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« J’ai avalé des médicaments » : Laurent Ruquier révèle la nuit où tout aurait pu s’arrêter

Publié par Hannah le 19 Août 2026 à 17:40
Laurent Ruquier en lunettes noires et écharpe marine, regard de côté

On connaît l’animateur increvable des Grosses Têtes, celui qui vient d’annoncer le départ de Marc-Antoine Le Bret tout en prolongeant son propre contrat de deux ans. Mais derrière cette longévité record se cache une nuit que Laurent Ruquier a longtemps gardée pour lui. Une confidence rare, livrée face caméra, raconte comment une rupture amoureuse a failli tout emporter avant même que sa carrière ne commence vraiment.

Une annonce qui relance le mystère Ruquier

Cette semaine, Laurent Ruquier a mis fin au suspense sur l’avenir des Grosses Têtes. « Nous n’aurons plus Marc-Antoine Le Bret à la rentrée », a-t-il déclaré, expliquant que le sociétaire préfère désormais se consacrer à la scène. Il a aussi coupé court aux rumeurs de retrait après les 50 ans de l’émission mythique de RTL, créée en 1977 par Philippe Bouvard, un peu comme Bernard Mabille avait pu s’exprimer sur son propre passage dans l’émission.

« J’irai au-delà des 50 ans puisque j’ai signé pour deux années supplémentaires », a confirmé l’animateur de 63 ans. Une stabilité rare dans le paysage audiovisuel français, à l’heure où d’autres figures du service public traversent des turbulences, à l’image de Léa Salamé et son avenir incertain au 20 Heures. Mais ce parcours sans faille cache une jeunesse bien plus fragile que ce que le grand public imagine.

La confession glaçante face à la caméra d’un ami

Le documentaire On n’demande qu’à le connaître, réalisé par son ami de longue date Gérard Miller, révèle cette période sombre. Jeune homme, Laurent Ruquier travaille alors à la Direction régionale des affaires culturelles, un poste qu’il apprécie sincèrement. Puis une rupture vient tout bouleverser.

« Ma première grande histoire d’amour avec un garçon vient de se terminer. J’en ai vraiment bavé », confie-t-il avec une pudeur rare devant la caméra de son confident. La suite du témoignage ne laisse aucun doute sur la gravité du moment traversé par le jeune homme à cette époque.

« C’est la seule fois de ma vie où j’ai fait ça. J’ai pris un tas de cachets », raconte-t-il, décrivant ce geste comme un moment isolé mais terriblement douloureux. Un aveu que Gérard Miller lui-même n’attendait pas : « Laurent restait aussi énigmatique pour moi que pour les millions de gens qui le connaissent par émissions interposées », confiait le réalisateur, comme le rapporte une période de grande souffrance en un formidable moteur de vie. Paradoxalement, c’est cet épisode qui va pousser Laurent Ruquier à reprendre la radio et à lancer, pour de bon, la carrière qu’on lui connaît aujourd’hui, loin de l’agitation médiatique qu’a pu vivre par exemple Faustine Bollaert récemment sur RTL.

Microphone vintage de studio radio en gros plan

Le coming-out risqué qui l’a « libéré »

Des années plus tard, l’animateur assume pleinement son homosexualité, en 1997, lors d’un sketch de son spectacle Enfin gentil. Un choix risqué à l’époque, mais qu’il ne regrette absolument pas. « C’était gonflé de le faire sur scène. Mais je l’aurais fait de toute façon », expliquait-il plus tard.

« Ça m’a libéré, transformé. Il faut être le plus possible en accord avec ce que l’on ressent », ajoutait-il, des années avant de connaître le succès qui l’installe aujourd’hui à la tête des Grosses Têtes, entre coups d’éclat et complicités durables.

Dans ce documentaire intime, son compagnon de l’époque, le comédien Benoît Petitjean, témoigne lui aussi face caméra pour la première fois. « Au début, il a fallu creuser pour avoir des infos », confie-t-il à propos de cette pudeur naturelle chez Laurent Ruquier. « Aujourd’hui, je pense pouvoir saisir Laurent plus que les autres, car je vis avec lui », ajoute-t-il avec tendresse.

Une nuit de désespoir transformée en tremplin professionnel : voilà le paradoxe que Laurent Ruquier porte depuis toutes ces années, sans jamais vraiment s’en vanter. De la douleur silencieuse d’un jeune homme aux deux ans de contrat qu’il vient de signer, le chemin parcouru donne le vertige. Reste une question : combien de figures publiques cachent-elles encore, derrière l’aisance apparente, une histoire aussi intime ?

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