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Louis de Funès aurait eu 112 ans : la passion secrète qui comptait plus que le cinéma

Publié par Hannah le 31 Juil 2026 à 5:44

Le 31 juillet, Louis de Funès aurait soufflé 112 bougies. On se souvient de lui hurlant dans la Grande Vadrouille, les yeux exorbités, les bras en moulinet. On oublie souvent l’autre visage de l’homme : celui d’un jardinier passionné, penché sur ses rosiers, loin des projecteurs.

roger lumont et Louis de Funès @DR

Car derrière le comique le plus survolté du cinéma français se cachait un homme qui, à la fin de sa vie, préférait ses massifs de fleurs aux plateaux de tournage. Une histoire méconnue, presque secrète, qui en dit long sur qui il était vraiment.

Un infarctus qui change tout

En 1975, Louis de Funès subit un premier infarctus sur le tournage de L’Aile ou la Cuisse. Son cœur lâche, littéralement, en pleine gloire professionnelle.

Un second infarctus suit peu après. Les médecins sont formels : l’acteur doit ralentir, sous peine d’y laisser sa vie. Pour un homme habitué à tourner à un rythme effréné, le choc est immense.

C’est à ce moment précis que tout bascule. L’homme qui ne tenait jamais en place découvre, presque malgré lui, la lenteur d’un jardin qui pousse.

Le château de Clermont, refuge inattendu

Louis de Funès possède depuis 1968 le château de Clermont, au Cellier, en Loire-Atlantique. Un domaine acheté avec l’argent du succès, mais qui devient bien plus qu’une résidence secondaire après ses ennuis cardiaques.

C’est là qu’il se réfugie pour récupérer. Et c’est là qu’il tombe littéralement amoureux des roses, une passion qui va occuper une grande partie de ses dernières années.

Il ne se contente pas d’admirer les fleurs depuis sa terrasse. L’acteur met la main à la terre, sarcle, taille, plante lui-même certaines variétés rares qu’il fait venir de pépinières spécialisées.

Plantation de rosiers près du château

Ce que sa famille racontait de cette obsession

Selon les proches de l’acteur, cette passion pour le jardinage n’était pas un simple loisir de star fatiguée. C’était devenu une nécessité, presque une thérapie, pour un homme dont le corps venait de le trahir.

Son fils Olivier de Funès, qui a longtemps géré la mémoire de son père, a souvent évoqué cette période où le cinéma passait au second plan. Le potager et la roseraie prenaient toute la place dans son quotidien.

Contrairement à l’image du comique hystérique qu’on connaît à l’écran, le Louis de Funès du Cellier était devenu un homme calme, presque contemplatif, absorbé par le rythme des saisons.

Mais que reste-t-il aujourd’hui de cette passion secrète, plus de quarante ans après sa mort en 1983 ? La réponse surprend.

Le domaine aujourd’hui, entre mémoire et tourisme

Le château de Clermont appartient toujours à la famille de Funès. Mais le domaine a évolué : une partie des terres et des jardins est aujourd’hui ouverte au public lors de journées spéciales, notamment autour des Journées du patrimoine.

Les visiteurs qui s’y aventurent découvrent des massifs entretenus avec soin, en hommage direct à la passion de l’acteur. Certaines variétés de roses plantées de son vivant existent encore, cultivées avec la même attention.

C’est une drôle de contradiction qui n’a rien d’anodin : l’homme le plus survolté du cinéma français repose, à travers son domaine, dans un lieu qui respire justement le calme et la lenteur.

Jardin de roses du château de Clermont au Cellier

Une leçon de vie loin des paillettes

Cette histoire de roses et de potager raconte quelque chose de plus grand que la simple anecdote people. Elle montre un homme confronté à sa propre mortalité, qui choisit de ralentir plutôt que de forcer.

À une époque où le rythme des tournages était infernal, où Louis de Funès enchaînait parfois trois films par an, cette pause forcée par la maladie a fini par devenir un choix assumé.

Ses dernières années, loin d’être un déclin, ressemblent davantage à une reconquête de soi. Le jardin comme antidote à la célébrité, la terre comme refuge après les infarctus.

Cent douze ans après sa naissance, l’acteur reste une légende du cinéma français. Mais cette part intime de sa vie, celle du jardinier du Cellier, mérite tout autant d’être racontée que ses colères mythiques à l’écran.

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