présenter sa biographie, Ruquier, vies secrètes, signée Marcela Iacub. Puremédias décrit une émotion palpable. « Je suis sincèrement émue de vous recevoir ici », lance d’entrée la journaliste.
Elle décrit le livre comme « surprenant, intime, parfois tranchant, très tendre aussi ». Et salue en lui « l’un des plus secrets, des plus discrets, des plus insaisissables » des animateurs. Vies secrètes, homme secret. Le lecteur attentif commence à se demander ce que cache vraiment ce duo.
Puis vient un échange qui en dit long sur leur connivence, rapporté par Starmag, quand elle lui demande : « Instagram ou X ? » « Instagram, vous savez pourquoi ? Vous vous souvenez quand même, on a beaucoup de souvenirs communs », répond-il. Et de lui rappeler ses premières peurs de chroniqueuse face aux réseaux sociaux.
À la fin, échange de douceurs, selon Puremédias. « J’étais très heureuse de vous revoir pour de vrai », dit-elle. « C’étaient des retrouvailles, j’étais ravi de vous revoir moi aussi », répond-il.

Puis il lui rappelle une promesse, rapporte le site : « je veux aller au Liban avec vous, souvenez-vous ». Elle jure, dans un sourire selon Puremédias : « On ira, promis ». Un voyage à deux au Liban. De quoi relancer, chez certains, les spéculations les plus folles.
Troisième acte, le 4 septembre 2025, sur le plateau de C à vous. Léa Salamé vient de faire ses débuts au 20 heures de France 2. Ruquier raconte, selon Purepeople, qu’elle répétait autrefois : « Ce n’est pas pour moi le 20 Heures ». Lui pensait le contraire.
« J’ai regardé lundi soir, j’étais même sur mon téléphone portable pour regarder, je voulais absolument voir ses débuts », confie-t-il. « Je lui ai envoyé un mot et moi, je la trouve très très bien. » En mai 2026, enfin, il figure parmi les invités réunis par Michel Drucker dans un Vivement dimanche consacré en partie à elle, diffusé le 21 juin.
« Je n’avais d’yeux que pour Léa Salamé »
Mais revenons un instant en arrière. Car entre ces retrouvailles, il y a eu un moment de radio qui a fait parler. Le 14 mai 2024, aux Grosses Têtes, Jeanfi Janssens rappelle à Ruquier qu’il lui avait demandé d’être maître de cérémonie dans On n’est pas couché, rapporte Allociné.
Ruquier n’en a aucun souvenir. Il se justifie alors par une phrase qui fait rire toute l’assemblée, selon Allociné : « Je n’avais d’yeux que pour Léa Salamé… À l’époque, je ne savais pas ! ». Vous avez bien lu.

Ajoutez à cela les dîners d’après-émission, les « petits secrets », le tutoiement des débuts, le « je t’adorais » rapporté par la journaliste, son « je porte dans mon coeur » et cette « histoire ensemble » revendiquée. Le faisceau d’indices a de quoi faire tourner les imaginations.
Alors, Laurent Ruquier et Léa Salamé, plus que des collègues ? Y a-t-il eu, dans les coulisses du samedi soir, une histoire que personne n’a jamais racontée ? La fin de la phrase prononcée ce jour-là aux Grosses Têtes apporte la réponse. Et elle est savoureuse.
La vérité sur leur « histoire » : elle n’est pas celle que vous croyez

Ce 14 mai 2024, la bande des Grosses Têtes rebondit aussitôt, selon Allociné. Roselyne Bachelot lance « Comme ça, vous en seriez débarrassé ! », Liane Foly l’imagine « prendre sa place ». Et Ruquier conclut, hilare : « Mais pas du tout… Je n’ai aucune envie de vivre avec Glucksmann ».
Tout est là : Laurent Ruquier a fait son coming out en 1997, sur scène, au cours d’un sketch de son one-man-show Enfin gentil. Pacsé en 2012 au comédien Benoît Petitjean, son compagnon depuis 2002, il a ensuite partagé la vie d’Hugo Manos, de 25 ans son cadet, qui a annoncé leur rupture en mars 2025. Une romance avec Léa Salamé ? Jamais, et pour cause.
Et pourtant, il y a bien eu une histoire d’amour sur le plateau de Ruquier, mais pas avec lui. En novembre 2015, Léa Salamé y rencontre Raphaël Glucksmann, aujourd’hui homme politique. Selon Voici, cité par Legossip, tout se serait joué le 14 novembre, lors de l’émission spéciale consacrée aux attentats.
Ruquier lui-même l’a rappelé dans son émission, d’après Legossip : « Regardez, on a bien eu Léa Salamé avec Glucksmann sur ce plateau. » Avant de conclure, philosophe : « Les histoires d’amour entre interviewés et personnes qu’on interviewe, ça arrive ». Le seul cupidon de cette affaire, c’était son talk-show.
Voilà donc le fin mot : pas d’idylle cachée, juste une estime de douze ans et une collaboration qui a mal tourné. « On n’a jamais été fâchés », a assuré Ruquier le 3 octobre. Et ces « petits secrets » ? Une plaisanterie sur des confidences de dîner entre collègues, rien de plus.
Et maintenant ? Le duo face à une saison pas comme les autres
Ironie supplémentaire : l’homme dont Ruquier n’a « aucune envie » de partager la vie est au cœur de l’actualité. Le 23 août 2026, Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique, s’est déclaré candidat à la présidentielle de 2027. Dès le lendemain, Léa Salamé annonçait se retirer de la présentation du 20 heures de France 2.
Elle se concentre désormais sur Quelle époque !, et ce numéro du 3 octobre lui a porté chance. Selon Paris Match, l’émission a réuni en moyenne un million de téléspectateurs, pour 20,1 % de part de marché chez les quatre ans et plus.
Ruquier, lui, a choisi les planches : il dirige depuis avril 2026 la Comédie et le Studio des Champs-Élysées, où il joue sa pièce Chante et tais-toi ! avec Vincent Niclo. Côté radio, il a annoncé en août 2026 avoir signé pour deux saisons supplémentaires aux Grosses Têtes. Reste ce voyage promis au Liban, pays natal de Léa Salamé, dont rien ne dit encore qu’il a eu lieu.
« Je me souviens des promesses, surtout quand elles ne sont pas tenues », l’avait-il prévenue en mai 2025, selon Puremédias. Ce samedi soir, il a surtout livré la clé de quatre années de malentendus, rapportée par Paris Match : « Il faut laisser le temps pour que les choses se réparent. »